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Collectivité

Pierre PERRIN

Conseiller municipal · Le Ménil-Vicomte

Ce qu'il faut retenir

Conseil municipal Élu en 2020
  • Conseiller municipal · Conseil municipal, Le Ménil-Vicomte.
  • Rattaché au parti Divers Droite.
  • Conseiller municipal de Le Ménil-Vicomte depuis le 18 mai 2020.
  • 2 mandats recensés : conseiller municipal, sénateur.
  • Commune de rattachement : Le Ménil-Vicomte, département Orne.
  • Fiche de la commune : Le Ménil-Vicomte.

Biographie

Pierre Perrin, maire de Saint-Laurent-du-Pont et sénateur de l'Isère

Pierre Joseph Eugène Perrin naît le 30 décembre 1918 à Saint-Laurent-du-Pont, en Isère, commune dont il devient plus tard le maire avant de représenter le département au Sénat. Négociant en bois de profession, il dirige l'entreprise familiale de négoce du bois et siège, de 1978 à 1983, au conseil d'administration d'une fonderie. Il meurt le 8 août 2009 dans sa commune natale, à l'âge de 90 ans.

Une carrière municipale de près de quarante ans

Élu conseiller municipal de Saint-Laurent-du-Pont en 1945, Pierre Perrin devient maire de la commune le 20 mars 1959, succédant à Bruno Paturle. Il est réélu à trois reprises, en 1965, 1971 et 1977, et conserve cette fonction jusqu'au 24 mars 1983, où lui succède Louis Robert. Parallèlement à son mandat municipal, il est élu conseiller général de l'Isère en 1964, fonction qu'il exerce jusqu'en 1988, puis conseiller régional à partir de 1973.

L'incendie du dancing « Le 5-7 »

Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1970, vers 1 h 35, un incendie se déclare dans une discothèque de Saint-Laurent-du-Pont connue sous le nom du « 5-7 ». Le feu, qui se propage rapidement en raison de décorations en polyuréthane non ignifugé, fait 146 morts et 6 blessés parmi les 180 à 200 personnes présentes ; la plupart des victimes meurent asphyxiées, les issues de secours étant verrouillées et les tourniquets d'entrée ne permettant le passage que dans un seul sens.

Pierre Perrin, maire de la commune au moment des faits, est suspendu de ses fonctions le 4 novembre 1970, puis réintégré le 7 décembre suivant. L'instruction, menée à Grenoble, relève soixante-huit infractions aux règles de sécurité applicables à l'établissement. Cinq personnes sont renvoyées devant le tribunal de Lyon pour homicides et blessures involontaires : le cogérant de l'établissement Gilbert Bas, les installateurs du système de chauffage Marcel et Joseph Vimfles, le fournisseur des décors en polyuréthane Alfred Moskovits, et Pierre Perrin en sa qualité de maire.

Le jugement, rendu le 20 novembre 1972, déclare l'ensemble des prévenus coupables. Gilbert Bas est condamné à deux ans de prison avec sursis ; les autres prévenus, dont Pierre Perrin, à des peines allant de quatre à quinze mois de prison avec sursis, celle de Pierre Perrin étant fixée à dix mois avec sursis. En novembre 1973, la cour d'appel de Lyon modifie certaines de ces peines, portant notamment celle de Gilbert Bas à six mois de prison ferme assortis de douze mois avec sursis, et réduisant celle d'Alfred Moskovits à quatre mois avec sursis. Les parties civiles se voient allouer une indemnisation totale de 5 670 000 francs. En 1974, la Cour de cassation confirme l'ensemble des condamnations. Pierre Perrin est réélu maire de Saint-Laurent-du-Pont en 1971 et en 1977, et poursuit son mandat municipal jusqu'en 1983.

Le mandat de sénateur de l'Isère

Le 22 septembre 1974, Pierre Perrin est élu sénateur de l'Isère. Il siège du 2 octobre 1974 au 2 octobre 1983 au sein de la Réunion administrative des sénateurs ne figurant sur la liste d'aucun groupe (RASNAG), regroupement des sénateurs sans étiquette, et devient membre de la commission des affaires économiques. Il adresse au gouvernement une vingtaine de questions écrites, consacrées notamment aux questions rurales, à la montagne et à la fiscalité locale, mais n'intervient qu'une seule fois en séance publique, à l'occasion d'un débat sur la réforme de la décentralisation. Il vote en faveur de la loi de 1975 relative à l'interruption volontaire de grossesse et de la réforme du divorce, mais se prononce contre l'abolition de la peine de mort en 1981. Il ne se représente pas aux élections sénatoriales de 1983.

Chronologie

  • 1918 - Naissance à Saint-Laurent-du-Pont (Isère), le 30 décembre
  • 1945 - Élu conseiller municipal de Saint-Laurent-du-Pont
  • 1959 - Élu maire de Saint-Laurent-du-Pont, le 20 mars, succédant à Bruno Paturle
  • 1964 - Élu conseiller général de l'Isère
  • 1965 - Réélu maire de Saint-Laurent-du-Pont
  • 1970 - Incendie du dancing « Le 5-7 » à Saint-Laurent-du-Pont dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre (146 morts) ; suspension de ses fonctions de maire du 4 novembre au 7 décembre
  • 1971 - Réélu maire de Saint-Laurent-du-Pont ; élu conseiller régional
  • 1972 - Condamné le 20 novembre à dix mois de prison avec sursis pour homicides et blessures involontaires
  • 1973 - Réélu maire de Saint-Laurent-du-Pont ; peines de certains coprévenus modifiées en appel, en novembre
  • 1974 - Élu sénateur de l'Isère, le 22 septembre ; confirmation des condamnations par la Cour de cassation
  • 1977 - Réélu maire de Saint-Laurent-du-Pont
  • 1983 - Fin de ses mandats de maire (24 mars) et de sénateur (2 octobre)
  • 1988 - Fin de son mandat de conseiller général de l'Isère
  • 2009 - Mort à Saint-Laurent-du-Pont, le 8 août, à l'âge de 90 ans

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