Ce qu'il faut retenir
- Ancien député.
- Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.
- 2 mandats recensés : député, ancien député.
Biographie
Ramlati Ali naît le 28 mai 1961 à Pamandzi, à Mayotte. Médecin de profession, elle est présentée comme la première femme à exercer la médecine à Mayotte, à partir de 1996. Elle dirige le pôle médecine, psychiatrie et réadaptation du centre hospitalier de Mayotte et préside plusieurs commissions médicales de l'établissement.
De la mairie de Pamandzi à la présidence de la Société immobilière de Mayotte
Membre du Parti socialiste, Ramlati Ali est élue maire de Pamandzi en 2008, avec 35,02% des suffrages exprimés, et conserve ce mandat jusqu'en 2014. Une décision d'inéligibilité, dont les sources consultées ne précisent pas la nature exacte, l'empêche alors de se représenter ; son ancien premier adjoint lui succède à la mairie. Candidate aux élections législatives de 2012, elle recueille 7,98% des suffrages au premier tour. Aux élections départementales de 2015, elle obtient 41,7% des voix au second tour sans être élue. Le 24 juin 2014, elle est élue présidente de la Société immobilière de Mayotte.
Une élection législative annulée pour fraude, puis reconquise
Ramlati Ali est élue députée de la 1re circonscription de Mayotte le 21 juin 2017, sous l'investiture de La République en Marche, avec une avance de 54 voix seulement au second tour. Elle rejoint le groupe La République en Marche à l'Assemblée nationale et est élue secrétaire de l'Assemblée le 28 juin 2017.
Le 19 janvier 2018, le Conseil constitutionnel annule son élection, en raison de fraudes constatées lors du scrutin dans la commune de Bandraboua, où trente-huit procurations frauduleuses avaient été établies, dont vingt et une effectivement utilisées, faisant de Ramlati Ali la principale bénéficiaire du système. Les 13 et 14 février 2018, elle est placée en garde à vue puis mise en examen pour complicité d'établissement et d'utilisation de fausses procurations, et placée sous contrôle judiciaire. Elle se défend en affirmant avoir découvert l'affaire par la télévision et n'avoir fait que recommander le nom d'un confrère médecin pour l'établissement de certificats médicaux.
Elle se représente néanmoins à l'élection législative partielle organisée en mars 2018 et l'emporte avec 54,8% des suffrages, retrouvant son siège de députée le 26 mars 2018, qu'elle conserve jusqu'à la fin de la XVe législature, le 21 juin 2022. Elle siège à la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation et cosigne cinq propositions de loi, portant notamment sur les compétences des collectivités territoriales, des questions environnementales et la promotion des symboles de l'Union européenne.
En juillet 2017, le port d'un kishali, tissu traditionnel mahorais, dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale suscite une controverse, certains y voyant une connotation religieuse assimilable au port du voile ; Ramlati Ali précise alors qu'il s'agit d'un habit traditionnel mahorais dépourvu de signification religieuse. Par ailleurs, dès 2013, alors qu'elle était maire de Pamandzi, elle s'était prononcée contre l'application à Mayotte du mariage entre personnes de même sexe, invoquant le mode de vie de la population mahoraise.
Ramlati Ali n'obtient pas la réélection lors des élections législatives de 2022 : arrivée en tête des candidats de la majorité présidentielle avec 1194 voix, soit 7,24% des suffrages, elle est éliminée dès le premier tour, l'un des deux sièges de Mayotte revenant à Estelle Youssouffa.
Le procès de l'affaire des procurations frauduleuses
L'affaire judiciaire ouverte en 2018 se conclut plusieurs années plus tard. Le 25 septembre 2024, le parquet requiert contre elle dix-huit mois de prison avec sursis, 15000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité. Le 22 octobre 2024, le tribunal correctionnel de Mamoudzou la relaxe : les juges reconnaissent qu'elle a été la principale bénéficiaire du système de fraude électorale, mais estiment qu'aucune implication personnelle n'est établie à son encontre. Les autres prévenus, parmi lesquels un gendarme et un médecin ayant établi de faux certificats, sont quant à eux condamnés à des peines de prison avec sursis assorties d'amendes et, pour deux d'entre eux, d'inéligibilité.
Chronologie
- 1961 - Naissance le 28 mai à Pamandzi (Mayotte)
- 1996 - Devient la première femme médecin de Mayotte
- 2008 - Élue maire de Pamandzi
- 2012 - Candidate aux élections législatives, 7,98% au premier tour
- 2014 - Élue présidente de la Société immobilière de Mayotte, le 24 juin ; fin de son mandat de maire de Pamandzi
- 2015 - Candidate aux élections départementales, 41,7% au second tour
- 2017 - Élue députée de la 1re circonscription de Mayotte, le 21 juin ; élue secrétaire de l'Assemblée nationale, le 28 juin ; controverse autour du port du kishali dans l'hémicycle, en juillet
- 2018 - Annulation de son élection par le Conseil constitutionnel, le 19 janvier ; mise en examen pour l'affaire des procurations frauduleuses de Bandraboua, en février ; réélue députée lors de la législative partielle, le 26 mars
- 2022 - Fin de son mandat de députée ; battue dès le premier tour des élections législatives, le 21 juin
- 2024 - Réquisitions du parquet contre elle, le 25 septembre ; relaxée par le tribunal correctionnel de Mamoudzou, le 22 octobre
Mandats et responsabilités
En cours
Mandats passés
- 2018Député15ᵉ législature
Mandats sans date connue
- Ancien député
Patrimoine et intérêts
Déclarations publiques à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).
Déclarations à la HATVP · 2 comptes de campagne (CNCCFP). Patrimoine, intérêts et activités déclarés, sourcés depuis la HATVP.
