Ce qu'il faut retenir
- Ancien Député · Assemblée nationale.
Biographie
Raymond-Max Aubert, né le 15 mars 1947 à Innsbruck, en Autriche, est un haut fonctionnaire et homme politique français, ancien secrétaire d'État et ancien maire de Tulle. Fils du préfet Jacques Aubert et frère de l'historienne Véronique Aubert, il est issu d'une famille de la haute fonction publique, ce qui oriente naturellement son propre parcours vers l'administration de l'État.
Formation
Après des études à l'université Paris X-Nanterre, Raymond-Max Aubert intègre l'École nationale d'administration, dont il sort diplômé au sein de la promotion Voltaire (1978-1980), classé 36e sur 42 dans la voie administration économique, la même promotion que celle de François Hollande, qui deviendra plus tard son adversaire électoral direct en Corrèze.
Débuts dans la haute fonction publique
Diplômé de l'ENA, il entre dans le corps de l'Équipement, où il devient inspecteur général. Cette carrière administrative le rapproche progressivement du Limousin et de la Corrèze, terre d'élection de sa carrière politique ultérieure.
Mandats locaux en Corrèze
Raymond-Max Aubert entre en politique locale à la faveur des élections cantonales de 1988, où il est élu conseiller général de la Corrèze dans le canton de Tulle-Urbain-Nord, succédant à François Beal ; il exerce ce mandat du 3 octobre 1988 au 27 mars 1994, puis il est réélu pour un second mandat courant jusqu'au 18 mars 2001, où il cède sa place à Pierre Diederichs. Candidat tête de liste de la droite aux élections régionales de 1992 en Limousin, il est battu par la liste socialiste menée par Robert Savy, mais obtient néanmoins un siège de conseiller régional, qu'il occupe du 22 mars 1992 au 15 mars 1998.
Député de la Corrèze face à François Hollande
Lors des élections législatives de mars 1993, Raymond-Max Aubert, candidat du Rassemblement pour la République (RPR), est élu député de la première circonscription de la Corrèze en battant le député sortant François Hollande. Il siège à l'Assemblée nationale du 2 avril 1993 au 18 juin 1995, avant de céder son siège à Lucien Renaudie à la faveur de son entrée au gouvernement.
Secrétaire d'État au Développement rural
Le 17 mai 1995, Raymond-Max Aubert est nommé secrétaire d'État chargé du Développement rural, auprès du ministre de l'Aménagement du territoire Bernard Pons, dans le gouvernement Juppé I formé après l'élection de Jacques Chirac à la présidence de la République. Il occupe cette fonction jusqu'au 7 novembre 1995.
Maire de Tulle
Le 17 juin 1995, Raymond-Max Aubert est élu maire de Tulle, succédant au maire communiste sortant Jean Combasteil. Il occupe cette fonction jusqu'au 18 mars 2001. Son parcours électoral face à François Hollande, qu'il avait battu en 1993, s'inverse ensuite à deux reprises : il perd son siège de député lors des élections législatives de 1997, puis la mairie de Tulle lors des municipales de 2001, dans les deux cas au profit du même adversaire.
Retour à l'administration et fonctions présidées
Après son départ de la vie élective, Raymond-Max Aubert poursuit une carrière de haut fonctionnaire et d'administrateur d'établissements publics. Inspecteur général de l'Équipement, il avait été, entre 1995 et 1997, délégué à l'aménagement du territoire et à l'action régionale (DATAR). En 2003, il est élu président du conseil d'administration de l'Agence nationale pour le chèque-vacances (ANCV), puis, en 2009, président du conseil d'administration du Centre national pour le développement du sport (CNDS). Il est par ailleurs vice-président délégué du conseil d'administration de la Fondation Veolia Environnement.
L'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris
Le 16 février 2007, la cour d'appel de Paris valide, contre l'avis du parquet, les mises en examen pour détournements de fonds publics engagées contre une vingtaine de personnes ayant travaillé auprès des directeurs de cabinet successifs du maire de Paris entre 1983 et 1995, dont Raymond-Max Aubert, alors ancien secrétaire d'État. Il est par la suite mis hors de cause dans cette affaire et ne figure pas parmi les dix accusés jugés lors du procès qui se tient en 2011.
Décorations
Raymond-Max Aubert est promu officier de la Légion d'honneur en 2013.
Chronologie
- 1947 - Naissance à Innsbruck (Autriche), le 15 mars
- 1980 - Sortie de l'École nationale d'administration, promotion Voltaire
- 1988 - Élection comme conseiller général de la Corrèze (canton de Tulle-Urbain-Nord)
- 1992 - Élection comme conseiller régional du Limousin
- 1993 - Élection comme député de la 1re circonscription de la Corrèze, face à François Hollande
- 1995 - Secrétaire d'État au Développement rural, du 17 mai au 7 novembre ; élection comme maire de Tulle, le 17 juin ; délégué à l'aménagement du territoire (DATAR)
- 1997 - Défaite aux élections législatives face à François Hollande
- 2001 - Défaite aux élections municipales de Tulle face à François Hollande
- 2003 - Élection à la présidence du conseil d'administration de l'ANCV
- 2007 - Mise en examen dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris, le 16 février, puis mise hors de cause
- 2009 - Élection à la présidence du conseil d'administration du CNDS
- 2013 - Promotion au grade d'officier de la Légion d'honneur
Mandats et responsabilités
En cours
- Rassemblement pour la RépubliquePartiLe parti
Mandats sans date connue
- Député10ᵉ législature