Aller au contenu
SensPoObservatoire politique indépendant

Collectivité

Robert NAVARRO

Conseiller municipal · Jonquières

219Votes exprimés
99 %Participation

Ce qu'il faut retenir

Conseil municipal Élu en 2020
  • Conseiller municipal · Conseil municipal, Jonquières.
  • Conseiller municipal de Jonquières depuis le 18 mai 2020.
  • 2 mandats recensés : conseiller municipal, sénateur.
  • Commune de rattachement : Jonquières, département Aude.
  • Fiche de la commune : Jonquières.

Biographie

Robert Navarro, du syndicalisme cheminot au Sénat de l'Hérault

Robert Navarro, né le 1er mai 1952 à Cuxac-d'Aude, dans l'Aude, est un homme politique français, ancien député européen, ancien conseiller régional de Languedoc-Roussillon et ancien sénateur de l'Hérault. Employé de la Société nationale des chemins de fer français, où il exerce notamment les fonctions de guichetier, il s'engage tôt dans le syndicalisme cheminot avant de bâtir, au sein du Parti socialiste, une carrière politique locale puis nationale qui s'achève en 2019 par une condamnation judiciaire définitive.

Un cheminot syndicaliste en Languedoc

Cadre de la SNCF, Robert Navarro est responsable syndical de 1983 à 1989. Il préside par ailleurs les Foyers ruraux de l'Hérault. Son engagement politique le conduit à la tête de la fédération socialiste de l'Hérault, qu'il dirige comme premier secrétaire de 1990 à 2011, et au conseil national du Parti socialiste, dont il est membre à partir de 1990. Il siège également comme conseiller municipal de Montpellier et conseiller communautaire de la Communauté d'agglomération de Montpellier de 2001 à 2004, dont il est vice-président, et il est membre du Conseil économique et social de 1999 à 2004.

Le conseil régional de Languedoc-Roussillon

Robert Navarro est élu au conseil régional de Languedoc-Roussillon en 1998, puis réélu en mars 2004 et en mars 2010. Il y préside le groupe socialiste et occupe une vice-présidence déléguée à la mise en place du mémorial de Rivesaltes ainsi qu'à la Maison de la région à Bruxelles. Le 10 novembre 2010, à la suite du décès du président Georges Frêche, il est élu premier vice-président du conseil régional, fonction qu'il exerce jusqu'au 26 septembre 2014. Le 26 août 2014, après la mort de Christian Bourquin, il assure la présidence par intérim du conseil régional jusqu'à l'élection de Damien Alary, le 29 septembre suivant.

Un mandat au Parlement européen

Élu député européen en juin 2004, Robert Navarro siège au Parlement européen du 20 juillet 2004 au 30 septembre 2008. Il y est l'auteur d'un rapport consacré au transport maritime à courte distance. Il laisse son siège à Michel Teychenné.

Sénateur de l'Hérault

Robert Navarro est élu sénateur de l'Hérault le 21 septembre 2008, sur une liste socialiste officielle soutenue par Georges Frêche, qui arrive en troisième position parmi huit listes, derrière celle de l'UMP conduite par Raymond Couderc et une liste socialiste dissidente conduite par Robert Tropéano et soutenue par André Vézinhet. Il entre en fonction le 1er octobre 2008 et est réélu le 28 septembre 2014 pour un nouveau mandat de six ans.

Au Sénat, il siège d'abord comme apparenté au groupe socialiste, de 2008 à 2014, puis au sein de la Réunion administrative des sénateurs ne figurant sur la liste d'aucun groupe, de 2014 à 2017, avant de rejoindre, à partir de 2017, le groupe La République en marche en tant que rattaché.

Exclusion du Parti socialiste et mise en cause judiciaire

Figurant sur la liste de Georges Frêche aux élections régionales de 2010, en concurrence avec la liste officielle du Parti socialiste, Robert Navarro est exclu du parti le 23 février 2010. Une enquête de la direction nationale du Parti socialiste conduit à la mise sous tutelle de la fédération de l'Hérault le 28 septembre 2010. Cette enquête met au jour des factures de la fédération réglées à son profit personnel, portant notamment sur des voyages d'agrément, des séjours dans des hôtels de luxe, des locations de limousines et environ 50 000 euros de repas pris entre 2005 et 2010 dans un restaurant tenu par un de ses proches. Le Parti socialiste porte plainte contre lui pour malversations et abus de confiance en mars 2011.

Soutien de François Hollande à la primaire présidentielle socialiste, Robert Navarro rejoint son équipe de campagne en août 2011. Le 15 mars 2012, le Sénat lève son immunité parlementaire dans le cadre de cette procédure. Il est mis en examen pour abus de confiance en décembre 2012.

Condamnation pour abus de confiance

Robert Navarro comparaît, avec son épouse, devant le tribunal correctionnel de Montpellier le 7 juin 2016. Le parquet requiert trois mois d'emprisonnement avec sursis, 20 000 euros d'amende et trois ans de privation des droits civiques. Le 6 juillet 2016, le tribunal condamne chacun des époux à trois mois d'emprisonnement avec sursis, 30 000 euros d'amende et trois ans de privation des droits civiques, ainsi qu'au versement de 85 720 euros à la fédération de l'Hérault du Parti socialiste en réparation du préjudice matériel. Les époux Navarro font appel de cette décision.

La cour d'appel confirme la condamnation le 2 mai 2018 : Robert Navarro, son épouse et sa suppléante sénatoriale sont condamnés chacun à trois mois d'emprisonnement avec sursis, trois ans de privation des droits civiques et 30 000 euros d'amende, pour abus de confiance. Son pourvoi en cassation est rejeté le 24 mai 2019. Robert Navarro démissionne de son mandat de sénateur en juin 2019 ; il est remplacé par Agnès Constant.

Chronologie

  • 1952 - Naissance le 1er mai à Cuxac-d'Aude (Aude)
  • 1983 - Responsable syndical à la SNCF (jusqu'en 1989)
  • 1990 - Premier secrétaire de la fédération socialiste de l'Hérault (jusqu'en 2011) ; membre du conseil national du Parti socialiste
  • 1998 - Élu conseiller régional de Languedoc-Roussillon
  • 1999 - Membre du Conseil économique et social (jusqu'en 2004)
  • 2001 - Conseiller municipal de Montpellier et conseiller communautaire de l'agglomération (jusqu'en 2004)
  • 2004 - Élu député européen (jusqu'en 2008) ; réélu au conseil régional
  • 2008 - Élu sénateur de l'Hérault le 21 septembre, entrée en fonction le 1er octobre
  • 2010 - Réélu au conseil régional en mars ; exclu du Parti socialiste le 23 février ; fédération de l'Hérault mise sous tutelle le 28 septembre ; premier vice-président du conseil régional le 10 novembre
  • 2011 - Plainte du Parti socialiste pour abus de confiance en mars ; rejoint l'équipe de campagne de François Hollande en août
  • 2012 - Levée de son immunité parlementaire le 15 mars ; mise en examen pour abus de confiance en décembre
  • 2014 - Réélu sénateur le 28 septembre ; président par intérim du conseil régional du 26 août au 29 septembre, après la mort de Christian Bourquin
  • 2016 - Procès devant le tribunal correctionnel de Montpellier le 7 juin ; condamnation le 6 juillet à trois mois d'emprisonnement avec sursis, 30 000 euros d'amende et trois ans de privation des droits civiques
  • 2018 - Condamnation confirmée en appel le 2 mai
  • 2019 - Pourvoi en cassation rejeté le 24 mai ; démission du Sénat en juin

L’essentiel de la vie politique, une fois par semaine

Une synthèse sourcée et sans parti pris. Désinscription en un clic, aucune revente d’adresse.

Vous cherchez un compte ? Créer un compte SensPo : pour commenter, suivre vos élus et garder vos analyses.