Ce qu'il faut retenir
- Maire · Mairie, Marseille Secteur 8.
- Détient également 2 autres mandats (Conseil départemental).
- Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.
- Maire de Marseille Secteur 8 depuis le 15 mars 2026.
- 4 mandats recensés : maire, conseiller départemental, conseiller municipal, sénateur.
- Commune de rattachement : Marseille Secteur 8, département Bouches-du-Rhône.
- Fiche de la commune : Marseille.
Biographie
Samia Ghali, née le 10 juin 1968 à Marseille, est une femme politique française, ancienne sénatrice des Bouches-du-Rhône et l'une des figures les plus en vue de la vie politique marseillaise depuis le début des années 2000. Fille de parents originaires des Aurès, en Algérie, elle grandit dans le nord de la ville avant de résider par la suite dans le quartier du Roucas-Blanc, dans le 7e arrondissement. Titulaire d'un CAP de comptabilité, elle travaille d'abord comme salariée dans une mutuelle, puis comme permanente de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, avant de devenir agent territorial au conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, chargée des sports, de la jeunesse et de la vie associative. Mariée à l'ancien footballeur professionnel Franck Dumontel, elle est mère de quatre enfants.
Les débuts en politique
Samia Ghali adhère au Parti socialiste en 1984, au sein de la section du 15e arrondissement de Marseille. Elle devient conseillère du 8e secteur en 1995, aux côtés du maire communiste Guy Hermier, puis est élue conseillère municipale de Marseille le 25 mars 2001.
Maire du 8e secteur de Marseille
Elle est élue maire du 8e secteur de Marseille, qui regroupe les 15e et 16e arrondissements, le 31 mars 2008, dès le premier tour, puis réélue le 11 avril 2014. Elle démissionne de cette fonction exécutive locale le 29 septembre 2017, en application de la loi organique sur le non-cumul des mandats, qui interdit désormais à un parlementaire d'exercer simultanément un mandat exécutif local: elle choisit alors de conserver son siège de sénatrice.
Sénatrice des Bouches-du-Rhône (2008-2020)
Samia Ghali est élue sénatrice des Bouches-du-Rhône le 21 septembre 2008, en quatrième position sur la liste conduite par Jean-Noël Guérini, et prend ses fonctions le 1er octobre suivant. Elle est réélue le 28 septembre 2014, cette fois comme tête de liste, avec 9,7% des suffrages exprimés, obtenant un seul siège. Siégeant au sein du groupe socialiste, elle se distingue en mai 2009 en étant la seule sénatrice du groupe à voter contre la loi Hadopi, qu'elle juge inégalitaire. Elle plaide par ailleurs pour le maintien des juges et des commissariats de proximité et pour la création de zones franches de santé dans les quartiers défavorisés.
Prises de position sur la sécurité
Le 30 août 2012, à la suite de règlements de comptes liés au trafic de drogue à Marseille, Samia Ghali se prononce publiquement en faveur d'un recours à l'armée et d'un rétablissement du service militaire pour les délinquants. Cette prise de position lui vaut une importante visibilité médiatique et l'installe durablement comme l'une des voix politiques associées à la question de la sécurité dans les quartiers nord de la ville, dont elle est l'élue depuis le début des années 2000.
Candidature à la mairie de Marseille et suites politiques
Le 21 janvier 2013, Samia Ghali annonce sa candidature à la mairie de Marseille. Elle arrive en tête de la primaire socialiste au premier tour, le 20 octobre 2013, avec 25,3% des voix, mais est battue au second tour par Patrick Mennucci. À l'issue de cette défaite, elle laisse une partie de ses partisans huer le président de la République François Hollande et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, présents lors de la soirée électorale. Elle est par ailleurs réélue maire du 8e secteur lors des élections municipales de 2014, seule maire de secteur socialiste à conserver son siège cette année-là.
En 2019, elle ne renouvelle pas son adhésion au Parti socialiste et fonde son propre mouvement, Marseille avant tout. Elle officialise le 8 décembre 2019 sa candidature à la mairie de Marseille pour les élections municipales de 2020, en réunissant sa liste sur l'ensemble de la ville. Elle dénonce des fraudes massives à l'issue du premier tour, où elle recueille 6,4% des voix à l'échelle de Marseille tout en arrivant en tête dans le 8e secteur. Après une alliance nouée entre les deux tours avec des listes écologistes, elle est réélue à la tête du 8e secteur au second tour, mais échoue à obtenir la mairie centrale: lors du scrutin municipal du 4 juillet 2020, elle ne recueille que 8 voix, sa demande d'être nommée première adjointe de Michèle Rubirola ayant été refusée. Elle retire alors sa candidature, apporte son soutien à Michèle Rubirola et devient adjointe au maire de Marseille, chargée de l'égalité des territoires, des relations euro-méditerranéennes et de l'attractivité, puis, à partir de décembre 2020, troisième adjointe auprès de Benoît Payan, chargée notamment de la stratégie municipale et des relations avec l'ANRU.
Fin du mandat sénatorial et mandats ultérieurs
Samia Ghali met fin à son mandat de sénatrice le 3 août 2020, un mois après son entrée en fonction comme adjointe au maire de Marseille, cette nouvelle fonction exécutive locale étant incompatible avec un mandat parlementaire. Elle est remplacée au Sénat par Michèle Einaudi. Le 27 juin 2021, elle est élue conseillère départementale des Bouches-du-Rhône dans le canton de Marseille-4, avec 60,8% des voix au second tour. Elle est réélue maire du 8e secteur de Marseille lors des élections municipales de 2026, avec 46,1% des voix au second tour, et devient présidente de la Régie des transports métropolitains le 27 avril 2026.
Affaires judiciaires
Samia Ghali a fait l'objet de plusieurs procédures judiciaires. Le Parquet national financier enquête sur sa participation, entre 2004 et 2008, en tant que vice-présidente du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, à neuf votes ayant attribué environ un million d'euros de subventions à des associations dirigées par des membres de sa famille; elle échappe à des poursuites en 2021, les faits étant prescrits. Une enquête préliminaire du Parquet national financier est également ouverte en mai 2016 sur son patrimoine et les conditions d'acquisition de sa villa du Roucas-Blanc, donnant lieu à une perquisition à son domicile le 20 septembre 2017; cette enquête est classée sans suite en décembre 2021, pour prescription des faits. Enfin, à la suite de soupçons de fraudes aux procurations lors des élections municipales de 2020 dans le 8e secteur, deux colistiers de sa liste sont placés en garde à vue et se voient retirer leur délégation d'adjoint, sans que Samia Ghali elle-même ne soit personnellement mise en cause dans cette procédure.
Positionnement politique
Après avoir quitté le Parti socialiste en 2019, Samia Ghali se dit en 2017 franchement proche de La France insoumise et de Jean-Luc Mélenchon, et refuse cette même année de parrainer la candidature de Benoît Hamon à l'élection présidentielle. Elle reproche par ailleurs au gouvernement d'Ayrault de multiplier les mesures sociétales au détriment des mesures sociales.
Distinctions et publications
Samia Ghali est nommée chevalier de la Légion d'honneur en 2022, distinction qu'elle reçoit le 8 février 2025; elle se voit également remettre en 2025 la médaille d'argent de la jeunesse, des sports et de l'engagement associatif. Elle est l'autrice d'un ouvrage autobiographique, La Marseillaise, publié aux éditions du Cherche midi en 2013.
Chronologie
- 1968 - Naissance à Marseille, le 10 juin
- 1984 - Adhésion au Parti socialiste
- 1995 - Conseillère du 8e secteur de Marseille
- 2001 - Élection comme conseillère municipale de Marseille, le 25 mars
- 2008 - Élection comme maire du 8e secteur de Marseille (31 mars) et comme sénatrice des Bouches-du-Rhône (21 septembre)
- 2009 - Vote contre la loi Hadopi, seule sénatrice socialiste dans ce cas
- 2012 - Déclaration du 30 août en faveur d'un recours à l'armée et du service militaire pour les délinquants, après des règlements de comptes liés au trafic de drogue à Marseille
- 2013 - Candidature à la mairie de Marseille (21 janvier); défaite au second tour de la primaire socialiste face à Patrick Mennucci; publication de La Marseillaise
- 2014 - Réélection comme sénatrice (28 septembre) et comme maire du 8e secteur
- 2016 - Ouverture d'une enquête préliminaire du Parquet national financier sur son patrimoine
- 2017 - Perquisition à son domicile (20 septembre); démission de la mairie du 8e secteur (29 septembre) en application de la loi sur le non-cumul des mandats
- 2019 - Départ du Parti socialiste; fondation du mouvement Marseille avant tout
- 2020 - Candidature à la mairie de Marseille; élection comme adjointe au maire de Marseille (4 juillet); fin du mandat de sénatrice (3 août)
- 2021 - Classement sans suite, pour prescription, de l'enquête sur son patrimoine; élection comme conseillère départementale des Bouches-du-Rhône (27 juin)
- 2022 - Nomination au grade de chevalier de la Légion d'honneur
- 2025 - Remise de la Légion d'honneur (8 février) et de la médaille d'argent de la jeunesse, des sports et de l'engagement associatif
- 2026 - Réélection comme maire du 8e secteur de Marseille; présidence de la Régie des transports métropolitains (27 avril)
Mandats et responsabilités
En cours
- depuis 2026MaireMarseille Secteur 8
- depuis 2021Conseiller départementalBouches-Du-Rhône
- PSPartiLe parti
Mandats sans date connue
- SénateurSénatrice - Bouches-du-Rhône
