Ce qu'il faut retenir
- Député européen · Parlement européen, France.
- Rattaché au parti Renew Europe, groupe RENEW.
- 2 318 votes exprimés au cours du mandat.
- Détient également un autre mandat (Conseil municipal).
- Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.
Biographie
Sandro Gozi, né le 25 mars 1968 à Sogliano al Rubicone, dans la province de Forlì-Cesena (Émilie-Romagne, Italie), est un homme politique italien devenu l'une des figures du couple franco-italien à Bruxelles et à Paris. Juriste de formation, spécialiste des affaires européennes, il a mené une double carrière politique, d'abord comme député et secrétaire d'État italien, puis comme cadre du Mouvement démocrate et député européen élu sur des listes françaises.
Formation
Après des études secondaires en Italie, Sandro Gozi poursuit une formation juridique et politique européenne de haut niveau. Il obtient un diplôme d'études approfondies (DEA) en sciences politiques à l'Institut d'études politiques de Paris en 1995, complète sa formation par un master en relations internationales à l'Université libre de Bruxelles, puis soutient en 1998 un doctorat en droit public à l'Université de Bologne. Cette triple formation italienne, française et belge dessine d'emblée un profil résolument tourné vers la construction européenne.
Engagements de jeunesse et premiers pas
Étudiant, Sandro Gozi passe par les rangs du Mouvement social italien (MSI), parti héritier du fascisme, avant de rejoindre en 1990 le Fronte della Gioventù, l'organisation de jeunesse du même mouvement. Il opère ensuite une rupture nette avec cette famille politique : son premier vote va au Parti républicain italien (PRI), courant laïc et europhile, avant qu'il ne rejoigne le centre-gauche italien au sein du Parti démocrate, dont il demeure membre de 2007 à 2019.
Des cabinets européens aux responsabilités gouvernementales italiennes
Sa carrière commence à Bruxelles : en 1999, il intègre le cabinet de Romano Prodi, alors président de la Commission européenne. De retour en Italie, il devient en 2006 conseiller aux affaires européennes du président du Conseil des ministres, chargé notamment de l'organisation des célébrations du cinquantième anniversaire des traités de Rome.
La même année, il est élu député à la Chambre des députés italienne dans la circonscription d'Ombrie, mandat qu'il exerce du 28 avril 2006 au 22 mars 2018, réélu en 2008 et 2013. Il préside de 2006 à 2008 le comité parlementaire chargé de Schengen, Europol et de la politique d'immigration, puis représente le Parti démocrate à la commission parlementaire pour les politiques européennes de 2008 à 2013. À partir du 1er août 2013, il préside la délégation parlementaire italienne au Conseil de l'Europe et occupe une vice-présidence de l'Assemblée parlementaire de l'institution strasbourgeoise.
Le 28 février 2014, il est nommé secrétaire d'État aux Affaires européennes auprès de la présidence du Conseil des ministres, fonction qu'il conserve jusqu'au 1er juin 2018 sous les gouvernements successifs de Matteo Renzi puis de Paolo Gentiloni. En 2018, quittant le Parti démocrate pour rejoindre Italia Viva, le parti fondé par Matteo Renzi, il est élu président de l'Union des fédéralistes européens, succédant à l'Allemand Elmar Brok.
Une installation politique en France
Le parcours de Sandro Gozi bascule à l'été 2019 vers la France. Le 30 juillet 2019, il est nommé chargé de mission auprès du Premier ministre Édouard Philippe. Ses fonctions sont toutefois brèves : révélé par Le Monde et le Times of Malta en octobre 2019, un contrat de consultant qu'il exerçait pour le gouvernement maltais depuis juin 2018, non déclaré au moment de son entrée à Matignon, déclenche une controverse sur un possible conflit d'intérêts. Sandro Gozi démissionne du cabinet le 23 octobre 2019.
Il n'en poursuit pas moins son ancrage français. Élu député européen le 26 mai 2019 en vingt-deuxième position sur la liste Renaissance conduite pour le compte de La République en Marche, il devient, une fois le Royaume-Uni sorti de l'Union européenne, effectivement membre du Parlement européen à compter du 1er février 2020. Il y siège au sein du groupe Renew Europe, membre de la commission des affaires constitutionnelles et de celle du marché intérieur et de la protection des consommateurs ; il coordonne le groupe Renew Europe à la commission des affaires constitutionnelles à partir de décembre 2022. En 2021, il pilote également le groupe de travail international chargé de nourrir le programme présidentiel de La République en Marche pour l'élection de 2022.
Réélu le 9 juin 2024 en sixième position sur la liste "Besoin d'Europe", il est désigné le 8 mars 2024 représentant du Parti démocrate européen au sein de l'équipe de campagne européenne de Renew Europe. En janvier 2023, il avait participé à la fondation du parti des Libéraux démocrates européens. Le 5 mai 2021, il est élu secrétaire général du Parti démocrate européen, succédant à la Française Marielle de Sarnez. Son ancrage politique français, désormais assumé au sein du Mouvement démocrate qu'il rejoint en 2024, se prolonge par son élection, le 29 mars 2026, comme conseiller de Paris en quarante-huitième position sur la liste conduite par Rachida Dati.
Autres épisodes judiciaires
Une seconde controverse a émaillé son parcours : en avril 2019, une enquête est ouverte concernant un contrat de conseil de 220 000 euros passé avec la banque centrale de Saint-Marin. Le dossier est classé sans suite le 2 juillet 2020 ; le magistrat instructeur à l'origine de l'enquête est lui-même condamné en février 2024 pour corruption et abus de pouvoir. Sandro Gozi a par ailleurs participé à une réunion du groupe Bilderberg en 2017.
Positionnement politique
Sandro Gozi se définit comme un libéral-démocrate résolument pro-européen, plaidant pour l'approfondissement d'une Union fédérale et pour le dépassement des égoïsmes nationaux qu'il critique lui-même dans ses écrits. Cette ligne fédéraliste, constante depuis son passage à la présidence de l'Union des fédéralistes européens, structure l'ensemble de son action, qu'il s'agisse de ses fonctions gouvernementales italiennes, de son rôle au Parlement européen ou de son engagement au sein des rangs centristes français.
Œuvre écrite
Spécialiste reconnu des questions institutionnelles européennes, Sandro Gozi est l'auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la construction communautaire : La Commissione europea. Processi decisionali e poteri esecutivi (2005), Non ! Ce n'est pas la faute à Bruxelles, coécrit avec Sandrine Kauffer (2007), Il governo dell'Europa (2011), L'urgence européenne, avec Marielle de Sarnez (2014), Génération Erasmus (2016) et le roman La cible (2020).
Distinctions
Il est chevalier de la Légion d'honneur et chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres.
Chronologie
- 1968 - Naissance le 25 mars à Sogliano al Rubicone (Italie)
- 1990 - Adhésion au Fronte della Gioventù
- 1995 - DEA en sciences politiques à Sciences Po Paris
- 1998 - Doctorat en droit public à l'Université de Bologne
- 1999 - Membre du cabinet du président de la Commission européenne Romano Prodi
- 2006 - Conseiller aux affaires européennes du président du Conseil des ministres italien ; élection à la Chambre des députés (Ombrie)
- 2013 - Président de la délégation parlementaire italienne au Conseil de l'Europe (1er août)
- 2014 - Secrétaire d'État aux Affaires européennes du gouvernement Renzi (28 février)
- 2018 - Fin du mandat de secrétaire d'État ; adhésion à Italia Viva ; présidence de l'Union des fédéralistes européens
- 2019 - Élection au Parlement européen (26 mai) ; chargé de mission auprès du Premier ministre Édouard Philippe (30 juillet) ; démission après la controverse du contrat maltais (23 octobre)
- 2020 - Prise de fonction effective de député européen (1er février) ; classement sans suite de l'enquête saint-marinaise (2 juillet)
- 2021 - Secrétaire général du Parti démocrate européen (5 mai)
- 2023 - Membre fondateur du parti des Libéraux démocrates européens (janvier)
- 2024 - Adhésion au Mouvement démocrate ; réélection au Parlement européen (9 juin)
- 2026 - Élection au Conseil de Paris (29 mars)
Mandats et responsabilités
- depuis 2020Député européenRENEW
- Parti démocratePartiLe parti
Commissions et responsabilités
Les commissions de cet élu ne sont pas encore recensées dans notre base.
Activité parlementaire
Sens des votes
- Pour 2 19995 %
- Abstention 281 %
- Contre 914 %
Scrutins : 986 adoptés, 58 rejetés.
Patrimoine et intérêts
Déclarations publiques à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).
3 déclarations à la HATVP. Patrimoine, intérêts et activités déclarés, sourcés depuis la HATVP.
Votes et positions récentes
Aucun vote nominatif disponible pour le moment.
