Ce qu'il faut retenir
- Non documenté · Assemblée nationale.
- Rattachée au parti Parti radical de gauche.
- Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.
- 5 mandats recensés : non documenté, député.
Biographie
Sylvia Pinel, née le 28 septembre 1977 à L'Union, en Haute-Garonne, est une femme politique française, ancienne ministre sous la présidence de François Hollande et ancienne présidente du Parti radical de gauche. Issue d'une famille engagée localement dans le Tarn-et-Garonne, sa mère ayant été adjointe au maire de Fabas aux côtés du sénateur-maire radical Pierre Tajan et son père, Michel Pinel, mort en 2011, ayant été éleveur de bovins et conseiller municipal à Gargas, elle a construit une carrière politique qui l'a menée en une quinzaine d'années de l'Assemblée nationale au gouvernement, avant de présider aux destinées de sa formation politique d'origine.
Formation
Sylvia Pinel effectue sa scolarité au lycée Michelet de Montauban, puis débute des études de droit au centre universitaire de cette même ville. Elle poursuit son cursus par un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) en contentieux et arbitrage à la faculté de droit de Toulouse, avant d'obtenir un diplôme d'études approfondies (DEA) en droit privé fondamental et européen à l'université de Limoges.
Débuts auprès de Jean-Michel Baylet
Sylvia Pinel entame sa carrière politique aux côtés de Jean-Michel Baylet, alors président du conseil général de Tarn-et-Garonne et président du Parti radical de gauche, par ailleurs dirigeant du groupe de presse La Dépêche du Midi. Elle est chargée de mission dans son cabinet de 2002 à 2004, puis en devient la chef de cabinet de 2004 à 2007. Cette expérience la forme aux réseaux politiques du département et du parti radical, dont elle deviendra plus tard la présidente.
Premiers mandats locaux et première élection à l'Assemblée nationale
Le 17 juin 2007, Sylvia Pinel est élue députée de la deuxième circonscription du Tarn-et-Garonne, devenant alors, à moins de trente ans, la plus jeune femme siégeant à l'Assemblée nationale. Son adversaire, l'ancien député UMP Jacques Briat, conteste sans succès devant le Conseil constitutionnel les conditions de sa campagne, estimant que la couverture de La Dépêche du Midi lui avait été favorable. Elle est réélue en juin 2012, avec 42,05% des voix au premier tour et 59,86% au second face à la candidate du Front national Marie-Claude Dulac.
En parallèle de son mandat national, elle mène en 2010 la liste d'union de la gauche en Tarn-et-Garonne aux élections régionales et est élue conseillère régionale de Midi-Pyrénées. En mars 2011, elle se présente aux élections cantonales dans le canton de Castelsarrasin, mais n'est pas élue, recueillant 33% des voix au second tour.
Ministre de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme (2012-2014)
Le 21 juillet 2012, quelques semaines après sa réélection, Sylvia Pinel quitte l'Assemblée nationale pour entrer au gouvernement. Elle est nommée ministre déléguée chargée de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme dans le gouvernement Ayrault I le 16 mai 2012, puis ministre de plein exercice de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme dans le gouvernement Ayrault II à partir du 18 juin 2012, fonction qu'elle occupe jusqu'au 31 mars 2014. À ce poste, elle porte à partir de 2013 une réforme du statut d'auto-entrepreneur, prévoyant notamment une limitation dans le temps de ce régime et un abaissement de ses plafonds de chiffre d'affaires, qui suscite un important mouvement de contestation des intéressés, surnommé le mouvement des Poussins.
Ministre du Logement, de l'Égalité des territoires et de la Ruralité (2014-2016)
À partir du 2 avril 2014, Sylvia Pinel devient ministre du Logement et de l'Égalité des territoires, portefeuille auquel s'ajoute la Ruralité selon les intitulés successifs du gouvernement, dans les gouvernements Valls I puis Valls II, en remplacement de Cécile Duflot. Sous sa responsabilité entrent en vigueur plusieurs réformes du secteur du logement et du commerce : la loi relative à l'artisanat, au commerce et aux très petites entreprises, effective le 18 juin 2014 ; une réforme du zonage de la loi Duflot relative à l'encadrement des loyers, le 25 juin 2014 ; et surtout, le 17 octobre 2014, la loi relative à l'investissement locatif, qui institue le dispositif fiscal de défiscalisation immobilière connu sous le nom de loi Pinel, entré en vigueur le 1er janvier 2015 avec effet rétroactif au 1er septembre 2014.
Elle quitte le gouvernement le 11 février 2016 pour se consacrer à de nouvelles responsabilités régionales, retrouvant à cette occasion son siège de députée.
Retour à l'Assemblée nationale et présidence de région
Sylvia Pinel reprend son mandat de députée de la deuxième circonscription du Tarn-et-Garonne le 12 mars 2016. Elle est réélue en juin 2017 face au candidat du Front national Romain Lopez, avec 55% des voix au second tour, La République en marche ne présentant pas de candidat dans sa circonscription. Sous la XVe législature, elle siège d'abord parmi les députés non inscrits, l'une des deux élues du Parti radical de gauche, avec Jeanine Dubié, à ne pas rejoindre le groupe majoritaire, avant d'intégrer en octobre 2018 le groupe Libertés et Territoires. Elle vote la confiance au gouvernement d'Édouard Philippe en 2017, puis vote contre en juin 2019.
En parallèle, à partir du 4 janvier 2016, elle est conseillère régionale d'Occitanie, coprésidente du groupe des Radicaux au sein de l'assemblée régionale, et occupe la fonction de première vice-présidente du conseil régional, chargée de l'Aménagement du territoire, des Technologies de l'information et de la communication et des Politiques contractuelles, jusqu'en 2017. Elle ne se représente pas aux élections régionales de 2021, annonçant son retrait de ce mandat quelques mois avant le scrutin, et achève son mandat de conseillère régionale en 2021.
Présidence du Parti radical de gauche
Sylvia Pinel est vice-présidente du Parti radical de gauche du 15 avril 2011 au 17 février 2016. Au départ de Jean-Michel Baylet de la présidence du parti le 17 février 2016, elle assure l'intérim avant d'être élue présidente le 3 septembre 2016, fonction qu'elle occupe jusqu'au 9 décembre 2017. Lors de la fusion du Parti radical de gauche avec le Parti radical valoisien, elle devient coprésidente du Mouvement radical ainsi constitué, du 9 décembre 2017 au 8 février 2019, avant d'occuper les fonctions de porte-parole du parti, rebaptisé entre-temps Radicaux de gauche puis Parti radical de gauche sous une nouvelle dénomination centriste, de 2019 à 2023.
Candidature à la primaire citoyenne de 2017
Après le renoncement de François Hollande à briguer un second mandat présidentiel, Sylvia Pinel est investie par le Parti radical de gauche pour participer à la primaire citoyenne organisée par le Parti socialiste et ses alliés en vue de l'élection présidentielle de 2017. Son programme, jugé par plusieurs observateurs particulièrement favorable aux entreprises, prévoit notamment un abaissement du taux de l'impôt sur les sociétés de 33,33% à 20% en contrepartie de la suppression du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi, un crédit d'impôt favorisant les embauches en contrat à durée indéterminée, et un transfert des cotisations familiales vers la fiscalité. Sur le plan sociétal, elle défend notamment l'ouverture de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes, la légalisation de l'euthanasie, l'adoption égalitaire, une légalisation encadrée du cannabis en pharmacie et un droit européen à l'interruption volontaire de grossesse intégralement remboursée. Sur le plan européen, elle plaide pour une Europe fédérale, la transformation de la Commission européenne en gouvernement responsable devant le Parlement européen et la création d'un Sénat européen. Elle obtient 2,02% des suffrages exprimés, l'avant-dernière place du scrutin, et soutient ensuite, avec le Parti radical de gauche, la candidature de Benoît Hamon, vainqueur de la primaire, à l'élection présidentielle.
Fin du mandat parlementaire
Candidate à sa réélection lors des élections législatives de juin 2022, Sylvia Pinel est éliminée dès le premier tour dans un contexte de forte percée du Rassemblement national en Tarn-et-Garonne. Son mandat de députée prend fin le 21 juin 2022, à l'issue de la XVe législature.
Chronologie
- 1977 - Naissance à L'Union, en Haute-Garonne, le 28 septembre
- 2002 - Chargée de mission auprès de Jean-Michel Baylet, président du conseil général de Tarn-et-Garonne
- 2004 - Chef de cabinet de Jean-Michel Baylet
- 2007 - Élection comme députée de la 2e circonscription du Tarn-et-Garonne, le 17 juin
- 2010 - Élection comme conseillère régionale de Midi-Pyrénées
- 2011 - Vice-présidence du Parti radical de gauche, le 15 avril
- 2012 - Réélection comme députée, en juin ; entrée au gouvernement comme ministre déléguée puis ministre de plein exercice de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme
- 2014 - Nomination comme ministre du Logement et de l'Égalité des territoires, le 2 avril ; adoption de la loi relative à l'investissement locatif (loi Pinel), le 17 octobre
- 2016 - Élection comme conseillère régionale d'Occitanie et première vice-présidence de la région, le 4 janvier ; départ du gouvernement et retour à l'Assemblée nationale, en février puis en mars ; intérim puis élection à la présidence du Parti radical de gauche
- 2017 - Candidature à la primaire citoyenne, avec 2,02% des voix ; réélection comme députée de Tarn-et-Garonne, en juin
- 2019 - Porte-parolat du Parti radical de gauche
- 2022 - Défaite aux élections législatives dès le premier tour ; fin du mandat de députée, le 21 juin
Mandats et responsabilités
En cours
- Non documenté
Mandats passés
- 2017Député15ᵉ législature
- 2007 – 2012Député13ᵉ législature
Patrimoine et intérêts
Déclarations publiques à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).
Déclarations à la HATVP · 2 comptes de campagne (CNCCFP). Patrimoine, intérêts et activités déclarés, sourcés depuis la HATVP.
