Ce qu'il faut retenir
- Conseiller municipal · Conseil municipal, Préserville.
- Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.
- Conseiller municipal de Préserville depuis le 15 mars 2026.
- Commune de rattachement : Préserville, département Haute-Garonne.
- Fiche de la commune : Préserville.
Biographie
Valérie Boyer, née le 11 juin 1962 à Bourges, dans le Cher, est une femme politique française, sénatrice des Bouches-du-Rhône depuis 2020, membre des Républicains. Fille de Gabriel Boyer, chef d'entreprise, et de Lucienne Borg, infirmière et travailleuse sociale, elle est issue d'une famille de rapatriés d'Algérie et se revendique de confession catholique. Divorcée, elle est mère de trois enfants.
Formation
Valérie Boyer suit une classe préparatoire littéraire, option lettres modernes, au lycée Marcelin-Berthelot de Saint-Maur-des-Fossés. Elle intègre ensuite l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, dont elle sort diplômée en 1984 dans la section service public, puis obtient une licence de langues étrangères appliquées, anglais et espagnol, à l'université d'Aix-Marseille. Elle suit également des études à l'École du Louvre et sort diplômée en 1986 de la vingt-cinquième promotion du Centre national d'études supérieures de sécurité sociale, à Saint-Étienne.
Une carrière dans l'assurance maladie et vieillesse
Avant son entrée en politique, Valérie Boyer débute sa carrière professionnelle à la Caisse nationale d'assurance vieillesse, à Paris, où elle dirige un service d'accueil. Elle rejoint ensuite la Caisse primaire d'assurance maladie de Marseille, où elle est chargée des relations avec le personnel de santé ainsi que des services aux établissements de santé.
Mandats locaux à Marseille
Valérie Boyer est élue conseillère municipale de Marseille le 23 mars 2001, mandat qu'elle exerce jusqu'en mars 2026. Elle devient adjointe au maire de Marseille chargée du logement du 21 mars 2008 au 30 mars 2014, puis maire du 6e secteur de Marseille, regroupant les 4e et 5e arrondissements, du 11 avril 2014 au 12 juillet 2017.
Députée des Bouches-du-Rhône (2007-2020)
Elle est élue députée de la 8e circonscription des Bouches-du-Rhône le 20 juin 2007. Réélue en 2012 dans la 1re circonscription du département, à la faveur du redécoupage électoral, elle exerce son mandat de députée jusqu'au 30 septembre 2020, date de son entrée au Sénat.
Sénatrice des Bouches-du-Rhône (depuis 2020)
Valérie Boyer est élue sénatrice des Bouches-du-Rhône le 27 septembre 2020 et entre en fonction le 1er octobre suivant. Elle siège au sein du groupe Les Républicains et est membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, ainsi que de la commission des affaires européennes. Elle préside le groupe interparlementaire d'amitié France-Pologne et participe à des groupes d'études consacrés au handicap et aux Français établis hors de France. Elle siège également au conseil de la métropole d'Aix-Marseille-Provence.
Responsabilités partisanes
Valérie Boyer occupe plusieurs fonctions dans l'appareil de son parti : secrétaire nationale de l'UMP chargée de la politique de santé publique en 2007, secrétaire nationale déléguée de l'UMP le 3 février 2013, secrétaire nationale de l'UMP chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes le 9 décembre 2014, porte-parole des Républicains le 21 décembre 2016, secrétaire nationale déléguée des Républicains chargée des relations avec la société civile le 13 décembre 2017, puis vice-présidente des Républicains le 18 janvier 2023.
Engagements législatifs
Sur la question de la reconnaissance des génocides, Valérie Boyer interpelle le gouvernement en juillet 2014 sur le sort des minorités chrétiennes d'Irak. Elle dépose le 22 décembre 2011 une proposition de loi pénalisant la négation des génocides reconnus par la loi française, dont celui des Arméniens, texte censuré par le Conseil constitutionnel le 28 février 2012. Elle est ensuite rapporteure d'une proposition de résolution relative à la reconnaissance du génocide assyrien, adoptée le 11 mars 2015.
En matière de droits des femmes, elle signe en 2015 l'appel de trente-six députés en faveur de la grâce de Jacqueline Sauvage. Elle porte en 2016 une proposition visant à instaurer une forme d'immunité pénale pour les femmes victimes de violences conjugales ayant tué leur conjoint, et milite pour l'étiquetage des photographies retouchées afin de lutter contre la promotion de la maigreur extrême, un combat qu'elle mène depuis la fin des années 2000. Elle s'oppose par ailleurs, en 2016, à la légalisation de la gestation pour autrui.
Positions et controverses
Valérie Boyer se rend à plusieurs reprises en Syrie pendant la guerre civile et rencontre le président Bachar al-Assad en 2016, ainsi que le grand mufti Ahmad Badreddin Hassoun. Elle défend alors l'idée d'une alliance de circonstance avec le régime syrien et met en doute l'attribution au pouvoir syrien de la responsabilité d'attaques chimiques, ce qui suscite de vives critiques.
Testée positive à la Covid-19 le 17 mars 2020, elle défend publiquement la promotion, par le professeur Didier Raoult, de l'hydroxychloroquine comme traitement, déclarant n'avoir « jamais entendu dire que quelqu'un en soit mort », par contraste avec la Covid-19 qui « tue ».
Sur le passé colonial, elle déclare en 2012, à propos de la répression du 17 octobre 1961, que « les historiens restent très divisés sur l'analyse de cette manifestation d'un mouvement anti-France ». Elle critique en 2017 la qualification, par Emmanuel Macron, de la colonisation française en Algérie de « crime contre l'humanité ». En juin 2025, elle dépose une proposition de résolution sur la réconciliation franco-algérienne dont la présentation du bilan humain de la conquête est jugée minimisée par ses détracteurs, suscitant la controverse.
Condamnation prud'homale
En novembre 2015, le conseil de prud'hommes la condamne pour harcèlement moral et licenciement abusif d'une collaboratrice parlementaire. La cour d'appel confirme cette condamnation en décembre 2017, tout en ramenant le montant des indemnités de 37 000 à 17 000 euros.
Chronologie
- 1962 - Naissance à Bourges, dans le Cher, le 11 juin
- 1984 - Diplôme de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence
- 1986 - Diplôme du Centre national d'études supérieures de sécurité sociale
- 2001 - Élue conseillère municipale de Marseille
- 2007 - Secrétaire nationale de l'UMP chargée de la santé publique ; élue députée de la 8e circonscription des Bouches-du-Rhône le 20 juin
- 2008 - Adjointe au maire de Marseille chargée du logement
- 2011 - Proposition de loi sur la pénalisation de la négation des génocides, le 22 décembre
- 2012 - Censure de cette loi par le Conseil constitutionnel, le 28 février ; réélue députée dans la 1re circonscription des Bouches-du-Rhône
- 2013 - Secrétaire nationale déléguée de l'UMP
- 2014 - Maire du 6e secteur de Marseille, à partir du 11 avril ; secrétaire nationale de l'UMP chargée de l'égalité femmes-hommes
- 2015 - Rapporteure de la proposition de résolution sur le génocide assyrien ; condamnation prud'homale pour harcèlement moral
- 2016 - Porte-parole des Républicains ; rencontre avec Bachar al-Assad ; propositions sur l'immunité des femmes victimes de violences conjugales et l'étiquetage des photographies retouchées
- 2017 - Secrétaire nationale déléguée des Républicains ; confirmation en appel de la condamnation prud'homale
- 2020 - Fin de son mandat de maire de secteur et de députée le 30 septembre ; élue sénatrice des Bouches-du-Rhône le 27 septembre, entrée en fonction le 1er octobre ; défend l'hydroxychloroquine après avoir été testée positive à la Covid-19
- 2023 - Vice-présidente des Républicains, le 18 janvier
- 2025 - Proposition de résolution sur la réconciliation franco-algérienne, en juin
- 2026 - Fin de son mandat de conseillère municipale de Marseille, en mars
Mandats et responsabilités
Patrimoine et intérêts
Déclarations publiques à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).
3 déclarations à la HATVP · 1 compte de campagne (CNCCFP). Patrimoine, intérêts et activités déclarés, sourcés depuis la HATVP.
