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La Provence · 1 octobre 2026

Blocus des lycées : les candidats à la primaire socialiste refusent de tomber dans "le piège" de la critique de LFI

La Provence1 octobre 2026

Les candidats à la primaire de gauche condamnent les violences lycéennes et policières, refusant d'accuser LFI. Ils préfèrent recentrer le débat sur les revendications des jeunes et l'état actuel de l'Éducation nationale.

Blocus des lycées : les candidats à la primaire socialiste refusent de tomber dans "le piège" de la critique de LFI

Par La Provence (avec AFP)

Blocus devant le lycée Marie-Curie à Marseille.

Photo Laurence Mildonian

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Lors d'un débat houleux, les cinq candidats de la primaire de gauche ont condamné les violences lycéennes et policières, refusant d'accuser LFI. Ils ont préféré recentrer le débat sur les revendications des jeunes et l'état de l'Éducation nationale, soulignant l'urgence d'écouter la colère étudiante.

Les cinq candidats à la primaire de la gauche ont refusé ce jeudi, lors d'un débat sur France 2 et France Inter, de tomber "_dans le piège_" de la critique de LFI, soupçonnée d'attiser les violences, plutôt que de parler des revendications des lycéens.

Interrogés sur les violences en marge des mouvements lycéens, Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Jérôme Guedj, Ségolène Royal et Emmanuel Maurel, les ont condamnées, mais ont aussi déploré les violences commises par certains policiers.

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"_Nous condamnons les violences, y compris les violences qui visent les forces de l'ordre. Mais quand on voit un policier tirer à tir tendu une grenade lacrymogène dans le visage d'un adolescent, et bien nous le condamnons avec force aussi_", a souligné Raphaël Glucksmann.

"Les violences sont insupportables", appuie Olivier Faure

Pour l'eurodéputé, leader de Place publique, "_la gauche doit tenir un discours de fermeté_" contre les violences mais aussi "_tenir un discours de fermeté sur l'état de l'Éducation nationale_", a-t-il ajouté. "_Les violences sont insupportables et elles viennent complètement dévoyer ce mouvement qui est un mouvement pacifique_", a ajouté le patron du PS Olivier Faure. Mais il a appelé à ce qu'on "_regarde la lune, et pas le doigt_".

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C'est-à-dire ne pas focaliser sur les violences mais sur les raisons du mouvement lycéen. "_Ils manifestent parce que les conditions d'études sont tout simplement insupportables_". Le député socialiste Jérôme Guedj a de son côté jugé que "_ce n'est pas à des responsables politiques de dire à des jeunes la manière"_ d'agir, dans une critique des Insoumis, qui "_jouent avec le feu"_ selon lui et "_dévoient le combat sincère que ces jeunes sont amenés à porter"._

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Olivier Faure a regretté qu'on entre "_dans une polémique qui va obscurcir complètement la question lycéenne_". Jérôme Guedj a assuré ne pas vouloir "_commenter la France insoumise_", pour ne pas donner "_le sentiment que c'est eux qui tiennent le mouvement_".

Reconnaissant que certains propos de responsables LFI vis-à-vis du mouvement lycéen étaient "_irresponsables_", Raphaël Glucksmann a lui aussi reconnu que le véritable "_sujet était l'école et l'avenir de ces enfants_". Et non, La France insoumise.

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L'ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal a elle appelé les lycéens à "_rentrer chez eux_", car "_ce pouvoir ne vous donnera rien"_. Mais quand LFI _"les pousse à faire monter en puissance la violence, ils les poussent à prendre des risques"_, a-t-elle ajouté.

Le député de la gauche républicaine et socialiste (GRS) Emmanuel Maurel lui a répondu qu'il ne demandait pas aux lycéens de rentrer chez eux : "_Je leur dis de s'exprimer, de dire ce dont ils ont envie et d'engranger des gains_".

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Article repere dans la presse. Source : La Provence (1 octobre 2026).

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