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Ladepeche · 1 octobre 2026

Présidentielle 2027 : "danse du ventre" d'Olivier Faure avec LFI, "tu es habité par l'esprit de défaite"... Les séquences à retenir de ce deuxième débat de la primaire de la gauche

Politique
Ladepeche1 octobre 2026

Le deuxième débat de la primaire de la gauche a vu les candidats discuter des mobilisations lycéennes, du pouvoir d'achat et de l'affaire Jordan Bardella. Les positions divergent sur ces sujets.

Présidentielle 2027 : "danse du ventre" d'Olivier Faure avec LFI, "tu es habité par l'esprit de défaite"... Les séquences à retenir de ce deuxième débat de la primaire de la gauche

Election présidentielle 2027

, mis à jour

V.M. avec H.H.

l'essentiel

Lors du deuxième débat de la primaire de la gauche, ce jeudi 1er octobre sur France 2, l'occasion a été donnée à Ségolène Royal, Olivier Faure, Emmanuel Maurel, Jérôme Guedj et Raphaël Glucksmann de confronter leurs idées sur plusieurs thématiques : l'actuelle mobilisation lycéenne, le pouvoir d'achat, l'affaire Bardella révélée par Mediapart, l'international et l'immigration.

Ils ne se quittent plus. Une semaine après un premier débat assez policé n'ayant vu personne se démarquer nettement, les candidats de la primaire de la gauche se sont retrouvés, ce jeudi 1er octobre sur France 2, pour leur deuxième des trois rendez-vous avant le scrutin qui se tiendra les 9-10 octobre prochains.

À lire aussi :

Mobilisation lycéenne : une colère "légitime"

Face aux blocus, le ton général a balancé entre soutien du mouvement et fermeté. Jérôme Guedj a condamné les violences, tandis qu'Olivier Faure a jugé la colère "légitime" face à la dégradation de l'école publique.

Faut-il soutenir le mouvement de blocage des lycées en France, et les violences qui en découlent ? Pour Jérôme Guedj, "un républicain sincère ne peut pas admettre que l’on tranche par du recours à la violence". Olivier Faure rappelle que la polémique sur ces violences va… pic.twitter.com/3SagEeEjvC

— France Inter (@franceinter) October 1, 2026

Emmanuel Maurel voit, lui, dans ces blocus l'incapacité d'Emmanuel Macron à dialoguer. Raphaël Glucksmann, pour sa part, a exigé de la fermeté face à "l'abandon de l'école". La candidate socialiste à la présidentielle de 2007 a appelé au calme, affirmant que la protestation radicale "ne servira à rien" à l'image des Gilets jaunes.

À lire aussi : INFOGRAPHIE. Présidentielle 2027 : carburants, retraite... quelles sont les propositions des candidats de la primaire de la gauche ? Utilisez notre comparateur

Raphaël Glucksmann seul contre tous sur la CSG

Le premier secrétaire du PS a proposé de mettre en œuvre la taxe Zucman (2 % sur les plus riches) et un "grand emprunt citoyen", mesure revendiquée par Emmanuel Maurel pour "recréer du commun".

Comment redonner du pouvoir d’achat aux Français ? Raphaël Glucksmann propose de baisser la CSG sur les salaires afin d’augmenter immédiatement le revenu net des travailleurs. Olivier Faure est contre : pour lui, cette recette est limitée et l’État risque, à terme, de ne plus… pic.twitter.com/7kDGNv4j3h

— France Inter (@franceinter) October 1, 2026

La fiscalité des carburants a divisé : Ségolène Royal a fait part de sa volonté de baisser les taxes pour fixer l'essence à 1,70 €. Raphaël Glucksmann s'y est opposé, fustigeant une mesure à 29 milliards d'euros qui aiderait indifféremment riches et pauvres. Sa proposition de baisser la CSG a en revanche fait l'unanimité contre lui.

Pouvoir d'achat : Ségolène Royal souhaite baisser immédiatement les taxes sur les carburants afin de soulager ménages et commerces, Raphaël Glucksmann juge cette mesure trop coûteuse et mal ciblée. Sa proposition : porter le chèque énergie à 500€ et l’étendre à davantage de… pic.twitter.com/HPn3rHCsaS

— France Inter (@franceinter) October 1, 2026

Jordan Bardella, une "imposture"

À la suite des révélations de Mediapart visant Jordan Bardella, les cinq candidats ont logiquement fait front commun pour condamner le président du RN, Olivier Faure affirmant qu'il est "totalement disqualifié" et lançant : "Si j’avais commis les mêmes écrits, je partirais".

Les révélations de Mediapart concernant des écrits antisémites attribués à Jordan Bardella le disqualifient-il pour être Premier ministre, si Marine Le Pen venait à être élue Présidente en mai 2027 ?
L’avis des candidats de la primaire de la gauche socialiste et démocratique.… pic.twitter.com/DGvUSZJ32V

— France Inter (@franceinter) October 1, 2026

Alors que Ségolène Royal s'est interrogée sur la longévité de cette "imposture" et exigé sa démission de son mandat d'eurodéputé, Emmanuel Maurel, Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj se sont attaqués à l'ADN idéologique du RN en rappelant que la "dédiabolisation ne doit duper personne".

"Résister à Poutine" ou "garder le lien" : les candidats étalent leurs divergences sur l'Ukraine

Sur la question du conflit russo-ukrainien, Ségolène Royal s'est démarquée en militant pour une "commission permanente de négociation" afin de "garder le lien du dialogue" avec Moscou et qui "ne pourra pas se faire sans l'Ukraine", tout en refusant "la naïveté" comme les "positions jusqu'au-boutistes".

Cette ligne de médiation a suscité une vive opposition : Olivier Faure a rappelé fermement que "négocier, ce n'est pas capituler" face à un agresseur contre lequel la résistance ukrainienne se bat courageusement depuis quatre ans, tandis que Raphaël Glucksmann a balayé toute discussion immédiate avec un Vladimir Poutine qui "se pense en guerre contre [...] 'l'euro-fascisme'", affirmant que la priorité était de "lui résister".

Quelle position tenir vis-à-vis de la Russie ? Pour Ségolène Royal, la priorité est "que cette guerre s’arrête". De son côté, Emmanuel Maurel rappelle la position belliqueuse de Vladimir Poutine : "la France ne doit pas sous-estimer la menace russe".

Le débat de la primaire de… [pic.twitter.com/XTlR

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— France Inter (@franceinter) October 1, 2026

Enfin, alors qu'Emmanuel Maurel a soutenu l'aide financière et militaire tout en dénonçant "l'atlanticisme" d'une partie des élites européennes, Jérôme Guedj a martelé la nécessité de faire émerger une "Europe forte" face à la menace hybride russe.

"Génocide" à Gaza : vive altercation et débat sémantique entre les candidats

Alors que les échanges avaient été jusque-là plutôt ternes, le terme de "génocide" pour qualifier la situation à Gaza a déclenché une vive altercation sémantique entre les candidats. Olivier Faure a assumé pleinement le mot, provoquant l'ire de Raphaël Glucksmann qui a dénoncé une attitude "largement obscène".

L’utilisation du terme "génocide" à propos de Gaza divise les candidats de la primaire socialiste et démocratique : pour Raphaël Glucksmann, l’essentiel est "de faire en sorte que les crimes aient un coût". Olivier Faure rappelle que les critères de 1948 pour définir un génocide… pic.twitter.com/9NWIi63jk4

— France Inter (@franceinter) October 1, 2026

S'opposant à cette qualification, Jérôme Guedj a dénoncé la "nazification de l'État d'Israël" et déploré qu'Olivier Faure se soit "engouffré dans cette sémantique" pour décider "qui sont les purs et qui ne sont pas les purs".

Ségolène Royal a décrypté la position des réfractaires au terme en soulignant que certains craignent à tort de "renforcer le Hamas", tout en rappelant les déclarations de ministres israéliens hostiles à la solution à deux États.

Sur LFI, Jérôme Guedj a fustigé "la danse du ventre" d'Olivier Faure

La question d'une alliance avec La France insoumise a de nouveau fait voler le débat en éclats. Raphaël Glucksmann a rejeté catégoriquement tout accord avec le parti de Jean-Luc Mélenchon pour des raisons d'incompatibilité idéologique et d'efficacité électorale, avertissant que « si nous sommes alliés à LFI, nous allons perdre contre l'extrême droite".

Ségolène Royal, elle, a refusé d'anticiper le pire et se dit prête à bâtir une coalition large sans tarder : "Je me refuse d'imaginer un scénario Jean-Luc Mélenchon/Marine Le Pen au second tour. On remet LFI au centre du jeu. (…) Il faut faire alliance avec les partis de gauche, les écologistes et le parti communiste. Je pense que je suis capable de faire cette alliance rapidement."

Le député de l'Essonne Jérôme Guedj s'est, lui, montré le plus véhément en dénonçant la "danse du ventre" d'Olivier Faure et lui reproche de mettre "toute la gauche [...] dans la panade". Alors que le premier secrétaire du PS a tenté de temporiser en désignant la victoire de Marine Le Pen comme le danger absolu, Raphaël Glucksmann a tranché sans détour : accusant l'élu de Seine-et-Marne d'être "habité par l'esprit de défaite", il a exigé de "se débarrasser de tout compromis."

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Article repere dans la presse. Source : Ladepeche (1 octobre 2026).

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