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Présidentielle 2027 · Programmes

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La position
Ce que la formation défend sur cet axe, reformulé par la rédaction à partir de ses textes publics. Ce n’est pas une citation.
Les principes
Les quelques lignes de force de cette position : de quoi la parcourir sans lire le paragraphe entier.
La contrainte factuelle
Un fait sourcé que la position doit affronter : un chiffre, un calendrier, une règle de droit. Ce n’est pas une objection : la même exigence s’applique à toutes les formations.
Une case vide
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2 formations comparées sur 13 thèmes. Le tableau défile latéralement.

Positions comparées, axe par axe. La première colonne nomme le thème ; chaque colonne suivante porte une formation.
ThèmeGénération.sGauche sociale écologisteRetirerLaissez-nous faireDroite libéraleRetirer
Économie & fiscal

Génération.s prône une fiscalité plus progressive et redistributive, le rétablissement d'un impôt sur la fortune et la taxation des grandes entreprises du numérique. Le mouvement défend un État investisseur et une économie réorientée vers la transition écologique et le partage des richesses.

  • Rétablissement d'un impôt sur la fortune et renforcement de la progressivité de l'impôt
  • Taxation des multinationales et des services numériques (taxe GAFAM)
  • Investissement public massif via un Green New Deal européen
  • Lutte contre l'évasion et l'optimisation fiscales
2 contraintes factuelles
  • L'ISF, supprimé en 2018 et remplacé par l'IFI, représentait environ 5 milliards d'euros de recettes annuelles avant sa suppression.
  • La taxe française sur les services numériques rapporte environ 750 millions d'euros par an au taux de 3 %.

Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022

Le mouvement pose que la croissance « ne se décrète pas, elle se libère » et désigne les entreprises et les entrepreneurs comme son unique moteur. Il réclame une fiscalité pro-croissance — compétitive et non punitive, plus légère, plus simple, plus stable — ramenée à la « normale européenne », avec une baisse prioritaire des impôts pesant sur la production et un allègement de la transmission. Il propose d'échanger progressivement des baisses d'impôts contre une baisse des aides. Il réclame en parallèle une réduction drastique du poids des normes, jusqu'à donner aux entreprises le pouvoir de contester celles jugées étouffantes ou inutiles. Sur le logement, il tient la crise pour évitable et vise la recréation d'un véritable marché.

  • fiscalité pro-croissance : compétitive et non punitive, plus légère, simple et stable
  • retour à la « normale européenne » en matière de fiscalité
  • baisse prioritaire des impôts qui pèsent sur la production
  • favoriser la transmission
3 contraintes factuelles
  • Aucune mesure n'est chiffrée dans le document : ni le niveau de baisse d'impôts visé, ni le rendement des suppressions d'aides censées la compenser
  • Le « retour à la normale européenne » n'est rapporté à aucun agrégat de référence (taux de prélèvements obligatoires, taux d'IS, coin fiscalo-social)
  • Le pouvoir de contestation des normes par les entreprises n'est associé à aucun véhicule juridique identifié

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Social & travail

Génération.s porte comme marqueur historique le revenu universel d'existence, héritage du projet de Benoît Hamon, complété par la hausse du SMIC et la réduction du temps de travail. Le mouvement défend une sécurité sociale élargie et un partage du travail face à l'automatisation.

  • Instauration d'un revenu universel d'existence comme socle de protection inconditionnelle
  • Revalorisation du SMIC et indexation des salaires
  • Réduction et partage du temps de travail
  • Renforcement des droits collectifs et de la protection sociale
2 contraintes factuelles
  • Le revenu universel d'existence proposé par Benoît Hamon était chiffré jusqu'à 750 euros par mois, avec un coût brut estimé à plusieurs centaines de milliards d'euros par an selon le périmètre retenu.
  • Le SMIC net s'établit autour de 1 400 euros mensuels en 2024 ; les programmes de gauche visaient un SMIC porté à 1 600 euros bruts.

Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022

Le mouvement juge le droit du travail « trop rigide, inadapté » et veut le reconstruire autour de principes clairs complétés par le contrat — personnel, d'entreprise ou de branche — avec un code du travail spécifique aux PME, pour « passer de la surveillance à la confiance ». Il reconnaît par ailleurs une « urgence sociale » : trop de Français peinent à vivre. Il tient les réformes de libération de la croissance pour la bonne réponse de fond, mais admet qu'il faut agir sans en attendre les résultats, au besoin par des mesures non conventionnelles et temporaires. Il refuse de séparer justice sociale et efficacité sociale, et pose le progrès économique comme condition du progrès social.

  • recodification du droit du travail autour de principes clairs complétés par le contrat
  • contrat personnel, contrat d'entreprise ou de branche
  • code du travail spécifique aux PME
  • passage de la surveillance à la confiance et à une liberté responsable
3 contraintes factuelles
  • Le volet « urgence sociale » reste au stade de l'intention : aucune mesure concrète n'est nommée, le document annonce seulement qu'on y « réfléchira »
  • La nature des « mesures non conventionnelles et temporaires » n'est pas précisée
  • La taxe Zucman est citée comme repoussoir sans contre-proposition de financement

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Santé & retraites

Génération.s s'oppose au recul de l'âge légal de départ et défend le retour de la retraite à 60 ans, en cohérence avec les coalitions de gauche. Le mouvement plaide pour un service public de santé renforcé et un accès universel aux soins.

  • Retour à un droit à la retraite à 60 ans et abrogation de la réforme de 2023
  • Renforcement de l'hôpital public et lutte contre les déserts médicaux
  • Accès universel aux soins et désengorgement des urgences
  • Financement par la cotisation et la solidarité intergénérationnelle
2 contraintes factuelles
  • La réforme de 2023 porte progressivement l'âge légal de départ de 62 à 64 ans, mesure contestée par les coalitions de gauche.
  • Les dépenses de santé représentent environ 12 % du PIB français, soutenues par une démographie médicale en tension.

Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022

Le mouvement juge l'État-providence « à bout de souffle » et veut refonder les protections sociales en séparant ce qui relève de l'assurance payée par cotisations de la solidarité nationale payée par l'impôt, avec des acteurs responsables et des missions claires. Sur la santé, il oppose à la recherche d'économies la construction d'une « véritable économie de la santé », plus efficace et plus économe. Sur les retraites, il qualifie d'erreurs politiques profondes l'incapacité à reconstruire la répartition et le refus des fonds de pension, imputant cette irresponsabilité aux gouvernements « de gauche comme de droite », et réclame l'introduction de fonds de capitalisation pour tous.

  • séparation de l'assurance (cotisations) et de la solidarité nationale (impôt)
  • rétablissement de missions claires avec des acteurs responsables
  • construction d'une véritable économie de la santé, plus efficace et plus économe
  • instauration d'un vrai système de fonds de pension pour tous
3 contraintes factuelles
  • Aucun paramètre n'est donné : ni taux de cotisation affecté à la capitalisation, ni calendrier de transition, ni traitement de la génération pivot
  • Le document ne dit pas si la capitalisation se substitue à une part de la répartition ou s'y ajoute, ce qui change entièrement le coût de transition
  • L'« économie de la santé » n'est adossée à aucun modèle de financement décrit

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Éducation & recherche

Génération.s défend un service public d'éducation renforcé, la réduction des inégalités scolaires et un réinvestissement dans la recherche publique. Le mouvement plaide pour la revalorisation des enseignants et l'autonomie de la recherche.

  • Réduction des inégalités scolaires et lutte contre la ségrégation
  • Revalorisation des rémunérations et du statut des enseignants
  • Réinvestissement dans la recherche publique et l'université
  • Gratuité et accès égalitaire à l'enseignement supérieur
2 contraintes factuelles
  • La France consacre environ 2,2 % de son PIB à la recherche et développement, en deçà de l'objectif européen de 3 %.
  • La dépense intérieure d'éducation représente environ 6,7 % du PIB français.

Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022

Le mouvement part d'un constat de système défaillant, auquel s'ajoute la mutation induite par l'intelligence artificielle et la modification des contenus qu'elle entraîne. Il ne propose pas de réforme arrêtée mais un cap : beaucoup plus de liberté et de souplesse pour innover, tester et créer, dans le public comme dans le privé. Il veut développer éducation et formation tout au long de la vie en y impliquant les entreprises et de nouveaux acteurs, en posant explicitement la question du financement, et entend s'inspirer des meilleures réussites françaises et étrangères.

  • liberté et souplesse pour innover, tester et créer, dans le public comme dans le privé
  • adaptation de l'éducation à la mutation induite par l'intelligence artificielle
  • éducation et formation tout au long de la vie
  • implication des entreprises et de nouveaux acteurs
3 contraintes factuelles
  • L'atelier est explicitement ouvert : le document écrit « Reste à savoir comment » et ne tranche aucune modalité
  • La question du financement est posée mais laissée sans réponse
  • Ni l'autonomie des établissements, ni le statut des enseignants, ni la carte scolaire ne sont abordés

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Énergie

Génération.s défend une trajectoire de sortie progressive du nucléaire couplée à une montée en puissance massive des énergies renouvelables et de la sobriété. Le mouvement inscrit l'énergie dans un cadre de transition planifiée et publique, financée par l'investissement plutôt que par le marché.

  • Sortie programmée du nucléaire au profit d'un mix 100 % renouvelable à terme
  • Priorité à la sobriété énergétique et à la rénovation thermique des bâtiments
  • Maîtrise publique de la production et de la distribution d'énergie
  • Investissement de transition via un Green New Deal européen
2 contraintes factuelles
  • Le nucléaire fournit environ 65 % de la production électrique française en 2024, ce qui rend la sortie dépendante du rythme de déploiement renouvelable.
  • La rénovation thermique concerne près de 5 millions de passoires énergétiques (étiquettes F et G) recensées en France.

Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022

L'énergie n'est pas traitée pour elle-même mais comme levier de l'« écologie du progrès » que le mouvement oppose à l'écologie punitive. Il cite le nucléaire propre en premier, puis les énergies renouvelables et les nouvelles technologies, comme moyens de répondre aux défis de la planète par la création et l'innovation plutôt que par la décroissance. Le document annonce également que « de nouvelles énergies s'annoncent » dans le cadre de la mutation technologique, sans les nommer.

  • recours au nucléaire propre
  • développement des énergies renouvelables
  • mobilisation des nouvelles technologies au service de la transition
  • refus de la décroissance comme réponse énergétique
3 contraintes factuelles
  • L'énergie ne fait l'objet d'aucun atelier dédié : la position est déduite d'une énumération de trois lignes dans l'atelier « écologie du progrès »
  • Le « nucléaire propre » n'est pas défini et n'est associé à aucun programme de construction ou de prolongation
  • Aucun objectif de mix, de capacité ou de calendrier n'est mentionné

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Climat & environnement

Génération.s place l'urgence climatique au cœur de son projet de transformation sociale-écologiste, visant la neutralité carbone et l'abandon des énergies fossiles. Le mouvement articule justice sociale et justice environnementale dans une logique de planification écologique.

  • Objectif d'une économie zéro carbone affranchie des fossiles
  • Planification écologique articulée à la justice sociale
  • Reconnaissance de limites planétaires et de la biodiversité dans la décision publique
  • Transition financée par l'investissement public et la fiscalité environnementale
2 contraintes factuelles
  • La France vise la neutralité carbone en 2050, avec une baisse des émissions d'environ 50 % d'ici 2030 par rapport à 1990 dans la SNBC.
  • Les transports représentent environ 30 % des émissions de gaz à effet de serre françaises, premier secteur émetteur.

Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022

Le mouvement pose deux visions opposées face aux défis de la planète. D'un côté une écologie punitive qui « voit l'homme comme un danger pour la planète » et prône la décroissance, le dirigisme planétaire et la limitation des naissances — qu'il rejette et qu'il range ailleurs dans le document parmi les attaques portées aux valeurs communes. De l'autre une écologie de progrès pour laquelle la solution n'est ni de décroître ni de culpabiliser, mais de créer, innover et transformer, grâce au nucléaire propre, aux renouvelables, aux nouvelles technologies et à l'économie circulaire. Ce sont ces solutions que le campus annonce vouloir explorer.

  • écologie de progrès fondée sur la création, l'innovation et la transformation
  • refus de la décroissance, du dirigisme planétaire et de la limitation des naissances
  • refus de la culpabilisation comme levier écologique
  • développement de l'économie circulaire
3 contraintes factuelles
  • Aucun objectif de réduction d'émissions, aucune trajectoire et aucune échéance ne figurent dans le document
  • L'adaptation au changement climatique n'est pas abordée
  • La position est formulée en opposition à une écologie adverse plus qu'en programme propre : le document annonce explorer ces solutions, pas les avoir arrêtées

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Immigration & intégration

Génération.s défend une politique migratoire fondée sur l'accueil digne, la régularisation et le respect des droits fondamentaux, en opposition aux durcissements législatifs. Le mouvement s'est illustré par son rejet de la loi immigration de 2023.

  • Accueil digne des demandeurs d'asile et des mineurs non accompagnés
  • Régularisation des travailleurs sans papiers
  • Opposition aux restrictions du droit du sol et au délit de séjour
  • Égalité des droits indépendamment de la nationalité ou de l'origine
2 contraintes factuelles
  • Le député Génération.s Benjamin Lucas a porté la motion de rejet préalable de la loi immigration adoptée fin 2023.
  • La France a délivré environ 320 000 premiers titres de séjour en 2023, niveau au cœur du débat migratoire.

Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022

Rien de documenté sur ce thème

Sécurité & défense

Génération.s privilégie une approche de sécurité fondée sur la prévention, la police de proximité et le respect des libertés publiques. En matière de défense, le mouvement plaide pour une autonomie stratégique européenne plutôt qu'un alignement exclusif sur l'OTAN.

  • Police de proximité et priorité à la prévention de la délinquance
  • Contrôle démocratique des forces de l'ordre et encadrement des pratiques
  • Construction d'une défense européenne autonome
  • Réorientation de la politique de défense vers la sécurité collective et le désarmement
2 contraintes factuelles
  • La loi de programmation militaire 2024-2030 prévoit environ 413 milliards d'euros, soit une trajectoire haussière du budget de défense.
  • La France consacre environ 2 % de son PIB à la défense, seuil de référence fixé par l'OTAN.

Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022

Le mouvement décrit des cités et des quartiers devenus des « territoires perdus » où les narcotrafiquants font la loi, et y voit d'abord un problème de sécurité doublé d'un problème de justice, en particulier sur l'application des peines aux mineurs délinquants. Il demande d'accroître le nombre de places de prison et surtout de démultiplier les centres d'accueil pour mineurs, tout en présentant ces territoires comme le « miroir grossissant des échecs de l'État » — sécurité, école, emploi — et en voulant offrir des perspectives aux talents et aux énergies latentes des cités. Sur la défense, il appelle les démocraties libérales à se réarmer militairement et moralement face au « grand retour de la Force contre le Droit ».

  • accroissement du nombre de places de prison
  • démultiplication des centres d'accueil pour mineurs délinquants
  • révision de l'application des peines pour les mineurs délinquants
  • moyens et capacité d'adaptation donnés à l'école dans les quartiers
3 contraintes factuelles
  • Aucun volume n'est donné : ni nombre de places de prison, ni nombre de centres pour mineurs, ni coût associé
  • Le réarmement militaire n'est associé à aucune trajectoire budgétaire, alors que l'axe économique porte une baisse générale des prélèvements
  • Aucune mesure sur les effectifs de police, de gendarmerie ou de magistrats

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Justice & libertés

Génération.s défend l'indépendance de la justice, le renforcement des moyens judiciaires et l'extension des libertés individuelles. Le mouvement soutient les droits des minorités, l'égalité de genre et l'encadrement de la surveillance.

  • Indépendance de la justice et augmentation de ses moyens
  • Protection et extension des libertés publiques et individuelles
  • Garantie des droits des minorités et égalité de genre
  • Encadrement strict de la surveillance et des fichiers
2 contraintes factuelles
  • La France figure parmi les pays européens consacrant un budget par habitant à la justice inférieur à la moyenne, selon les comparaisons de la CEPEJ.
  • Le budget de la justice atteint environ 10 milliards d'euros en 2024, en hausse mais jugé insuffisant par les acteurs du secteur.

Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022

ATTENTION — cet axe est le plus fragile du document : il est rédigé en interrogations, non en positions. Sur l'état de droit, le mouvement pose une définition (l'État soumis à un Droit qui lui est supérieur et antérieur) puis enchaîne des questions ouvertes : que valent les Droits de l'Homme, sont-ils universels, quel rôle pour les cours constitutionnelles, « trop de droits tuent-ils le Droit », a-t-on créé un gouvernement des juges. Sur l'immigration, il affirme qu'il n'y a pas une mais plusieurs immigrations (régulière, irrégulière, choisie, subie) qu'il faut « savoir nommer », puis pose de nouveau des questions — contrôler les flux, régulariser, expulser, conditionner l'asile, attirer les talents — en revendiquant d'y répondre « sans tabou, sans peur, mais avec exigence républicaine ». Aucune mesure ferme n'est arrêtée sur cet axe.

  • définition de l'état de droit : l'État soumis à un Droit supérieur et antérieur, non producteur du Droit
  • distinguer et nommer les différentes immigrations : régulière, irrégulière, choisie, subie
  • traiter la question de l'Islam et de l'islamisme comme un défi d'unité et de valeurs communes
  • interrogation ouverte sur l'universalité des Droits de l'Homme et sur l'inflation des droits
3 contraintes factuelles
  • Les six « principes » ci-dessus sont pour l'essentiel des questions posées par le document, pas des positions arrêtées : ne pas les traiter comme des engagements programmatiques
  • Aucun dispositif migratoire concret (quotas, titres de séjour, procédure d'asile) n'est proposé
  • La critique de l'inflation des droits n'est assortie d'aucune proposition de révision constitutionnelle ou conventionnelle

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Institutions & démocratie

Génération.s appelle à une rénovation démocratique profonde, avec proportionnelle aux élections législatives et mécanismes de participation citoyenne. Le mouvement défend une réforme constitutionnelle vers une VIe République sans nécessairement passer par une assemblée constituante.

  • Élection de l'Assemblée nationale à la proportionnelle
  • Référendum d'initiative citoyenne et 49.3 citoyen
  • Encadrement du recours à l'article 49.3 et limitation du cumul des mandats dans le temps
  • Participation citoyenne renforcée dans la décision publique
2 contraintes factuelles
  • L'Assemblée nationale est élue au scrutin majoritaire à deux tours, l'introduction de la proportionnelle nécessitant une réforme de la loi électorale.
  • L'article 49.3 a été utilisé à de multiples reprises sous la législature 2022-2024, alimentant le débat sur sa limitation.

Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022

C'est l'axe structurant du mouvement, qui porte l'exigence d'une double redistribution des pouvoirs : retracer la frontière entre l'État et la société civile pour faire grandir la société et alléger l'État, et rapprocher la décision publique du terrain. Le principe directeur est la subsidiarité : tout ce que les citoyens, les familles, les associations, les entreprises et les élus locaux peuvent faire, il faut le leur laisser faire. Sur les collectivités, il pose « une compétence, un échelon, un responsable identifiable », chaque transfert de compétence devant s'accompagner d'un transfert réel de responsabilité et d'une fiscalité dédiée. Sur l'État, il demande une revue générale des missions et des politiques publiques et la substitution de solutions de la société civile aux défaillances publiques.

  • double redistribution des pouvoirs : État / société civile, et national / local
  • subsidiarité : laisser faire tout ce que citoyens, familles, associations, entreprises et élus locaux peuvent faire
  • « une compétence, un échelon, un responsable identifiable »
  • chaque transfert de compétence s'accompagne d'un transfert réel de responsabilité
4 contraintes factuelles
  • Aucun périmètre de compétences n'est nommé : le document pose la méthode (« une compétence, un échelon ») sans dire quelle compétence va à quel échelon
  • La « vraie fiscalité dédiée » par échelon n'est associée à aucun impôt existant ou nouveau
  • Aucune mission de l'État n'est explicitement désignée comme devant être supprimée, externalisée ou déléguée
  • Les « lois Notre-Dame dédiées » sont citées comme instrument sans être définies

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

International & UE

Génération.s est résolument pro-européen et fédéraliste de gauche, héritier du Printemps européen porté par Benoît Hamon. Le mouvement défend une refondation sociale et écologique de l'Union et une harmonisation fiscale et sociale par le haut.

  • Refondation sociale et écologique de l'Union européenne
  • Harmonisation fiscale et sociale entre États membres
  • Coopération internationale et multilatéralisme face aux crises globales
  • Promotion d'une Europe fédérale et démocratique
2 contraintes factuelles
  • Le mouvement a soutenu la liste du Printemps européen avec Benoît Hamon aux élections européennes de 2019.
  • La fiscalité européenne requiert l'unanimité des 27 États membres, ce qui contraint toute harmonisation fiscale.

Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022

L'axe est peu développé et n'apparaît qu'indirectement. L'Union européenne est mobilisée comme étalon fiscal — ramener la fiscalité française à la « normale européenne » — et non comme sujet institutionnel : ni les compétences de l'UE, ni sa gouvernance, ni la souveraineté ne sont discutées. Sur l'international, le mouvement décrit des démocraties libérales fatiguées, ayant oublié leurs valeurs et usées par un sentiment d'impuissance publique, confrontées à un retour des empires totalitaires et de la Force contre le Droit. Il juge toutefois ces nouveaux empires fragiles et leurs dirigeants moins assurés qu'ils ne le paraissent, et estime les démocraties plus fortes qu'elles ne le croient à condition de se réarmer militairement et moralement.

  • alignement de la fiscalité française sur la « normale européenne »
  • diagnostic de démocraties libérales fatiguées et de retour des empires totalitaires
  • appréciation des régimes autoritaires comme plus fragiles qu'ils ne paraissent
  • réarmement militaire et moral des démocraties comme condition de leur résistance
3 contraintes factuelles
  • Aucune position sur l'architecture institutionnelle de l'UE, ses compétences, l'élargissement ou la zone euro
  • Aucun pays, alliance ou théâtre d'opération n'est nommé, y compris parmi les « empires totalitaires »
  • Le document qualifie lui-même ce sujet de « débat existentiel » à tenir, pas de position arrêtée

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Numérique & innovation

Génération.s plaide pour une régulation des grandes plateformes numériques, la protection des données personnelles et la souveraineté numérique européenne. Le mouvement articule innovation et finalité sociale et écologique.

  • Régulation et taxation des grandes plateformes numériques
  • Protection des données personnelles et des droits numériques
  • Souveraineté numérique européenne et soutien aux communs numériques
  • Orientation de l'innovation vers la transition écologique et sociale
2 contraintes factuelles
  • La taxe française sur les services numériques s'applique aux entreprises réalisant plus de 750 millions d'euros de chiffre d'affaires mondial.
  • Le secteur numérique représente environ 2,5 % des émissions de gaz à effet de serre en France, en croissance rapide.

Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022

Le mouvement se dit entré dans « la civilisation de la connaissance numérisée et du progrès exponentiel » et annonce que « les dix prochaines années seront les plus fabuleuses de toute l'histoire de l'Humanité ». Il énumère intelligence artificielle, agents autonomes, robots, neurosciences, génie génétique et nanomatériaux, en insistant sur leur hybridation et leur renforcement mutuel, et sur leur effet transformateur sur les métiers, les entreprises, l'éducation, la santé et les institutions. Il pose les questions du devenir du travail à l'ère de l'IA et du partage des richesses dans un monde « hyper capitaliste », en revendiquant d'en débattre « sans peurs paralysantes et sans fascination naïve ». Il entend aussi mettre l'IA au service de la diffusion de ses idées sur les réseaux sociaux et présente « Mia », une IA maison.

  • accueil du progrès technologique sans peurs paralysantes ni fascination naïve
  • reconnaissance de l'hybridation des technologies (IA, agents autonomes, robots, neurosciences, génie génétique, nanomatériaux)
  • construction d'un récit optimiste, exigeant et lucide sur les mutations technologiques
  • mise de l'intelligence artificielle au service de l'action et de l'argumentation dans le débat public
3 contraintes factuelles
  • Aucune position réglementaire n'est prise : ni sur l'encadrement de l'IA, ni sur les données personnelles, ni sur le règlement européen sur l'IA
  • Les questions posées (devenir du travail, partage des richesses) sont explicitement laissées ouvertes au débat
  • Le volet « IA au service de l'action sur les réseaux sociaux » relève de la stratégie de diffusion du mouvement, pas d'une politique publique

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Culture & médias

Génération.s défend l'indépendance des médias face à la concentration capitalistique et le soutien public à la création culturelle. Le mouvement promeut le pluralisme de l'information et l'accès de tous à la culture.

  • Lutte contre la concentration de la propriété des médias
  • Garantie de l'indépendance éditoriale et du pluralisme
  • Soutien public à la création artistique et au statut des intermittents
  • Démocratisation de l'accès à la culture
2 contraintes factuelles
  • Quelques groupes industriels contrôlent une part majoritaire des grands médias français, ce qui nourrit le débat sur la concentration.
  • Le budget du ministère de la Culture s'élève à environ 4 milliards d'euros par an, hors audiovisuel public.

Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022

Le mouvement tient la cohésion sociale et la démocratie pour fragilisées par des attaques portées de longue date aux valeurs communes. Il désigne nommément le déconstructivisme — « théorie destructrice du pouvoir de la vérité, du langage et du sens commun » — auquel succède selon lui le wokisme, l'écologie radicale et le relativisme moral qui « mène à brouiller le bien et le mal ». La question qu'il pose est celle des moyens : « comment combattre ceux qui les détruisent ? ». En contrepoint, il valorise les « valeurs non marchandes » — enfants, famille, amis, travail domestique, bénévolat, entraide, auto-production — qu'il présente non comme une survivance mais comme constitutives d'un nouveau système de richesses humaines lié à la civilisation de la connaissance.

  • reconstruction de valeurs communes
  • combat du déconstructivisme, du wokisme et du relativisme moral
  • reconnaissance des valeurs non marchandes (famille, bénévolat, entraide, travail domestique) comme constitutives de la richesse
  • exploration des « territoires invisibles de la richesse » échappant au calcul du PIB
3 contraintes factuelles
  • Le document pose la question des moyens de ce combat culturel sans y répondre : aucun levier de politique publique n'est nommé
  • Aucune mesure sur les médias, l'audiovisuel public, l'université ou le financement de la recherche n'accompagne la critique du wokisme
  • La valorisation des activités non marchandes n'est traduite dans aucun indicateur ni dispositif

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

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