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Présidentielle 2027 · Programmes

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Comment lire cette comparaison

La position
Ce que la formation défend sur cet axe, reformulé par la rédaction à partir de ses textes publics. Ce n’est pas une citation.
Les principes
Les quelques lignes de force de cette position : de quoi la parcourir sans lire le paragraphe entier.
La contrainte factuelle
Un fait sourcé que la position doit affronter : un chiffre, un calendrier, une règle de droit. Ce n’est pas une objection : la même exigence s’applique à toutes les formations.
Une case vide
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2 formations comparées sur 13 thèmes. Le tableau défile latéralement.

Positions comparées, axe par axe. La première colonne nomme le thème ; chaque colonne suivante porte une formation.
ThèmeLaissez-nous faireDroite libéraleRetirerGénération écologieÉcologisteRetirer
Économie & fiscal

Le mouvement pose que la croissance « ne se décrète pas, elle se libère » et désigne les entreprises et les entrepreneurs comme son unique moteur. Il réclame une fiscalité pro-croissance — compétitive et non punitive, plus légère, plus simple, plus stable — ramenée à la « normale européenne », avec une baisse prioritaire des impôts pesant sur la production et un allègement de la transmission. Il propose d'échanger progressivement des baisses d'impôts contre une baisse des aides. Il réclame en parallèle une réduction drastique du poids des normes, jusqu'à donner aux entreprises le pouvoir de contester celles jugées étouffantes ou inutiles. Sur le logement, il tient la crise pour évitable et vise la recréation d'un véritable marché.

  • fiscalité pro-croissance : compétitive et non punitive, plus légère, simple et stable
  • retour à la « normale européenne » en matière de fiscalité
  • baisse prioritaire des impôts qui pèsent sur la production
  • favoriser la transmission
3 contraintes factuelles
  • Aucune mesure n'est chiffrée dans le document : ni le niveau de baisse d'impôts visé, ni le rendement des suppressions d'aides censées la compenser
  • Le « retour à la normale européenne » n'est rapporté à aucun agrégat de référence (taux de prélèvements obligatoires, taux d'IS, coin fiscalo-social)
  • Le pouvoir de contestation des normes par les entreprises n'est associé à aucun véhicule juridique identifié

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Le parti récuse le PIB comme boussole et promeut une économie du bien-être, relocalisée et fondée sur la sobriété. Il vise la réorientation des subventions aux énergies fossiles et de la PAC vers les circuits courts et l'économie circulaire. La fiscalité est conçue comme un outil de redirection des activités plutôt que de soutien à la croissance.

  • économie du bien-être au-delà du PIB
  • relocalisation et circuits courts
  • réorientation des subventions fossiles et de la PAC
  • économie circulaire et sobriété matérielle
2 contraintes factuelles
  • La sortie de la logique de croissance n'est pas assortie d'une trajectoire budgétaire chiffrée à cadre constant (recettes, dépenses, dette publique de référence 3 520 Md€)
  • La réorientation de la PAC relève d'une négociation à l'échelle européenne, hors de la seule compétence nationale

Source : Programme présidentiel Delphine Batho / Génération écologie 2022 · 2022

Social & travail

Le mouvement juge le droit du travail « trop rigide, inadapté » et veut le reconstruire autour de principes clairs complétés par le contrat — personnel, d'entreprise ou de branche — avec un code du travail spécifique aux PME, pour « passer de la surveillance à la confiance ». Il reconnaît par ailleurs une « urgence sociale » : trop de Français peinent à vivre. Il tient les réformes de libération de la croissance pour la bonne réponse de fond, mais admet qu'il faut agir sans en attendre les résultats, au besoin par des mesures non conventionnelles et temporaires. Il refuse de séparer justice sociale et efficacité sociale, et pose le progrès économique comme condition du progrès social.

  • recodification du droit du travail autour de principes clairs complétés par le contrat
  • contrat personnel, contrat d'entreprise ou de branche
  • code du travail spécifique aux PME
  • passage de la surveillance à la confiance et à une liberté responsable
3 contraintes factuelles
  • Le volet « urgence sociale » reste au stade de l'intention : aucune mesure concrète n'est nommée, le document annonce seulement qu'on y « réfléchira »
  • La nature des « mesures non conventionnelles et temporaires » n'est pas précisée
  • La taxe Zucman est citée comme repoussoir sans contre-proposition de financement

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

La transition écologique est présentée comme intensive en emplois, via la relocalisation industrielle, la reconversion des secteurs polluants et le partage du temps de travail. Le parti soutient que la décroissance n'est pas synonyme de récession mais d'une réorientation de l'activité vers les besoins essentiels et le bien-être, articulée à l'émancipation.

  • transition écologique créatrice d'emplois
  • reconversion des secteurs polluants
  • partage et réduction du temps de travail
  • réorientation vers les besoins essentiels
2 contraintes factuelles
  • Le découplage affirmé entre croissance et emploi n'est pas étayé par une projection chiffrée des emplois créés et détruits par la reconversion
  • La réduction du temps de travail sans perte de salaire pose une question de coût pour les entreprises non documentée dans le programme

Source : Programme présidentiel Delphine Batho / Génération écologie 2022 · 2022

Santé & retraites

Le mouvement juge l'État-providence « à bout de souffle » et veut refonder les protections sociales en séparant ce qui relève de l'assurance payée par cotisations de la solidarité nationale payée par l'impôt, avec des acteurs responsables et des missions claires. Sur la santé, il oppose à la recherche d'économies la construction d'une « véritable économie de la santé », plus efficace et plus économe. Sur les retraites, il qualifie d'erreurs politiques profondes l'incapacité à reconstruire la répartition et le refus des fonds de pension, imputant cette irresponsabilité aux gouvernements « de gauche comme de droite », et réclame l'introduction de fonds de capitalisation pour tous.

  • séparation de l'assurance (cotisations) et de la solidarité nationale (impôt)
  • rétablissement de missions claires avec des acteurs responsables
  • construction d'une véritable économie de la santé, plus efficace et plus économe
  • instauration d'un vrai système de fonds de pension pour tous
3 contraintes factuelles
  • Aucun paramètre n'est donné : ni taux de cotisation affecté à la capitalisation, ni calendrier de transition, ni traitement de la génération pivot
  • Le document ne dit pas si la capitalisation se substitue à une part de la répartition ou s'y ajoute, ce qui change entièrement le coût de transition
  • L'« économie de la santé » n'est adossée à aucun modèle de financement décrit

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

La santé est abordée sous l'angle de la santé environnementale et de la prévention : réduction des expositions chimiques (pesticides, perturbateurs endocriniens) et lien entre dégradation du vivant et santé humaine. Le parti inscrit la protection sociale dans une logique de solidarités concrètes plutôt que dans une réforme paramétrique des retraites.

  • santé environnementale et prévention
  • réduction des expositions aux substances toxiques
  • lien entre santé du vivant et santé humaine
  • solidarités concrètes
2 contraintes factuelles
  • L'axe santé est centré sur la prévention environnementale et ne formule pas de trajectoire chiffrée de financement de l'assurance maladie
  • Le programme ne détaille pas de paramètres précis (âge, durée de cotisation) pour l'équilibre du système de retraites

Source : Programme présidentiel Delphine Batho / Génération écologie 2022 · 2022

Éducation & recherche

Le mouvement part d'un constat de système défaillant, auquel s'ajoute la mutation induite par l'intelligence artificielle et la modification des contenus qu'elle entraîne. Il ne propose pas de réforme arrêtée mais un cap : beaucoup plus de liberté et de souplesse pour innover, tester et créer, dans le public comme dans le privé. Il veut développer éducation et formation tout au long de la vie en y impliquant les entreprises et de nouveaux acteurs, en posant explicitement la question du financement, et entend s'inspirer des meilleures réussites françaises et étrangères.

  • liberté et souplesse pour innover, tester et créer, dans le public comme dans le privé
  • adaptation de l'éducation à la mutation induite par l'intelligence artificielle
  • éducation et formation tout au long de la vie
  • implication des entreprises et de nouveaux acteurs
3 contraintes factuelles
  • L'atelier est explicitement ouvert : le document écrit « Reste à savoir comment » et ne tranche aucune modalité
  • La question du financement est posée mais laissée sans réponse
  • Ni l'autonomie des établissements, ni le statut des enseignants, ni la carte scolaire ne sont abordés

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

L'éducation est rattachée aux conquêtes défendues par le parti (instruction gratuite et obligatoire) et à la formation aux enjeux écologiques. La recherche est mobilisée comme socle de la décision publique, notamment sur la biodiversité et la toxicité des substances, le parti exigeant la prise en compte des dernières connaissances scientifiques dans la loi.

  • instruction gratuite et obligatoire
  • éducation aux enjeux écologiques
  • recherche au fondement de la décision publique
  • primauté des connaissances scientifiques sur le vivant
2 contraintes factuelles
  • L'axe ne formule pas de cible budgétaire chiffrée pour l'éducation ou la recherche (part du PIB)
  • L'exigence d'intégration systématique des dernières données scientifiques dans la loi suppose un cadre d'expertise indépendant non précisé

Source : Programme présidentiel Delphine Batho / Génération écologie 2022 · 2022

Énergie

L'énergie n'est pas traitée pour elle-même mais comme levier de l'« écologie du progrès » que le mouvement oppose à l'écologie punitive. Il cite le nucléaire propre en premier, puis les énergies renouvelables et les nouvelles technologies, comme moyens de répondre aux défis de la planète par la création et l'innovation plutôt que par la décroissance. Le document annonce également que « de nouvelles énergies s'annoncent » dans le cadre de la mutation technologique, sans les nommer.

  • recours au nucléaire propre
  • développement des énergies renouvelables
  • mobilisation des nouvelles technologies au service de la transition
  • refus de la décroissance comme réponse énergétique
3 contraintes factuelles
  • L'énergie ne fait l'objet d'aucun atelier dédié : la position est déduite d'une énumération de trois lignes dans l'atelier « écologie du progrès »
  • Le « nucléaire propre » n'est pas défini et n'est associé à aucun programme de construction ou de prolongation
  • Aucun objectif de mix, de capacité ou de calendrier n'est mentionné

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

La priorité est la réduction de la consommation d'énergie (sobriété) avant tout choix de mix. Génération écologie défend l'ordre suivant : baisse de la demande, sortie des énergies fossiles, puis réduction progressive de la part du nucléaire. Le parti s'oppose au programme de six nouveaux EPR et plaide pour une sortie pragmatique du nucléaire, subordonnée à la sûreté.

  • sobriété énergétique comme priorité absolue
  • sortie des énergies fossiles
  • réduction progressive de la part du nucléaire
  • opposition aux nouveaux réacteurs EPR
2 contraintes factuelles
  • Le nucléaire représente environ 65% de la production électrique française en 2024 : une sortie progressive suppose un déploiement massif et chiffré d'ENR et de pilotage de la demande non détaillé
  • Delphine Batho reconnaît elle-même que la sortie du nucléaire n'est pas réalisable à court terme dans les conditions actuelles

Source : Programme présidentiel Delphine Batho / Génération écologie 2022 · 2022

Climat & environnement

Le mouvement pose deux visions opposées face aux défis de la planète. D'un côté une écologie punitive qui « voit l'homme comme un danger pour la planète » et prône la décroissance, le dirigisme planétaire et la limitation des naissances — qu'il rejette et qu'il range ailleurs dans le document parmi les attaques portées aux valeurs communes. De l'autre une écologie de progrès pour laquelle la solution n'est ni de décroître ni de culpabiliser, mais de créer, innover et transformer, grâce au nucléaire propre, aux renouvelables, aux nouvelles technologies et à l'économie circulaire. Ce sont ces solutions que le campus annonce vouloir explorer.

  • écologie de progrès fondée sur la création, l'innovation et la transformation
  • refus de la décroissance, du dirigisme planétaire et de la limitation des naissances
  • refus de la culpabilisation comme levier écologique
  • développement de l'économie circulaire
3 contraintes factuelles
  • Aucun objectif de réduction d'émissions, aucune trajectoire et aucune échéance ne figurent dans le document
  • L'adaptation au changement climatique n'est pas abordée
  • La position est formulée en opposition à une écologie adverse plus qu'en programme propre : le document annonce explorer ces solutions, pas les avoir arrêtées

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Le climat et la préservation du vivant sont l'horizon structurant du projet. Génération écologie défend l'écologie intégrale et la décroissance, considérant que la poursuite de la croissance du PIB est incompatible avec la lutte contre le dérèglement climatique et la protection de la biodiversité. La protection de la biodiversité (pollinisateurs, sols, eau) est érigée en priorité, avec un refus du retour des pesticides interdits.

  • écologie intégrale et décroissance
  • incompatibilité entre croissance du PIB et limites planétaires
  • protection prioritaire de la biodiversité
  • interdiction pérenne des néonicotinoïdes
2 contraintes factuelles
  • La décroissance suppose une réduction volontaire du PIB sans trajectoire chiffrée publiée de répartition des efforts ni d'effet sur les recettes publiques
  • La sortie des pesticides de synthèse (opposition à la loi Duplomb) se heurte à des enjeux de compétitivité agricole et de distorsion intra-UE relevés par le secteur

Source : Programme présidentiel Delphine Batho / Génération écologie 2022 · 2022

Immigration & intégration

Rien de documenté sur ce thème

Le parti défend une approche des migrations fondée sur la solidarité internationale, la justice climatique et le respect des droits humains. Les droits fondamentaux des personnes sont placés au centre, en lien avec les conséquences migratoires du dérèglement climatique, dans la continuité des valeurs d'égalité et de fraternité revendiquées.

  • solidarité internationale et accueil
  • respect des droits humains
  • prise en compte des migrations climatiques
  • égalité des droits et non-discrimination
2 contraintes factuelles
  • L'approche est centrée sur les principes de droits humains et n'est pas assortie d'un dispositif chiffré de gestion des flux ou des capacités d'accueil
  • La reconnaissance d'un statut lié aux déplacements climatiques ne dispose pas de cadre juridique international établi

Source : Programme présidentiel Delphine Batho / Génération écologie 2022 · 2022

Sécurité & défense

Le mouvement décrit des cités et des quartiers devenus des « territoires perdus » où les narcotrafiquants font la loi, et y voit d'abord un problème de sécurité doublé d'un problème de justice, en particulier sur l'application des peines aux mineurs délinquants. Il demande d'accroître le nombre de places de prison et surtout de démultiplier les centres d'accueil pour mineurs, tout en présentant ces territoires comme le « miroir grossissant des échecs de l'État » — sécurité, école, emploi — et en voulant offrir des perspectives aux talents et aux énergies latentes des cités. Sur la défense, il appelle les démocraties libérales à se réarmer militairement et moralement face au « grand retour de la Force contre le Droit ».

  • accroissement du nombre de places de prison
  • démultiplication des centres d'accueil pour mineurs délinquants
  • révision de l'application des peines pour les mineurs délinquants
  • moyens et capacité d'adaptation donnés à l'école dans les quartiers
3 contraintes factuelles
  • Aucun volume n'est donné : ni nombre de places de prison, ni nombre de centres pour mineurs, ni coût associé
  • Le réarmement militaire n'est associé à aucune trajectoire budgétaire, alors que l'axe économique porte une baisse générale des prélèvements
  • Aucune mesure sur les effectifs de police, de gendarmerie ou de magistrats

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Génération écologie place la défense dans une stratégie de défense en profondeur et de résilience citoyenne, dont la première étape est la souveraineté écologique (réduction des consommations superflues). Le parti reconnaît la menace militaire russe et juge le réarmement nécessaire à la capacité d'autodéfense, sans en faire une stratégie en soi, et soutient l'aide à l'Ukraine et l'autonomie stratégique européenne.

  • défense en profondeur et résilience citoyenne
  • souveraineté écologique comme socle de sécurité
  • réarmement comme nécessité d'autodéfense, non comme finalité
  • soutien à l'Ukraine et autonomie stratégique de l'UE
2 contraintes factuelles
  • La subordination de la défense à la souveraineté écologique ne s'accompagne pas d'une cible chiffrée de dépenses militaires (référence loi de programmation 2024-2030)
  • L'autonomie stratégique européenne défendue suppose une coordination capacitaire entre États membres encore largement à construire

Source : Programme présidentiel Delphine Batho / Génération écologie 2022 · 2022

Justice & libertés

ATTENTION — cet axe est le plus fragile du document : il est rédigé en interrogations, non en positions. Sur l'état de droit, le mouvement pose une définition (l'État soumis à un Droit qui lui est supérieur et antérieur) puis enchaîne des questions ouvertes : que valent les Droits de l'Homme, sont-ils universels, quel rôle pour les cours constitutionnelles, « trop de droits tuent-ils le Droit », a-t-on créé un gouvernement des juges. Sur l'immigration, il affirme qu'il n'y a pas une mais plusieurs immigrations (régulière, irrégulière, choisie, subie) qu'il faut « savoir nommer », puis pose de nouveau des questions — contrôler les flux, régulariser, expulser, conditionner l'asile, attirer les talents — en revendiquant d'y répondre « sans tabou, sans peur, mais avec exigence républicaine ». Aucune mesure ferme n'est arrêtée sur cet axe.

  • définition de l'état de droit : l'État soumis à un Droit supérieur et antérieur, non producteur du Droit
  • distinguer et nommer les différentes immigrations : régulière, irrégulière, choisie, subie
  • traiter la question de l'Islam et de l'islamisme comme un défi d'unité et de valeurs communes
  • interrogation ouverte sur l'universalité des Droits de l'Homme et sur l'inflation des droits
3 contraintes factuelles
  • Les six « principes » ci-dessus sont pour l'essentiel des questions posées par le document, pas des positions arrêtées : ne pas les traiter comme des engagements programmatiques
  • Aucun dispositif migratoire concret (quotas, titres de séjour, procédure d'asile) n'est proposé
  • La critique de l'inflation des droits n'est assortie d'aucune proposition de révision constitutionnelle ou conventionnelle

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Le parti revendique les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité et de sororité, et l'égalité des droits sans discrimination. La notion de justice intègre la justice environnementale et intergénérationnelle, ainsi que la défense judiciaire du vivant, illustrée par l'invocation du principe de non-régression et de décisions en faveur du vivant.

  • égalité des droits et non-discrimination
  • justice environnementale et intergénérationnelle
  • défense judiciaire du vivant
  • principe de non-régression écologique
2 contraintes factuelles
  • La justice intergénérationnelle et la personnalité juridique du vivant ne disposent pas encore d'un cadre constitutionnel établi en droit français
  • L'opposabilité judiciaire du principe de non-régression aux lois reste d'application limitée

Source : Programme présidentiel Delphine Batho / Génération écologie 2022 · 2022

Institutions & démocratie

C'est l'axe structurant du mouvement, qui porte l'exigence d'une double redistribution des pouvoirs : retracer la frontière entre l'État et la société civile pour faire grandir la société et alléger l'État, et rapprocher la décision publique du terrain. Le principe directeur est la subsidiarité : tout ce que les citoyens, les familles, les associations, les entreprises et les élus locaux peuvent faire, il faut le leur laisser faire. Sur les collectivités, il pose « une compétence, un échelon, un responsable identifiable », chaque transfert de compétence devant s'accompagner d'un transfert réel de responsabilité et d'une fiscalité dédiée. Sur l'État, il demande une revue générale des missions et des politiques publiques et la substitution de solutions de la société civile aux défaillances publiques.

  • double redistribution des pouvoirs : État / société civile, et national / local
  • subsidiarité : laisser faire tout ce que citoyens, familles, associations, entreprises et élus locaux peuvent faire
  • « une compétence, un échelon, un responsable identifiable »
  • chaque transfert de compétence s'accompagne d'un transfert réel de responsabilité
4 contraintes factuelles
  • Aucun périmètre de compétences n'est nommé : le document pose la méthode (« une compétence, un échelon ») sans dire quelle compétence va à quel échelon
  • La « vraie fiscalité dédiée » par échelon n'est associée à aucun impôt existant ou nouveau
  • Aucune mission de l'État n'est explicitement désignée comme devant être supprimée, externalisée ou déléguée
  • Les « lois Notre-Dame dédiées » sont citées comme instrument sans être définies

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Le parti plaide pour une rupture avec la Ve République et le présidentialisme, jugeant les institutions de 1958 épuisées et verticales. Il promeut une démocratie écologique appuyée sur les assemblées citoyennes : la méthode éco-citoyenne, expérimentée au niveau municipal, prévoit l'élaboration et la priorisation des mesures par des assemblées de citoyens.

  • rupture avec la Ve République et le présidentialisme
  • démocratie écologique et participative
  • assemblées citoyennes décisionnelles
  • co-construction des programmes avec les citoyens
2 contraintes factuelles
  • Le passage à un nouveau régime institutionnel suppose une révision constitutionnelle (référendum ou Congrès) dont les modalités ne sont pas détaillées
  • Le caractère décisionnel des assemblées citoyennes pose une question d'articulation avec la souveraineté du Parlement élu

Source : Programme présidentiel Delphine Batho / Génération écologie 2022 · 2022

International & UE

L'axe est peu développé et n'apparaît qu'indirectement. L'Union européenne est mobilisée comme étalon fiscal — ramener la fiscalité française à la « normale européenne » — et non comme sujet institutionnel : ni les compétences de l'UE, ni sa gouvernance, ni la souveraineté ne sont discutées. Sur l'international, le mouvement décrit des démocraties libérales fatiguées, ayant oublié leurs valeurs et usées par un sentiment d'impuissance publique, confrontées à un retour des empires totalitaires et de la Force contre le Droit. Il juge toutefois ces nouveaux empires fragiles et leurs dirigeants moins assurés qu'ils ne le paraissent, et estime les démocraties plus fortes qu'elles ne le croient à condition de se réarmer militairement et moralement.

  • alignement de la fiscalité française sur la « normale européenne »
  • diagnostic de démocraties libérales fatiguées et de retour des empires totalitaires
  • appréciation des régimes autoritaires comme plus fragiles qu'ils ne paraissent
  • réarmement militaire et moral des démocraties comme condition de leur résistance
3 contraintes factuelles
  • Aucune position sur l'architecture institutionnelle de l'UE, ses compétences, l'élargissement ou la zone euro
  • Aucun pays, alliance ou théâtre d'opération n'est nommé, y compris parmi les « empires totalitaires »
  • Le document qualifie lui-même ce sujet de « débat existentiel » à tenir, pas de position arrêtée

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Génération écologie acte la fin de l'ère de la mondialisation commerciale généralisée et de l'idée que la concurrence libre garantirait la paix. Le parti critique les traités de libre-échange et défend une souveraineté écologique (eau, alimentation, santé, énergie), tout en inscrivant son action dans le cadre européen et un ordre international fondé sur le droit.

  • fin de la mondialisation commerciale dérégulée
  • opposition aux traités de libre-échange
  • souveraineté écologique (eau, alimentation, énergie)
  • ordre international fondé sur le droit
2 contraintes factuelles
  • La remise en cause des accords de libre-échange relève de la compétence commerciale exclusive de l'UE et suppose une renégociation multilatérale
  • La souveraineté écologique alimentaire et énergétique se heurte au degré actuel de dépendance aux importations (intrants, énergie)

Source : Programme présidentiel Delphine Batho / Génération écologie 2022 · 2022

Numérique & innovation

Le mouvement se dit entré dans « la civilisation de la connaissance numérisée et du progrès exponentiel » et annonce que « les dix prochaines années seront les plus fabuleuses de toute l'histoire de l'Humanité ». Il énumère intelligence artificielle, agents autonomes, robots, neurosciences, génie génétique et nanomatériaux, en insistant sur leur hybridation et leur renforcement mutuel, et sur leur effet transformateur sur les métiers, les entreprises, l'éducation, la santé et les institutions. Il pose les questions du devenir du travail à l'ère de l'IA et du partage des richesses dans un monde « hyper capitaliste », en revendiquant d'en débattre « sans peurs paralysantes et sans fascination naïve ». Il entend aussi mettre l'IA au service de la diffusion de ses idées sur les réseaux sociaux et présente « Mia », une IA maison.

  • accueil du progrès technologique sans peurs paralysantes ni fascination naïve
  • reconnaissance de l'hybridation des technologies (IA, agents autonomes, robots, neurosciences, génie génétique, nanomatériaux)
  • construction d'un récit optimiste, exigeant et lucide sur les mutations technologiques
  • mise de l'intelligence artificielle au service de l'action et de l'argumentation dans le débat public
3 contraintes factuelles
  • Aucune position réglementaire n'est prise : ni sur l'encadrement de l'IA, ni sur les données personnelles, ni sur le règlement européen sur l'IA
  • Les questions posées (devenir du travail, partage des richesses) sont explicitement laissées ouvertes au débat
  • Le volet « IA au service de l'action sur les réseaux sociaux » relève de la stratégie de diffusion du mouvement, pas d'une politique publique

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Cohérent avec la décroissance, le parti remet en cause le solutionnisme technologique et la fuite en avant matérielle. Le numérique et l'innovation sont évalués à l'aune de la sobriété et de l'empreinte écologique, l'innovation étant réorientée vers la réduction des consommations et la résilience plutôt que vers la croissance des usages.

  • critique du solutionnisme technologique
  • sobriété numérique et matérielle
  • innovation au service de la réduction des consommations
  • évaluation par l'empreinte écologique
2 contraintes factuelles
  • La sobriété numérique se heurte à la croissance structurelle de la consommation électrique du secteur (data centers, IA) non quantifiée dans le programme
  • La critique du solutionnisme n'est pas assortie d'une politique industrielle chiffrée de filière numérique sobre

Source : Programme présidentiel Delphine Batho / Génération écologie 2022 · 2022

Culture & médias

Le mouvement tient la cohésion sociale et la démocratie pour fragilisées par des attaques portées de longue date aux valeurs communes. Il désigne nommément le déconstructivisme — « théorie destructrice du pouvoir de la vérité, du langage et du sens commun » — auquel succède selon lui le wokisme, l'écologie radicale et le relativisme moral qui « mène à brouiller le bien et le mal ». La question qu'il pose est celle des moyens : « comment combattre ceux qui les détruisent ? ». En contrepoint, il valorise les « valeurs non marchandes » — enfants, famille, amis, travail domestique, bénévolat, entraide, auto-production — qu'il présente non comme une survivance mais comme constitutives d'un nouveau système de richesses humaines lié à la civilisation de la connaissance.

  • reconstruction de valeurs communes
  • combat du déconstructivisme, du wokisme et du relativisme moral
  • reconnaissance des valeurs non marchandes (famille, bénévolat, entraide, travail domestique) comme constitutives de la richesse
  • exploration des « territoires invisibles de la richesse » échappant au calcul du PIB
3 contraintes factuelles
  • Le document pose la question des moyens de ce combat culturel sans y répondre : aucun levier de politique publique n'est nommé
  • Aucune mesure sur les médias, l'audiovisuel public, l'université ou le financement de la recherche n'accompagne la critique du wokisme
  • La valorisation des activités non marchandes n'est traduite dans aucun indicateur ni dispositif

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Le projet s'inscrit dans la continuité de la philosophie des Lumières et des conquêtes de la Révolution française, plaçant l'émancipation, le savoir et le bien-être au coeur de la société. La culture et l'éducation populaire sont conçues comme des leviers pour rendre désirable la sobriété et l'écologie, en lien avec une vision de la bonne vie.

  • héritage des Lumières et de l'émancipation
  • culture comme levier de la transition
  • éducation populaire
  • désirabilité de la sobriété
2 contraintes factuelles
  • L'axe culturel reste programmatique et n'énonce pas de mesures budgétaires chiffrées sur le financement de la culture ou la régulation des médias
  • La promotion d'un récit de sobriété ne s'accompagne pas de dispositif précis sur le pluralisme et la concentration des médias

Source : Programme présidentiel Delphine Batho / Génération écologie 2022 · 2022

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