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Présidentielle 2027 · Programmes

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La position
Ce que la formation défend sur cet axe, reformulé par la rédaction à partir de ses textes publics. Ce n’est pas une citation.
Les principes
Les quelques lignes de force de cette position : de quoi la parcourir sans lire le paragraphe entier.
La contrainte factuelle
Un fait sourcé que la position doit affronter : un chiffre, un calendrier, une règle de droit. Ce n’est pas une objection : la même exigence s’applique à toutes les formations.
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3 formations comparées sur 13 thèmes. Le tableau défile latéralement.

Positions comparées, axe par axe. La première colonne nomme le thème ; chaque colonne suivante porte une formation.
ThèmeLaissez-nous faireDroite libéraleRetirerL'AprèsGauche radicale écosocialisteRetirerEurope Écologie Les VertsÉcologie politiqueRetirer
Économie & fiscal

Le mouvement pose que la croissance « ne se décrète pas, elle se libère » et désigne les entreprises et les entrepreneurs comme son unique moteur. Il réclame une fiscalité pro-croissance — compétitive et non punitive, plus légère, plus simple, plus stable — ramenée à la « normale européenne », avec une baisse prioritaire des impôts pesant sur la production et un allègement de la transmission. Il propose d'échanger progressivement des baisses d'impôts contre une baisse des aides. Il réclame en parallèle une réduction drastique du poids des normes, jusqu'à donner aux entreprises le pouvoir de contester celles jugées étouffantes ou inutiles. Sur le logement, il tient la crise pour évitable et vise la recréation d'un véritable marché.

  • fiscalité pro-croissance : compétitive et non punitive, plus légère, simple et stable
  • retour à la « normale européenne » en matière de fiscalité
  • baisse prioritaire des impôts qui pèsent sur la production
  • favoriser la transmission
3 contraintes factuelles
  • Aucune mesure n'est chiffrée dans le document : ni le niveau de baisse d'impôts visé, ni le rendement des suppressions d'aides censées la compenser
  • Le « retour à la normale européenne » n'est rapporté à aucun agrégat de référence (taux de prélèvements obligatoires, taux d'IS, coin fiscalo-social)
  • Le pouvoir de contestation des normes par les entreprises n'est associé à aucun véhicule juridique identifié

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

L'Après défend une fiscalité fortement redistributive, dont l'instauration d'un impôt sur les très grands patrimoines (taxe Zucman) et le rétablissement d'un impôt de solidarité sur la fortune. Le mouvement se réfère à la base programmatique du Nouveau Front populaire tout en estimant que celle-ci doit évoluer pour l'échéance de 2027.

  • fiscalité redistributive et progressive
  • taxe sur les très grands patrimoines (Zucman)
  • rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune
  • investissement public et services publics renforcés
2 contraintes factuelles
  • La taxe Zucman à 2% sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros ne concernerait qu'environ 1800 foyers, ce qui limite son rendement face au besoin de financement
  • Le mouvement reconnaît que le programme du Nouveau Front populaire, rédigé dans l'urgence, doit être actualisé sans en chiffrer une version propre

Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024

Fiscalité verte (taxe carbone interne progressive et juste socialement), ISF climatique élargi, ISR favorisé (épargne verte), dégression aides aux entreprises polluantes, conditionnement subventions à critères ESG, post-croissance assumée.

  • fiscalité carbone juste
  • ISF climatique
  • post-croissance
  • conditionnement ESG
3 contraintes factuelles
  • Taxe carbone gilets jaunes 2018 : symbole rejet fiscal écologique sans redistribution
  • ISF climatique : 4-6 Md€/an (calcul équivalent ISF + critère carbone)
  • Post-croissance : aucun pays développé n'a connu PIB stable + bien-être progressant durablement

Source : Programme EELV Économie · 2022

Social & travail

Le mouvement juge le droit du travail « trop rigide, inadapté » et veut le reconstruire autour de principes clairs complétés par le contrat — personnel, d'entreprise ou de branche — avec un code du travail spécifique aux PME, pour « passer de la surveillance à la confiance ». Il reconnaît par ailleurs une « urgence sociale » : trop de Français peinent à vivre. Il tient les réformes de libération de la croissance pour la bonne réponse de fond, mais admet qu'il faut agir sans en attendre les résultats, au besoin par des mesures non conventionnelles et temporaires. Il refuse de séparer justice sociale et efficacité sociale, et pose le progrès économique comme condition du progrès social.

  • recodification du droit du travail autour de principes clairs complétés par le contrat
  • contrat personnel, contrat d'entreprise ou de branche
  • code du travail spécifique aux PME
  • passage de la surveillance à la confiance et à une liberté responsable
3 contraintes factuelles
  • Le volet « urgence sociale » reste au stade de l'intention : aucune mesure concrète n'est nommée, le document annonce seulement qu'on y « réfléchira »
  • La nature des « mesures non conventionnelles et temporaires » n'est pas précisée
  • La taxe Zucman est citée comme repoussoir sans contre-proposition de financement

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

L'Après soutient l'augmentation du pouvoir d'achat des salariés, dont la hausse du SMIC à 1600 euros net portée par le Nouveau Front populaire, ainsi que l'indexation des salaires et le renforcement des droits des travailleurs. Le mouvement met en avant le dialogue avec les organisations syndicales et le pluralisme dans la définition des mesures.

  • hausse du SMIC à 1600 euros net
  • indexation des salaires et défense du pouvoir d'achat
  • renforcement des droits des salariés
  • concertation avec les organisations syndicales
2 contraintes factuelles
  • Le SMIC net s'établissant autour de 1430 euros en 2024, une hausse à 1600 euros (+12%) sans compensation pèse sur les marges des TPE/PME
  • La mesure relève de la base commune du Nouveau Front populaire, sans chiffrage d'un dispositif d'accompagnement propre à L'Après

Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024

Revenu d'existence/RUE (revenu universel d'existence), 32h hebdomadaires, retraite à 60 ans pour pénibilité (favorable abrogation 2023), encadrement temps de travail vs santé mentale, droit à la déconnexion renforcé.

  • revenu universel
  • 32h
  • retraite 60 ans pénibilité
  • droit déconnexion
3 contraintes factuelles
  • Revenu universel d'existence 1 000€/mois × 50M adultes = 600 Md€/an brut (12 PIB%)
  • 32h coût travail +9,4% (OFCE)
  • Abrogation réforme 2023 : +20 Md€/an déficit CNAV

Source : Programme EELV Social 2022 · 2022

Santé & retraites

Le mouvement juge l'État-providence « à bout de souffle » et veut refonder les protections sociales en séparant ce qui relève de l'assurance payée par cotisations de la solidarité nationale payée par l'impôt, avec des acteurs responsables et des missions claires. Sur la santé, il oppose à la recherche d'économies la construction d'une « véritable économie de la santé », plus efficace et plus économe. Sur les retraites, il qualifie d'erreurs politiques profondes l'incapacité à reconstruire la répartition et le refus des fonds de pension, imputant cette irresponsabilité aux gouvernements « de gauche comme de droite », et réclame l'introduction de fonds de capitalisation pour tous.

  • séparation de l'assurance (cotisations) et de la solidarité nationale (impôt)
  • rétablissement de missions claires avec des acteurs responsables
  • construction d'une véritable économie de la santé, plus efficace et plus économe
  • instauration d'un vrai système de fonds de pension pour tous
3 contraintes factuelles
  • Aucun paramètre n'est donné : ni taux de cotisation affecté à la capitalisation, ni calendrier de transition, ni traitement de la génération pivot
  • Le document ne dit pas si la capitalisation se substitue à une part de la répartition ou s'y ajoute, ce qui change entièrement le coût de transition
  • L'« économie de la santé » n'est adossée à aucun modèle de financement décrit

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

L'Après réclame l'abrogation de la réforme des retraites de 2023 et le retour à un âge de départ à 60 ans, ainsi que le renforcement de l'hôpital public et de l'accès aux soins. L'abrogation de la réforme est présentée comme un point de convergence acquis de l'ensemble de la gauche.

  • abrogation de la réforme des retraites de 2023
  • retour à la retraite à 60 ans
  • renforcement de l'hôpital public
  • lutte contre les déserts médicaux
2 contraintes factuelles
  • Le retour à 60 ans à cadre démographique constant alourdit le besoin de financement du système (ratio cotisants/retraités d'environ 1,7)
  • Le financement du renforcement hospitalier n'est pas traduit en trajectoire de recettes pérenne propre au mouvement

Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024

Santé environnementale (polluants, qualité air), recrutements hospitaliers, conventionnement obligatoire médecins en zone sous-dotée, retraite 60 ans pénibilité, lutte produits toxiques (perturbateurs endocriniens).

  • santé environnementale
  • conventionnement obligatoire
  • anti-polluants
  • retraite 60 ans pénibilité
3 contraintes factuelles
  • Pollution air : 25k décès prématurés/an France (Santé Publique France 2021)
  • Conventionnement obligatoire : modèle allemand montre déconventionnement massif (15-20%)
  • Retraite 60 ans pénibilité = +10-15 Md€/an

Source : Santé Publique France, Pollution air · 2021

Éducation & recherche

Le mouvement part d'un constat de système défaillant, auquel s'ajoute la mutation induite par l'intelligence artificielle et la modification des contenus qu'elle entraîne. Il ne propose pas de réforme arrêtée mais un cap : beaucoup plus de liberté et de souplesse pour innover, tester et créer, dans le public comme dans le privé. Il veut développer éducation et formation tout au long de la vie en y impliquant les entreprises et de nouveaux acteurs, en posant explicitement la question du financement, et entend s'inspirer des meilleures réussites françaises et étrangères.

  • liberté et souplesse pour innover, tester et créer, dans le public comme dans le privé
  • adaptation de l'éducation à la mutation induite par l'intelligence artificielle
  • éducation et formation tout au long de la vie
  • implication des entreprises et de nouveaux acteurs
3 contraintes factuelles
  • L'atelier est explicitement ouvert : le document écrit « Reste à savoir comment » et ne tranche aucune modalité
  • La question du financement est posée mais laissée sans réponse
  • Ni l'autonomie des établissements, ni le statut des enseignants, ni la carte scolaire ne sont abordés

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

L'Après soutient le renforcement de l'école publique et laïque, la revalorisation des enseignants et l'investissement dans la recherche, dans la continuité de la base programmatique du Nouveau Front populaire. L'éducation est conçue comme un levier d'émancipation et de réduction des inégalités.

  • renforcement de l'école publique et laïque
  • revalorisation des enseignants
  • investissement dans la recherche publique
  • réduction des inégalités scolaires
2 contraintes factuelles
  • La revalorisation des enseignants et le réinvestissement éducatif supposent un effort budgétaire pluriannuel non chiffré en propre
  • Le recrutement enseignant est contraint par la crise d'attractivité du métier indépendamment du niveau de rémunération annoncé

Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024

Recrutement massif enseignants, gratuité totale études, fin Parcoursup, école inclusive renforcée, écologie au cœur des programmes (climat, biodiversité, alimentation), recherche publique financée à hauteur des défis (loi LPR critique).

  • recrutements profs
  • gratuité supérieur
  • fin Parcoursup
  • écologie programmes
3 contraintes factuelles
  • Recrutement 60-100k profs = 3-5 Md€/an
  • Loi LPR (recherche) 25 Md€ sur 10 ans (1,5% PIB recherche objectif), retards d'exécution
  • Programmes écologie déjà partiellement intégrés (cycle 4), passage transversal demande refonte

Source : Programme EELV Éducation · 2022

Énergie

L'énergie n'est pas traitée pour elle-même mais comme levier de l'« écologie du progrès » que le mouvement oppose à l'écologie punitive. Il cite le nucléaire propre en premier, puis les énergies renouvelables et les nouvelles technologies, comme moyens de répondre aux défis de la planète par la création et l'innovation plutôt que par la décroissance. Le document annonce également que « de nouvelles énergies s'annoncent » dans le cadre de la mutation technologique, sans les nommer.

  • recours au nucléaire propre
  • développement des énergies renouvelables
  • mobilisation des nouvelles technologies au service de la transition
  • refus de la décroissance comme réponse énergétique
3 contraintes factuelles
  • L'énergie ne fait l'objet d'aucun atelier dédié : la position est déduite d'une énumération de trois lignes dans l'atelier « écologie du progrès »
  • Le « nucléaire propre » n'est pas défini et n'est associé à aucun programme de construction ou de prolongation
  • Aucun objectif de mix, de capacité ou de calendrier n'est mentionné

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

L'Après inscrit l'énergie dans une planification écologique publique visant la sortie progressive des énergies fossiles et la maîtrise publique du secteur. Le mouvement s'aligne sur la base programmatique du Nouveau Front populaire (blocage des prix de l'énergie, gratuité des premiers kilowattheures) tout en revendiquant un débat pluraliste sur la place du nucléaire au sein de la gauche.

  • planification écologique publique de l'énergie
  • blocage des prix et maîtrise publique du secteur
  • développement des énergies renouvelables
  • débat pluraliste sur le mix nucléaire / renouvelables
2 contraintes factuelles
  • Le blocage des prix de l'énergie par décret se heurte au cadre du marché européen de l'électricité et au mécanisme ARENH
  • L'absence de position arrêtée sur le calendrier nucléaire laisse indéterminée la trajectoire de production pilotable à horizon 2035

Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024

Sortie du nucléaire d'ici 2045-2050 (anti-EPR2, anti-prolongation au-delà de 50 ans), 100% ENR 2050, sobriété énergétique imposée (passage par planification publique), démocratisation énergie (régies locales, autoconsommation collective).

  • sortie nucléaire
  • 100% ENR
  • sobriété
  • démocratisation locale
3 contraintes factuelles
  • Sortie nucléaire = -65% production électrique bas carbone, remplacement par ENR + stockage saisonnier inexistant à grande échelle
  • Cas Allemand : Energiewende 500 Md€ investis 2010-2022, émissions stagnantes, 350 g CO2/kWh vs 60 g France
  • Sobriété -10% énergie d'ici 2030 (objectif gouv) atteinte une seule fois (hiver 2022 par contrainte prix)

Source : Programme EELV présidentielle Jadot · 2022

Climat & environnement

Le mouvement pose deux visions opposées face aux défis de la planète. D'un côté une écologie punitive qui « voit l'homme comme un danger pour la planète » et prône la décroissance, le dirigisme planétaire et la limitation des naissances — qu'il rejette et qu'il range ailleurs dans le document parmi les attaques portées aux valeurs communes. De l'autre une écologie de progrès pour laquelle la solution n'est ni de décroître ni de culpabiliser, mais de créer, innover et transformer, grâce au nucléaire propre, aux renouvelables, aux nouvelles technologies et à l'économie circulaire. Ce sont ces solutions que le campus annonce vouloir explorer.

  • écologie de progrès fondée sur la création, l'innovation et la transformation
  • refus de la décroissance, du dirigisme planétaire et de la limitation des naissances
  • refus de la culpabilisation comme levier écologique
  • développement de l'économie circulaire
3 contraintes factuelles
  • Aucun objectif de réduction d'émissions, aucune trajectoire et aucune échéance ne figurent dans le document
  • L'adaptation au changement climatique n'est pas abordée
  • La position est formulée en opposition à une écologie adverse plus qu'en programme propre : le document annonce explorer ces solutions, pas les avoir arrêtées

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

L'écosocialisme est au cœur de l'identité de L'Après : la lutte contre le changement climatique est articulée à la justice sociale et à une planification écologique de la production. Le mouvement reprend l'objectif de transition juste du Nouveau Front populaire, en récusant une écologie qui ferait porter l'effort sur les ménages modestes.

  • écosocialisme et planification écologique
  • justice climatique articulée à la justice sociale
  • transition juste sans report de la charge sur les ménages modestes
  • investissement public massif dans la transition
2 contraintes factuelles
  • L'objectif de transition juste suppose un effort d'investissement public pluriannuel non chiffré de manière autonome par le mouvement
  • L'articulation entre planification écologique et règles budgétaires de l'UE n'est pas formalisée

Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024

Écologie politique radicale : règle verte constitutionnelle, neutralité carbone 2040 (vs 2050 SNBC), planification écologique sociale, fin élevage intensif, défense biodiversité (zéro artificialisation nette accélérée), interdiction pesticides (glyphosate, néonicotinoïdes).

  • règle verte
  • neutralité 2040
  • fin agriculture intensive
  • ZAN
3 contraintes factuelles
  • Neutralité 2040 (10 ans avant SNBC) demande -8%/an émissions, 2x le rythme actuel
  • ZAN : objectif demi-réduction artificialisation 2031, demi en 2050, conflit avec construction logements
  • Sortie pesticides : transition agricole évaluée 30 Md€/10 ans (rapport INRAE 2023)

Source : Programme EELV Climat 2022 · 2022

Immigration & intégration

Rien de documenté sur ce thème

L'Après défend une politique migratoire fondée sur l'accueil digne, la régularisation des travailleurs sans papiers et le respect du droit d'asile. Le mouvement insiste sur une laïcité d'apaisement et refuse l'instrumentalisation du sujet, en se démarquant de ce qu'il juge des outrances stratégiques.

  • accueil digne et respect du droit d'asile
  • régularisation des travailleurs sans papiers
  • laïcité d'apaisement et lutte contre les discriminations
  • refus de l'instrumentalisation du sujet migratoire
2 contraintes factuelles
  • La régularisation des travailleurs sans papiers n'est pas chiffrée ni articulée à une politique d'ensemble (visas, intégration, capacités d'accueil)
  • Le positionnement sur la laïcité reste un point de débat interne à la gauche que le mouvement n'a pas tranché en doctrine écrite

Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024

Politique d'accueil et de solidarité, ouverture de voies légales et sûres, régularisation des personnes intégrées, renforcement du droit d'asile, prise en compte des déplacés climatiques.

  • voies légales et sûres
  • régularisation des intégrés
  • droit d'asile renforcé
  • accueil des réfugiés climatiques
2 contraintes factuelles
  • Le statut de réfugié climatique n'existe pas en droit international (Convention de Genève 1951)
  • L'ouverture de voies légales relève largement du cadre européen

Source : Programme EELV 2022 · 2022

Sécurité & défense

Le mouvement décrit des cités et des quartiers devenus des « territoires perdus » où les narcotrafiquants font la loi, et y voit d'abord un problème de sécurité doublé d'un problème de justice, en particulier sur l'application des peines aux mineurs délinquants. Il demande d'accroître le nombre de places de prison et surtout de démultiplier les centres d'accueil pour mineurs, tout en présentant ces territoires comme le « miroir grossissant des échecs de l'État » — sécurité, école, emploi — et en voulant offrir des perspectives aux talents et aux énergies latentes des cités. Sur la défense, il appelle les démocraties libérales à se réarmer militairement et moralement face au « grand retour de la Force contre le Droit ».

  • accroissement du nombre de places de prison
  • démultiplication des centres d'accueil pour mineurs délinquants
  • révision de l'application des peines pour les mineurs délinquants
  • moyens et capacité d'adaptation donnés à l'école dans les quartiers
3 contraintes factuelles
  • Aucun volume n'est donné : ni nombre de places de prison, ni nombre de centres pour mineurs, ni coût associé
  • Le réarmement militaire n'est associé à aucune trajectoire budgétaire, alors que l'axe économique porte une baisse générale des prélèvements
  • Aucune mesure sur les effectifs de police, de gendarmerie ou de magistrats

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

L'Après défend une approche de la sécurité fondée sur la prévention, la police de proximité et le contrôle démocratique des forces de l'ordre, en récusant la surenchère sécuritaire. Le mouvement cherche un discours moins clivant que celui de La France insoumise sur la police, tout en restant critique des violences policières.

  • sécurité fondée sur la prévention et la proximité
  • contrôle démocratique des forces de l'ordre
  • refus de la surenchère sécuritaire
  • discours apaisé visant l'élargissement à toute la gauche
2 contraintes factuelles
  • Le mouvement, sans appareil permanent, n'a pas publié de doctrine détaillée d'emploi des forces de sécurité ni de programmation de défense
  • La recherche d'un positionnement médian entre fermeté et critique des violences policières n'est pas formalisée en mesures chiffrées

Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024

Pacifisme historique nuancé (soutien Ukraine), réduction budget défense (refus 2% PIB OTAN), sortie OTAN intégrée, désarmement nucléaire mondial à terme (mais pas unilatéral), démilitarisation maintien ordre.

  • pacifisme nuancé
  • soutien Ukraine
  • sortie OTAN
  • désarmement nucléaire
3 contraintes factuelles
  • Refus 2% PIB OTAN = abandon engagement collectif Alliance
  • Sortie OTAN : isolement stratégique post-2022 (cf consensus européen)
  • Désarmement nucléaire unilatéral non préconisé mais sortie nucléaire civile fragilise filière militaire (rapport Sénat 420 2023)

Source : Programme EELV Défense · 2022

Justice & libertés

ATTENTION — cet axe est le plus fragile du document : il est rédigé en interrogations, non en positions. Sur l'état de droit, le mouvement pose une définition (l'État soumis à un Droit qui lui est supérieur et antérieur) puis enchaîne des questions ouvertes : que valent les Droits de l'Homme, sont-ils universels, quel rôle pour les cours constitutionnelles, « trop de droits tuent-ils le Droit », a-t-on créé un gouvernement des juges. Sur l'immigration, il affirme qu'il n'y a pas une mais plusieurs immigrations (régulière, irrégulière, choisie, subie) qu'il faut « savoir nommer », puis pose de nouveau des questions — contrôler les flux, régulariser, expulser, conditionner l'asile, attirer les talents — en revendiquant d'y répondre « sans tabou, sans peur, mais avec exigence républicaine ». Aucune mesure ferme n'est arrêtée sur cet axe.

  • définition de l'état de droit : l'État soumis à un Droit supérieur et antérieur, non producteur du Droit
  • distinguer et nommer les différentes immigrations : régulière, irrégulière, choisie, subie
  • traiter la question de l'Islam et de l'islamisme comme un défi d'unité et de valeurs communes
  • interrogation ouverte sur l'universalité des Droits de l'Homme et sur l'inflation des droits
3 contraintes factuelles
  • Les six « principes » ci-dessus sont pour l'essentiel des questions posées par le document, pas des positions arrêtées : ne pas les traiter comme des engagements programmatiques
  • Aucun dispositif migratoire concret (quotas, titres de séjour, procédure d'asile) n'est proposé
  • La critique de l'inflation des droits n'est assortie d'aucune proposition de révision constitutionnelle ou conventionnelle

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

L'Après défend les libertés publiques, le droit de manifester et l'indépendance de la justice, en s'opposant aux dérives jugées autoritaires du pouvoir. Le mouvement met en avant l'égalité des droits et la lutte contre les discriminations dans le cadre d'un État de droit consolidé.

  • défense des libertés publiques et du droit de manifester
  • indépendance de la justice
  • égalité des droits et lutte contre les discriminations
  • renforcement de l'État de droit
2 contraintes factuelles
  • Le mouvement n'a pas formalisé de doctrine pénale ni d'organisation judiciaire détaillée
  • Le renforcement des moyens de la justice n'est pas traduit en programmation budgétaire propre

Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024

Légalisation cannabis encadrée, fin de vie, abrogation loi sécurité globale, accueil migrants conforme conventions, défense laïcité 1905 stricte sans extension, refus état d'urgence permanent.

  • cannabis encadré
  • fin de vie
  • anti-Sécurité globale
  • accueil migrants
3 contraintes factuelles
  • Légalisation cannabis : 2-3 Md€/an recettes (CAE 2019)
  • Loi Sécurité globale partiellement censurée 2021 par CC
  • Accueil migrants : France 11e pays UE sur taux acceptation demandes asile (Eurostat 2024)

Source : Programme EELV Libertés · 2022

Institutions & démocratie

C'est l'axe structurant du mouvement, qui porte l'exigence d'une double redistribution des pouvoirs : retracer la frontière entre l'État et la société civile pour faire grandir la société et alléger l'État, et rapprocher la décision publique du terrain. Le principe directeur est la subsidiarité : tout ce que les citoyens, les familles, les associations, les entreprises et les élus locaux peuvent faire, il faut le leur laisser faire. Sur les collectivités, il pose « une compétence, un échelon, un responsable identifiable », chaque transfert de compétence devant s'accompagner d'un transfert réel de responsabilité et d'une fiscalité dédiée. Sur l'État, il demande une revue générale des missions et des politiques publiques et la substitution de solutions de la société civile aux défaillances publiques.

  • double redistribution des pouvoirs : État / société civile, et national / local
  • subsidiarité : laisser faire tout ce que citoyens, familles, associations, entreprises et élus locaux peuvent faire
  • « une compétence, un échelon, un responsable identifiable »
  • chaque transfert de compétence s'accompagne d'un transfert réel de responsabilité
4 contraintes factuelles
  • Aucun périmètre de compétences n'est nommé : le document pose la méthode (« une compétence, un échelon ») sans dire quelle compétence va à quel échelon
  • La « vraie fiscalité dédiée » par échelon n'est associée à aucun impôt existant ou nouveau
  • Aucune mission de l'État n'est explicitement désignée comme devant être supprimée, externalisée ou déléguée
  • Les « lois Notre-Dame dédiées » sont citées comme instrument sans être définies

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

L'Après défend le passage à une VIe République par voie d'assemblée constituante, présenté comme un point de convergence de la gauche. Le mouvement fait du pluralisme interne et de la démocratie des organisations un marqueur identitaire, en critiquant le fonctionnement vertical attribué à La France insoumise.

  • VIe République et assemblée constituante
  • pluralisme et démocratie interne des organisations
  • union de la gauche et du Nouveau Front populaire
  • fonctionnement collégial sans appareil dirigeant unique
2 contraintes factuelles
  • L'instauration d'une VIe République par constituante suppose une réforme constitutionnelle dont la procédure (article 89 ou référendum) n'est pas précisée
  • Le mouvement, sans permanents ni appareil, dispose de moyens d'organisation limités au regard de ses ambitions d'union

Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024

VIe République, proportionnelle intégrale, fin présidentialisme, conventions citoyennes décisionnelles (vs consultatives actuelles), RIC, droit de vote 16 ans, droit de vote étrangers résidents.

  • VIe République
  • proportionnelle
  • conventions décisionnelles
  • RIC
3 contraintes factuelles
  • Proportionnelle intégrale : risque instabilité (cf IVe République)
  • Conventions citoyennes décisionnelles : passage en force institutionnel (CC vigilant)
  • Vote étrangers : modification constitutionnelle (article 3)

Source : Programme EELV Institutions · 2022

International & UE

L'axe est peu développé et n'apparaît qu'indirectement. L'Union européenne est mobilisée comme étalon fiscal — ramener la fiscalité française à la « normale européenne » — et non comme sujet institutionnel : ni les compétences de l'UE, ni sa gouvernance, ni la souveraineté ne sont discutées. Sur l'international, le mouvement décrit des démocraties libérales fatiguées, ayant oublié leurs valeurs et usées par un sentiment d'impuissance publique, confrontées à un retour des empires totalitaires et de la Force contre le Droit. Il juge toutefois ces nouveaux empires fragiles et leurs dirigeants moins assurés qu'ils ne le paraissent, et estime les démocraties plus fortes qu'elles ne le croient à condition de se réarmer militairement et moralement.

  • alignement de la fiscalité française sur la « normale européenne »
  • diagnostic de démocraties libérales fatiguées et de retour des empires totalitaires
  • appréciation des régimes autoritaires comme plus fragiles qu'ils ne paraissent
  • réarmement militaire et moral des démocraties comme condition de leur résistance
3 contraintes factuelles
  • Aucune position sur l'architecture institutionnelle de l'UE, ses compétences, l'élargissement ou la zone euro
  • Aucun pays, alliance ou théâtre d'opération n'est nommé, y compris parmi les « empires totalitaires »
  • Le document qualifie lui-même ce sujet de « débat existentiel » à tenir, pas de position arrêtée

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

L'Après se réclame d'un internationalisme de gauche et d'une Europe sociale et écologique, en privilégiant la désobéissance ou la renégociation des règles budgétaires plutôt que la rupture. Sur les conflits internationaux, le mouvement reproche à La France insoumise une centration excessive sur la cause palestinienne lors des européennes de 2024.

  • internationalisme de gauche
  • Europe sociale et écologique
  • renégociation des règles budgétaires européennes
  • diplomatie équilibrée critiquant la centration sur un seul conflit
2 contraintes factuelles
  • La renégociation des traités et règles budgétaires de l'UE suppose l'unanimité ou des majorités qualifiées non acquises
  • Le mouvement n'a pas publié de doctrine internationale autonome au-delà du positionnement de démarcation vis-à-vis de La France insoumise

Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024

Europe fédérale écologique, Pacte vert renforcé, refus accords libre-échange polluants (CETA, Mercosur, TTIP), aide au développement portée à 0,7% PIB, défense droits humains (réfugiés climatiques), reconnaissance État palestinien.

  • Europe fédérale
  • anti-libre-échange polluant
  • 0,7% PIB APD
  • Palestine reconnue
3 contraintes factuelles
  • Aide publique développement France 2023 : 0,5% PIB (15 Md€), passer à 0,7% = +6 Md€/an
  • Refus libre-échange : France 4e exportateur mondial (614 Md€ exports 2023)
  • Europe fédérale : nécessite révision traités, opposition majorité États membres

Source : Programme EELV International · 2022

Numérique & innovation

Le mouvement se dit entré dans « la civilisation de la connaissance numérisée et du progrès exponentiel » et annonce que « les dix prochaines années seront les plus fabuleuses de toute l'histoire de l'Humanité ». Il énumère intelligence artificielle, agents autonomes, robots, neurosciences, génie génétique et nanomatériaux, en insistant sur leur hybridation et leur renforcement mutuel, et sur leur effet transformateur sur les métiers, les entreprises, l'éducation, la santé et les institutions. Il pose les questions du devenir du travail à l'ère de l'IA et du partage des richesses dans un monde « hyper capitaliste », en revendiquant d'en débattre « sans peurs paralysantes et sans fascination naïve ». Il entend aussi mettre l'IA au service de la diffusion de ses idées sur les réseaux sociaux et présente « Mia », une IA maison.

  • accueil du progrès technologique sans peurs paralysantes ni fascination naïve
  • reconnaissance de l'hybridation des technologies (IA, agents autonomes, robots, neurosciences, génie génétique, nanomatériaux)
  • construction d'un récit optimiste, exigeant et lucide sur les mutations technologiques
  • mise de l'intelligence artificielle au service de l'action et de l'argumentation dans le débat public
3 contraintes factuelles
  • Aucune position réglementaire n'est prise : ni sur l'encadrement de l'IA, ni sur les données personnelles, ni sur le règlement européen sur l'IA
  • Les questions posées (devenir du travail, partage des richesses) sont explicitement laissées ouvertes au débat
  • Le volet « IA au service de l'action sur les réseaux sociaux » relève de la stratégie de diffusion du mouvement, pas d'une politique publique

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Le numérique ne constitue pas un axe structurant du positionnement de L'Après. Le mouvement aborde le sujet par le prisme de la régulation des grandes plateformes, de la protection des données et de la lutte contre la précarisation liée à l'ubérisation, sans programme technologique détaillé.

  • régulation des grandes plateformes numériques
  • protection des données personnelles
  • lutte contre la précarisation liée à l'ubérisation
2 contraintes factuelles
  • L'absence d'axe numérique développé laisse indéterminées les politiques de souveraineté technologique et d'innovation
  • Le mouvement, récent et sans appareil, n'a pas publié de doctrine numérique autonome

Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024

Numérique sobre (limitation data centers, encadrement publicité ciblée, refus 5G débridée), souveraineté numérique européenne, RGPD renforcé, encadrement IA (refus IA générative dans services publics sans audit), démocratie numérique.

  • numérique sobre
  • anti-5G débridée
  • souveraineté EU
  • encadrement IA
3 contraintes factuelles
  • Numérique : 4% émissions CO2 mondiales (ADEME 2023), +10%/an
  • 5G : moratoire EELV ignoré, déploiement national en cours
  • IA : France et Allemagne ont assoupli AI Act sur foundation models (2024) sous pression industrielle

Source : ADEME, Empreinte carbone numérique · 2023

Culture & médias

Le mouvement tient la cohésion sociale et la démocratie pour fragilisées par des attaques portées de longue date aux valeurs communes. Il désigne nommément le déconstructivisme — « théorie destructrice du pouvoir de la vérité, du langage et du sens commun » — auquel succède selon lui le wokisme, l'écologie radicale et le relativisme moral qui « mène à brouiller le bien et le mal ». La question qu'il pose est celle des moyens : « comment combattre ceux qui les détruisent ? ». En contrepoint, il valorise les « valeurs non marchandes » — enfants, famille, amis, travail domestique, bénévolat, entraide, auto-production — qu'il présente non comme une survivance mais comme constitutives d'un nouveau système de richesses humaines lié à la civilisation de la connaissance.

  • reconstruction de valeurs communes
  • combat du déconstructivisme, du wokisme et du relativisme moral
  • reconnaissance des valeurs non marchandes (famille, bénévolat, entraide, travail domestique) comme constitutives de la richesse
  • exploration des « territoires invisibles de la richesse » échappant au calcul du PIB
3 contraintes factuelles
  • Le document pose la question des moyens de ce combat culturel sans y répondre : aucun levier de politique publique n'est nommé
  • Aucune mesure sur les médias, l'audiovisuel public, l'université ou le financement de la recherche n'accompagne la critique du wokisme
  • La valorisation des activités non marchandes n'est traduite dans aucun indicateur ni dispositif

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

L'Après défend l'indépendance des médias face à la concentration capitalistique et le soutien à la création culturelle et au service public audiovisuel. Le mouvement valorise un débat public pluraliste, en cohérence avec sa critique des postures jugées clivantes au sein de la gauche.

  • lutte contre la concentration des médias
  • soutien au service public audiovisuel
  • défense de la création culturelle
  • promotion d'un débat public pluraliste
2 contraintes factuelles
  • Le mouvement n'a pas publié de dispositif détaillé de régulation de la propriété des médias
  • Le financement du soutien à la culture et à l'audiovisuel public n'est pas chiffré de manière autonome

Source : Positionnement L'Après 2024-2025 · 2024

Service public audiovisuel renforcé, démantèlement concentrations médiatiques, intermittents protégés, démocratie culturelle (financement ascendant), pass culture étendu, soutien librairies indépendantes contre Amazon.

  • service public AV
  • anti-concentration
  • intermittents
  • démocratie culturelle
3 contraintes factuelles
  • Concentration médias : 5 milliardaires possèdent 80% audience (RSF 2024)
  • Amazon : taxe livraison instaurée 2024 (2-3€/livraison), effets marginaux sur librairies
  • Démocratie culturelle : modèles ascendants difficiles à structurer (Régies?, Nouvelles maisons écosystèmes?)

Source : Programme EELV Culture · 2022

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