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Présidentielle 2027 · Programmes

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Comment lire cette comparaison

La position
Ce que la formation défend sur cet axe, reformulé par la rédaction à partir de ses textes publics. Ce n’est pas une citation.
Les principes
Les quelques lignes de force de cette position : de quoi la parcourir sans lire le paragraphe entier.
La contrainte factuelle
Un fait sourcé que la position doit affronter : un chiffre, un calendrier, une règle de droit. Ce n’est pas une objection : la même exigence s’applique à toutes les formations.
Une case vide
La formation n’a rien documenté sur cet axe. C’est une information, pas un défaut d’affichage.

2 formations comparées sur 13 thèmes. Le tableau défile latéralement.

Positions comparées, axe par axe. La première colonne nomme le thème ; chaque colonne suivante porte une formation.
ThèmeLes RépublicainsDroite conservatriceRetirerLaissez-nous faireDroite libéraleRetirer
Économie & fiscal

Baisse impôts (IS, charges), suppression CSG sur retraites modestes, retour à l'équilibre budgétaire (3% PIB strict), refus rétablissement ISF, baisse dépense publique structurelle (objectif 51% PIB vs 57% actuel), suppression niches fiscales.

  • baisse impôts production
  • équilibre budgétaire
  • réduction dépense publique
  • anti-ISF
3 contraintes factuelles
  • Réduction dépense publique 6 points PIB = -180 Md€/an, soit choc social majeur sans précédent récent
  • Baisse charges patronales -10 Md€/an annoncée
  • France 1er pays OCDE pour dépense publique (57% PIB), Allemagne 49%

Source : Programme LR Économie 2024 · 2024

Le mouvement pose que la croissance « ne se décrète pas, elle se libère » et désigne les entreprises et les entrepreneurs comme son unique moteur. Il réclame une fiscalité pro-croissance — compétitive et non punitive, plus légère, plus simple, plus stable — ramenée à la « normale européenne », avec une baisse prioritaire des impôts pesant sur la production et un allègement de la transmission. Il propose d'échanger progressivement des baisses d'impôts contre une baisse des aides. Il réclame en parallèle une réduction drastique du poids des normes, jusqu'à donner aux entreprises le pouvoir de contester celles jugées étouffantes ou inutiles. Sur le logement, il tient la crise pour évitable et vise la recréation d'un véritable marché.

  • fiscalité pro-croissance : compétitive et non punitive, plus légère, simple et stable
  • retour à la « normale européenne » en matière de fiscalité
  • baisse prioritaire des impôts qui pèsent sur la production
  • favoriser la transmission
3 contraintes factuelles
  • Aucune mesure n'est chiffrée dans le document : ni le niveau de baisse d'impôts visé, ni le rendement des suppressions d'aides censées la compenser
  • Le « retour à la normale européenne » n'est rapporté à aucun agrégat de référence (taux de prélèvements obligatoires, taux d'IS, coin fiscalo-social)
  • Le pouvoir de contestation des normes par les entreprises n'est associé à aucun véhicule juridique identifié

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Social & travail

Retraite à 65 ans (vs 64 actuel), retour aux 39h heures sup défiscalisées, baisse charges PME, conditionnement RSA à 20h activité, flexibilisation marché travail (rupture conventionnelle simplifiée), refus 32h.

  • retraite 65 ans
  • 39h heures sup
  • RSA conditionné 20h
  • flexibilisation
3 contraintes factuelles
  • Retraite 65 ans = +12 Md€/an équilibre CNAV (vs 64 ans actuel +5 Md€)
  • 39h heures sup défiscalisées = -3 Md€/an recettes
  • RSA 20h activité : besoin accompagnement chiffré 2 Md€/an (vs 15h loi 2023)

Source : Programme LR Social · 2024

Le mouvement juge le droit du travail « trop rigide, inadapté » et veut le reconstruire autour de principes clairs complétés par le contrat — personnel, d'entreprise ou de branche — avec un code du travail spécifique aux PME, pour « passer de la surveillance à la confiance ». Il reconnaît par ailleurs une « urgence sociale » : trop de Français peinent à vivre. Il tient les réformes de libération de la croissance pour la bonne réponse de fond, mais admet qu'il faut agir sans en attendre les résultats, au besoin par des mesures non conventionnelles et temporaires. Il refuse de séparer justice sociale et efficacité sociale, et pose le progrès économique comme condition du progrès social.

  • recodification du droit du travail autour de principes clairs complétés par le contrat
  • contrat personnel, contrat d'entreprise ou de branche
  • code du travail spécifique aux PME
  • passage de la surveillance à la confiance et à une liberté responsable
3 contraintes factuelles
  • Le volet « urgence sociale » reste au stade de l'intention : aucune mesure concrète n'est nommée, le document annonce seulement qu'on y « réfléchira »
  • La nature des « mesures non conventionnelles et temporaires » n'est pas précisée
  • La taxe Zucman est citée comme repoussoir sans contre-proposition de financement

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Santé & retraites

Retraite 65 ans, AME conditionnée (suppression ou aide médicale d'urgence stricte), conventionnement médecins négocié (incitations zones sous-dotées), maintien SEGUR, lutte fraudes Sécu.

  • retraite 65 ans
  • AME restreinte
  • incitations désert médical
  • anti-fraude Sécu
3 contraintes factuelles
  • Suppression AME : 1,2 Md€/an économies brutes mais report sur urgences plus coûteux
  • Fraudes Sécu : 6-8 Md€/an estimées (CNAM 2023), récupération réaliste 1-2 Md€/an
  • Retraite 65 ans = +12 Md€/an équilibre

Source : Programme LR Santé · 2024

Le mouvement juge l'État-providence « à bout de souffle » et veut refonder les protections sociales en séparant ce qui relève de l'assurance payée par cotisations de la solidarité nationale payée par l'impôt, avec des acteurs responsables et des missions claires. Sur la santé, il oppose à la recherche d'économies la construction d'une « véritable économie de la santé », plus efficace et plus économe. Sur les retraites, il qualifie d'erreurs politiques profondes l'incapacité à reconstruire la répartition et le refus des fonds de pension, imputant cette irresponsabilité aux gouvernements « de gauche comme de droite », et réclame l'introduction de fonds de capitalisation pour tous.

  • séparation de l'assurance (cotisations) et de la solidarité nationale (impôt)
  • rétablissement de missions claires avec des acteurs responsables
  • construction d'une véritable économie de la santé, plus efficace et plus économe
  • instauration d'un vrai système de fonds de pension pour tous
3 contraintes factuelles
  • Aucun paramètre n'est donné : ni taux de cotisation affecté à la capitalisation, ni calendrier de transition, ni traitement de la génération pivot
  • Le document ne dit pas si la capitalisation se substitue à une part de la répartition ou s'y ajoute, ce qui change entièrement le coût de transition
  • L'« économie de la santé » n'est adossée à aucun modèle de financement décrit

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Éducation & recherche

Retour fondamentaux primaire (lire/écrire/compter), uniforme école, autorité enseignants, sélection université, suppression Parcoursup actuel (réforme), revalorisation profs ciblée mérite, soutien recherche appliquée (innovation).

  • fondamentaux
  • uniforme
  • autorité
  • sélection univ
3 contraintes factuelles
  • Sélection université : conformité droit constitutionnel à reformuler (DC 2018)
  • Uniforme : 100-200€/an/enfant, hostilité 60% parents (IFOP 2023)
  • Primes mérite : déjà tentées (PHEE), efficacité contestée

Source : Programme LR Éducation · 2024

Le mouvement part d'un constat de système défaillant, auquel s'ajoute la mutation induite par l'intelligence artificielle et la modification des contenus qu'elle entraîne. Il ne propose pas de réforme arrêtée mais un cap : beaucoup plus de liberté et de souplesse pour innover, tester et créer, dans le public comme dans le privé. Il veut développer éducation et formation tout au long de la vie en y impliquant les entreprises et de nouveaux acteurs, en posant explicitement la question du financement, et entend s'inspirer des meilleures réussites françaises et étrangères.

  • liberté et souplesse pour innover, tester et créer, dans le public comme dans le privé
  • adaptation de l'éducation à la mutation induite par l'intelligence artificielle
  • éducation et formation tout au long de la vie
  • implication des entreprises et de nouveaux acteurs
3 contraintes factuelles
  • L'atelier est explicitement ouvert : le document écrit « Reste à savoir comment » et ne tranche aucune modalité
  • La question du financement est posée mais laissée sans réponse
  • Ni l'autonomie des établissements, ni le statut des enseignants, ni la carte scolaire ne sont abordés

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Énergie

Relance massive du nucléaire (14 EPR2 + SMR + prolongation parc), modération éolien (moratoire éolien terrestre, priorité solaire et offshore), maintien marché européen électricité réformé, refus sortie gaz/pétrole précipitée pour industrie.

  • nucléaire fort
  • moratoire éolien terrestre
  • marché EU réformé
  • transition pragmatique
3 contraintes factuelles
  • 14 EPR2 + SMR : 70-90 Md€ étalés (chiffrage EDF/RTE)
  • Prolongation parc 60-80 ans : grand carénage 100 Md€ (EDF Hercule)
  • Moratoire éolien terrestre = retard objectifs PPE 2030 (-15 GW vs cible)

Source : Programme LR Bellamy européennes 2024 · 2024

L'énergie n'est pas traitée pour elle-même mais comme levier de l'« écologie du progrès » que le mouvement oppose à l'écologie punitive. Il cite le nucléaire propre en premier, puis les énergies renouvelables et les nouvelles technologies, comme moyens de répondre aux défis de la planète par la création et l'innovation plutôt que par la décroissance. Le document annonce également que « de nouvelles énergies s'annoncent » dans le cadre de la mutation technologique, sans les nommer.

  • recours au nucléaire propre
  • développement des énergies renouvelables
  • mobilisation des nouvelles technologies au service de la transition
  • refus de la décroissance comme réponse énergétique
3 contraintes factuelles
  • L'énergie ne fait l'objet d'aucun atelier dédié : la position est déduite d'une énumération de trois lignes dans l'atelier « écologie du progrès »
  • Le « nucléaire propre » n'est pas défini et n'est associé à aucun programme de construction ou de prolongation
  • Aucun objectif de mix, de capacité ou de calendrier n'est mentionné

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Climat & environnement

Neutralité 2050 conformément SNBC, refus écologie punitive (anti-ZFE, anti-fin VTM stricte), agriculture défendue contre normes EU, transition industrielle accompagnée (CRCS, hydrogène), souveraineté alimentaire renforcée.

  • neutralité 2050
  • anti-écologie punitive
  • défense agriculture
  • souveraineté alimentaire
3 contraintes factuelles
  • Reculs écologie punitive contradictoires obligations UE (Green Deal, règlement CO2 véhicules)
  • Souveraineté alimentaire : France 1er producteur agricole UE (88 Md€), mais déficit balance agroalimentaire 2023
  • Hydrogène vert : 7 Md€ France 2030, mais coût production 4-7€/kg vs gaz fossile équivalent 1-2€

Source : Programme LR Climat · 2024

Le mouvement pose deux visions opposées face aux défis de la planète. D'un côté une écologie punitive qui « voit l'homme comme un danger pour la planète » et prône la décroissance, le dirigisme planétaire et la limitation des naissances — qu'il rejette et qu'il range ailleurs dans le document parmi les attaques portées aux valeurs communes. De l'autre une écologie de progrès pour laquelle la solution n'est ni de décroître ni de culpabiliser, mais de créer, innover et transformer, grâce au nucléaire propre, aux renouvelables, aux nouvelles technologies et à l'économie circulaire. Ce sont ces solutions que le campus annonce vouloir explorer.

  • écologie de progrès fondée sur la création, l'innovation et la transformation
  • refus de la décroissance, du dirigisme planétaire et de la limitation des naissances
  • refus de la culpabilisation comme levier écologique
  • développement de l'économie circulaire
3 contraintes factuelles
  • Aucun objectif de réduction d'émissions, aucune trajectoire et aucune échéance ne figurent dans le document
  • L'adaptation au changement climatique n'est pas abordée
  • La position est formulée en opposition à une écologie adverse plus qu'en programme propre : le document annonce explorer ces solutions, pas les avoir arrêtées

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Immigration & intégration

Réduction forte de l'immigration, quotas par métier votés au Parlement, durcissement du regroupement familial et de l'aide médicale d'État, exécution effective des OQTF, conditions de séjour resserrées.

  • quotas migratoires
  • durcissement regroupement familial
  • réforme de l'AME
  • exécution des OQTF
2 contraintes factuelles
  • Le taux d'exécution des OQTF est d'environ 10%, un relèvement suppose accords de réadmission et places de rétention
  • Les quotas par métier nécessitent une loi annuelle et un appareil statistique dédié

Source : Programme Les Républicains 2022 · 2022

Rien de documenté sur ce thème

Sécurité & défense

OTAN intégré, dissuasion nucléaire renforcée, hausse budget défense 2,5-3% PIB, doublement effectifs gendarmerie/police, peines plancher rétablies, surpopulation carcérale réglée par construction (+30k places), peines courtes en milieu fermé.

  • OTAN intégré
  • défense 2,5-3% PIB
  • +effectifs police
  • peines plancher
3 contraintes factuelles
  • Défense 2,5% PIB : +14 Md€/an supplémentaires
  • Construction 30k places prison : 4-6 Md€ et 7-10 ans (Cour des Comptes 2023)
  • Peines plancher : censure CC 2014 sur individualisation peine, à reformuler constitutionnellement

Source : Programme LR Sécurité 2024 · 2024

Le mouvement décrit des cités et des quartiers devenus des « territoires perdus » où les narcotrafiquants font la loi, et y voit d'abord un problème de sécurité doublé d'un problème de justice, en particulier sur l'application des peines aux mineurs délinquants. Il demande d'accroître le nombre de places de prison et surtout de démultiplier les centres d'accueil pour mineurs, tout en présentant ces territoires comme le « miroir grossissant des échecs de l'État » — sécurité, école, emploi — et en voulant offrir des perspectives aux talents et aux énergies latentes des cités. Sur la défense, il appelle les démocraties libérales à se réarmer militairement et moralement face au « grand retour de la Force contre le Droit ».

  • accroissement du nombre de places de prison
  • démultiplication des centres d'accueil pour mineurs délinquants
  • révision de l'application des peines pour les mineurs délinquants
  • moyens et capacité d'adaptation donnés à l'école dans les quartiers
3 contraintes factuelles
  • Aucun volume n'est donné : ni nombre de places de prison, ni nombre de centres pour mineurs, ni coût associé
  • Le réarmement militaire n'est associé à aucune trajectoire budgétaire, alors que l'axe économique porte une baisse générale des prélèvements
  • Aucune mesure sur les effectifs de police, de gendarmerie ou de magistrats

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Justice & libertés

Restriction droit du sol (modification article 21-7 code civil), durcissement OQTF, peines plancher rétablies, refus régularisations massives, maintien laïcité 1905 sans extension, refus euthanasie.

  • restriction droit du sol
  • OQTF dur
  • peines plancher
  • anti-euthanasie
3 contraintes factuelles
  • Restriction droit du sol : modification constitutionnelle (article 34) ou réforme article 21-7
  • OQTF : taux exécution 7-12% (Cour 2024), durcissement sans levée verrous structurels = effet limité
  • Peines plancher : censure partielle CC 2014 à reformuler

Source : Programme LR Justice · 2024

ATTENTION — cet axe est le plus fragile du document : il est rédigé en interrogations, non en positions. Sur l'état de droit, le mouvement pose une définition (l'État soumis à un Droit qui lui est supérieur et antérieur) puis enchaîne des questions ouvertes : que valent les Droits de l'Homme, sont-ils universels, quel rôle pour les cours constitutionnelles, « trop de droits tuent-ils le Droit », a-t-on créé un gouvernement des juges. Sur l'immigration, il affirme qu'il n'y a pas une mais plusieurs immigrations (régulière, irrégulière, choisie, subie) qu'il faut « savoir nommer », puis pose de nouveau des questions — contrôler les flux, régulariser, expulser, conditionner l'asile, attirer les talents — en revendiquant d'y répondre « sans tabou, sans peur, mais avec exigence républicaine ». Aucune mesure ferme n'est arrêtée sur cet axe.

  • définition de l'état de droit : l'État soumis à un Droit supérieur et antérieur, non producteur du Droit
  • distinguer et nommer les différentes immigrations : régulière, irrégulière, choisie, subie
  • traiter la question de l'Islam et de l'islamisme comme un défi d'unité et de valeurs communes
  • interrogation ouverte sur l'universalité des Droits de l'Homme et sur l'inflation des droits
3 contraintes factuelles
  • Les six « principes » ci-dessus sont pour l'essentiel des questions posées par le document, pas des positions arrêtées : ne pas les traiter comme des engagements programmatiques
  • Aucun dispositif migratoire concret (quotas, titres de séjour, procédure d'asile) n'est proposé
  • La critique de l'inflation des droits n'est assortie d'aucune proposition de révision constitutionnelle ou conventionnelle

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Institutions & démocratie

Maintien Ve République, refus VIe, refus proportionnelle intégrale (proportionnelle limitée 15-20% acceptable), durée mandats sénateurs réduite (6 ans vs 6 actuellement = statu quo), renforcement contrôle parlementaire, primauté constitution française dans hiérarchie.

  • Ve République
  • anti-proportionnelle intégrale
  • anti-VIe
  • primauté constitution
3 contraintes factuelles
  • Primauté constitution : déjà admise par CC (DC Maastricht 1992) sur principe identité constitutionnelle
  • Proportionnelle 15-20% : projets bloqués 2017-2024 faute majorité
  • Renforcement Parlement : commissions enquête multipliées 2022-2024 (effets limités)

Source : Programme LR Institutions · 2024

C'est l'axe structurant du mouvement, qui porte l'exigence d'une double redistribution des pouvoirs : retracer la frontière entre l'État et la société civile pour faire grandir la société et alléger l'État, et rapprocher la décision publique du terrain. Le principe directeur est la subsidiarité : tout ce que les citoyens, les familles, les associations, les entreprises et les élus locaux peuvent faire, il faut le leur laisser faire. Sur les collectivités, il pose « une compétence, un échelon, un responsable identifiable », chaque transfert de compétence devant s'accompagner d'un transfert réel de responsabilité et d'une fiscalité dédiée. Sur l'État, il demande une revue générale des missions et des politiques publiques et la substitution de solutions de la société civile aux défaillances publiques.

  • double redistribution des pouvoirs : État / société civile, et national / local
  • subsidiarité : laisser faire tout ce que citoyens, familles, associations, entreprises et élus locaux peuvent faire
  • « une compétence, un échelon, un responsable identifiable »
  • chaque transfert de compétence s'accompagne d'un transfert réel de responsabilité
4 contraintes factuelles
  • Aucun périmètre de compétences n'est nommé : le document pose la méthode (« une compétence, un échelon ») sans dire quelle compétence va à quel échelon
  • La « vraie fiscalité dédiée » par échelon n'est associée à aucun impôt existant ou nouveau
  • Aucune mission de l'État n'est explicitement désignée comme devant être supprimée, externalisée ou déléguée
  • Les « lois Notre-Dame dédiées » sont citées comme instrument sans être définies

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

International & UE

Europe des nations (souveraineté), refus fédéralisme, défense PAC (50 Md€/an France bénéficiaire), soutien Israël ferme, soutien Ukraine, refus Mercosur en l'état (clauses miroir agricoles), refus accord Royaume-Uni adhésion programmes.

  • Europe des nations
  • défense PAC
  • soutien Israël
  • soutien Ukraine
3 contraintes factuelles
  • PAC : France 1er bénéficiaire (9,5 Md€/an), réforme 2023 conditionnée éco-régimes (40%)
  • Mercosur : isolement France (Allemagne, Espagne, Italie favorables)
  • Soutien Ukraine : aligné gouvernement, pas divergence majeure

Source : Programme LR Bellamy européennes · 2024

L'axe est peu développé et n'apparaît qu'indirectement. L'Union européenne est mobilisée comme étalon fiscal — ramener la fiscalité française à la « normale européenne » — et non comme sujet institutionnel : ni les compétences de l'UE, ni sa gouvernance, ni la souveraineté ne sont discutées. Sur l'international, le mouvement décrit des démocraties libérales fatiguées, ayant oublié leurs valeurs et usées par un sentiment d'impuissance publique, confrontées à un retour des empires totalitaires et de la Force contre le Droit. Il juge toutefois ces nouveaux empires fragiles et leurs dirigeants moins assurés qu'ils ne le paraissent, et estime les démocraties plus fortes qu'elles ne le croient à condition de se réarmer militairement et moralement.

  • alignement de la fiscalité française sur la « normale européenne »
  • diagnostic de démocraties libérales fatiguées et de retour des empires totalitaires
  • appréciation des régimes autoritaires comme plus fragiles qu'ils ne paraissent
  • réarmement militaire et moral des démocraties comme condition de leur résistance
3 contraintes factuelles
  • Aucune position sur l'architecture institutionnelle de l'UE, ses compétences, l'élargissement ou la zone euro
  • Aucun pays, alliance ou théâtre d'opération n'est nommé, y compris parmi les « empires totalitaires »
  • Le document qualifie lui-même ce sujet de « débat existentiel » à tenir, pas de position arrêtée

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Numérique & innovation

Souveraineté numérique européenne (Chips Act, IA Act), soutien startups (French Tech), encadrement IA générative dans services publics, lutte cyberharcèlement et pédocriminalité numérique, refus identité numérique obligatoire.

  • souveraineté EU
  • French Tech
  • encadrement IA
  • anti-cyberharcèlement
3 contraintes factuelles
  • Chips Act EU 43 Md€ mobilisés, France 8-12% (STMicro Crolles)
  • AI Act EU 2024 : France/Allemagne ont allégé contraintes foundation models
  • Identité numérique européenne (eIDAS 2.0) déjà adoptée niveau UE

Source : Programme LR Numérique · 2024

Le mouvement se dit entré dans « la civilisation de la connaissance numérisée et du progrès exponentiel » et annonce que « les dix prochaines années seront les plus fabuleuses de toute l'histoire de l'Humanité ». Il énumère intelligence artificielle, agents autonomes, robots, neurosciences, génie génétique et nanomatériaux, en insistant sur leur hybridation et leur renforcement mutuel, et sur leur effet transformateur sur les métiers, les entreprises, l'éducation, la santé et les institutions. Il pose les questions du devenir du travail à l'ère de l'IA et du partage des richesses dans un monde « hyper capitaliste », en revendiquant d'en débattre « sans peurs paralysantes et sans fascination naïve ». Il entend aussi mettre l'IA au service de la diffusion de ses idées sur les réseaux sociaux et présente « Mia », une IA maison.

  • accueil du progrès technologique sans peurs paralysantes ni fascination naïve
  • reconnaissance de l'hybridation des technologies (IA, agents autonomes, robots, neurosciences, génie génétique, nanomatériaux)
  • construction d'un récit optimiste, exigeant et lucide sur les mutations technologiques
  • mise de l'intelligence artificielle au service de l'action et de l'argumentation dans le débat public
3 contraintes factuelles
  • Aucune position réglementaire n'est prise : ni sur l'encadrement de l'IA, ni sur les données personnelles, ni sur le règlement européen sur l'IA
  • Les questions posées (devenir du travail, partage des richesses) sont explicitement laissées ouvertes au débat
  • Le volet « IA au service de l'action sur les réseaux sociaux » relève de la stratégie de diffusion du mouvement, pas d'une politique publique

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Culture & médias

Privatisation France Télévisions (cession ou refonte), défense patrimoine français, lutte wokisme universités/médias, soutien filière cinéma (CNC maintenu), suppression redevance audiovisuelle (acté 2022).

  • privatisation FTV
  • patrimoine
  • anti-wokisme
  • cinéma soutenu
3 contraintes factuelles
  • Privatisation FTV : -3 Md€ valeur perdue (Cour des Comptes 2015)
  • Patrimoine : Mission Culture 3,3 Md€/an, déjà sous tension
  • Cible 'wokisme' juridiquement floue, risque atteinte liberté pédagogique

Source : Programme LR Culture · 2024

Le mouvement tient la cohésion sociale et la démocratie pour fragilisées par des attaques portées de longue date aux valeurs communes. Il désigne nommément le déconstructivisme — « théorie destructrice du pouvoir de la vérité, du langage et du sens commun » — auquel succède selon lui le wokisme, l'écologie radicale et le relativisme moral qui « mène à brouiller le bien et le mal ». La question qu'il pose est celle des moyens : « comment combattre ceux qui les détruisent ? ». En contrepoint, il valorise les « valeurs non marchandes » — enfants, famille, amis, travail domestique, bénévolat, entraide, auto-production — qu'il présente non comme une survivance mais comme constitutives d'un nouveau système de richesses humaines lié à la civilisation de la connaissance.

  • reconstruction de valeurs communes
  • combat du déconstructivisme, du wokisme et du relativisme moral
  • reconnaissance des valeurs non marchandes (famille, bénévolat, entraide, travail domestique) comme constitutives de la richesse
  • exploration des « territoires invisibles de la richesse » échappant au calcul du PIB
3 contraintes factuelles
  • Le document pose la question des moyens de ce combat culturel sans y répondre : aucun levier de politique publique n'est nommé
  • Aucune mesure sur les médias, l'audiovisuel public, l'université ou le financement de la recherche n'accompagne la critique du wokisme
  • La valorisation des activités non marchandes n'est traduite dans aucun indicateur ni dispositif

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

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