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Présidentielle 2027 · Programmes

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La position
Ce que la formation défend sur cet axe, reformulé par la rédaction à partir de ses textes publics. Ce n’est pas une citation.
Les principes
Les quelques lignes de force de cette position : de quoi la parcourir sans lire le paragraphe entier.
La contrainte factuelle
Un fait sourcé que la position doit affronter : un chiffre, un calendrier, une règle de droit. Ce n’est pas une objection : la même exigence s’applique à toutes les formations.
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2 formations comparées sur 13 thèmes. Le tableau défile latéralement.

Positions comparées, axe par axe. La première colonne nomme le thème ; chaque colonne suivante porte une formation.
ThèmeRenaissanceCentre libéralRetirerLaissez-nous faireDroite libéraleRetirer
Économie & fiscal

Baisse continue impôts production (CVAE supprimée 2024-2027), stabilité fiscale entreprises (IS 25%), respect règles UE 3% PIB d'ici 2029, refus rétablissement ISF, soutien innovation (CIR maintenu, France 2030 54 Md€).

  • baisse impôts production
  • stabilité IS 25%
  • trajectoire 3% PIB
  • innovation France 2030
3 contraintes factuelles
  • CVAE supprimée = -8 Md€/an recettes État (compensé partiel par TVA)
  • Déficit France 2024 : 5,5% PIB (record post-COVID), trajectoire 3% en 2029 nécessite -110 Md€
  • CIR : 7,5 Md€/an (1ère niche fiscale), efficience contestée (rapport Cour 2021)

Sources : Cour des Comptes, finances publiques 2024 · 2024 ; PLF 2025 · 2024

Le mouvement pose que la croissance « ne se décrète pas, elle se libère » et désigne les entreprises et les entrepreneurs comme son unique moteur. Il réclame une fiscalité pro-croissance — compétitive et non punitive, plus légère, plus simple, plus stable — ramenée à la « normale européenne », avec une baisse prioritaire des impôts pesant sur la production et un allègement de la transmission. Il propose d'échanger progressivement des baisses d'impôts contre une baisse des aides. Il réclame en parallèle une réduction drastique du poids des normes, jusqu'à donner aux entreprises le pouvoir de contester celles jugées étouffantes ou inutiles. Sur le logement, il tient la crise pour évitable et vise la recréation d'un véritable marché.

  • fiscalité pro-croissance : compétitive et non punitive, plus légère, simple et stable
  • retour à la « normale européenne » en matière de fiscalité
  • baisse prioritaire des impôts qui pèsent sur la production
  • favoriser la transmission
3 contraintes factuelles
  • Aucune mesure n'est chiffrée dans le document : ni le niveau de baisse d'impôts visé, ni le rendement des suppressions d'aides censées la compenser
  • Le « retour à la normale européenne » n'est rapporté à aucun agrégat de référence (taux de prélèvements obligatoires, taux d'IS, coin fiscalo-social)
  • Le pouvoir de contestation des normes par les entreprises n'est associé à aucun véhicule juridique identifié

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Social & travail

Plein emploi (objectif 5% chômage), retraite 64 ans (réforme 2023 actée), conditionnement RSA à 15h activité, baisse charges salariales catégories ciblées, soutien apprentissage (1M apprentis).

  • plein emploi
  • 64 ans
  • RSA conditionné
  • apprentissage 1M
3 contraintes factuelles
  • Chômage T3 2024 : 7,3% BIT, baisse stagne depuis 2022
  • Réforme retraites 2023 : équilibre branche vieillesse 2027 (vs déficit 14,7 Md€ 2030 sans réforme)
  • Apprentis : 1M atteint 2024, mais coût aides exceptionnelles 7 000€ × 800k = 5,6 Md€/an

Sources : DARES, chômage BIT · 2024 ; Loi pour le plein emploi · 2023

Le mouvement juge le droit du travail « trop rigide, inadapté » et veut le reconstruire autour de principes clairs complétés par le contrat — personnel, d'entreprise ou de branche — avec un code du travail spécifique aux PME, pour « passer de la surveillance à la confiance ». Il reconnaît par ailleurs une « urgence sociale » : trop de Français peinent à vivre. Il tient les réformes de libération de la croissance pour la bonne réponse de fond, mais admet qu'il faut agir sans en attendre les résultats, au besoin par des mesures non conventionnelles et temporaires. Il refuse de séparer justice sociale et efficacité sociale, et pose le progrès économique comme condition du progrès social.

  • recodification du droit du travail autour de principes clairs complétés par le contrat
  • contrat personnel, contrat d'entreprise ou de branche
  • code du travail spécifique aux PME
  • passage de la surveillance à la confiance et à une liberté responsable
3 contraintes factuelles
  • Le volet « urgence sociale » reste au stade de l'intention : aucune mesure concrète n'est nommée, le document annonce seulement qu'on y « réfléchira »
  • La nature des « mesures non conventionnelles et temporaires » n'est pas précisée
  • La taxe Zucman est citée comme repoussoir sans contre-proposition de financement

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Santé & retraites

CNS (Conseil National de la Refondation) Santé, lutte déserts médicaux par incitations et 4e année internat médecine générale, hausse 4 Md€/an SEGUR (signé 2020), parcours soins coordonné, retraite 64 ans actée.

  • incitations zones sous-dotées
  • 4e année internat MG
  • Ségur santé
  • retraite 64 ans
3 contraintes factuelles
  • Ségur santé : 8,2 Md€ revalorisations + 19 Md€ investissements 2020-2030
  • Médecins MG : -5 000 entre 2010 et 2024 malgré hausse numerus apertus
  • Solde branche vieillesse 2030 ramené à -3 Md€ (vs -14,7 Md€) après réforme 2023

Sources : Bilan Ségur Santé 2024 · 2024 ; DREES, démographie médicale · 2024

Le mouvement juge l'État-providence « à bout de souffle » et veut refonder les protections sociales en séparant ce qui relève de l'assurance payée par cotisations de la solidarité nationale payée par l'impôt, avec des acteurs responsables et des missions claires. Sur la santé, il oppose à la recherche d'économies la construction d'une « véritable économie de la santé », plus efficace et plus économe. Sur les retraites, il qualifie d'erreurs politiques profondes l'incapacité à reconstruire la répartition et le refus des fonds de pension, imputant cette irresponsabilité aux gouvernements « de gauche comme de droite », et réclame l'introduction de fonds de capitalisation pour tous.

  • séparation de l'assurance (cotisations) et de la solidarité nationale (impôt)
  • rétablissement de missions claires avec des acteurs responsables
  • construction d'une véritable économie de la santé, plus efficace et plus économe
  • instauration d'un vrai système de fonds de pension pour tous
3 contraintes factuelles
  • Aucun paramètre n'est donné : ni taux de cotisation affecté à la capitalisation, ni calendrier de transition, ni traitement de la génération pivot
  • Le document ne dit pas si la capitalisation se substitue à une part de la répartition ou s'y ajoute, ce qui change entièrement le coût de transition
  • L'« économie de la santé » n'est adossée à aucun modèle de financement décrit

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Éducation & recherche

École du futur (autonomie établissements + projets pédagogiques), maths+français renforcés primaire, choc des savoirs (groupes niveaux 6e/5e), revalorisation profs (10% socle 2023-2024), Parcoursup maintenu et amélioré.

  • autonomie établissements
  • fondamentaux
  • groupes de niveau
  • revalorisation profs
3 contraintes factuelles
  • Revalorisation enseignants : 2 Md€/an depuis 2023, 10% socle stagiaires, 5% milieu carrière
  • Groupes niveau 6e/5e : annoncés 2024, mise en œuvre partielle (manque postes), suspendus partiellement 2024
  • Parcoursup : 73% admissions formulées 2024, mais persistance angoisse lycéens (rapport IGEN 2023)

Sources : Loi pour l'École · 2024 ; Bilan Parcoursup 2024 · 2024

Le mouvement part d'un constat de système défaillant, auquel s'ajoute la mutation induite par l'intelligence artificielle et la modification des contenus qu'elle entraîne. Il ne propose pas de réforme arrêtée mais un cap : beaucoup plus de liberté et de souplesse pour innover, tester et créer, dans le public comme dans le privé. Il veut développer éducation et formation tout au long de la vie en y impliquant les entreprises et de nouveaux acteurs, en posant explicitement la question du financement, et entend s'inspirer des meilleures réussites françaises et étrangères.

  • liberté et souplesse pour innover, tester et créer, dans le public comme dans le privé
  • adaptation de l'éducation à la mutation induite par l'intelligence artificielle
  • éducation et formation tout au long de la vie
  • implication des entreprises et de nouveaux acteurs
3 contraintes factuelles
  • L'atelier est explicitement ouvert : le document écrit « Reste à savoir comment » et ne tranche aucune modalité
  • La question du financement est posée mais laissée sans réponse
  • Ni l'autonomie des établissements, ni le statut des enseignants, ni la carte scolaire ne sont abordés

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Énergie

Mix énergétique équilibré nucléaire (6 EPR2 + prolongation) + ENR ambitieuses (objectif 40% électricité ENR 2030), réforme marché européen électricité (achevée 2024), planification écologique pilotée par SGPE.

  • nucléaire et ENR
  • réforme marché EU
  • planification SGPE
  • transition pilotée
3 contraintes factuelles
  • Programme 6 EPR2 + 8 optionnels = 70 Md€ étalés (annonce Belfort 2022)
  • Cibles ENR PPE 2024 : 18 GW éolien terrestre 2030 (vs 21 GW objectif initial), retards procéduraux
  • Prix électricité après réforme EU 2024 reste indexé sur gaz dans 30% des heures pointe

Sources : Discours Belfort · 2022 ; PPE3 · 2024

L'énergie n'est pas traitée pour elle-même mais comme levier de l'« écologie du progrès » que le mouvement oppose à l'écologie punitive. Il cite le nucléaire propre en premier, puis les énergies renouvelables et les nouvelles technologies, comme moyens de répondre aux défis de la planète par la création et l'innovation plutôt que par la décroissance. Le document annonce également que « de nouvelles énergies s'annoncent » dans le cadre de la mutation technologique, sans les nommer.

  • recours au nucléaire propre
  • développement des énergies renouvelables
  • mobilisation des nouvelles technologies au service de la transition
  • refus de la décroissance comme réponse énergétique
3 contraintes factuelles
  • L'énergie ne fait l'objet d'aucun atelier dédié : la position est déduite d'une énumération de trois lignes dans l'atelier « écologie du progrès »
  • Le « nucléaire propre » n'est pas défini et n'est associé à aucun programme de construction ou de prolongation
  • Aucun objectif de mix, de capacité ou de calendrier n'est mentionné

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Climat & environnement

Neutralité carbone 2050 conformément à SNBC, décarbonation industrie via CRCS et CSP, fin VTM 2035 (transposition règlement UE), planification écologique transversale, crédit impôt rénovation thermique (MaPrimeRenov).

  • neutralité 2050
  • Green Deal EU
  • fin VTM 2035
  • rénovation MaPrimeRenov
3 contraintes factuelles
  • Émissions France -5,8% en 2023 (HCC) mais trajectoire SNBC -55% 2030 demande -4,7%/an stable
  • MaPrimeRenov : 4 Md€/an, mais 2024 a vu chute demandes (-50%) après resserrement critères
  • Industrie décarbonée : 13 Md€ promis aides 2027 (France 2030) pour 50 sites les plus émetteurs

Sources : SNBC3 / PNACC3 · 2024 ; Haut Conseil pour le Climat · 2024

Le mouvement pose deux visions opposées face aux défis de la planète. D'un côté une écologie punitive qui « voit l'homme comme un danger pour la planète » et prône la décroissance, le dirigisme planétaire et la limitation des naissances — qu'il rejette et qu'il range ailleurs dans le document parmi les attaques portées aux valeurs communes. De l'autre une écologie de progrès pour laquelle la solution n'est ni de décroître ni de culpabiliser, mais de créer, innover et transformer, grâce au nucléaire propre, aux renouvelables, aux nouvelles technologies et à l'économie circulaire. Ce sont ces solutions que le campus annonce vouloir explorer.

  • écologie de progrès fondée sur la création, l'innovation et la transformation
  • refus de la décroissance, du dirigisme planétaire et de la limitation des naissances
  • refus de la culpabilisation comme levier écologique
  • développement de l'économie circulaire
3 contraintes factuelles
  • Aucun objectif de réduction d'émissions, aucune trajectoire et aucune échéance ne figurent dans le document
  • L'adaptation au changement climatique n'est pas abordée
  • La position est formulée en opposition à une écologie adverse plus qu'en programme propre : le document annonce explorer ces solutions, pas les avoir arrêtées

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Immigration & intégration

Maîtrise des flux migratoires, intégration par le travail et la langue, fermeté sur l'éloignement des déboutés (loi immigration 2024), équilibre entre humanité et ordre, approche européenne.

  • maîtrise des flux
  • intégration par le travail et la langue
  • fermeté sur les déboutés
  • cadre européen
2 contraintes factuelles
  • La loi immigration 2024 a été partiellement censurée par le Conseil constitutionnel
  • L'éloignement effectif dépend des accords de réadmission avec les pays d'origine

Source : Programme Renaissance 2022 / loi immigration 2024 · 2024

Rien de documenté sur ce thème

Sécurité & défense

LPM 2024-2030 à 413 Md€ (vs 295 Md€ précédente), maintien commandement intégré OTAN, soutien Ukraine (matériel + Caesar), création réserve nationale 100k, lutte trafics de stupéfiants (Place Nette XXL).

  • LPM 413 Md€
  • OTAN intégré
  • soutien Ukraine
  • réserve 100k
3 contraintes factuelles
  • LPM 413 Md€ : trajectoire 2,1% PIB en 2027 (objectif OTAN 2% atteint)
  • Soutien Ukraine : 5,1 Md€ depuis 2022 (matériel + financier), 9e contributeur EU/PIB
  • Place Nette XXL : 1 280 opérations 2024, saisies +30%, mais effets sur consommation marginaux (CIR Drogues 2024)

Source : Loi 2023-703 LPM 2024-2030 · 2023

Le mouvement décrit des cités et des quartiers devenus des « territoires perdus » où les narcotrafiquants font la loi, et y voit d'abord un problème de sécurité doublé d'un problème de justice, en particulier sur l'application des peines aux mineurs délinquants. Il demande d'accroître le nombre de places de prison et surtout de démultiplier les centres d'accueil pour mineurs, tout en présentant ces territoires comme le « miroir grossissant des échecs de l'État » — sécurité, école, emploi — et en voulant offrir des perspectives aux talents et aux énergies latentes des cités. Sur la défense, il appelle les démocraties libérales à se réarmer militairement et moralement face au « grand retour de la Force contre le Droit ».

  • accroissement du nombre de places de prison
  • démultiplication des centres d'accueil pour mineurs délinquants
  • révision de l'application des peines pour les mineurs délinquants
  • moyens et capacité d'adaptation donnés à l'école dans les quartiers
3 contraintes factuelles
  • Aucun volume n'est donné : ni nombre de places de prison, ni nombre de centres pour mineurs, ni coût associé
  • Le réarmement militaire n'est associé à aucune trajectoire budgétaire, alors que l'axe économique porte une baisse générale des prélèvements
  • Aucune mesure sur les effectifs de police, de gendarmerie ou de magistrats

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Justice & libertés

Loi immigration 2024 (intégration et expulsions facilitées), durcissement OQTF, recrutement 8 500 magistrats/greffiers, peines courtes en milieu ouvert, refus rétablissement peines plancher généralisées, fin de vie en cours.

  • loi immigration 2024
  • OQTF renforcées
  • +8500 magistrats
  • alternatives prison
3 contraintes factuelles
  • Loi immigration 2024 : 35 articles censurés Conseil constitutionnel sur 86
  • OQTF : 130k émises 2023, taux exécution 7-12% (Cour des Comptes 2024)
  • Surpopulation carcérale : 78 000 détenus pour 60 000 places (DAP 2024)

Sources : Loi 2024-42 Immigration · 2024 ; DAP statistiques pénitentiaires · 2024

ATTENTION — cet axe est le plus fragile du document : il est rédigé en interrogations, non en positions. Sur l'état de droit, le mouvement pose une définition (l'État soumis à un Droit qui lui est supérieur et antérieur) puis enchaîne des questions ouvertes : que valent les Droits de l'Homme, sont-ils universels, quel rôle pour les cours constitutionnelles, « trop de droits tuent-ils le Droit », a-t-on créé un gouvernement des juges. Sur l'immigration, il affirme qu'il n'y a pas une mais plusieurs immigrations (régulière, irrégulière, choisie, subie) qu'il faut « savoir nommer », puis pose de nouveau des questions — contrôler les flux, régulariser, expulser, conditionner l'asile, attirer les talents — en revendiquant d'y répondre « sans tabou, sans peur, mais avec exigence républicaine ». Aucune mesure ferme n'est arrêtée sur cet axe.

  • définition de l'état de droit : l'État soumis à un Droit supérieur et antérieur, non producteur du Droit
  • distinguer et nommer les différentes immigrations : régulière, irrégulière, choisie, subie
  • traiter la question de l'Islam et de l'islamisme comme un défi d'unité et de valeurs communes
  • interrogation ouverte sur l'universalité des Droits de l'Homme et sur l'inflation des droits
3 contraintes factuelles
  • Les six « principes » ci-dessus sont pour l'essentiel des questions posées par le document, pas des positions arrêtées : ne pas les traiter comme des engagements programmatiques
  • Aucun dispositif migratoire concret (quotas, titres de séjour, procédure d'asile) n'est proposé
  • La critique de l'inflation des droits n'est assortie d'aucune proposition de révision constitutionnelle ou conventionnelle

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Institutions & démocratie

Réforme institutions par dialogue (CNR, conventions citoyennes), introduction proportionnelle limitée, mandats parlementaires plafonnés (3 consécutifs), maintien semi-présidentialisme, fin cumul mandats acté.

  • CNR/conventions
  • proportionnelle limitée
  • limitation mandats
  • semi-présidentialisme
3 contraintes factuelles
  • Convention citoyenne climat : 149 propositions, 30% intégrées sans modification (rapport CESE 2022)
  • Proportionnelle limitée : projet 15-20% sièges nationale, débats parlementaires bloqués 2017-2024
  • Cumul mandats fin acté loi 2014, effets sur renouvellement modérés (rapport Sénat 2022)

Source : Rapport CESE Convention citoyenne · 2022

C'est l'axe structurant du mouvement, qui porte l'exigence d'une double redistribution des pouvoirs : retracer la frontière entre l'État et la société civile pour faire grandir la société et alléger l'État, et rapprocher la décision publique du terrain. Le principe directeur est la subsidiarité : tout ce que les citoyens, les familles, les associations, les entreprises et les élus locaux peuvent faire, il faut le leur laisser faire. Sur les collectivités, il pose « une compétence, un échelon, un responsable identifiable », chaque transfert de compétence devant s'accompagner d'un transfert réel de responsabilité et d'une fiscalité dédiée. Sur l'État, il demande une revue générale des missions et des politiques publiques et la substitution de solutions de la société civile aux défaillances publiques.

  • double redistribution des pouvoirs : État / société civile, et national / local
  • subsidiarité : laisser faire tout ce que citoyens, familles, associations, entreprises et élus locaux peuvent faire
  • « une compétence, un échelon, un responsable identifiable »
  • chaque transfert de compétence s'accompagne d'un transfert réel de responsabilité
4 contraintes factuelles
  • Aucun périmètre de compétences n'est nommé : le document pose la méthode (« une compétence, un échelon ») sans dire quelle compétence va à quel échelon
  • La « vraie fiscalité dédiée » par échelon n'est associée à aucun impôt existant ou nouveau
  • Aucune mission de l'État n'est explicitement désignée comme devant être supprimée, externalisée ou déléguée
  • Les « lois Notre-Dame dédiées » sont citées comme instrument sans être définies

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

International & UE

Europe puissance (autonomie stratégique), élargissement maîtrisé (Ukraine, Balkans), Pacte vert européen défendu, soutien Israël avec exigence respect droit international Gaza, refus Mercosur en l'état (clauses miroir agricoles).

  • Europe puissance
  • élargissement
  • Green Deal
  • soutien Israël+droit intl
3 contraintes factuelles
  • Élargissement UE Ukraine : intégration estimée 2030+, coût initial PAC 96 Md€ sur 7 ans (Bruegel 2023)
  • Position Mercosur : Macron contre l'accord en l'état mais Allemagne/Espagne pour, isolement potentiel
  • Aide Ukraine : France 9e contributeur PIB UE, derrière Allemagne, RU, Pologne, Pays Baltes

Sources : Discours Sorbonne II · 2024 ; Bruegel élargissement UE · 2023

L'axe est peu développé et n'apparaît qu'indirectement. L'Union européenne est mobilisée comme étalon fiscal — ramener la fiscalité française à la « normale européenne » — et non comme sujet institutionnel : ni les compétences de l'UE, ni sa gouvernance, ni la souveraineté ne sont discutées. Sur l'international, le mouvement décrit des démocraties libérales fatiguées, ayant oublié leurs valeurs et usées par un sentiment d'impuissance publique, confrontées à un retour des empires totalitaires et de la Force contre le Droit. Il juge toutefois ces nouveaux empires fragiles et leurs dirigeants moins assurés qu'ils ne le paraissent, et estime les démocraties plus fortes qu'elles ne le croient à condition de se réarmer militairement et moralement.

  • alignement de la fiscalité française sur la « normale européenne »
  • diagnostic de démocraties libérales fatiguées et de retour des empires totalitaires
  • appréciation des régimes autoritaires comme plus fragiles qu'ils ne paraissent
  • réarmement militaire et moral des démocraties comme condition de leur résistance
3 contraintes factuelles
  • Aucune position sur l'architecture institutionnelle de l'UE, ses compétences, l'élargissement ou la zone euro
  • Aucun pays, alliance ou théâtre d'opération n'est nommé, y compris parmi les « empires totalitaires »
  • Le document qualifie lui-même ce sujet de « débat existentiel » à tenir, pas de position arrêtée

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Numérique & innovation

France 2030 (54 Md€), licorne 25 (atteint 2023), souveraineté technologique européenne (cloud, IA), régulation IA via AI Act, soutien startups (French Tech), identité numérique européenne (eIDAS 2.0).

  • France 2030 54 Md€
  • souveraineté EU
  • AI Act
  • French Tech
3 contraintes factuelles
  • France 2030 : 54 Md€ engagés 2022-2030, déjà 22 Md€ alloués mi-2024
  • Licornes : 25 atteintes 2023, croissance ralentie 2024 (4 nouvelles vs 11 en 2022)
  • Cloud souverain : Bleu (Capgemini-Orange-Microsoft) et S3NS (Thales-Google) lancés 2024, dépendance hyperscalers persiste

Sources : Bilan France 2030 · 2024 ; AI Act EU · 2024

Le mouvement se dit entré dans « la civilisation de la connaissance numérisée et du progrès exponentiel » et annonce que « les dix prochaines années seront les plus fabuleuses de toute l'histoire de l'Humanité ». Il énumère intelligence artificielle, agents autonomes, robots, neurosciences, génie génétique et nanomatériaux, en insistant sur leur hybridation et leur renforcement mutuel, et sur leur effet transformateur sur les métiers, les entreprises, l'éducation, la santé et les institutions. Il pose les questions du devenir du travail à l'ère de l'IA et du partage des richesses dans un monde « hyper capitaliste », en revendiquant d'en débattre « sans peurs paralysantes et sans fascination naïve ». Il entend aussi mettre l'IA au service de la diffusion de ses idées sur les réseaux sociaux et présente « Mia », une IA maison.

  • accueil du progrès technologique sans peurs paralysantes ni fascination naïve
  • reconnaissance de l'hybridation des technologies (IA, agents autonomes, robots, neurosciences, génie génétique, nanomatériaux)
  • construction d'un récit optimiste, exigeant et lucide sur les mutations technologiques
  • mise de l'intelligence artificielle au service de l'action et de l'argumentation dans le débat public
3 contraintes factuelles
  • Aucune position réglementaire n'est prise : ni sur l'encadrement de l'IA, ni sur les données personnelles, ni sur le règlement européen sur l'IA
  • Les questions posées (devenir du travail, partage des richesses) sont explicitement laissées ouvertes au débat
  • Le volet « IA au service de l'action sur les réseaux sociaux » relève de la stratégie de diffusion du mouvement, pas d'une politique publique

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Culture & médias

Pass culture étendu (300€ jeunes 18 ans), maintien service public audiovisuel (financement TVA après suppression redevance 2022), exception culturelle française dans accords commerciaux, soutien filière cinéma et industries créatives.

  • pass culture
  • service public AV
  • exception culturelle
  • industries créatives
3 contraintes factuelles
  • Pass culture : 244 M€ 2023, 84% jeunes éligibles inscrits, mais 60% dépenses sur livres mangas (CNL 2024)
  • Financement audiovisuel public via TVA : précarité juridique (LFR 2022), sécurisation pluriannuelle 2024
  • Filière cinéma : CNC 740 M€/an, France leader EU production films (300/an)

Sources : CNL Bilan Pass Culture · 2024 ; CNC bilan · 2024

Le mouvement tient la cohésion sociale et la démocratie pour fragilisées par des attaques portées de longue date aux valeurs communes. Il désigne nommément le déconstructivisme — « théorie destructrice du pouvoir de la vérité, du langage et du sens commun » — auquel succède selon lui le wokisme, l'écologie radicale et le relativisme moral qui « mène à brouiller le bien et le mal ». La question qu'il pose est celle des moyens : « comment combattre ceux qui les détruisent ? ». En contrepoint, il valorise les « valeurs non marchandes » — enfants, famille, amis, travail domestique, bénévolat, entraide, auto-production — qu'il présente non comme une survivance mais comme constitutives d'un nouveau système de richesses humaines lié à la civilisation de la connaissance.

  • reconstruction de valeurs communes
  • combat du déconstructivisme, du wokisme et du relativisme moral
  • reconnaissance des valeurs non marchandes (famille, bénévolat, entraide, travail domestique) comme constitutives de la richesse
  • exploration des « territoires invisibles de la richesse » échappant au calcul du PIB
3 contraintes factuelles
  • Le document pose la question des moyens de ce combat culturel sans y répondre : aucun levier de politique publique n'est nommé
  • Aucune mesure sur les médias, l'audiovisuel public, l'université ou le financement de la recherche n'accompagne la critique du wokisme
  • La valorisation des activités non marchandes n'est traduite dans aucun indicateur ni dispositif

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

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