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Présidentielle 2027 · Programmes

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La position
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Les principes
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La contrainte factuelle
Un fait sourcé que la position doit affronter : un chiffre, un calendrier, une règle de droit. Ce n’est pas une objection : la même exigence s’applique à toutes les formations.
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3 formations comparées sur 13 thèmes. Le tableau défile latéralement.

Positions comparées, axe par axe. La première colonne nomme le thème ; chaque colonne suivante porte une formation.
ThèmeRépublique SouveraineSouverainisme républicainRetirerLa France InsoumiseGauche radicaleRetirerNouvelle ÉnergieDroite libéraleRetirer
Économie & fiscal

Le mouvement promeut un État stratège planificateur, capable de nationaliser des secteurs jugés stratégiques (transports, énergie, eau, télécommunications), de préempter des entreprises menacées, de réserver les marchés publics aux productions nationales et aux PME et de bâtir des filières souveraines sur le modèle Airbus. Il choisit une politique de la demande (hausse générale des salaires, SMIC revalorisé) et défend une réforme fiscale d'ampleur favorisant le travail plutôt que le capital, avec lutte renforcée contre l'évasion. Il propose un audit de la dette et la récusation d'une partie si l'intérêt de la Nation l'exige.

  • État stratège et planification industrielle
  • nationalisations et préemption d'entreprises stratégiques
  • marchés publics réservés aux productions nationales et aux PME
  • politique de la demande, hausse des salaires et du SMIC
3 contraintes factuelles
  • La hausse générale des salaires de 3% et du SMIC de 6%, compensée par une aide aux TPE-PME, a un coût budgétaire non chiffré dans le texte
  • La préférence nationale dans les marchés publics et le contrôle des capitaux supposent une sortie des règles européennes de concurrence et de libre circulation
  • La récusation partielle de la dette publique exposerait au risque de hausse des taux et de perte d'accès aux marchés financiers

Sources : Orientations programmatiques, République souveraine · 2021 ; Charte du mouvement, République souveraine · 2020

Augmentation forte des prélèvements sur les hauts revenus et grandes entreprises (ISF rétabli, IR à 14 tranches jusqu'à 90%), redistribution massive, planification écologique financée par hausse de la dette publique court-moyen terme. Sortie des règles budgétaires UE (3% déficit, 60% dette).

  • redistribution forte
  • ISF rétabli
  • fiscalité progressive
  • planification publique
3 contraintes factuelles
  • Recettes ISF 2017 (avant suppression) : 4,2 Md€/an, dont fuite estimée 200-300 M€
  • Charge dette France 2024 : 60 Md€/an (~2,2% PIB), projection 80 Md€/an en 2027
  • Pacte stabilité UE : déficit > 3% PIB déclenche procédure de déficit excessif (déjà active)

Source : L'Avenir en commun, ch. 2 : Partager les richesses · 2022

Le mouvement défend une réduction massive de la dépense publique, un allègement des prélèvements et un choc de déréglementation, présentés comme une spirale vertueuse pour relancer le travail et l'investissement. Il revendique un plan d'économies de l'ordre de 200 milliards d'euros par an sur un quinquennat.

  • réduction massive de la dépense publique
  • baisse des impôts et des charges
  • choc de déréglementation et lutte contre la bureaucratie
  • liberté d'entreprendre et propriété
2 contraintes factuelles
  • Les prélèvements obligatoires se situent autour de 43 à 45% du PIB en France, parmi les plus élevés de l'OCDE ; un objectif d'économies de 200 milliards d'euros par an représente près d'un septième de la dépense publique annuelle (environ 1 600 milliards d'euros)
  • La dette publique française dépasse 3 300 milliards d'euros, ce qui contraint toute trajectoire combinant baisse d'impôts et désendettement

Source : Positions David Lisnard / Nouvelle Énergie 2023-2025 · 2023

Social & travail

Se réclamant du Conseil national de la Résistance et du Préambule de 1946, le mouvement défend une République sociale : sécurité sociale universelle absorbant les régimes santé et retraites et les mutuelles, agences dédiées au logement des sans-abri et à la petite enfance. Il veut abroger les mesures jugées antisociales du code du travail, restaurer la hiérarchie des normes et renforcer l'inspection du travail. Il propose une réserve citoyenne pour les chômeurs de longue durée en remplacement de l'indemnisation et du RSA, et l'association des salariés à la gestion des entreprises.

  • République sociale héritée du CNR et du Préambule de 1946
  • sécurité sociale universelle absorbant santé, retraites et mutuelles
  • restauration de la hiérarchie des normes et renforcement de l'inspection du travail
  • réserve citoyenne pour les chômeurs de longue durée
3 contraintes factuelles
  • L'absorption de tous les régimes et mutuelles dans un système universel représente une réforme structurelle massive sans calendrier de financement précisé
  • La réserve citoyenne remplaçant l'assurance chômage et le RSA est inspirée des territoires zéro chômeur, dispositif encore expérimental et au coût par emploi élevé
  • La fin du dumping social présentée comme automatique dépend d'une sortie effective du cadre européen

Sources : Orientations programmatiques, République souveraine · 2021 ; Charte du mouvement, République souveraine · 2020

SMIC à 1500€ net (+15-20% selon indexation), 32 heures hebdomadaires sans baisse de salaire, retraite à 60 ans après 40 annuités, 6e semaine de congés payés. Renforcement code du travail.

  • SMIC 1500€
  • 32h hebdomadaires
  • retraite 60 ans
  • code du travail renforcé
3 contraintes factuelles
  • Hausse SMIC 15% = +9 Md€/an de charges employeurs (estimation OFCE), risque destruction emplois peu qualifiés
  • Retraite 60 ans : déficit CNAV +17 à +20 Md€/an en régime de croisière (COR)
  • 32h sans baisse salaire : coût unitaire travail +9,4%, parts compensables par exo patronales (cf lois Aubry)

Source : L'Avenir en commun, ch. 1 : 1500€ pour vivre dignement · 2022

Le mouvement défend une dérégulation du marché du travail, une baisse des charges et un recentrage des politiques sociales sur la responsabilité individuelle, avec un État social limité à un filet de protection. Il valorise le travail et la création de richesse plutôt que la redistribution.

  • dérégulation du marché du travail
  • baisse des charges sur le travail
  • recentrage des aides sur la responsabilité individuelle
  • valorisation du travail et de la création de richesse
2 contraintes factuelles
  • Les cotisations sociales financent un système de protection (chômage, famille, maladie) dont la dérégulation suppose des arbitrages de financement non chiffrés dans le positionnement
  • La baisse des charges à recettes constantes implique soit une réduction des prestations, soit un transfert de financement vers d'autres assiettes, non explicité

Source : Positions David Lisnard / Nouvelle Énergie 2023-2025 · 2023

Santé & retraites

Le mouvement veut refinancer l'hôpital à hauteur des besoins, mettre fin aux fermetures d'établissements et déployer un maillage de dispensaires assurant petites urgences et prévention sur tout le territoire. Il propose de doubler le nombre d'étudiants en médecine en dix ans. La protection vieillesse est intégrée à une sécurité sociale universelle couvrant l'ensemble des soins, y compris dentaires, auditifs et visuels, ainsi que les dépenses liées au handicap.

  • refinancement de l'hôpital et arrêt des fermetures
  • maillage de dispensaires de proximité
  • doublement des étudiants en médecine sur dix ans
  • couverture universelle des soins (dentaire, auditif, visuel, handicap)
3 contraintes factuelles
  • Le doublement des étudiants en médecine ne produit des effectifs supplémentaires qu'à un horizon de dix à douze ans (durée des études)
  • Une couverture intégrale des soins par la sécurité sociale suppose une hausse durable des prélèvements ou une réaffectation non détaillée
  • Le texte ne précise pas l'âge de départ ni le mode de financement du volet retraites

Source : Orientations programmatiques, République souveraine · 2021

Sécurité sociale 100% (suppression des complémentaires privées), pôle public du médicament, lutte contre les déserts médicaux par conventionnement obligatoire. Retraite à 60 ans / 40 annuités / minimum SMIC.

  • sécu 100%
  • fin complémentaires privées
  • pôle public médicament
  • retraite 60 ans
3 contraintes factuelles
  • Sécu 100% : transfert ~30 Md€/an des complémentaires vers Sécu (sans gain net automatique sauf efficience)
  • Conventionnement obligatoire médecins : risque déconventionnement massif (cf modèle allemand)
  • Branche vieillesse CNAV déjà en déficit projeté 14,7 Md€ en 2030 (COR scénario central)

Source : L'Avenir en commun, ch. 6 : Soigner toutes et tous · 2022

Le mouvement défend une réforme structurelle des retraites par l'introduction d'une dose de capitalisation obligatoire en complément de la répartition, au-delà des seuls ajustements paramétriques d'âge. La santé est rattachée aux fonctions régaliennes que l'État doit assurer de façon efficace.

  • introduction d'une dose de capitalisation obligatoire
  • réforme structurelle au-delà des paramètres d'âge
  • responsabilité individuelle dans la constitution de l'épargne retraite
  • santé maintenue comme fonction essentielle de l'État
2 contraintes factuelles
  • Les retraites représentent de l'ordre de 25% de la dépense publique française ; la transition vers la capitalisation suppose un coût de double cotisation pendant la phase de bascule, non chiffré dans le positionnement
  • Le ratio cotisants par retraité est d'environ 1,7 en 2024, ce qui pèse sur l'équilibre du régime par répartition

Source : Positions David Lisnard / Nouvelle Énergie 2023-2025 · 2023

Éducation & recherche

Le mouvement veut un égal accès à l'éducation, conçue comme méritocratique et instrument de promotion sociale plutôt que de reproduction, avec une exigence d'excellence du CAP au doctorat. L'école doit redevenir le lieu de fabrication de la citoyenneté et faire de la transmission du savoir sa priorité absolue, avec uniforme, restauration de l'autorité enseignante, rémunération digne et formation renforcée. La recherche est arrimée à la souveraineté industrielle et sanitaire (agence du médicament, filières de pointe sur le modèle Airbus).

  • égal accès et méritocratie de l'école
  • transmission du savoir comme priorité absolue
  • restauration de l'autorité et du statut des enseignants
  • uniforme scolaire
2 contraintes factuelles
  • La revalorisation du statut et de la rémunération des enseignants a un coût budgétaire récurrent significatif non chiffré
  • L'articulation entre méritocratie et lutte contre la reproduction sociale dépend de moyens d'accompagnement non précisés

Sources : Charte du mouvement, République souveraine · 2020 ; Orientations programmatiques, République souveraine · 2021

Gratuité totale école-université (frais inscription supprimés), allocation autonomie pour étudiants, nationalisation enseignement supérieur privé sélectif, fin de Parcoursup, recrutement 60 000 enseignants.

  • gratuité totale
  • allocation autonomie
  • fin Parcoursup
  • 60k enseignants
3 contraintes factuelles
  • 60 000 recrutements enseignants = ~3 Md€/an + 2 Md€ formation initiale (estimation Cour des Comptes)
  • Allocation autonomie 1063€/mois pour 2,7M étudiants = 34 Md€/an brut
  • Suppression frais inscription supérieur = -250 M€/an aux universités (à compenser par dotation État)

Source : L'Avenir en commun, ch. 6 · 2022

Le mouvement défend une refondation de l'école centrée sur la transmission des savoirs fondamentaux (français, mathématiques, raisonnement) et le rétablissement de l'autorité comme garantie de l'ordre républicain. Il dénonce une corruption idéologique de l'enseignement qu'il entend écarter.

  • refondation de l'école et savoirs fondamentaux
  • rétablissement de l'autorité
  • neutralité idéologique de l'enseignement
  • école comme levier d'émancipation et de mérite
2 contraintes factuelles
  • La refondation des savoirs fondamentaux se heurte à la pénurie d'enseignants dans plusieurs disciplines et académies, contrainte non chiffrée dans le positionnement
  • Le positionnement développe surtout l'école et l'autorité, moins la politique de recherche et d'enseignement supérieur

Source : Positions David Lisnard / Nouvelle Énergie 2023-2025 · 2023

Énergie

Le mouvement défend la souveraineté énergétique et considère le nucléaire comme un atout, l'électricité française étant très peu carbonée. Il refuse de planifier sa disparition, propose d'investir pour réduire les déchets et de conserver un parc sûr sous contrôle de l'État, tout en développant des énergies renouvelables réellement non polluantes avant d'en réduire la part. Il revendique une renationalisation partielle ou totale du secteur électrique, présentée comme aujourd'hui empêchée par l'Union européenne.

  • souveraineté énergétique
  • maintien du nucléaire sûr sous contrôle de l'État
  • renationalisation du secteur électrique
  • développement d'énergies renouvelables réellement non polluantes
3 contraintes factuelles
  • Le nucléaire fournit de l'ordre de 65% de la production électrique française en 2024 : la position pro-nucléaire est explicite, mais aucune trajectoire d'investissement (grand carénage, EPR2) n'est chiffrée
  • La renationalisation du secteur électrique et la sortie de la logique de marché supposent une rupture avec le droit de l'UE, non acquise unilatéralement
  • Le critère d'énergies renouvelables réellement non polluantes conditionne tout déploiement éolien ou solaire à des arbitrages non précisés

Sources : Orientations programmatiques, République souveraine · 2021 ; Charte du mouvement, République souveraine · 2020

Sortie progressive du nucléaire d'ici 2045, 100% énergies renouvelables en 2050, planification écologique étatique. Refus de la prolongation des centrales existantes au-delà de 50 ans et opposition aux nouveaux EPR2.

  • sortie nucléaire
  • 100% renouvelables
  • sobriété énergétique
  • planification publique
3 contraintes factuelles
  • Nucléaire émet 6 gCO2/kWh (ADEME 2023) vs ENRi avec backup gaz CCGT 200-400 gCO2/kWh
  • Facteur de charge éolien terrestre 25%, solaire France 14%, nucléaire 75%
  • Mix électrique français 2024 : 70% bas carbone (nucléaire 65% + hydro 12%), Allemagne post-Energiewende ~40% renouvelables mais 350 g CO2/kWh

Source : L'Avenir en commun, ch. 5 : Planifier l'urgence écologique · 2022

Le mouvement défend un mix électrique pilotable, puissant, bon marché et décarboné, qu'il identifie au nucléaire et à l'hydroélectricité. Il privilégie la production bas carbone continue et se montre réservé sur une priorité donnée aux renouvelables intermittents.

  • mix pilotable nucléaire et hydroélectrique
  • électricité bas carbone et compétitive
  • réserve sur la priorité aux renouvelables intermittents
  • neutralité technologique au service de la décarbonation
2 contraintes factuelles
  • Le nucléaire assure environ 65% de la production électrique française en 2024 ; un mix recentré sur le nucléaire suppose un calendrier de construction d'EPR2 et de prolongation du parc non détaillé dans le positionnement
  • L'hydroélectricité représente de l'ordre de 11% de la production électrique en France et offre un potentiel d'extension limité par les sites disponibles

Source : Positions David Lisnard / Nouvelle Énergie 2023-2025 · 2023

Climat & environnement

La préservation de l'environnement et de la biodiversité est présentée comme un combat central. Le mouvement fait de la lutte contre le changement climatique une grande cause nationale via la décarbonation, la transition écologique, la résilience face aux événements extrêmes et l'arrêt de la perte de biodiversité. Il privilégie circuits courts, ferroviaire, rénovation thermique, encadrement de l'étalement urbain et préservation des surfaces agricoles, et critique le recours aux éoliennes et panneaux importés ainsi qu'à l'électricité thermique étrangère.

  • décarbonation maximale de l'économie
  • transition écologique planifiée
  • résilience et audit du territoire (montée des eaux, sécheresses)
  • arrêt de la perte de biodiversité
3 contraintes factuelles
  • La trajectoire bas-carbone française (SNBC) impose un rythme de réduction soutenu : le texte fixe des objectifs sans cible annuelle chiffrée ni budget carbone
  • Le rejet des renouvelables actuelles au profit d'énergies réellement propres peut ralentir le déploiement nécessaire à la décarbonation à court terme
  • L'interdiction de la pêche industrielle et la renationalisation de la PAC supposent une renégociation du droit européen

Sources : Orientations programmatiques, République souveraine · 2021 ; Charte du mouvement, République souveraine · 2020

Règle verte (ne pas prélever plus que la nature ne peut reconstituer), neutralité carbone 2050 par sobriété + ENR, planification écologique. Sortie des accords commerciaux libre-échangistes (CETA, Mercosur) au nom du climat.

  • règle verte constitutionnelle
  • sobriété énergétique
  • neutralité carbone 2050
  • planification écologique
3 contraintes factuelles
  • Émissions France 2023 : 385 MtCO2eq, objectif SNBC -55% en 2030 = 247 Mt
  • Sortie nucléaire incompatible avec trajectoire SNBC court terme (cf Energiewende DE)
  • Décroissance économique (PIB -0,5% à -1%/an) historiquement corrélée à hausse pauvreté

Source : L'Avenir en commun, ch. 5 · 2022

Le mouvement promeut une croissance écologique fondée sur le marché, l'innovation et la décarbonation par le nucléaire, en opposition à ce qu'il qualifie de puritanisme écologiste. Il privilégie une action environnementale concrète plutôt qu'une logique de décroissance ou de contrainte normative.

  • croissance écologique et innovation
  • décarbonation par le nucléaire
  • rejet de la décroissance et du puritanisme écologiste
  • préférence pour l'incitation de marché plutôt que la norme
2 contraintes factuelles
  • La France s'est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre d'au moins 55% d'ici 2030 par rapport à 1990 ; le positionnement ne chiffre pas la trajectoire d'atteinte hors électricité
  • La décarbonation par le marché et l'innovation laisse indéterminés les secteurs diffus (transport, bâtiment, agriculture) qui concentrent une part majeure des émissions résiduelles

Source : Positions David Lisnard / Nouvelle Énergie 2023-2025 · 2023

Immigration & intégration

Rien de documenté sur ce thème

Régularisation des travailleurs et étudiants sans-papiers, accueil digne, fermeture des centres de rétention, sauvetage en mer, liberté de circulation et d'installation, opposition à Frontex et au pacte asile-migration.

  • régularisation des sans-papiers
  • accueil digne
  • fin de la rétention
  • liberté de circulation
2 contraintes factuelles
  • La régularisation large n'est pas chiffrée et suppose une refonte du droit au séjour
  • La liberté d'installation se heurte au cadre européen Schengen/Dublin

Source : Avenir en commun (LFI) 2022 · 2022

Le mouvement défend la reprise par l'État du contrôle de sa politique migratoire, y compris vis-à-vis des juridictions européennes, le cas échéant par référendum. Il met en garde contre une immigration de travail organisée à la demande du patronat et la concurrence sur les salaires.

  • souveraineté de la politique migratoire
  • primauté de la décision nationale, y compris par référendum
  • réserve sur l'immigration de travail à la demande du patronat
  • fermeté sur l'intégration et l'ordre républicain
2 contraintes factuelles
  • La maîtrise de la politique migratoire indépendamment des juridictions européennes se heurte aux engagements de la France (CEDH, droit de l'UE) et à la hiérarchie des normes
  • Plusieurs secteurs en tension (BTP, agriculture, soin) reposent en partie sur la main-d'œuvre étrangère, ce que le positionnement n'arbitre pas en volume

Source : Positions David Lisnard / Nouvelle Énergie 2023-2025 · 2023

Sécurité & défense

Le mouvement affirme un droit inaliénable à la sécurité, veut faire disparaître les zones de non-droit, renforcer les moyens humains et matériels des forces de l'ordre et porter le budget de la justice au niveau des nations comparables, en luttant contre l'insécurité et ses causes. Il fait de la lutte contre l'islamisme une priorité (circonstance aggravante pénale, dissolution des organisations fréro-salafistes, réduction des liens avec les États qui le soutiennent) et propose un service national obligatoire d'un an. En matière de défense, il prône la sortie de l'OTAN, une politique indépendante, le multilatéralisme et une relation apaisée avec la Russie.

  • renforcement des forces de l'ordre et mise à niveau du budget de la justice
  • disparition des zones de non-droit
  • lutte contre l'islamisme et révocation des agents publics hostiles aux principes républicains
  • service national obligatoire d'un an, mixte et rémunéré
3 contraintes factuelles
  • Un service national obligatoire pour une classe d'âge entière représente un coût logistique et budgétaire de plusieurs milliards d'euros par an
  • L'islamisme comme circonstance aggravante en droit pénal soulève des questions de définition juridique et de conformité constitutionnelle
  • La sortie de l'OTAN modifierait en profondeur le format et le financement de l'outil de défense français

Sources : Orientations programmatiques, République souveraine · 2021 ; Charte du mouvement, République souveraine · 2020

Sortie du commandement intégré OTAN, défense indépendante (livre blanc, LPM autonome), priorité matériel français, dissuasion nucléaire MAINTENUE (rupture avec une partie de la gauche radicale). Police de proximité, démilitarisation maintien de l'ordre.

  • sortie OTAN
  • défense indépendante
  • dissuasion maintenue
  • police de proximité
3 contraintes factuelles
  • Budget défense FR 2024 : 47 Md€ (1,9% PIB), objectif OTAN 2% atteint
  • Sortie OTAN sans alliance alternative = isolement stratégique (inverse position De Gaulle qui maintenait OTAN politique)
  • Dissuasion nucléaire incompatible avec sortie nucléaire civile (filière commune sub-critique)

Source : L'Avenir en commun, ch. 8 : Une France indépendante · 2022

Le mouvement place la sécurité et la justice parmi les fonctions premières d'un État recentré et efficace, et plaide pour une fermeté contre le désordre sécuritaire. Il défend une diplomatie de puissance fondée sur la clarté stratégique et les alliances.

  • sécurité et justice au cœur des fonctions régaliennes
  • fermeté contre le désordre sécuritaire
  • diplomatie de puissance et clarté stratégique
  • autorité et ordre public
2 contraintes factuelles
  • Le recentrage de l'État sur le régalien suppose un renforcement des moyens de la sécurité et de la justice, alors que le positionnement vise simultanément une réduction massive de la dépense publique
  • Le positionnement ne détaille pas de trajectoire d'effectifs ni de programmation budgétaire de la défense

Source : Positions David Lisnard / Nouvelle Énergie 2023-2025 · 2023

Justice & libertés

Le mouvement affirme l'égalité devant la loi sans distinction d'origine, de religion, de genre ou d'orientation, la laïcité et le combat du communautarisme, et fait de l'égalité femmes-hommes un principe imprescriptible (égalité salariale, congé paternité aligné sur le congé maternité, suivi des violences conjugales et obstétricales, quotient individuel). En matière d'immigration, il veut reprendre le contrôle des frontières, réguler selon les capacités du pays, restreindre l'immigration économique et le regroupement familial, conditionner la nationalité à un serment d'allégeance, tout en maintenant le droit d'asile, dans une logique de droits et devoirs et d'assimilation.

  • égalité devant la loi et laïcité contre le communautarisme
  • égalité femmes-hommes comme principe imprescriptible
  • reprise du contrôle des frontières et régulation de l'immigration
  • restriction de l'immigration économique et du regroupement familial
3 contraintes factuelles
  • La régulation des frontières et la restriction du regroupement familial se heurtent au droit de l'UE et aux engagements internationaux de la France (CEDH)
  • Le conditionnement de la nationalité à un serment d'allégeance soulève des questions de mise en œuvre juridique
  • Le quotient individuel en remplacement du quotient familial modifie l'équilibre redistributif de l'impôt et des aides

Sources : Charte du mouvement, République souveraine · 2020 ; Orientations programmatiques, République souveraine · 2021

Démantèlement justice prédictive, suppression cours d'assises spéciales (terrorisme), abrogation lois sécuritaires (séparatisme, renseignement), légalisation cannabis, droit à mourir dans la dignité, fin loi sur le voile.

  • décriminalisation cannabis
  • fin justice spéciale
  • fin Sécurité globale
  • droit à mourir
2 contraintes factuelles
  • Légalisation cannabis : recettes fiscales 2-3 Md€/an estimées (Conseil d'Analyse Économique 2019), risque transfert vers drogues plus dures non documenté
  • Fin loi voile espace public 2010 : censure par CEDH validée à plusieurs reprises (SAS c. France 2014)

Source : L'Avenir en commun, ch. 7 · 2022

Le mouvement érige la justice en fonction première de l'État et la liberté individuelle assortie de responsabilité en principe directeur. Il plaide pour une justice efficace garantissant l'ordre et la sécurité juridique, dans une logique inspirée de l'ordolibéralisme.

  • justice comme fonction essentielle de l'État
  • liberté individuelle assortie de responsabilité
  • ordre et sécurité juridique
  • État de droit recentré et efficace
2 contraintes factuelles
  • Le renforcement de l'efficacité de la justice suppose des moyens, alors que le positionnement vise simultanément une réduction massive de la dépense publique
  • Le positionnement énonce des principes (liberté, responsabilité, autorité) plutôt qu'une doctrine détaillée de procédure pénale ou d'exécution des peines

Source : Positions David Lisnard / Nouvelle Énergie 2023-2025 · 2023

Institutions & démocratie

Le mouvement affirme que la souveraineté nationale appartient au peuple et veut instituer le référendum d'initiative citoyenne. Il inscrit son action dans la Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Constitution de 1958, et prône un retour à l'esprit premier de la Cinquième République : un président arbitre fort qui démissionne en cas de perte de confiance, dissout l'Assemblée et recourt régulièrement au référendum, une éventuelle Sixième République n'étant envisagée qu'après le redressement et par référendum. Il veut rétablir des limites au pouvoir d'interprétation des juridictions suprêmes et combattre la corruption au nom d'un État fort.

  • souveraineté du peuple et référendum d'initiative citoyenne
  • retour à l'esprit premier de la Cinquième République
  • limitation du pouvoir d'interprétation des juges suprêmes
  • organisation administrative nationale, départementale et communale
3 contraintes factuelles
  • L'instauration du RIC et la limitation des juridictions suprêmes (Conseil constitutionnel, Conseil d'État, CEDH, CJUE) supposent des révisions constitutionnelles et des sorties partielles de conventions internationales
  • Le renforcement présidentialiste coexiste avec une revendication de démocratie directe, deux logiques institutionnelles distinctes
  • Le recentrage administratif sur le communal et le départemental implique une réforme du rôle des régions

Sources : Orientations programmatiques, République souveraine · 2021 ; Charte du mouvement, République souveraine · 2020

VIe République par Assemblée constituante, fin du présidentialisme, référendum d'initiative citoyenne (RIC) toutes matières, proportionnelle intégrale, droit de vote à 16 ans, mandats non cumulables et limités.

  • VIe République
  • RIC
  • proportionnelle
  • 16 ans
3 contraintes factuelles
  • Changement de République par référendum constitutionnel = passage par les institutions actuelles (article 89)
  • Proportionnelle intégrale historiquement liée à instabilité gouvernementale (IVe République, Italie)
  • RIC toutes matières : risque populiste sur droits humains (cf Suisse référendum minarets 2009)

Source : L'Avenir en commun, ch. 7 : Une nouvelle République · 2022

Le mouvement fait de la décentralisation et de la subsidiarité ascendante le cœur de son projet institutionnel, l'échelon le plus proche étant prioritairement compétent. Il critique l'agencification de l'État et plaide pour une loi de décentralisation rendant aux communes leur capacité d'action.

  • décentralisation et subsidiarité ascendante
  • primauté de l'échelon communal
  • critique de l'agencification de l'État
  • réforme de l'État recentré sur ses fonctions essentielles
2 contraintes factuelles
  • La France compte environ 35 000 communes, un émiettement qui complique le transfert effectif de compétences et de moyens visé par la subsidiarité ascendante
  • Une loi de décentralisation transférant des compétences suppose un transfert de ressources fiscales correspondant, point non chiffré dans le positionnement

Source : Positions David Lisnard / Nouvelle Énergie 2023-2025 · 2023

International & UE

La souveraineté, définie comme la primauté des décisions démocratiques, est au cœur du projet. Le mouvement considère le droit national comme supérieur par principe à tout règlement supranational contraire à l'intérêt du peuple, veut abroger les traités défavorables et remplacer l'Union européenne par une Europe de coopération entre États souverains. Sa séquence prévoit la dénonciation du traité de Lisbonne, la suspension de la directive sur les travailleurs détachés, un contrôle temporaire des capitaux, puis un référendum sur la sortie de l'euro et de l'UE. Il défend l'universalisme, le rôle de l'ONU, le respect de la souveraineté des États et la sortie de l'OTAN.

  • primauté du droit national sur le droit supranational contraire
  • abrogation des traités européens défavorables
  • référendum sur la sortie de l'euro et de l'UE
  • rétablissement des souverainetés monétaire, budgétaire et commerciale
3 contraintes factuelles
  • Le texte écarte l'article 50 du TFUE au profit d'une rupture unilatérale puis d'un référendum, scénario juridiquement et financièrement plus exposé (spéculation, liquidités BCE, fuite de capitaux) reconnu par le document lui-même
  • La sortie de l'euro impliquerait la redénomination des dettes et un risque d'inflation importée et d'instabilité de change
  • Le rétablissement de la souveraineté monétaire suppose la sortie d'un système dont la France est membre fondateur

Sources : Orientations programmatiques, République souveraine · 2021 ; Charte du mouvement, République souveraine · 2020

Désobéissance aux traités européens (clause d'opt-out unilatérale), refus libre-échange (CETA, Mercosur), neutralité active (refus blocs), reconnaissance État palestinien immédiate, soutien Ukraine sans armement offensif.

  • désobéissance UE
  • refus libre-échange
  • non-alignement
  • État palestinien
3 contraintes factuelles
  • Désobéissance unilatérale aux traités UE : sortie de fait de l'UE (cf jurisprudence CJUE), perte fonds structurels (15 Md€/an France)
  • Refus libre-échange : France 4e exportateur mondial (~600 Md€/an), 7M emplois liés export
  • Reconnaissance Palestine immédiate sans Hamas désarmé : isolement diplomatique (cf positions UE 2024)

Source : L'Avenir en commun, ch. 8 · 2022

Le mouvement défend une Europe de projets et de subsidiarité réelle, refusant tant l'abandon de souveraineté que la posture sans effet. Il envisage une confrontation avec la Cour européenne des droits de l'homme pour réaffirmer la primauté de la souveraineté nationale.

  • Europe de projets et de subsidiarité réelle
  • refus de l'abandon de souveraineté
  • confrontation avec la CEDH pour la primauté nationale
  • diplomatie d'alliances et de puissance
2 contraintes factuelles
  • La remise en cause de la jurisprudence de la CEDH suppose une renégociation ou une dénonciation conventionnelle aux effets juridiques et diplomatiques lourds, non détaillée dans le positionnement
  • La subsidiarité accrue au sein de l'UE relève de modifications des traités soumises à l'unanimité des États membres

Source : Positions David Lisnard / Nouvelle Énergie 2023-2025 · 2023

Numérique & innovation

Le mouvement fait de la souveraineté numérique un objectif : impulser des programmes en open source dont les données sont hébergées sur le territoire national pour concurrencer les grandes plateformes étrangères, et créer une filière d'électronique de pointe en partenariat avec d'autres États sur le modèle Airbus. Cette ambition rejoint la garantie d'indépendance des médias et la protection contre les influences étrangères.

  • souveraineté numérique et hébergement national des données
  • logiciels et programmes en open source
  • filière d'électronique de pointe sur le modèle Airbus
  • réduction de la dépendance aux grandes plateformes étrangères
2 contraintes factuelles
  • Concurrencer les grandes plateformes établies suppose des investissements de long terme et une coordination européenne ou internationale non détaillée
  • La constitution d'une filière électronique de pointe se heurte à la domination industrielle existante en Asie et aux États-Unis

Source : Orientations programmatiques, République souveraine · 2021

Souveraineté numérique (cloud public souverain, fin dépendance GAFAM), neutralité du net constitutionnalisée, droit à la déconnexion étendu, opposition à l'IA générative dans services publics sans encadrement strict.

  • cloud souverain
  • neutralité net
  • droit déconnexion
  • encadrement IA
2 contraintes factuelles
  • Cloud public souverain : tentatives Bull/Atos historiquement échec budgétaire (3,3 Md€ Andromède abandonné 2014)
  • Indépendance GAFAM : aucun acteur français ou européen capable de remplacer Azure/AWS/GCP à court terme (parts marché EU < 5%)

Source : L'Avenir en commun, ch. 3 · 2022

Le mouvement fait de l'innovation un levier de croissance et revendique une doctrine sur l'intelligence artificielle, les technologies quantiques et le spatial, présentés comme des sujets d'avenir. Il privilégie la liberté d'entreprendre et un cadre déréglementé plutôt que l'intervention publique directe.

  • innovation comme moteur de croissance
  • doctrine sur l'IA, le quantique et le spatial
  • liberté d'entreprendre et déréglementation
  • réserve sur l'intervention publique directe
2 contraintes factuelles
  • Le développement souverain de l'IA, du quantique et du spatial repose en pratique sur des investissements et commandes publics importants, en tension avec le recentrage de l'État visé par le positionnement
  • Le positionnement énonce une orientation plutôt qu'une stratégie chiffrée de souveraineté technologique ou de régulation des plateformes

Source : Positions David Lisnard / Nouvelle Énergie 2023-2025 · 2023

Culture & médias

Le mouvement défend la liberté de pensée, de conscience et d'expression dans les limites de la loi (incitation à la haine, diffamation, injure), et refuse toute censure, directe ou par invocation du blasphème ou de l'offense. Il veut garantir l'indépendance des médias à l'égard des puissances financières et des influences étrangères. La culture figure parmi les droits inaliénables que la République sociale doit rendre effectifs.

  • liberté d'expression dans le cadre de la loi
  • refus de toute censure, y compris par l'offense ou le blasphème
  • indépendance des médias vis-à-vis de la finance et des influences étrangères
  • accès à la culture comme droit inaliénable
2 contraintes factuelles
  • Garantir l'indépendance des médias face aux concentrations capitalistiques suppose un cadre de régulation de la propriété non détaillé dans le texte
  • La lutte contre les influences étrangères dans les médias touche à la liberté d'investissement et d'établissement

Sources : Charte du mouvement, République souveraine · 2020 ; Orientations programmatiques, République souveraine · 2021

Rétablissement statut intermittents conditions Coordination 2003, démantèlement des concentrations médiatiques (Bolloré, Arnault), service public audiovisuel renforcé et financé par redevance progressive.

  • intermittents 2003
  • anti-concentration médias
  • service public renforcé
  • redevance progressive
2 contraintes factuelles
  • Concentration médias FR : 5 milliardaires possèdent 80% audience (Reporters Sans Frontières 2024)
  • Redevance audiovisuelle supprimée 2022 (3,7 Md€/an), remplacement TVA fragile constitutionnellement

Source : L'Avenir en commun, ch. 4 : L'humain d'abord · 2022

Le mouvement revendique la fierté de la culture française et de l'héritage national comme socle d'unité. La régulation des médias et leur structure de propriété ne constituent pas un axe développé de son positionnement.

  • fierté de la culture française et de l'héritage national
  • transmission et continuité culturelle
  • liberté d'expression et de création
  • unité par la culture commune
2 contraintes factuelles
  • Le positionnement développe la culture sous l'angle identitaire et patrimonial davantage que sous celui de la politique du spectacle vivant, du patrimoine ou du financement de la création
  • Aucune doctrine détaillée sur la régulation des médias, l'ARCOM ou la concentration de la propriété n'est formulée

Source : Positions David Lisnard / Nouvelle Énergie 2023-2025 · 2023

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