| Économie & fiscal | L'UDB affirme la primauté de la personne et du travail sur le capital et juge nécessaire une régulation de l'économie de marché par la puissance publique. Elle revendique le transfert de moyens budgétaires et fiscaux vers la région. - Primauté de la personne et du travail sur le capital
- Régulation et orientation de l'économie de marché par la puissance publique
- Transfert de ressources budgétaires et fiscales vers les régions
- Ancrage local de l'économie et soutien aux territoires
3 contraintes factuelles- Les régions françaises disposent d'une autonomie fiscale limitée, leurs ressources reposant largement sur des dotations de l'État.
- La dette publique de l'État français atteint environ 3 520 Md€, contraignant les marges budgétaires de tout transfert.
- La Bretagne représente environ 5 pour cent du PIB national, avec un tissu d'emploi marqué par l'agroalimentaire et la pêche.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Génération.s prône une fiscalité plus progressive et redistributive, le rétablissement d'un impôt sur la fortune et la taxation des grandes entreprises du numérique. Le mouvement défend un État investisseur et une économie réorientée vers la transition écologique et le partage des richesses. - Rétablissement d'un impôt sur la fortune et renforcement de la progressivité de l'impôt
- Taxation des multinationales et des services numériques (taxe GAFAM)
- Investissement public massif via un Green New Deal européen
- Lutte contre l'évasion et l'optimisation fiscales
2 contraintes factuelles- L'ISF, supprimé en 2018 et remplacé par l'IFI, représentait environ 5 milliards d'euros de recettes annuelles avant sa suppression.
- La taxe française sur les services numériques rapporte environ 750 millions d'euros par an au taux de 3 %.
Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022 | Le mouvement promeut un État stratège planificateur, capable de nationaliser des secteurs jugés stratégiques (transports, énergie, eau, télécommunications), de préempter des entreprises menacées, de réserver les marchés publics aux productions nationales et aux PME et de bâtir des filières souveraines sur le modèle Airbus. Il choisit une politique de la demande (hausse générale des salaires, SMIC revalorisé) et défend une réforme fiscale d'ampleur favorisant le travail plutôt que le capital, avec lutte renforcée contre l'évasion. Il propose un audit de la dette et la récusation d'une partie si l'intérêt de la Nation l'exige. - État stratège et planification industrielle
- nationalisations et préemption d'entreprises stratégiques
- marchés publics réservés aux productions nationales et aux PME
- politique de la demande, hausse des salaires et du SMIC
3 contraintes factuelles- La hausse générale des salaires de 3% et du SMIC de 6%, compensée par une aide aux TPE-PME, a un coût budgétaire non chiffré dans le texte
- La préférence nationale dans les marchés publics et le contrôle des capitaux supposent une sortie des règles européennes de concurrence et de libre circulation
- La récusation partielle de la dette publique exposerait au risque de hausse des taux et de perte d'accès aux marchés financiers
Sources : Orientations programmatiques, République souveraine · 2021 ; Charte du mouvement, République souveraine · 2020 |
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| Social & travail | L'UDB lie réduction de l'empreinte écologique et société plus égalitaire, estimant qu'un effort identique ne peut être demandé aux gros consommateurs et aux ménages en difficulté. Elle défend la solidarité entre les personnes et entre les territoires. - Solidarité entre les personnes et entre les territoires
- Justice sociale comme condition de la transition écologique
- Économie au service de l'humain plutôt que l'inverse
- Réduction des inégalités de revenu et d'accès
3 contraintes factuelles- Le taux de pauvreté en Bretagne est inférieur à la moyenne nationale, autour de 11 pour cent contre près de 15 pour cent.
- La précarité énergétique touche une part significative des ménages, accentuée en habitat rural diffus.
- Le coût de toute mesure redistributive doit s'articuler avec les marges contraintes des collectivités.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Génération.s porte comme marqueur historique le revenu universel d'existence, héritage du projet de Benoît Hamon, complété par la hausse du SMIC et la réduction du temps de travail. Le mouvement défend une sécurité sociale élargie et un partage du travail face à l'automatisation. - Instauration d'un revenu universel d'existence comme socle de protection inconditionnelle
- Revalorisation du SMIC et indexation des salaires
- Réduction et partage du temps de travail
- Renforcement des droits collectifs et de la protection sociale
2 contraintes factuelles- Le revenu universel d'existence proposé par Benoît Hamon était chiffré jusqu'à 750 euros par mois, avec un coût brut estimé à plusieurs centaines de milliards d'euros par an selon le périmètre retenu.
- Le SMIC net s'établit autour de 1 400 euros mensuels en 2024 ; les programmes de gauche visaient un SMIC porté à 1 600 euros bruts.
Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022 | Se réclamant du Conseil national de la Résistance et du Préambule de 1946, le mouvement défend une République sociale : sécurité sociale universelle absorbant les régimes santé et retraites et les mutuelles, agences dédiées au logement des sans-abri et à la petite enfance. Il veut abroger les mesures jugées antisociales du code du travail, restaurer la hiérarchie des normes et renforcer l'inspection du travail. Il propose une réserve citoyenne pour les chômeurs de longue durée en remplacement de l'indemnisation et du RSA, et l'association des salariés à la gestion des entreprises. - République sociale héritée du CNR et du Préambule de 1946
- sécurité sociale universelle absorbant santé, retraites et mutuelles
- restauration de la hiérarchie des normes et renforcement de l'inspection du travail
- réserve citoyenne pour les chômeurs de longue durée
3 contraintes factuelles- L'absorption de tous les régimes et mutuelles dans un système universel représente une réforme structurelle massive sans calendrier de financement précisé
- La réserve citoyenne remplaçant l'assurance chômage et le RSA est inspirée des territoires zéro chômeur, dispositif encore expérimental et au coût par emploi élevé
- La fin du dumping social présentée comme automatique dépend d'une sortie effective du cadre européen
Sources : Orientations programmatiques, République souveraine · 2021 ; Charte du mouvement, République souveraine · 2020 |
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| Santé & retraites | L'UDB inscrit la santé et la protection sociale dans une logique de service public solidaire et d'accès territorial équitable. Elle soutient une organisation des soins au plus près des bassins de vie bretons. - Service public de santé accessible sur tout le territoire
- Lutte contre les déserts médicaux ruraux et littoraux
- Protection sociale fondée sur la solidarité collective
- Gestion de proximité des politiques de santé
3 contraintes factuelles- Plusieurs zones rurales et littorales bretonnes sont classées en désert médical par les agences régionales de santé.
- Les compétences santé et retraites relèvent principalement de l'État et de la Sécurité sociale, limitant le levier régional direct.
- Le vieillissement démographique breton accroît la demande de soins et de prise en charge de la dépendance.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Génération.s s'oppose au recul de l'âge légal de départ et défend le retour de la retraite à 60 ans, en cohérence avec les coalitions de gauche. Le mouvement plaide pour un service public de santé renforcé et un accès universel aux soins. - Retour à un droit à la retraite à 60 ans et abrogation de la réforme de 2023
- Renforcement de l'hôpital public et lutte contre les déserts médicaux
- Accès universel aux soins et désengorgement des urgences
- Financement par la cotisation et la solidarité intergénérationnelle
2 contraintes factuelles- La réforme de 2023 porte progressivement l'âge légal de départ de 62 à 64 ans, mesure contestée par les coalitions de gauche.
- Les dépenses de santé représentent environ 12 % du PIB français, soutenues par une démographie médicale en tension.
Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022 | Le mouvement veut refinancer l'hôpital à hauteur des besoins, mettre fin aux fermetures d'établissements et déployer un maillage de dispensaires assurant petites urgences et prévention sur tout le territoire. Il propose de doubler le nombre d'étudiants en médecine en dix ans. La protection vieillesse est intégrée à une sécurité sociale universelle couvrant l'ensemble des soins, y compris dentaires, auditifs et visuels, ainsi que les dépenses liées au handicap. - refinancement de l'hôpital et arrêt des fermetures
- maillage de dispensaires de proximité
- doublement des étudiants en médecine sur dix ans
- couverture universelle des soins (dentaire, auditif, visuel, handicap)
3 contraintes factuelles- Le doublement des étudiants en médecine ne produit des effectifs supplémentaires qu'à un horizon de dix à douze ans (durée des études)
- Une couverture intégrale des soins par la sécurité sociale suppose une hausse durable des prélèvements ou une réaffectation non détaillée
- Le texte ne précise pas l'âge de départ ni le mode de financement du volet retraites
Source : Orientations programmatiques, République souveraine · 2021 |
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| Éducation & recherche | L'UDB fait du droit pour chaque Breton d'accéder à son histoire, sa culture et ses langues un axe éducatif central. Elle promeut l'enseignement bilingue et une gouvernance éducative régionalisée. - Accès à l'histoire, la culture et les langues de Bretagne
- Développement de l'enseignement bilingue et immersif
- Régionalisation de la gouvernance éducative
- Recherche ancrée dans les enjeux du territoire
3 contraintes factuelles- L'Éducation nationale relève de l'État, l'offre bilingue dépendant des moyens et postes alloués.
- Les filières bilingues breton-français scolarisent une part minoritaire des élèves de l'académie de Rennes.
- Le statut public des écoles Diwan reste refusé, limitant le déploiement de l'immersion.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Génération.s défend un service public d'éducation renforcé, la réduction des inégalités scolaires et un réinvestissement dans la recherche publique. Le mouvement plaide pour la revalorisation des enseignants et l'autonomie de la recherche. - Réduction des inégalités scolaires et lutte contre la ségrégation
- Revalorisation des rémunérations et du statut des enseignants
- Réinvestissement dans la recherche publique et l'université
- Gratuité et accès égalitaire à l'enseignement supérieur
2 contraintes factuelles- La France consacre environ 2,2 % de son PIB à la recherche et développement, en deçà de l'objectif européen de 3 %.
- La dépense intérieure d'éducation représente environ 6,7 % du PIB français.
Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022 | Le mouvement veut un égal accès à l'éducation, conçue comme méritocratique et instrument de promotion sociale plutôt que de reproduction, avec une exigence d'excellence du CAP au doctorat. L'école doit redevenir le lieu de fabrication de la citoyenneté et faire de la transmission du savoir sa priorité absolue, avec uniforme, restauration de l'autorité enseignante, rémunération digne et formation renforcée. La recherche est arrimée à la souveraineté industrielle et sanitaire (agence du médicament, filières de pointe sur le modèle Airbus). - égal accès et méritocratie de l'école
- transmission du savoir comme priorité absolue
- restauration de l'autorité et du statut des enseignants
- uniforme scolaire
2 contraintes factuelles- La revalorisation du statut et de la rémunération des enseignants a un coût budgétaire récurrent significatif non chiffré
- L'articulation entre méritocratie et lutte contre la reproduction sociale dépend de moyens d'accompagnement non précisés
Sources : Charte du mouvement, République souveraine · 2020 ; Orientations programmatiques, République souveraine · 2021 |
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| Énergie | L'UDB défend la sortie des énergies fossiles et du nucléaire, le développement des énergies renouvelables et la réduction de la consommation. Elle promeut une production énergétique décentralisée pilotée au niveau régional breton. - Sortie programmée du nucléaire et des énergies fossiles
- Développement prioritaire des renouvelables, notamment éolien et marin
- Sobriété énergétique et réduction de la consommation
- Décentralisation de la production et autonomie énergétique régionale
3 contraintes factuelles- La Bretagne produit historiquement moins de 20 pour cent de l'électricité qu'elle consomme, situation de dépendance énergétique forte.
- La France tire environ 70 pour cent de son électricité du nucléaire, ce qui rend une sortie un objectif de long terme.
- Le facteur de charge de l'éolien terrestre se situe autour de 25 pour cent, contraignant le dimensionnement du parc renouvelable.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Génération.s défend une trajectoire de sortie progressive du nucléaire couplée à une montée en puissance massive des énergies renouvelables et de la sobriété. Le mouvement inscrit l'énergie dans un cadre de transition planifiée et publique, financée par l'investissement plutôt que par le marché. - Sortie programmée du nucléaire au profit d'un mix 100 % renouvelable à terme
- Priorité à la sobriété énergétique et à la rénovation thermique des bâtiments
- Maîtrise publique de la production et de la distribution d'énergie
- Investissement de transition via un Green New Deal européen
2 contraintes factuelles- Le nucléaire fournit environ 65 % de la production électrique française en 2024, ce qui rend la sortie dépendante du rythme de déploiement renouvelable.
- La rénovation thermique concerne près de 5 millions de passoires énergétiques (étiquettes F et G) recensées en France.
Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022 | Le mouvement défend la souveraineté énergétique et considère le nucléaire comme un atout, l'électricité française étant très peu carbonée. Il refuse de planifier sa disparition, propose d'investir pour réduire les déchets et de conserver un parc sûr sous contrôle de l'État, tout en développant des énergies renouvelables réellement non polluantes avant d'en réduire la part. Il revendique une renationalisation partielle ou totale du secteur électrique, présentée comme aujourd'hui empêchée par l'Union européenne. - souveraineté énergétique
- maintien du nucléaire sûr sous contrôle de l'État
- renationalisation du secteur électrique
- développement d'énergies renouvelables réellement non polluantes
3 contraintes factuelles- Le nucléaire fournit de l'ordre de 65% de la production électrique française en 2024 : la position pro-nucléaire est explicite, mais aucune trajectoire d'investissement (grand carénage, EPR2) n'est chiffrée
- La renationalisation du secteur électrique et la sortie de la logique de marché supposent une rupture avec le droit de l'UE, non acquise unilatéralement
- Le critère d'énergies renouvelables réellement non polluantes conditionne tout déploiement éolien ou solaire à des arbitrages non précisés
Sources : Orientations programmatiques, République souveraine · 2021 ; Charte du mouvement, République souveraine · 2020 |
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| Climat & environnement | L'UDB considère la lutte contre le réchauffement climatique et la protection de la biodiversité comme une urgence absolue. Elle place la réforme du modèle agricole breton au centre de la transition écologique. - Lutte contre le réchauffement climatique posée en urgence absolue
- Protection de la biodiversité et des écosystèmes littoraux et bocagers
- Réforme du modèle agricole vers une production diversifiée et sobre
- Réduction des pesticides de synthèse et des intrants chimiques
3 contraintes factuelles- La Bretagne concentre une part importante de l'élevage français, source majeure d'émissions et de pollution azotée.
- Les marées vertes liées aux nitrates affectent régulièrement le littoral breton depuis les années 1970.
- La France vise la neutralité carbone en 2050, cadre dans lequel s'inscrit la transition régionale.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Génération.s place l'urgence climatique au cœur de son projet de transformation sociale-écologiste, visant la neutralité carbone et l'abandon des énergies fossiles. Le mouvement articule justice sociale et justice environnementale dans une logique de planification écologique. - Objectif d'une économie zéro carbone affranchie des fossiles
- Planification écologique articulée à la justice sociale
- Reconnaissance de limites planétaires et de la biodiversité dans la décision publique
- Transition financée par l'investissement public et la fiscalité environnementale
2 contraintes factuelles- La France vise la neutralité carbone en 2050, avec une baisse des émissions d'environ 50 % d'ici 2030 par rapport à 1990 dans la SNBC.
- Les transports représentent environ 30 % des émissions de gaz à effet de serre françaises, premier secteur émetteur.
Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022 | La préservation de l'environnement et de la biodiversité est présentée comme un combat central. Le mouvement fait de la lutte contre le changement climatique une grande cause nationale via la décarbonation, la transition écologique, la résilience face aux événements extrêmes et l'arrêt de la perte de biodiversité. Il privilégie circuits courts, ferroviaire, rénovation thermique, encadrement de l'étalement urbain et préservation des surfaces agricoles, et critique le recours aux éoliennes et panneaux importés ainsi qu'à l'électricité thermique étrangère. - décarbonation maximale de l'économie
- transition écologique planifiée
- résilience et audit du territoire (montée des eaux, sécheresses)
- arrêt de la perte de biodiversité
3 contraintes factuelles- La trajectoire bas-carbone française (SNBC) impose un rythme de réduction soutenu : le texte fixe des objectifs sans cible annuelle chiffrée ni budget carbone
- Le rejet des renouvelables actuelles au profit d'énergies réellement propres peut ralentir le déploiement nécessaire à la décarbonation à court terme
- L'interdiction de la pêche industrielle et la renationalisation de la PAC supposent une renégociation du droit européen
Sources : Orientations programmatiques, République souveraine · 2021 ; Charte du mouvement, République souveraine · 2020 |
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| Immigration & intégration | L'UDB condamne le racisme et toute dégradation de la personne humaine et défend un système résolument démocratique. Elle promeut une intégration fondée sur l'accueil et l'ouverture, intégrée à une identité bretonne inclusive. - Condamnation du racisme et de toute discrimination
- Accueil et intégration des nouveaux arrivants
- Identité bretonne ouverte et non ethnique
- Égalité des droits dans un cadre démocratique
3 contraintes factuelles- La politique migratoire relève de la compétence de l'État et du cadre européen, hors champ régional direct.
- La Bretagne présente une part de population immigrée parmi les plus faibles des régions françaises.
- Les dispositifs d'accueil et d'intégration reposent sur des financements État et associatifs.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Génération.s défend une politique migratoire fondée sur l'accueil digne, la régularisation et le respect des droits fondamentaux, en opposition aux durcissements législatifs. Le mouvement s'est illustré par son rejet de la loi immigration de 2023. - Accueil digne des demandeurs d'asile et des mineurs non accompagnés
- Régularisation des travailleurs sans papiers
- Opposition aux restrictions du droit du sol et au délit de séjour
- Égalité des droits indépendamment de la nationalité ou de l'origine
2 contraintes factuelles- Le député Génération.s Benjamin Lucas a porté la motion de rejet préalable de la loi immigration adoptée fin 2023.
- La France a délivré environ 320 000 premiers titres de séjour en 2023, niveau au cœur du débat migratoire.
Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022 | Rien de documenté sur ce thème |
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| Sécurité & défense | L'UDB privilégie une approche de prévention et de cohésion sociale plutôt qu'un discours sécuritaire centralisé. Elle inscrit la sécurité dans le cadre démocratique et des libertés publiques. - Sécurité fondée sur la prévention et la cohésion sociale
- Refus d'une approche exclusivement répressive et centralisée
- Respect des libertés publiques dans les politiques de sécurité
- Articulation avec les pouvoirs de proximité
3 contraintes factuelles- La sécurité intérieure et la défense relèvent de compétences régaliennes de l'État, sans transfert régional établi.
- La Bretagne affiche un niveau de délinquance globalement inférieur à la moyenne nationale.
- Les politiques de prévention dépendent de financements croisés État-collectivités.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Génération.s privilégie une approche de sécurité fondée sur la prévention, la police de proximité et le respect des libertés publiques. En matière de défense, le mouvement plaide pour une autonomie stratégique européenne plutôt qu'un alignement exclusif sur l'OTAN. - Police de proximité et priorité à la prévention de la délinquance
- Contrôle démocratique des forces de l'ordre et encadrement des pratiques
- Construction d'une défense européenne autonome
- Réorientation de la politique de défense vers la sécurité collective et le désarmement
2 contraintes factuelles- La loi de programmation militaire 2024-2030 prévoit environ 413 milliards d'euros, soit une trajectoire haussière du budget de défense.
- La France consacre environ 2 % de son PIB à la défense, seuil de référence fixé par l'OTAN.
Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022 | Le mouvement affirme un droit inaliénable à la sécurité, veut faire disparaître les zones de non-droit, renforcer les moyens humains et matériels des forces de l'ordre et porter le budget de la justice au niveau des nations comparables, en luttant contre l'insécurité et ses causes. Il fait de la lutte contre l'islamisme une priorité (circonstance aggravante pénale, dissolution des organisations fréro-salafistes, réduction des liens avec les États qui le soutiennent) et propose un service national obligatoire d'un an. En matière de défense, il prône la sortie de l'OTAN, une politique indépendante, le multilatéralisme et une relation apaisée avec la Russie. - renforcement des forces de l'ordre et mise à niveau du budget de la justice
- disparition des zones de non-droit
- lutte contre l'islamisme et révocation des agents publics hostiles aux principes républicains
- service national obligatoire d'un an, mixte et rémunéré
3 contraintes factuelles- Un service national obligatoire pour une classe d'âge entière représente un coût logistique et budgétaire de plusieurs milliards d'euros par an
- L'islamisme comme circonstance aggravante en droit pénal soulève des questions de définition juridique et de conformité constitutionnelle
- La sortie de l'OTAN modifierait en profondeur le format et le financement de l'outil de défense français
Sources : Orientations programmatiques, République souveraine · 2021 ; Charte du mouvement, République souveraine · 2020 |
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| Justice & libertés | L'UDB condamne le racisme, le fascisme et les totalitarismes et oeuvre pour un système résolument démocratique aux plans individuel et collectif. Elle place les libertés publiques et les droits fondamentaux au coeur de son projet. - Refus du racisme, du fascisme et des totalitarismes
- Démocratie individuelle et collective garantie
- Protection des libertés publiques et droits fondamentaux
- Reconnaissance des droits collectifs des peuples
3 contraintes factuelles- La justice et les libertés fondamentales relèvent du cadre constitutionnel et conventionnel français et européen.
- La reconnaissance de droits collectifs des minorités linguistiques reste limitée par l'ordre juridique français.
- Les politiques de libertés s'inscrivent dans la jurisprudence du Conseil constitutionnel et de la CEDH.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Génération.s défend l'indépendance de la justice, le renforcement des moyens judiciaires et l'extension des libertés individuelles. Le mouvement soutient les droits des minorités, l'égalité de genre et l'encadrement de la surveillance. - Indépendance de la justice et augmentation de ses moyens
- Protection et extension des libertés publiques et individuelles
- Garantie des droits des minorités et égalité de genre
- Encadrement strict de la surveillance et des fichiers
2 contraintes factuelles- La France figure parmi les pays européens consacrant un budget par habitant à la justice inférieur à la moyenne, selon les comparaisons de la CEPEJ.
- Le budget de la justice atteint environ 10 milliards d'euros en 2024, en hausse mais jugé insuffisant par les acteurs du secteur.
Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022 | Le mouvement affirme l'égalité devant la loi sans distinction d'origine, de religion, de genre ou d'orientation, la laïcité et le combat du communautarisme, et fait de l'égalité femmes-hommes un principe imprescriptible (égalité salariale, congé paternité aligné sur le congé maternité, suivi des violences conjugales et obstétricales, quotient individuel). En matière d'immigration, il veut reprendre le contrôle des frontières, réguler selon les capacités du pays, restreindre l'immigration économique et le regroupement familial, conditionner la nationalité à un serment d'allégeance, tout en maintenant le droit d'asile, dans une logique de droits et devoirs et d'assimilation. - égalité devant la loi et laïcité contre le communautarisme
- égalité femmes-hommes comme principe imprescriptible
- reprise du contrôle des frontières et régulation de l'immigration
- restriction de l'immigration économique et du regroupement familial
3 contraintes factuelles- La régulation des frontières et la restriction du regroupement familial se heurtent au droit de l'UE et aux engagements internationaux de la France (CEDH)
- Le conditionnement de la nationalité à un serment d'allégeance soulève des questions de mise en œuvre juridique
- Le quotient individuel en remplacement du quotient familial modifie l'équilibre redistributif de l'impôt et des aides
Sources : Charte du mouvement, République souveraine · 2020 ; Orientations programmatiques, République souveraine · 2021 |
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| Institutions & démocratie | L'UDB revendique l'autonomie politique de la Bretagne via une Assemblée de Bretagne dotée de pouvoirs normatifs et la réunification incluant la Loire-Atlantique. Elle défend un fédéralisme partageant pouvoir législatif et budget entre État et régions. - Autonomie politique et institutions bretonnes propres
- Assemblée de Bretagne dotée de pouvoirs législatif et réglementaire
- Réunification de la Bretagne incluant la Loire-Atlantique
- Fédéralisme partageant pouvoir et budget entre État et régions
3 contraintes factuelles- La Constitution française pose le caractère indivisible de la République, encadrant tout transfert de pouvoir normatif.
- La région administrative Bretagne compte quatre départements, la Loire-Atlantique étant rattachée aux Pays de la Loire depuis 1956.
- L'UDB propose la fusion des conseils départementaux et du conseil régional dans une assemblée unique.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Génération.s appelle à une rénovation démocratique profonde, avec proportionnelle aux élections législatives et mécanismes de participation citoyenne. Le mouvement défend une réforme constitutionnelle vers une VIe République sans nécessairement passer par une assemblée constituante. - Élection de l'Assemblée nationale à la proportionnelle
- Référendum d'initiative citoyenne et 49.3 citoyen
- Encadrement du recours à l'article 49.3 et limitation du cumul des mandats dans le temps
- Participation citoyenne renforcée dans la décision publique
2 contraintes factuelles- L'Assemblée nationale est élue au scrutin majoritaire à deux tours, l'introduction de la proportionnelle nécessitant une réforme de la loi électorale.
- L'article 49.3 a été utilisé à de multiples reprises sous la législature 2022-2024, alimentant le débat sur sa limitation.
Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022 | Le mouvement affirme que la souveraineté nationale appartient au peuple et veut instituer le référendum d'initiative citoyenne. Il inscrit son action dans la Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Constitution de 1958, et prône un retour à l'esprit premier de la Cinquième République : un président arbitre fort qui démissionne en cas de perte de confiance, dissout l'Assemblée et recourt régulièrement au référendum, une éventuelle Sixième République n'étant envisagée qu'après le redressement et par référendum. Il veut rétablir des limites au pouvoir d'interprétation des juridictions suprêmes et combattre la corruption au nom d'un État fort. - souveraineté du peuple et référendum d'initiative citoyenne
- retour à l'esprit premier de la Cinquième République
- limitation du pouvoir d'interprétation des juges suprêmes
- organisation administrative nationale, départementale et communale
3 contraintes factuelles- L'instauration du RIC et la limitation des juridictions suprêmes (Conseil constitutionnel, Conseil d'État, CEDH, CJUE) supposent des révisions constitutionnelles et des sorties partielles de conventions internationales
- Le renforcement présidentialiste coexiste avec une revendication de démocratie directe, deux logiques institutionnelles distinctes
- Le recentrage administratif sur le communal et le départemental implique une réforme du rôle des régions
Sources : Orientations programmatiques, République souveraine · 2021 ; Charte du mouvement, République souveraine · 2020 |
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| International & UE | L'UDB agit pour la construction d'une Europe fédérale et solidaire des peuples et des régions. Elle inscrit la Bretagne dans une coopération européenne directe, au delà de la médiation exclusive de l'État. - Europe fédérale des peuples et des régions
- Reconnaissance politique des régions dans la gouvernance européenne
- Coopération interrégionale et liens celtiques transfrontaliers
- Solidarité internationale et droit des peuples
3 contraintes factuelles- L'Union européenne reste une union d'États membres, les régions n'y disposant que d'un rôle consultatif via le Comité des régions.
- L'UDB est membre de la fédération Régions et Peuples Solidaires et siège dans des réseaux régionalistes européens.
- Sa porte-parole Lydie Massard a brièvement siégé comme députée européenne en 2023-2024.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Génération.s est résolument pro-européen et fédéraliste de gauche, héritier du Printemps européen porté par Benoît Hamon. Le mouvement défend une refondation sociale et écologique de l'Union et une harmonisation fiscale et sociale par le haut. - Refondation sociale et écologique de l'Union européenne
- Harmonisation fiscale et sociale entre États membres
- Coopération internationale et multilatéralisme face aux crises globales
- Promotion d'une Europe fédérale et démocratique
2 contraintes factuelles- Le mouvement a soutenu la liste du Printemps européen avec Benoît Hamon aux élections européennes de 2019.
- La fiscalité européenne requiert l'unanimité des 27 États membres, ce qui contraint toute harmonisation fiscale.
Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022 | La souveraineté, définie comme la primauté des décisions démocratiques, est au cœur du projet. Le mouvement considère le droit national comme supérieur par principe à tout règlement supranational contraire à l'intérêt du peuple, veut abroger les traités défavorables et remplacer l'Union européenne par une Europe de coopération entre États souverains. Sa séquence prévoit la dénonciation du traité de Lisbonne, la suspension de la directive sur les travailleurs détachés, un contrôle temporaire des capitaux, puis un référendum sur la sortie de l'euro et de l'UE. Il défend l'universalisme, le rôle de l'ONU, le respect de la souveraineté des États et la sortie de l'OTAN. - primauté du droit national sur le droit supranational contraire
- abrogation des traités européens défavorables
- référendum sur la sortie de l'euro et de l'UE
- rétablissement des souverainetés monétaire, budgétaire et commerciale
3 contraintes factuelles- Le texte écarte l'article 50 du TFUE au profit d'une rupture unilatérale puis d'un référendum, scénario juridiquement et financièrement plus exposé (spéculation, liquidités BCE, fuite de capitaux) reconnu par le document lui-même
- La sortie de l'euro impliquerait la redénomination des dettes et un risque d'inflation importée et d'instabilité de change
- Le rétablissement de la souveraineté monétaire suppose la sortie d'un système dont la France est membre fondateur
Sources : Orientations programmatiques, République souveraine · 2021 ; Charte du mouvement, République souveraine · 2020 |
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| Numérique & innovation | L'UDB inscrit le numérique dans une logique d'aménagement équitable du territoire et de souveraineté des données au service de l'humain. Elle soutient une innovation ancrée dans les besoins locaux et la transition écologique. - Couverture numérique équitable des territoires ruraux et littoraux
- Numérique au service de l'humain et des communs
- Innovation orientée vers la transition écologique
- Valorisation des langues bretonnes dans les outils numériques
3 contraintes factuelles- La couverture très haut débit reste inégale entre zones urbaines et rurales bretonnes.
- Les politiques numériques structurantes dépendent largement de l'État et des opérateurs nationaux.
- L'empreinte carbone du numérique représente une part croissante des émissions à intégrer à la sobriété.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Génération.s plaide pour une régulation des grandes plateformes numériques, la protection des données personnelles et la souveraineté numérique européenne. Le mouvement articule innovation et finalité sociale et écologique. - Régulation et taxation des grandes plateformes numériques
- Protection des données personnelles et des droits numériques
- Souveraineté numérique européenne et soutien aux communs numériques
- Orientation de l'innovation vers la transition écologique et sociale
2 contraintes factuelles- La taxe française sur les services numériques s'applique aux entreprises réalisant plus de 750 millions d'euros de chiffre d'affaires mondial.
- Le secteur numérique représente environ 2,5 % des émissions de gaz à effet de serre en France, en croissance rapide.
Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022 | Le mouvement fait de la souveraineté numérique un objectif : impulser des programmes en open source dont les données sont hébergées sur le territoire national pour concurrencer les grandes plateformes étrangères, et créer une filière d'électronique de pointe en partenariat avec d'autres États sur le modèle Airbus. Cette ambition rejoint la garantie d'indépendance des médias et la protection contre les influences étrangères. - souveraineté numérique et hébergement national des données
- logiciels et programmes en open source
- filière d'électronique de pointe sur le modèle Airbus
- réduction de la dépendance aux grandes plateformes étrangères
2 contraintes factuelles- Concurrencer les grandes plateformes établies suppose des investissements de long terme et une coordination européenne ou internationale non détaillée
- La constitution d'une filière électronique de pointe se heurte à la domination industrielle existante en Asie et aux États-Unis
Source : Orientations programmatiques, République souveraine · 2021 |
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| Culture & médias | L'UDB défend les droits culturels du peuple breton, dont l'accès effectif aux langues de Bretagne, le breton et le gallo. Elle soutient l'enseignement immersif Diwan et un statut officiel des langues régionales. - Droits culturels et accès aux langues bretonnes
- Soutien à l'enseignement immersif Diwan
- Officialisation et statut public des langues régionales
- Médias et création culturelle de proximité
3 contraintes factuelles- Le Conseil constitutionnel a jugé contraire à la Constitution la ratification de la Charte européenne des langues régionales.
- Les écoles Diwan scolarisent plusieurs milliers d'élèves par immersion et demandent un statut public, refusé à ce jour.
- Le breton est classé langue en danger par l'UNESCO, avec un nombre de locuteurs en baisse continue.
Source : Positionnement Union démocratique bretonne · 2024 | Génération.s défend l'indépendance des médias face à la concentration capitalistique et le soutien public à la création culturelle. Le mouvement promeut le pluralisme de l'information et l'accès de tous à la culture. - Lutte contre la concentration de la propriété des médias
- Garantie de l'indépendance éditoriale et du pluralisme
- Soutien public à la création artistique et au statut des intermittents
- Démocratisation de l'accès à la culture
2 contraintes factuelles- Quelques groupes industriels contrôlent une part majoritaire des grands médias français, ce qui nourrit le débat sur la concentration.
- Le budget du ministère de la Culture s'élève à environ 4 milliards d'euros par an, hors audiovisuel public.
Source : Positionnement Génération.s 2022-2025 · 2022 | Le mouvement défend la liberté de pensée, de conscience et d'expression dans les limites de la loi (incitation à la haine, diffamation, injure), et refuse toute censure, directe ou par invocation du blasphème ou de l'offense. Il veut garantir l'indépendance des médias à l'égard des puissances financières et des influences étrangères. La culture figure parmi les droits inaliénables que la République sociale doit rendre effectifs. - liberté d'expression dans le cadre de la loi
- refus de toute censure, y compris par l'offense ou le blasphème
- indépendance des médias vis-à-vis de la finance et des influences étrangères
- accès à la culture comme droit inaliénable
2 contraintes factuelles- Garantir l'indépendance des médias face aux concentrations capitalistiques suppose un cadre de régulation de la propriété non détaillé dans le texte
- La lutte contre les influences étrangères dans les médias touche à la liberté d'investissement et d'établissement
Sources : Charte du mouvement, République souveraine · 2020 ; Orientations programmatiques, République souveraine · 2021 |
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