Ce qu'il faut retenir
- Député européen · Parlement européen, France.
- Rattaché au parti Parti populaire européen (PPE), groupe EPP.
- 553 votes exprimés au cours du mandat.
- Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.
Biographie
Christophe Etienne Marie Gomart, né le 20 juin 1960 à Saumur (Maine-et-Loire), est un général de l'armée de terre française devenu homme politique, ancien directeur du renseignement militaire et député européen depuis 2024.
Formation militaire
Christophe Gomart intègre l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr en 1981, dont il sort diplômé en 1983 au sein de la promotion "Grande Armée". Il choisit de servir dans l'arme blindée et cavalerie.
Carrière militaire
Après plusieurs années de commandement, Christophe Gomart est nommé instructeur à Saint-Cyr en 1988. Il prend ensuite le commandement du 13e régiment de dragons parachutistes, de 2003 à 2005, avant de rejoindre l'Inspection générale des armées comme officier d'état-major, de 2005 à 2006. Il suit en 2006-2007 la dix-huitième session nationale de l'Institut national des hautes études de sécurité, puis dirige le bureau des affaires réservées du ministre de la Défense, de 2006 à 2008. Le 23 juillet 2008, il devient adjoint du coordonnateur national du renseignement, Bernard Bajolet.
Le 1er août 2011, Christophe Gomart prend le commandement des opérations spéciales (COS), poste qu'il occupe jusqu'au 20 juin 2013. A ce titre, il dirige les forces spéciales françaises engagées dans l'intervention en Libye, en 2011, puis dans le déclenchement de l'opération Serval au Mali, en janvier 2013. Le 1er août 2013, il est nommé directeur du Renseignement militaire (DRM), fonction qu'il exerce jusqu'au 6 juillet 2017. A ce poste, il participe le 11 mai 2016 à la première réunion à Washington du "comité Lafayette", structure de partage du renseignement entre la France et les pays du réseau Five Eyes (Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande), et lance en mars 2017 l'"Intelligence campus", destiné à la formation des personnels du renseignement.
Christophe Gomart est promu commandant en 1994, lieutenant-colonel en 1998, colonel en 2003, général de brigade en 2011, général de division en 2012, puis général de corps d'armée en 2013, grade qu'il détient à la tête de la DRM.
Reconversion dans le secteur privé
En mai 2017, à l'issue de sa carrière militaire, Christophe Gomart rejoint le groupe immobilier Unibail-Rodamco-Westfield comme directeur de la sûreté et de l'ingénierie immobilière. En 2020, il publie avec le journaliste Jean Guisnel un livre de témoignage, "Soldat de l'ombre : au coeur des forces spéciales", consacré à son expérience des opérations spéciales et du renseignement militaire. Il siège au comité stratégique du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R) jusqu'en 2022, année où il s'en retire en désaccord avec la position du centre sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
Elu au Parlement européen (depuis 2024)
Christophe Gomart se présente aux élections européennes du 9 juin 2024 en troisième position sur la liste Les Républicains conduite par François-Xavier Bellamy. Elu, il prend ses fonctions de député européen le 16 juillet 2024, pour la dixième législature, au sein du groupe du Parti populaire européen (PPE).
Sa campagne est marquée par une controverse relative à une photographie de candidature le montrant en tenue militaire, jugée contraire à un arrêté du 14 décembre 2007 qui encadre le port de l'uniforme à des fins de communication politique.
Positions sur la politique étrangère et de défense
Au Parlement européen, Christophe Gomart développe des positions critiques à l'égard de la ligne occidentale de soutien inconditionnel à l'Ukraine, estimant que celui-ci se fait au détriment de l'engagement français en Afrique, et exprimant des doutes sur la capacité de l'Ukraine à l'emporter militairement face à la Russie. Il défend une approche qu'il qualifie de "réaliste" des relations internationales, position que plusieurs observateurs et responsables politiques ont qualifiée de proche des intérêts russes, ce qu'il conteste. Il est proche de Bruno Retailleau, candidat déclaré à l'élection présidentielle de 2027, qu'il a accompagné lors d'un déplacement en Ukraine en mai 2026, et son nom est cité parmi les personnalités susceptibles d'occuper le ministère de la Défense dans l'hypothèse d'un gouvernement associant Les Républicains et le Rassemblement national.
Le 18 juin 2026, il porte au Parlement européen une résolution critique à l'égard des autorités du Burkina Faso, dont l'adoption est suivie, le 26 juin suivant, d'une rupture des relations diplomatiques entre la France et le Burkina Faso.
Sur le plan intérieur, il apporte son soutien à Eric Ciotti lors des élections municipales de mars 2026 à Nice, contre le maire sortant Christian Estrosi, alors que Les Républicains soutenaient officiellement ce dernier.
Témoin au procès Lafarge
En décembre 2025, Christophe Gomart est entendu comme témoin dans le procès du groupe cimentier Lafarge, poursuivi pour le financement d'organisations terroristes, dont l'Etat islamique, en Syrie. Il conteste que les services de renseignement français aient eu connaissance, à l'époque des faits, des paiements versés par l'entreprise à des groupes djihadistes, remettant ainsi en cause un argument avancé par la défense de Lafarge.
Décorations
Christophe Gomart est commandeur de la Légion d'honneur depuis 2015, après en avoir été officier en 2007 et chevalier en 1999. Il est également commandeur de l'ordre national du Mérite depuis 2011, titulaire de la croix de la Valeur militaire avec deux citations, de la croix du combattant, de la médaille d'Outre-mer, de la médaille de la Défense nationale à l'échelon or, de la médaille de reconnaissance de la Nation et de la médaille commémorative française avec agrafes "ex-Yougoslavie" et "Afghanistan". Sur le plan international, il est titulaire de la médaille des Nations unies pour la Force de protection des Nations unies (FORPRONU) en ex-Yougoslavie, de la médaille de l'OTAN pour l'ex-Yougoslavie, de la médaille de l'OTAN au titre de la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS) en Afghanistan, commandeur de l'ordre national du Mali, ainsi que, décernées par les Etats-Unis, la distinction de légionnaire de la Legion of Merit et la Bronze Star, et par l'Allemagne, la croix d'honneur des forces armées.
Chronologie
- 1960 - Naissance à Saumur, le 20 juin
- 1981 - Entrée à l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr
- 1983 - Sortie de Saint-Cyr, promotion "Grande Armée"
- 1988 - Instructeur à Saint-Cyr
- 1994 - Promotion au grade de commandant
- 1998 - Promotion au grade de lieutenant-colonel
- 1999 - Chevalier de la Légion d'honneur
- 2003 - Promotion au grade de colonel; chef de corps du 13e régiment de dragons parachutistes
- 2007 - Officier de la Légion d'honneur
- 2008 - Adjoint du coordonnateur national du renseignement, le 23 juillet
- 2011 - Commandant des opérations spéciales, à partir du 1er août; général de brigade; intervention en Libye
- 2012 - Général de division
- 2013 - Opération Serval au Mali, en janvier; général de corps d'armée; directeur du Renseignement militaire, à partir du 1er août
- 2015 - Commandeur de la Légion d'honneur
- 2016 - Première réunion du "comité Lafayette" à Washington, le 11 mai
- 2017 - Lancement de l'"Intelligence campus", en mars; fin de fonctions à la DRM, le 6 juillet; directeur de la sûreté chez Unibail-Rodamco-Westfield, en mai
- 2020 - Publication de "Soldat de l'ombre : au coeur des forces spéciales"
- 2022 - Retrait du comité stratégique du CF2R, en désaccord sur la position du centre concernant l'invasion de l'Ukraine
- 2024 - Elu député européen le 9 juin, en troisième position sur la liste Les Républicains conduite par François-Xavier Bellamy; controverse sur une photo de campagne en tenue militaire; prise de fonctions le 16 juillet
- 2025 - Témoin au procès Lafarge, en décembre
- 2026 - Soutien à Eric Ciotti aux municipales de Nice, en mars; accompagnement de Bruno Retailleau en Ukraine, en mai; résolution européenne sur le Burkina Faso, le 18 juin, suivie d'une rupture diplomatique franco-burkinabée le 26 juin
Mandats et responsabilités
- depuis 2024Député européenEPP
Commissions et responsabilités
Les commissions de cet élu ne sont pas encore recensées dans notre base.
Activité parlementaire
Sens des votes
- Pour 42076 %
- Abstention 5510 %
- Contre 7814 %
Scrutins : 561 adoptés, 46 rejetés.
Patrimoine et intérêts
Déclarations publiques à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).
2 déclarations à la HATVP. Patrimoine, intérêts et activités déclarés, sourcés depuis la HATVP.
Votes et positions récentes
Aucun vote nominatif disponible pour le moment.
