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SensPoObservatoire politique indépendant

Présentation

Origines, positionnement et grandes orientations.

🇫🇷 Les Républicains (LR)

Origines, héritages et recompositions

Les Républicains (LR) prolongent une longue généalogie de la droite parlementaire française : des formations gaullistes (UNR, UDR, puis RPR) à l’UDF centriste, jusqu’à la création de l’UMP en 2002 autour de Jacques Chirac et d’alliés issus du centre. En 2015, l’UMP se rebaptise Les Républicains pour clarifier un positionnement de droite républicaine, attachée à la souveraineté nationale, à l’ordre public, à la décentralisation et à l’économie sociale de marché. Après un cycle de pouvoir sous Nicolas Sarkozy (2007–2012) et des alternances parfois coûteuses politiquement (défaites 2012, 2017), le parti a connu des recompositions internes et des départs vers la majorité présidentielle. Malgré ces turbulences, LR conserve un maillage territorial profond (maires, présidents de départements et de régions) et une culture de gouvernement.

Boussole doctrinale et constantes idéologiques

Le cœur doctrinal de LR s’articule autour de quatre axes :
  1. Autorité et libertés : l’État régalien doit protéger, faire respecter la loi, lutter contre l’insécurité et le terrorisme, maîtriser les frontières et les flux migratoires, tout en garantissant les libertés publiques et la laïcité.
  2. Travail, mérite et entreprise : valoriser le travail et l’initiative par une fiscalité prévisible, alléger les impôts de production, simplifier les normes, encourager l’apprentissage et la formation continue, soutenir les PME et l’export.
  3. Cohésion et décentralisation : faire confiance aux territoires (communes, intercommunalités, départements, régions), clarifier les compétences, contractualiser avec l’État, lutter contre les fractures rurales et périurbaines.
  4. Europe des projets : vision pro-européenne mais pragmatique : marché intérieur, Schengen effectif, politique industrielle et énergétique, respect de la subsidiarité et des identités nationales.

Économie, finances publiques et services

LR défend une économie ouverte, rétive aux rentes et favorable à la concurrence loyale. Objectifs :
  • stabilité fiscale et budgétaire, trajectoires crédibles de réduction de la dette ;
  • réformes du marché du travail et de l’assurance chômage pour élever le taux d’emploi ;
  • soutien aux filières industrielles et aux PME exportatrices (simplification, financement, commande publique accessible) ;
  • modernisation des services publics (numérique, délais opposables, lutte contre le non-recours) avec indicateurs publiés et évaluation ex post.

Énergie, climat et industrie

Sur l’énergie, la doctrine LR est technologiquement neutre mais assume la place stratégique du nucléaire pour la souveraineté et des coûts maîtrisés, en complément de renouvelables développées avec des réseaux électriques renforcés et du stockage. La transition doit être prévisible : priorité à l’efficacité (rénovation du bâti), à la décarbonation de l’industrie (électrification, hydrogène là où pertinent), à la sécurisation des approvisionnements et aux interconnexions européennes. LR met l’accent sur la compétitivité : il faut éviter d’accroître les charges qui pèsent sur la production et offrir une visibilité à long terme.

Société, intégration et laïcité

LR valorise un récit civique : l’école des fondamentaux (lire, écrire, compter, respecter autrui), l’autorité des enseignants, l’orientation et les filières technologiques/professionnelles revalorisées, le soutien à l’apprentissage. La laïcité protège la liberté de conscience et l’égalité des citoyens ; l’intégration passe par la langue, l’école, l’emploi et le respect des règles. Le parti défend une politique familiale, la lutte contre toutes les discriminations dans le cadre républicain, et un effort pour la santé de proximité (médecine de ville, coordination hôpital-ville).

Institutions, méthode et culture de gouvernement

Culture de gouvernement, LR plaide pour un Parlement plus évaluateur, des lois moins nombreuses mais mieux appliquées, des études d’impact sincères et des clauses de revoyure. La décentralisation doit être clarifiée et financée, avec des contrats d’objectifs chiffrés. Sécurité et justice : moyens humains et technologiques, exécution des peines, attention aux victimes, lutte contre les trafics.

Implantations et rôle politique

Même en période de reflux national, LR reste fort localement : mairies de grandes villes et de villes moyennes, départements, régions. Cette présence nourrit un savoir-faire de gestion (budgets, aménagement, mobilités, environnement) et confère au parti un rôle de charnière dans les coalitions locales. Au niveau national, LR cherche une ligne d’alternance qui conjugue ordre, travail et décentralisation, sans renoncer à l’Europe.

En bref

Une droite républicaine de gouvernement : autorité de l’État, respect des libertés, travail et entreprise, décentralisation et Europe des projets. Sa promesse : réconcilier prédictibilité économique et protection civique pour restaurer la confiance.

Ce qu'il faut retenir

L'essentiel sur LR en un coup d'œil.

Bloc politique
Droite
Rattachement politique indicatif.
Représentation
3 institutions
Assemblée nationale · Sénat · Parlement européen
Filiation
Issu de l'UMP
Formation fondée en 2015
Mandats nationaux
186
Assemblée + Sénat + Parlement européen

Positionnement politique

Lecture rapide du parti.

DroiteParti politiqueReprésenté au ParlementIssu de l'UMP

Représentation institutionnelle

Présence du parti dans les assemblées. Un parti et un groupe parlementaire sont des entités distinctes : leurs sièges ne s'additionnent pas.

56Députés
124Sénateurs
6Eurodéputés

Élus en exercice

314 élus

Parlementaires et élus locaux recensés, au-delà des seuls effectifs institutionnels ci-dessus. Les anciens élus et les responsables sans mandat sont regroupés dans Membres.

Propositions de programme

Les mesures portées par le parti. 33 sont analysées et notées sur 6 dimensions par SensPo ; les autres le seront à leur tour.

Toutes les propositions

33 propositions

Chiffrage du programme

Ce que le programme du parti coûterait ou rapporterait aux finances publiques, mesure par mesure.

Estimations SensPo du programme publié par LR, mesure par mesure. Ce ne sont pas des montants annoncés par le parti.

Coût net pour les finances publiques, par an

50,2 Md€

Une fois toutes les mesures durables en place · 33 mesures chiffrées sur 33

Estimation SensPoFourchette : les écarts entre mesures se compensent en partie+ creuse le déficit, − le réduit

Si toutes les estimations se trompaient dans le même sens : de −2,6 Md€ à +128,5 Md€ par an.

Après effets sur l'activité, par an

34,3 Md€

L’activité supplémentaire rendrait 15,9 Md€ par an aux finances publiques (effet durable de +0,93 % sur le PIB en 2040). Fourchette : de +11,7 Md€ à +71,8 Md€.

Mesure par mesure, les effets d’offre cumulaient +1,51 % du PIB en 2040. Une relecture du programme entier, qui retire les doubles comptes entre mesures agissant par le même canal, en retient +0,93 % (ordre de grandeur de comparaison retenu par la relecture : +0,9 %).

Ce que la relecture a retenu, canal par canal
  • Offre de travail : 64 % retenu — Seize mesures revendiquent un gain d'offre de travail, mais elles se concentrent sur trois publics seulement. Les allocataires de minima sociaux et les demandeurs d'emploi sont visés à la fois par la réforme de l'assurance chômage, le « Revenu d'incitation à l'activité », le « Compte social unique » et le « Revenu familial » : ces quatre mesures modifient le même barème d'incitation pour les mêmes ménages, leurs effets ne s'additionnent pas et le gain a été partagé, l'essentiel restant à la réforme la mieux documentée. Les heures travaillées des actifs occupés sont visées par le seuil « zéro cotisation » et par la mesure sur les seniors ayant tous leurs trimestres, dont les allègements recoupent aussi la baisse générale des prélèvements. Enfin, l'effet d'offre de travail attribué aux mesures de simplification et de refondation du code du travail est un gain de productivité requalifié, déjà compté ailleurs.
  • Productivité : 48 % retenu — Dix-sept mesures invoquent un gain de productivité, dont onze relèvent du même geste : alléger la norme pesant sur les entreprises. Le stock de règles existantes, le flux de règles nouvelles, la surtransposition européenne, la refondation du code du travail et le passage à un « État de confiance » agissent sur le même tissu d'entreprises et les mêmes coûts de conformité ; additionnés, ils compteraient plusieurs fois les mêmes heures administratives économisées. Le gain a donc été concentré sur la mesure la plus substantielle, les autres étant fortement réduites, d'autant que ces effets sont déclarés en confiance faible et qu'aucune évaluation publique chiffrée n'est connue pour chacun d'eux pris séparément. Même logique pour le volet agricole, où l'accès aux substances autorisées dans les pays voisins et l'allègement du temps administratif sont décrits par trois mesures différentes.
  • Investissement : 63 % retenu — Dix-neuf mesures mobilisent ce canal. Deux groupes se recouvrent : d'une part l'orientation de l'épargne et la transmission du capital productif, qui visent le même financement des mêmes entreprises ; d'autre part les mesures de simplification, dont l'effet sur l'investissement passe par la même réduction d'incertitude réglementaire déjà comptée au titre de la productivité. En revanche, la baisse des impôts de production et l'investissement dans l'outil industriel reposent sur un mécanisme de rendement du capital identifié et documenté, et ont été conservées sans réduction ou presque. Les mesures agricoles procédurales, qui n'ouvrent aucun financement, ont été réduites de moitié faute d'ouvrages effectivement financés.
  • Compétitivité : 77 % retenu — Douze mesures, dominées par la baisse des impôts de production, dont le mécanisme de coût du travail et du capital productif est le mieux étayé du programme et qui a été conservée intégralement. Les réductions portent sur le volet « réciprocité commerciale », où le rétablissement de contrôles aux frontières et l'alignement des normes sur le droit européen sont décrits par trois mesures distinctes pour un même effet, et sur la réorientation des achats publics alimentaires, qui déplace la demande entre fournisseurs sans ajouter de capacité de production.
  • Prix de l’énergie : 80 % retenu — Canal mobilisé par une seule mesure, celle d'un prix de l'électricité garanti pour l'industrie. Le mécanisme — un coût d'intrant abaissé pour les secteurs électro-intensifs — est clair et sans équivalent ailleurs dans le programme ; la réduction est limitée et tient au recouvrement partiel avec la mesure sur l'outil de production industriel, qui s'adresse aux mêmes entreprises, et à une confiance déclarée faible.

Sources invoquées par la relecture (texte du modèle)

Aucune évaluation publique ne porte sur ce programme pris comme un tout : le repère de 0,9 % du PIB n'est pas un chiffre cité, c'est un ordre de grandeur construit par analogie avec les évaluations de paquets de réformes structurelles comparables. Les points d'appui sont les suivants. L'OCDE, dans ses Études économiques consacrées à la France et ses travaux « Objectif croissance », chiffre l'effet d'ensembles de réformes du marché du travail, de la concurrence et de la fiscalité en quelques dixièmes de point à environ un point de PIB par décennie, l'essentiel du gain ne se matérialisant qu'au-delà de dix ans. La direction générale du Trésor a publié des évaluations macroéconomiques des réformes structurelles conduites en France depuis 2017 (fiscalité du capital, assurance chômage, apprentissage, droit du travail) : elles situent leur effet cumulé de long terme en points de PIB, mais à des horizons de vingt à trente ans et avec des intervalles d'incertitude larges. Sur la baisse des impôts de production, les travaux de la même administration retiennent un effet de long terme de l'ordre de quelques dixièmes de point de PIB pour une dizaine de milliards d'euros d'allègements : c'est le mécanisme le mieux documenté du programme, et il justifie de conserver sans correction l'effet d'offre de la baisse des prélèvements. À l'inverse, les travaux du comité de suivi du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi, conduits sous l'égide de France Stratégie, ont conclu à des effets sur l'emploi sensiblement inférieurs aux attentes initiales : cela invite à la prudence sur les allègements de charges ciblés. Pour l'emploi des seniors, le Conseil d'orientation des retraites documente le lien entre bornes d'âge, cumul emploi-retraite et taux d'emploi. Pour la garde des jeunes enfants, la littérature évaluative établit un lien robuste entre l'offre de places et l'activité des mères. En revanche, aucune évaluation publique chiffrée n'est connue pour les mesures de simplification administrative prises une par une, pour la réorganisation des agences de l'État, ni pour les redéploiements d'aides agricoles à enveloppe constante : ces effets, tous déclarés en confiance faible, ont été réduits en conséquence. Le produit intérieur brut de référence est celui publié par l'Insee pour 2025, soit 2 991 milliards d'euros, et la semi-élasticité du solde public au PIB retenue est de 0,57, conformément aux références macroéconomiques de la plateforme.

Le modèle estime l’effet de chaque mesure sur le PIB ; SensPo le convertit avec une semi-élasticité du solde public de 0,57 (Loi de programmation des finances publiques 2023-2027 ; DG Trésor, document de travail n° 2025/2 « Relecture structurelle du déficit », août 2025), appliquée à un PIB de 2 991,1 Md€ (Insee, « Les comptes de la Nation en 2025 », Insee Première n° 2105, comptes provisoires du 29 mai 2026).

15,8 % du budget général de l'État voté pour 2026 (448,3 Md€) : la part du coût portée par l'État.

En plus, une fois : investissements et dépenses exceptionnelles

10 Md€ au total

Réparti sur les années de réalisation, et non compté dans le montant annuel · 17 mesures concernées

D'où vient ce montant

  1. Dépenses nouvelles
  2. Recettes nouvelles
  3. Économies
  4. Coût net
Creuse le déficitLe réduitRésultat net, par an

Année par année, jusqu’en 2050

Effet net par an, de 2027 à 2050 : 2027 +21,4 Md€, 2028 +44,6 Md€, 2029 +57,1 Md€, 2030 +56,1 Md€, 2031 +54,6 Md€, 2032 +53,4 Md€, 2033 +52,9 Md€, 2034 +52,4 Md€, 2035 +52,1 Md€, 2036 +51,8 Md€, 2037 +51,9 Md€, 2038 +52 Md€, 2039 +52,1 Md€, 2040 +52,2 Md€, 2041 +52,4 Md€, 2042 +52,5 Md€, 2043 +52,6 Md€, 2044 +52,7 Md€, 2045 +52,8 Md€, 2046 +52,9 Md€, 2047 +53 Md€, 2048 +53,1 Md€, 2049 +53,2 Md€, 2050 +53,3 Md€.

Effet net de l'annéeFourchetteLes dépenses ponctuelles sont réparties sur leurs années de réalisation

Par thème

  • Économie17 mesures · plus 2,6 Md€ ponctuels au total
  • Social6 mesures · plus 5,4 Md€ ponctuels au total
  • Territoires10 mesures · plus 2 Md€ ponctuels au total
Coût : creuse le déficitPar an, en régime

Qui paie, qui encaisse

  • ÉtatDépenses 95,8 Md€ · recettes 9,2 Md€ · économies 38,9 Md€ · plus 8,7 Md€ ponctuels au total · verse 35,6 Md€ par an aux autres administrations · reçoit 12,5 Md€ par an des autres administrations
  • Sécurité socialeDépenses 45,7 Md€ · recettes 279 M€ · économies 33,4 Md€ · plus 210 M€ ponctuels au total · reçoit 27,3 Md€ par an des autres administrations
  • Collectivités localesDépenses 3,7 Md€ · économies 13,2 Md€ · plus 1,1 Md€ ponctuels au total · verse 12,5 Md€ par an aux autres administrations · reçoit 6,3 Md€ par an des autres administrations
  • Union européenneDépenses 20 M€ · reçoit 2 Md€ par an des autres administrations
Coût : creuse le déficitGain : le réduitPar an, en régime

Estimations SensPo, méthode « v5.10-chiffrage », révision 1, mises à jour le 3 octobre 2026. Chaque mesure est chiffrée à partir du texte publié par la formation, avec une fourchette et un niveau de confiance ; les montants annoncés par la formation sont signalés quand ils existent.

Effet sur la dette publique

Le chiffrage du programme appliqué à la trajectoire de la dette, avec des hypothèses réglables.

Ce que le programme du parti ferait à la dette

Le coût net annuel du programme est retranché du solde public de chaque année, à partir de 2027. La dette ainsi créée paie des intérêts, qui creusent la dette à leur tour : c’est l’effet « boule de neige », et il est compris dans la courbe. Réglez les hypothèses pour voir ce qui tient à elles.

Pour situer : le traité européen fixe une valeur de référence de 60 % du PIB, très loin sous la trajectoire actuelle.

Dette en 2035160,8 %+12,8 points par rapport à 148,0 % sans le programme
Intérêts en 2035187 Md€+14 Md€ par rapport à 173 Md€ sans le programme
Intérêts cumulés 2026-20351 268 Md€dont 53 Md€ dus au programme

Hypothèses

1,2 % par an

Hausse du volume de la production, hors inflation, chaque année.

D’où vient la valeur par défaut (1,2 % par an) ?

Source : Haut Conseil des finances publiques, avis n° HCFP-2026-3 relatif au rapport d'avancement annuel 2026, 17 avril 2026, § 74 et tableau 11 : croissance potentielle estimée par le Gouvernement à 1,2 % par an (1,0 % en 2029) ; la prévision de croissance pour 2026 est de 0,9 %. consulter le document (nouvel onglet)

1,3 % par an

Hausse des prix de la production nationale (déflateur du PIB), qui gonfle le PIB en euros et allège d'autant le poids de la dette.

D’où vient la valeur par défaut (1,3 % par an) ?

Source : Haut Conseil des finances publiques, avis n° HCFP-2026-3, 17 avril 2026, § 37 : « La prévision de déflateur du PIB est révisée à la baisse à 1,3 % (contre 1,5 % au PLF 2026). Cette prévision est plausible ». consulter le document (nouvel onglet)

3,8 %

Taux auquel l'État emprunte à dix ans. Il ne pèse d'abord que sur la dette renouvelée, puis gagne peu à peu toute la dette.

D’où vient la valeur par défaut (3,8 %) ?

Source : Sénat, rapport général n° 139 (2025-2026), Engagements financiers de l'État : hypothèse du projet de loi de finances pour 2026, « les taux à 10 ans continueraient à croître, pour s'élever à 3,7 % fin 2025 et à 3,8 % fin 2026 ». consulter le document (nouvel onglet)

−2,9 % du PIB

Solde des comptes publics avant intérêts, en part du PIB. Négatif, l'État emprunte aussi pour ses dépenses courantes ; positif, il dégage de quoi payer une partie des intérêts. Par défaut, le niveau de 2025 : aucun effort.

D’où vient la valeur par défaut (−2,9 % du PIB) ?

Source : Niveau de 2025 : déficit public de 152,5 Md€ moins 64,7 Md€ d'intérêts, soit −2,94 % du PIB (INSEE, Informations rapides n° 78, 27 mars 2026 ; Insee Première n° 2105, 29 mai 2026) [calcul], arrondi à −2,9 %. consulter le document (nouvel onglet)

2029

Année où le solde primaire visé est atteint ; il y va en ligne droite depuis 2025, puis y reste.

D’où vient la valeur par défaut (2029) ?

Source : Échéance du retour du déficit public sous 3 % du PIB fixée dans la procédure pour déficit excessif : « faire revenir sous 3 points de PIB le déficit d'ici 2029 » (Haut Conseil des finances publiques, avis n° HCFP-2026-3, 17 avril 2026, synthèse). consulter le document (nouvel onglet)

Dette publique, en % du PIB

Dette publique de 115,7 % du PIB en 2025 à 160,8 % en 2035 avec le programme du parti, contre 148,0 % sans.120 %140 %160 %180 %20252026202720282029203020312032203320342035148,0 %160,8 %
  • Sans le programme
  • Avec le programme du parti
  • Fourchette du chiffrage

Intérêts payés dans l’année, en milliards d’euros

Charge d’intérêts de 173 Md€ sans le programme à 187 Md€ avec, en 2035.751001251501752002026202720282029203020312032203320342035173 Md€187 Md€
  • Sans le programme
  • Avec le programme du parti
Trajectoire de dette avec et sans le programme, et charge d’intérêts
AnnéeDette sans (% PIB)Dette avec (% PIB)Fourchette (% PIB)Intérêts sans (Md€)Intérêts avec (Md€)
2025 (constaté)115,7 %115,7 %———
2026118,2 %118,2 %118,2 % à 118,2 %73 Md€73 Md€
2027120,9 %121,5 %121,4 % à 121,7 %83 Md€83 Md€
2028123,7 %125,8 %125,4 % à 126,1 %94 Md€94 Md€
2029126,7 %130,5 %129,8 % à 131,5 %104 Md€106 Md€
2030129,9 %135,4 %134,2 % à 137,3 %115 Md€118 Md€
2031133,2 %140,3 %138,6 % à 143,1 %126 Md€131 Md€
2032136,7 %145,3 %143,2 % à 149,1 %137 Md€144 Md€
2033140,3 %150,3 %147,7 % à 155,1 %149 Md€158 Md€
2034144,1 %155,5 %152,4 % à 161,1 %161 Md€172 Md€
2035148,0 %160,8 %157,2 % à 167,3 %173 Md€187 Md€

Ce simulateur applique une formule comptable, sans modèle économique : un effort budgétaire n'y ralentit pas la croissance, et une dette plus lourde n'y fait pas monter les taux. Les curseurs sont constants sur toute la période.

Le taux apparent de départ et le solde primaire de 2025 sont calculés à partir des comptes de l'INSEE ; la formule reproduit la dette de fin 2025 à 0,15 point près, l'écart tenant aux opérations qui touchent la dette sans passer par le déficit.

Deux hypothèses s’ajoutent ici : le chiffrage du programme est pris tel qu’il est publié sur cette page, et au-delà de 2032 le programme est supposé appliqué en entier, ses dépenses exceptionnelles étant passées.

Communications du parti

Actualités, communiqués et annonces publiés par LR sur son site officiel republicains.fr.

23 sept. 2026Bruno Retailleau

Je veux sauver notre système de retraite

Source : republicains.fr

16 sept. 2026Bruno Retailleau

Produire en France, la meilleure des solutions écologiques

Le Télégramme. Après la vague de sécheresse que la France vient de vivre, le gouvernement a débloqué une aide d’un milliard. Les agriculteurs disent que ce n’est pas assez. Ont-ils raison ?

Bruno Retailleau. Oui, ils ont raison. Cela ne peut pas couvrir les dégâts. Mais ce qui est plus grave, c’est que cette sécheresse survient après un affaiblissement structurel de notre agriculture. En vingt ans, notre balance commerciale agricole est passée d’un excédent de 12 milliards d’euros à un déficit de 200 millions d’euros. Et nous avons perdu, en dix ans, 100 000 exploitations agricoles.

La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, dit dans nos colonnes que l’État ne peut pas compenser toutes les pertes de chiffre d’affaires. Nos finances publiques sont exsangues. Cela limite forcément nos capacités d’action.

Autant je suis contre les chèques en bois au moment où il n’y a plus d’argent dans les caisses, autant le rôle de l’État, c’est d’être un bouclier quand survient la crise pour ne pas perdre une partie de notre appareil de production. Il en va de notre souveraineté alimentaire.

Que proposez-vous pour soutenir le monde agricole à plus long terme ?

Je propose d’agir sur quatre leviers. D’abord, la compétitivité. Produire en France, c’est la meilleure de toutes les solutions écologiques. C’est s’épargner les gaz à effet de serre que l’on importe du monde entier quand on fait venir des produits d’autres pays. Je propose un double choc : un choc en matière de normes, qu’il faudra supprimer, mais aussi moins d’impôts et notamment de charges.

Deuxième levier, pour se donner les moyens de produire en France, c’est choisir la science plutôt que le soupçon. Il faut avoir recours aux nouvelles techniques génomiques, aux drones agricoles pour l’épandage de précision, c’est fondamental. Y compris aussi autoriser les réservoirs d’eau. Les soi-disant écologistes qui refusent à nos agriculteurs de stocker l’eau quand elle tombe en abondance cachent en réalité un autre agenda, qui est celui de la décroissance. Il n’est pas question de céder.

Quels sont les deux autres leviers ?

Garantir un revenu et conquérir des marchés. Il y a eu la loi Egalim, mais malheureusement des centrales d’achat ont des pratiques qui en détournent l’esprit avec des plateformes européennes, ce n’est pas possible. Il faudra aussi exiger la réciprocité aux frontières. Ce qui est interdit à nos producteurs ne doit plus pouvoir entrer dans nos frontières par le biais d’importations.

Enfin, le quatrième levier, c’est de reprendre le contrôle politique sur l’agriculture, car aujourd’hui c’est bien souvent la bureaucratie qui commande. À ce titre, j’inscrirai l’agriculture dans la Constitution comme un intérêt fondamental de la Nation. Je veux aussi supprimer dans la Constitution le principe de précaution de la Charte de l’environnement, supprimer l’OFB et quantité d’agences qui nuisent au développement agricole français. Et j’interdirai les surtranspositions par une loi organique européenne : ce qui est autorisé en Europe doit l’être aussi en France.

Si l’on en croit les instituts de sondage, les Français vous entendent peu. N’est-il pas temps de vous rapprocher d’un autre candidat, par exemple Édouard Philippe ?

Il n’est pas question pour moi de me rallier aux candidats héritiers du macronisme, car je pense qu’ils portent une responsabilité dans l’échec d’Emmanuel Macron, dont le bilan est catastrophique. Je pense que cette élection se jouera à droite et non pas au centre.

Pourquoi ne pas vous rapprocher de Marine Le Pen ?

Parce que son projet économique ruinera la France. Marine Le Pen veut continuer l’assistanat. Elle a refusé de voter la réforme de l’assurance chômage et la contrepartie des 15 heures d’activité au RSA que nous avions votée au Sénat. Ce sera toujours plus de dépenses, plus de déficits, et plus de dettes. Elle fait partie, avec Jean-Luc Mélenchon, de la catégorie des bonimenteurs, qui vendent du vent aux Français mais qui ne pourront pas reconstruire le pays.

Source : republicains.fr

16 sept. 2026Bruno Retailleau

Marre des écolos-bobos qui veulent que les pauvres financent la transition écologique

veulent que les pauvres financent la transition écologique

Source : republicains.fr

15 sept. 2026Bruno Retailleau

Ce que je veux faire pour le pouvoir d’achat

Source : republicains.fr

12 sept. 2026Bruno Retailleau

Les pressions ne marchent pas avec moi, rien ne m’arrêtera

Le JDD. Vous dites vouloir aller jusqu’au bout de cette campagne présidentielle. Même si un autre candidat du socle commun apparaît mieux placé que vous en début d’année ?

Bruno Retailleau. Ça ne sera pas le cas. Le bilan d’Emmanuel Macron est si désastreux que ses anciens Premiers ministres seront durablement contaminés. Je me bats pour gagner, et je gagnerai.

Le fait qu’on vous demande constamment de vous rallier à Édouard Philippe n’est-il pas la preuve que votre candidature ne prend pas ?

C’est surtout la preuve que celle d’Édouard Philippe n’enthousiasme pas. Faute de pouvoir plier le match, il veut tuer le match. Les pressions ne marchent pas avec moi. Rien ne m’impressionnera. Rien ne m’arrêtera. Que les candidats du bloc central s’arrangent entre eux, mais moi je ne suis pas centriste. Je suis le candidat de la droite et les électeurs de droite n’attendent pas plus d’immigration de travail ni plus de visas pour les étudiants étrangers comme le propose Édouard Philippe.

Lui ne veut pas donner la parole au peuple. Il s’oppose à un référendum sur l’immigration. Qu’est-ce qu’il propose face aux censures abusives du Conseil constitutionnel ? De réunir un comité. C’est typique de la haute administration. À un problème démocratique, on répond par une solution technocratique.

Si vous êtes élu président de la République, pensez-vous déjà à une future majorité ?

Bien sûr. Car sans majorité au Parlement, ce sera l’échec. Mais ce ne sont pas les chapeaux à plumes, avec leurs petits arrangements de couloirs, qui donneront une majorité à la France : ce sont les Français. Si je suis élu président, ils me donneront cette majorité car je veux leur redonner la parole, par des référendums. C’est le cœur de mon projet et c’est ce que veut aussi la majorité nationale, dont les choix sont toujours méprisés. Sur l’immigration et la sécurité, ce n’est pas aux juges de décider mais aux gens. Avec moi, le peuple décidera.

Vous dites tendre la main à ceux qui partagent l’essentiel avec vous. Comptez-vous travailler avec d’autres personnalités de la droite libérale, comme David Lisnard ou Sarah Knafo ?

David Lisnard est un ami, nous nous parlons et nos projets servent les mêmes convictions. Quant aux autres, c’est à chacun de dire qui sera vraiment candidat. Je trace ma route pour porter un projet de rupture dans lequel tous les électeurs de droite peuvent se reconnaître.

Vous fermez la porte au bloc central à Paris, mais vous avez une liste d’union en Vendée aux sénatoriales ?

Oui, et je l’assume parfaitement, parce que ce n’est ni la même élection, ni le même objet. Le Sénat est la chambre des collectivités. On y est élu par des maires et des conseillers municipaux, qui vous jugent sur ce que vous avez fait pour leur territoire.

En Vendée, on ne s’associe pas autour d’un accord de gouvernement : on s’associe autour de la défense de nos communes, de nos services de proximité, avec des gens qu’on connaît depuis plus de vingt ans. Ne confondons pas tout. Par ailleurs, cette élection est le prolongement des municipales où nous avons fait des listes d’union pour battre la gauche.

L’Insee prévoit une nouvelle baisse du pouvoir d’achat des Français sur fond d’inflation. Que proposez-vous en la matière ?

De rendre leur argent aux gens. Je veux baisser massivement les cotisations qui pèsent sur les salaires. Avec trente minutes de travail de plus par jour, un salarié pourra gagner l’équivalent de près de deux mois supplémentaires. Pour un salaire médian, cela représente 3 500 euros net par an. Cette baisse de cotisations, je la financerai sans un euro d’argent public, juste en mettant fin aux abus, notamment par le plafonnement des aides sociales à 70 % du Smic.

Sur l’énergie, je demande dès maintenant une mesure de justice pour ceux qui ont absolument besoin de leur voiture pour travailler : il faut réévaluer le barème kilométrique car il est gelé depuis trois ans.

Concernant l’électricité, je m’engage à restituer aux Français l’équivalent de deux mois de facture. Comment ? En arrêtant de subventionner les énergies renouvelables. Je supprimerai aussi les certificats d’économie d’énergie sur l’électricité, car ils pèsent sur son prix.

Enfin, sur le logement, je ferai une déréglementation au bulldozer. Le DPE restera un indicateur, mais ne sera plus un outil d’exclusion. Je transformerai la loi SRU et je donnerai la priorité à ceux qui travaillent dans le logement social. Mon objectif est de mettre sur le quinquennat un million de logements sur le marché.

L’examen du budget approche. À quelques mois de la présidentielle, pourriez-vous appeler à sa censure, comme l’an dernier ?

Ce gouvernement ne sera plus là dans huit mois : le vrai sujet, ce n’est pas la censure mais la crise financière. Le scénario à la grecque n’est plus de la politique-fiction : les taux flambent et la bombe à retardement de la dette risque d’exploser.

Le véritable rendez-vous, c’est l’élection présidentielle. Seul un mandat du peuple permettra de réaliser les 150 milliards d’euros d’économies que je propose.

Sébastien Lecornu a demandé aux sénateurs de lui présenter leurs propositions. Allez-vous soumettre un contre-budget ?

Le Sénat fera ses propositions d’économies, comme il l’a déjà fait par le passé. Mais sous la Ve République, il n’y a pas de contre-budget au Parlement : l’article 40 de la Constitution nous impose un cadre extrêmement contraint. Ce qui est sûr, c’est que nous ne céderons pas à l’obsession fiscale. Taxer davantage l’épargne salariale, comme l’envisage Bercy, c’est de la folie. L’impôt n’est pas la solution, il est le problème.

« À bas le voile », déclariez-vous en 2025 lors d’un meeting. Partagez-vous la volonté du RN d’interdire son port dans l’espace public ?

Je pense que le RN ne croit pas lui-même à cette proposition, à commencer par M. Bardella qui a pris mille précautions. Je suis contre le voile, qui est un marqueur utilisé par les islamistes, mais je propose de l’interdire là où nous pouvons réellement le faire : dans les compétitions sportives, lors des sorties scolaires, à l’université publique.

Et puis, il faut surtout s’attaquer à ceux qui veulent voiler les femmes, comme les Frères musulmans : j’ai fait voter au Sénat une proposition de loi pour doter l’État de nouvelles armes contre l’entrisme islamiste. Enfin, il faut réduire drastiquement les flux migratoires, car disons enfin les choses : plus d’immigration, c’est aussi plus d’islamisme.

Source : republicains.fr

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