Aller au contenu
SensPoObservatoire politique indépendant
Portrait de Émilie Cariou

Mandat

Émilie Cariou

Député·e de la 2e circonscription du 55

Ce qu'il faut retenir

Groupe En marche Élue en 2017
  • Député·e de la 2e circonscription du 55.
  • Rattachée au parti En marche.
  • Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.

Biographie

Émilie Cariou est née le 14 octobre 1971 à Verdun, dans la Meuse, fille d'un père militaire. Elle obtient une maîtrise de droit à l'université Bordeaux-IV puis un DEA à l'Institut d'études politiques de Bordeaux, avant d'être admise au concours de l'École nationale des impôts.

Une carrière de haute fonctionnaire des finances publiques

Émilie Cariou débute sa carrière au ministère de l'Économie et des Finances, où elle exerce à la Direction des vérifications nationales et internationales (DVNI), chargée du contrôle fiscal des grands groupes, puis à la direction de la Législation fiscale. Elle rejoint ensuite l'Autorité des marchés financiers, à la direction des enquêtes, à partir de 2011.

Cette même année, elle apporte son expertise fiscale à la campagne d'Arnaud Montebourg pour la primaire socialiste. En 2012, elle intègre le cabinet de Fleur Pellerin, alors ministre déléguée chargée des Petites et moyennes entreprises, de l'Innovation et de l'Économie numérique, et conseille également le président François Hollande sur le dossier du Mouvement des Pigeons. En mai 2014, elle devient directrice adjointe chargée du budget et des financements au Centre national du cinéma, avant de travailler au ministère de la Culture, sous l'autorité d'Audrey Azoulay, sur les dossiers du droit d'auteur au niveau européen et les partenariats internationaux. Après son mandat parlementaire, à partir de 2022, elle exerce comme attachée fiscale à l'ambassade de France au Royaume-Uni.

Députée de la Meuse (2017-2022)

Émilie Cariou est élue députée de la 2e circonscription de la Meuse le 18 juin 2017, sous l'étiquette La République en marche, avec 62,76% des suffrages au second tour, succédant à Jean-Louis Dumont (Parti socialiste). Elle siège à l'Assemblée nationale du 21 juin 2017 au 21 juin 2022.

Vice-présidente de la commission des Finances, elle est également membre de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) et coordinatrice du groupe LREM au sein de la commission des Finances entre septembre 2019 et avril 2020. Elle se porte candidate à une vice-présidence de l'Assemblée nationale en juillet 2019, avant d'être devancée au second tour par Carole Bureau-Bonnard.

Comptée en 2018 parmi les députés les plus actifs de l'Assemblée par plusieurs classements de presse (Capital, Paris Match), elle choisit de ne pas se représenter en 2022, estimant que le Parlement avait été réduit, selon ses mots, à un simple « fan club » approuvant sans débattre l'action gouvernementale.

La lutte contre la fraude fiscale, fil conducteur de son mandat

La question de la fraude et de l'optimisation fiscales constitue le fil rouge de l'action parlementaire d'Émilie Cariou. Elle dépose dès 2016 un amendement relatif à un document de politique transversale sur la fraude, se positionne sur l'affaire des Paradise Papers en novembre 2017 et sur les listes noires européennes des paradis fiscaux en décembre 2017. En 2018, elle est rapporteure d'une mission sur les infractions fiscales et le « verrou de Bercy », puis rapporteure de la loi relative à la lutte contre la fraude.

Elle travaille également sur le secteur musical : avec le député Pascal Bois, elle remet au Premier ministre et à la ministre de la Culture, début 2019, un rapport préfigurant la création du Centre national de la musique.

L'industrie nucléaire et la transparence

Représentante de l'OPECST au conseil d'administration de l'Andra de juillet 2017 à mai 2019, elle est visée en octobre 2017 par des menaces de mort de la part d'un militant antinucléaire. Elle démissionne de ce mandat en juin 2019 pour, selon ses termes, retrouver sa liberté de parole. Rapporteure du plan national de gestion des matières et déchets radioactifs, elle défend le maintien des trois axes de recherche fixés par la loi Bataille de 1991 s'agissant du projet de stockage géologique Cigéo, et dépose en octobre 2021 une proposition de loi sur la transparence en matière nucléaire.

Un parcours partisan mouvementé

Membre de LREM de 2017 à 2020, Émilie Cariou s'oppose dès mai 2018 à la suppression de l'exit tax et défend un durcissement de la taxation des signes extérieurs de richesse ; elle dépose des amendements visant à atténuer le projet de loi sur l'immigration et participe au « pôle social » animé par Brigitte Bourguignon. Elle se montre également critique de l'action gouvernementale sur le climat et soutient des mesures de pouvoir d'achat au moment du mouvement des Gilets jaunes.

En mai 2020, elle rejoint le groupe dissident Écologie démocratie solidarité, dont elle devient déléguée générale, avant de siéger comme non-inscrite à partir d'octobre de la même année. Le 16 décembre 2020, elle cofonde avec Aurélien Taché le parti Les Nouveaux Démocrates, qu'elle copréside jusqu'en octobre 2022. En mars 2023, elle rejoint le Parti socialiste, son intégration au secrétariat national du parti étant annoncée par le premier secrétaire Olivier Faure. Lors de la présidentielle de 2022, elle apporte son soutien à Yannick Jadot. Elle s'implique par ailleurs dans la promotion de la coopération transfrontalière dans son département de la Meuse.

Chronologie

  • 1971 - Naissance à Verdun, le 14 octobre
  • 2011 - Entrée à l'Autorité des marchés financiers ; conseil fiscal de la campagne d'Arnaud Montebourg
  • 2012 - Cabinet de la ministre Fleur Pellerin
  • 2014 - Directrice adjointe au Centre national du cinéma, en mai
  • 2017 - Élue députée de la Meuse sous étiquette LREM, le 18 juin
  • 2017 - Représentante de l'OPECST au conseil d'administration de l'Andra ; menaces de mort en octobre
  • 2018 - Rapporteure de la mission sur les infractions fiscales et le verrou de Bercy
  • 2019 - Rapport sur le Centre national de la musique ; démission du conseil d'administration de l'Andra en juin
  • 2020 - Rejoint le groupe Écologie démocratie solidarité en mai, puis siège comme non-inscrite ; cofonde Les Nouveaux Démocrates avec Aurélien Taché, le 16 décembre
  • 2021 - Proposition de loi sur la transparence nucléaire, en octobre
  • 2022 - Ne se représente pas aux élections législatives ; fin de mandat le 21 juin ; soutien à Yannick Jadot à la présidentielle
  • 2023 - Rejoint le Parti socialiste, en mars

L’essentiel de la vie politique, une fois par semaine

Une synthèse sourcée et sans parti pris. Désinscription en un clic, aucune revente d’adresse.

Vous cherchez un compte ? Créer un compte SensPo : pour commenter, suivre vos élus et garder vos analyses.