Ce qu'il faut retenir
- Non documenté · Assemblée nationale.
- Rattaché au parti En marche.
- Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.
- 2 mandats recensés : non documenté, député.
Biographie
Jacques Maire, né le 4 avril 1962 à Enghien-les-Bains (Seine-et-Oise), est un haut fonctionnaire, cadre dirigeant et homme politique français, ancien député de la 8e circonscription des Hauts-de-Seine sous la XVe législature. Il est le fils d'Edmond Maire, secrétaire général de la CFDT de 1971 à 1988, et de Raymonde Le Goff.
Formation et engagement étudiant
Jacques Maire obtient une maîtrise d'économie à l'université Paris-Dauphine (1980-1984), puis un DESS de développement économique à l'université Paris-Nanterre (1984-1985), un diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris (1986) et sort diplômé de l'École nationale d'administration au sein de la promotion Jean Monnet (1988-1990). Pendant ses années d'études, en 1982-1983, il fonde et préside Pour un syndicalisme autogestionnaire (PSA), une organisation étudiante proche de la mouvance CFDT.
Une carrière entre haute fonction publique et secteur privé
À sa sortie de l'ENA, Jacques Maire devient en 1992 conseiller politique auprès de l'ambassadeur de France en Algérie, puis, d'avril 1992 à mars 1993, conseiller diplomatique chargé des affaires européennes auprès du Premier ministre Pierre Bérégovoy. En mai 1997, il dirige le cabinet de la ministre de l'Environnement Dominique Voynet, avant de devenir, de janvier 1999 à octobre 2002, directeur des affaires européennes et internationales au ministère du Travail, de la Santé et des Affaires sociales.
Il rejoint ensuite le groupe Axa à partir de novembre 2002, où il occupe diverses fonctions de direction dans les ressources humaines, les affaires institutionnelles puis le développement international, avant de diriger de 2009 à 2012 les filiales du groupe en Hongrie. De fin 2012 à 2015, il est directeur des entreprises et de l'économie internationale au Quai d'Orsay, sous l'autorité du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, puis directeur de la stratégie et du développement de Vigeo Eiris en 2015, et ambassadeur thématique pour la reconstruction et le développement de janvier à juin 2017. Le 2 février 2023, après son mandat parlementaire, il devient président de la Compagnie française des expositions et commissaire général de l'exposition universelle d'Osaka 2025.
Mandats locaux en Bretagne
Avant son élection à l'Assemblée nationale, Jacques Maire exerce plusieurs mandats locaux en Bretagne : conseiller municipal de Plabennec, dans le Finistère, de 1995 à 2001, conseiller régional de Bretagne au titre du Parti socialiste de 1998 à 2004, et vice-président de la communauté urbaine de Brest de 2001 à 2008.
Député des Hauts-de-Seine (2017-2022)
Membre du Parti socialiste avant de rallier La République en marche en juin 2016, Jacques Maire est élu député de la 8e circonscription des Hauts-de-Seine le 18 juin 2017, avec 48,03% des voix au premier tour et 61,03% au second, et siège jusqu'au 21 juin 2022. À l'Assemblée nationale, il est vice-président de la commission des Affaires étrangères durant les deux premières années de la législature. Il copilote, à partir de la fin de l'année 2017, un groupe de travail sur l'accord commercial CETA avec le député Matthieu Orphelin, avant d'être nommé rapporteur du projet de loi de ratification du CETA à l'été 2019. En juillet 2018, il organise un sommet interparlementaire sur le Sahel, tenu le 13 décembre 2018, qui aboutit à la création d'un comité interparlementaire du G5 Sahel. Il est corapporteur, avec le député Ugo Bernalicis, d'une mission d'évaluation sur la lutte contre la criminalité financière, dont le rapport est publié en mars 2019, puis rapporteur du titre II du projet de loi de réforme des retraites, consacré à la durée de carrière et au cumul emploi-retraite. Le 17 avril 2020, en pleine crise sanitaire, il conduit un amendement soutenu par quatre-vingts députés de la majorité visant à renforcer le contrôle du secteur des assurances. Il est également corapporteur, avec la députée Michèle Tabarot, d'une mission sur le contrôle des exportations d'armement. En 2020, il devient l'un des trois vice-présidents du mouvement En Commun, aux côtés de Barbara Pompili et Hugues Renson.
Un rôle international au Conseil de l'Europe
Membre de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) depuis 2017, Jacques Maire préside de janvier 2020 au 21 juin 2022 le groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE), qui rassemble une centaine de parlementaires issus de plus de trente pays, et siège au bureau politique du groupe.
Positionnement et fin de mandat
En septembre 2018, Jacques Maire soutient la candidature de Barbara Pompili à la présidence de l'Assemblée nationale. En 2019, il se présente comme l'un des animateurs du Grand débat national et appelle à un rééquilibrage des groupes parlementaires. Non investi par la coalition Ensemble pour les élections législatives de 2022, l'investiture étant accordée à Prisca Thévenot, il annonce mi-mai 2022 qu'il ne se présenterait pas en dissident, mettant ainsi fin à son mandat le 21 juin 2022.
Controverses
En février 2020, la déontologue de l'Assemblée nationale, Agnès Roblot-Troizier, est saisie par la députée La France insoumise Mathilde Panot, qui conteste la compatibilité entre le rôle de corapporteur de la réforme des retraites confié à Jacques Maire et sa détention de plus de 300 000 euros d'actions du groupe Axa ; la déontologue conclut que cette détention ne fait pas obstacle à l'exercice de sa fonction, tout en critiquant un manque de transparence. En décembre 2020, Jacques Maire dépose une plainte pour intimidation et diffamation après la publication de caricatures relatives à son vote sur la proposition de loi relative à la sécurité globale ; un professeur d'histoire de l'art est convoqué par la police le 17 décembre 2020 dans le cadre de cette affaire.
Chronologie
- 1962 - Naissance le 4 avril à Enghien-les-Bains
- 1982 - Fondation de Pour un syndicalisme autogestionnaire
- 1988 - Entrée à l'École nationale d'administration, promotion Jean Monnet
- 1992 - Conseiller politique auprès de l'ambassadeur de France en Algérie, puis conseiller diplomatique du Premier ministre Pierre Bérégovoy
- 1995 - Élu conseiller municipal de Plabennec (Finistère)
- 1997 - Directeur de cabinet de la ministre de l'Environnement Dominique Voynet
- 1998 - Élu conseiller régional de Bretagne
- 2002 - Entrée au groupe Axa
- 2009 - Directeur général des filiales d'Axa en Hongrie
- 2012 - Directeur des entreprises et de l'économie internationale au ministère des Affaires étrangères
- 2016 - Ralliement à La République en marche, en juin
- 2017 - Élu député de la 8e circonscription des Hauts-de-Seine, le 18 juin
- 2018 - Sommet interparlementaire sur le Sahel, le 13 décembre
- 2019 - Rapporteur de la loi de ratification du CETA ; rapport sur la criminalité financière
- 2020 - Corapporteur du titre II de la réforme des retraites ; vice-président du mouvement En Commun ; présidence du groupe ADLE à l'APCE
- 2022 - Non-investiture par la coalition Ensemble ; fin de son mandat de député, le 21 juin
- 2023 - Président de la Compagnie française des expositions et commissaire général de l'exposition universelle d'Osaka 2025, le 2 février
Mandats et responsabilités
En cours
- Non documenté
Mandats passés
- 2017Député15ᵉ législature
Patrimoine et intérêts
Déclarations publiques à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).
Déclarations à la HATVP · 1 compte de campagne (CNCCFP). Patrimoine, intérêts et activités déclarés, sourcés depuis la HATVP.
