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Portrait de Jean-François JALKH

Mandat

Jean-François JALKH

Député européen

1 095Votes exprimés
61 %Participation

Ce qu'il faut retenir

Groupe Identité et Démocratie (ID) Élu en 2019 1 095 votes exprimés
  • Député européen.
  • Rattaché au parti Identité et Démocratie (ID).
  • 1 095 votes exprimés au cours du mandat.
  • Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.

Biographie

Jean-François Jalkh, né le 23 mai 1957 à Tournan-en-Brie, en Seine-et-Marne, dans une famille d'origine libanaise, est un juriste et homme politique français, longtemps cadre dirigeant du Front national puis du Rassemblement national.

Formation et débuts professionnels

Jean-François Jalkh obtient une maîtrise en droit à l'université Paris II en 1980. Il travaille ensuite comme journaliste à l'hebdomadaire National-Hebdo à partir de 1984, sous le pseudonyme de « Philippe Chevalier », où il collabore avec Roland Gaucher à la rubrique « Les Envahisseurs », consacrée à l'immigration.

Engagement au Front national

Jean-François Jalkh adhère au Front national de la jeunesse en septembre 1974. Il devient membre du comité central puis du bureau politique du Front national en 1981, et participe à la campagne électorale du parti lors des élections municipales de Dreux, en 1983. Dans les années 1980, il est proche de Jean-Pierre Stirbois et de l'aile dite « solidariste » du mouvement ; il se rapproche ensuite, dans les années 2000, de Bruno Gollnisch.

Mandats électifs

Jean-François Jalkh est élu député de Seine-et-Marne et siège à l'Assemblée nationale du 2 avril 1986 au 14 mai 1988 (VIIIe législature), où il exerce notamment la fonction de secrétaire de séance au bureau d'âge lors de l'ouverture de la législature. Il est ensuite conseiller régional d'Île-de-France de 1992 à 2010, puis conseiller régional de Lorraine, tête de liste dans les Vosges, du 21 mars 2010 au 31 décembre 2015.

Il est élu député européen le 1er juillet 2014, pour la circonscription Est puis, à partir de 2019, sur la liste nationale France, mandat qu'il occupe jusqu'au 15 juillet 2024, à travers les 8e et 9e législatures du Parlement européen. Il est réélu en 2019, en 13e position sur la liste du Rassemblement national, mais ne figure pas sur la liste présentée aux élections européennes de 2024, pour des raisons de santé.

Fonctions dirigeantes au sein du parti

Jean-François Jalkh devient secrétaire général du Front national le 2 mai 2010, après la démission de Louis Aliot, fonction qu'il occupe jusqu'au 16 janvier 2011. À l'issue du congrès de Tours de janvier 2011, il est nommé délégué général du parti, poste qu'il conserve jusqu'à sa suppression, en juillet 2012. Il devient alors vice-président du Front national, du 12 juillet 2012 au 11 mars 2018, d'abord chargé des élections et des contentieux électoraux (2012-2015), puis des affaires juridiques à partir de mars 2015.

Présidence par intérim du Front national en avril 2017

À l'issue du premier tour de l'élection présidentielle de 2017, Marine Le Pen, qualifiée pour le second tour, se met en congé de la présidence du Front national afin de se consacrer à sa campagne. En application de l'article 16 des statuts du parti, Jean-François Jalkh, alors premier vice-président, assure la présidence par intérim du 25 au 28 avril 2017.

Sa présidence par intérim prend fin après la publication, dans la presse, d'un entretien qu'il avait accordé en 2000 à l'ouvrage Le Temps des savoirs, dans lequel il était cité établissant une distinction entre les négationnistes qu'il qualifiait de « détestables » et des personnes qu'il présentait comme des « révisionnistes sérieux », dont Robert Faurisson, et dans lequel il était rapporté avoir jugé « impossible d'utiliser le Zyklon B dans des exterminations de masse » dans les chambres à gaz nazies. Jean-François Jalkh conteste avoir tenu ces propos lorsqu'ils sont rendus publics en avril 2017. Il démissionne de la présidence par intérim le 28 avril 2017, trois jours après y avoir accédé, et est remplacé par Steeve Briois. Il demeure vice-président du parti jusqu'au 11 mars 2018.

Carrière ultérieure

À partir de 2018, Jean-François Jalkh exerce la fonction de délégué national du Rassemblement national aux affaires juridiques.

Positionnement politique

Jean-François Jalkh est décrit par des observateurs comme un cadre au profil consensuel et peu clivant au sein de son parti, qui a accompagné la transition dite « mariniste » du mouvement, de la présidence de Jean-Marie Le Pen à celle de sa fille Marine Le Pen.

Chronologie

  • 1957 - Naissance à Tournan-en-Brie, le 23 mai
  • 1974 - Adhésion au Front national de la jeunesse, en septembre
  • 1980 - Maîtrise en droit à l'université Paris II
  • 1981 - Membre du comité central puis du bureau politique du Front national
  • 1984 - Débuts de journaliste à National-Hebdo, sous le pseudonyme Philippe Chevalier
  • 1986 - Élu député de Seine-et-Marne, le 2 avril
  • 1988 - Fin du mandat de député
  • 1992 - Élu conseiller régional d'Île-de-France
  • 2010 - Secrétaire général du Front national (2 mai) ; délégué général à l'issue du congrès de Tours ; élu conseiller régional de Lorraine (21 mars)
  • 2012 - Vice-président du Front national, chargé des élections et contentieux électoraux, le 12 juillet
  • 2014 - Élu député européen, le 1er juillet
  • 2015 - Vice-président chargé des affaires juridiques, à partir de mars ; fin du mandat de conseiller régional de Lorraine
  • 2017 - Président par intérim du Front national du 25 au 28 avril, à la suite de la mise en congé de Marine Le Pen ; démission le 28 avril après la publication de propos antérieurs, tenus en 2000, mettant en doute l'usage du gaz Zyklon B dans les chambres à gaz nazies
  • 2018 - Fin des fonctions de vice-président, le 11 mars ; devient délégué national aux affaires juridiques
  • 2019 - Réélu député européen
  • 2024 - Fin du mandat de député européen, le 15 juillet, sans se représenter pour raisons de santé

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