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Portrait de Philippe PEMEZEC

Collectivité

Philippe PEMEZEC

Maire · Le Plessis-Robinson

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Ce qu'il faut retenir

Mairie Élu en 2020
  • Maire · Mairie, Le Plessis-Robinson.
  • Détient également un autre mandat (Conseil municipal).
  • Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.
  • Maire de Le Plessis-Robinson depuis le 18 mai 2020.
  • 5 mandats recensés : maire, conseiller municipal, sénateur, député.
  • Commune de rattachement : Le Plessis-Robinson, département Paris.
  • Fiche de la commune : Le Plessis-Robinson.

Biographie

Philippe Pemezec est né le 25 septembre 1955 à Granville, dans la Manche. Décrit comme fils d'ouvrier élevé en habitation à loyer modéré, il fait toute sa carrière politique dans les Hauts-de-Seine, où il devient l'une des figures les plus durables et les plus controversées de la droite locale, en tant que maire du Plessis-Robinson pendant près de trois décennies, avant de siéger successivement à l'Assemblée nationale et au Sénat.

Des Hauts-de-Seine à la mairie du Plessis-Robinson

Salarié de l'Office HLM départemental des Hauts-de-Seine, Philippe Pemezec est élu maire du Plessis-Robinson le 20 mars 1989, avec 57 voix d'avance sur le maire communiste sortant Robert Gelly, qu'il remplace. Il conserve ce mandat jusqu'au 3 mai 2018, avec des réélections répétées, dont 77 % des voix dès le premier tour en 2014. Durant une partie de cette période, en application de la loi sur le non-cumul des mandats, il cède la présidence de la mairie tout en restant conseiller municipal. Il retrouve la mairie du Plessis-Robinson le 4 octobre 2023, réélu à la quasi-unanimité du conseil municipal, puis de nouveau en 2026 avec 72,44 % des voix au premier tour.

Sa politique urbaine, qualifiée par lui-même de « ville douce » et inspirée de l'architecte François Spoerry, consiste en un urbanisme néotraditionnel qui remplace, à partir des années 2000, une partie des grands ensembles de la commune, alors composée de 73 % de logements sociaux à son arrivée en 1989. Le projet de la Cité-jardins, inauguré le 15 mai 2008, représente 1 200 logements pour un investissement de 121 millions d'euros. Cette politique, saluée par les uns comme un modèle de rénovation urbaine, est dénoncée par d'autres comme un facteur de gentrification au détriment des classes populaires.

Les mandats départementaux

Philippe Pemezec est conseiller général des Hauts-de-Seine pour le canton du Plessis-Robinson à deux reprises : du 29 mars 1992 au 8 novembre 2002, sous la présidence de Charles Pasqua, puis du 10 mars 2008 au 2 avril 2015, sous celle de Patrick Devedjian.

L'Assemblée nationale et une élection annulée

Élu député de la 12e circonscription des Hauts-de-Seine le 16 juin 2002, Philippe Pemezec siège au sein du groupe UMP durant la XIIe législature, du 19 juin 2002 au 19 juin 2007. Réélu le 17 juin 2007 pour la législature suivante, son élection est annulée par le Conseil constitutionnel le 29 novembre 2007, en raison du rejet de son compte de campagne, ce qui entraîne une inéligibilité d'un an et met fin à son mandat après quelques mois. Il se présente sans succès à sa succession en 2012, battu au second tour par le socialiste Jean-Marc Germain, puis en 2017, battu par le candidat MoDem-LREM Jean-Louis Bourlanges, un recours contre ce résultat étant rejeté le 21 juillet 2017.

De février 2008 à juin 2010, il exerce par ailleurs une mission de chargé de mission sur l'accession sociale à la propriété auprès des ministres du Logement successifs Christine Boutin puis Benoist Apparu, rémunérée à hauteur de l'indemnité d'un député ; cette mission prend fin un an avant son terme prévu, après une controverse médiatique sur son contenu réel.

Le Sénat des Hauts-de-Seine

Philippe Pemezec est élu sénateur des Hauts-de-Seine le 24 septembre 2017, sur une liste divers droite intitulée « La liste des maires - Pour les communes et les libertés locales », aux côtés de Christine Lavarde. Il siège au sein du groupe Les Républicains, au sein de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable et de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation, jusqu'à la fin de son mandat, le 2 octobre 2023, année où il est battu par une liste Les Républicains dissidente conduite par Marie-Do Aeschlimann.

Procédures judiciaires

Philippe Pemezec est condamné en avril 2015 par le tribunal correctionnel de Nanterre pour prise illégale d'intérêts, dans une affaire relative à l'attribution d'un logement social à sa fille, à six mois de prison avec sursis, 20 000 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité ; il renonce en conséquence à se présenter aux élections régionales de 2015 en Île-de-France. Il est relaxé en appel par la cour d'appel de Versailles le 30 mars 2016, faute de preuves suffisantes de sa participation effective à la décision d'attribution.

Une information judiciaire est ouverte le 10 mai 2013 pour détournement de fonds publics, complicité et recel, en lien avec sa mission ministérielle de 2008 à 2010 ; il est mis en examen le 24 avril 2016, avant que cette mise en examen ne soit définitivement annulée le 19 mai 2017.

Il est par ailleurs condamné en décembre 2010 par le tribunal correctionnel de Nanterre pour injures envers le conseiller régional socialiste Benoît Marquaille, à 3 000 euros d'amende et 1 000 euros de dommages-intérêts, décision confirmée en appel le 27 juin 2011 avec une amende portée à 5 000 euros.

Positions et engagements

Philippe Pemezec adhère successivement au RPR (1989-1999), au RPF (1999-2002), à l'UMP (2002-2015) puis aux Républicains, dont il est secrétaire départemental des Hauts-de-Seine du 24 janvier 2009 au 29 mars 2011. Il apporte son parrainage à Laurent Wauquiez lors du congrès des Républicains de 2017, puis à Éric Zemmour pour l'élection présidentielle de 2022. Il s'oppose fermement à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne et milite pour la reconnaissance du génocide arménien de 1915.

Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 31 décembre 2008, au titre d'ancien député des Hauts-de-Seine, et cosigne deux ouvrages consacrés aux politiques locales : Le Livre noir de l'intercommunalité, avec le député Patrick Beaudouin (2005), et Bonheur de ville, un maire au chevet de sa banlieue (2007).

Chronologie

  • 1955 - Naissance à Granville, le 25 septembre
  • 1989 - Élu maire du Plessis-Robinson, le 20 mars
  • 1992 - Élu conseiller général des Hauts-de-Seine (canton du Plessis-Robinson)
  • 2002 - Élu député de la 12e circonscription des Hauts-de-Seine, le 16 juin
  • 2007 - Réélu député le 17 juin ; élection annulée par le Conseil constitutionnel le 29 novembre
  • 2008 - Réélu conseiller général des Hauts-de-Seine ; chargé d'une mission ministérielle sur l'accession sociale à la propriété ; inauguration de la Cité-jardins au Plessis-Robinson
  • 2010 - Condamné pour injures envers un conseiller régional socialiste ; fin de sa mission ministérielle
  • 2013 - Ouverture d'une information judiciaire pour détournement de fonds publics
  • 2015 - Condamné en première instance pour prise illégale d'intérêts, avril
  • 2016 - Relaxé en appel dans l'affaire du logement social, le 30 mars ; mis en examen dans l'affaire de la mission ministérielle, le 24 avril
  • 2017 - Élu sénateur des Hauts-de-Seine, le 24 septembre ; annulation définitive de sa mise en examen, le 19 mai ; battu aux élections législatives
  • 2018 - Fin de son long mandat de maire du Plessis-Robinson, le 3 mai
  • 2023 - Fin de son mandat de sénateur, le 2 octobre ; réélu maire du Plessis-Robinson, le 4 octobre
  • 2026 - Réélu maire du Plessis-Robinson avec 72,44 % des voix au premier tour

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