Ce qu'il faut retenir
- Député·e de la 1e circonscription du 31.
- Rattaché au parti En marche.
- Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.
Biographie
Pierre Cabaré, né le 12 décembre 1957 à Toulouse, est un prothésiste dentaire et homme politique français. Ancien député de la 1re circonscription de la Haute-Garonne de 2017 à 2022, sa carrière parlementaire a été marquée à la fois par des travaux sur les relations avec l'Asie centrale et par une affaire judiciaire pour harcèlement sexuel et moral qui a conduit à sa condamnation en 2024.
Une première candidature et une inéligibilité en 2003
Avant son élection à l'Assemblée nationale, Pierre Cabaré, prothésiste dentaire de profession, s'engage en politique sous l'étiquette du parti écologiste Cap21. Il se présente une première fois aux élections législatives de 2002 dans la 1re circonscription de la Haute-Garonne, où il recueille 1,09% des suffrages exprimés. Le 6 février 2003, le Conseil constitutionnel le condamne à un an d'inéligibilité, au motif que son mandataire financier n'avait pas ouvert de compte bancaire ou postal unique pour la campagne et qu'un tiers des dépenses engagées n'avait pas transité par les circuits prévus par la loi.
Une investiture retirée puis reconquise en 2017
En vue des élections législatives de 2017, Pierre Cabaré est initialement investi par La République en marche dans la 1re circonscription de la Haute-Garonne. Cette investiture lui est toutefois retirée le 28 mai 2017, après qu'il a omis de signaler sa condamnation de 2003 au mouvement. Il se maintient néanmoins dans la course, arrive en tête du premier tour avec 33,7% des suffrages, puis l'emporte au second tour, le 18 juin 2017, avec 51,02% des voix face au candidat socialiste sortant et au candidat de La France insoumise.
Un mandat de député consacré notamment à l'Asie centrale
Pierre Cabaré siège à l'Assemblée nationale du 21 juin 2017 au 21 juin 2022, au sein du groupe La République en marche. Il succède à Catherine Lemorton et est remplacé par Hadrien Clouet à l'issue de son mandat. Membre de la commission des Affaires étrangères, il est désigné rapporteur sur les questions relatives à l'Asie centrale et préside le groupe d'amitié France-Kazakhstan. À partir de février 2018, il préside également le groupe d'études sur le secteur aéronautique et spatial.
Trajectoire partisane
Issu de Cap21, Pierre Cabaré rejoint La République en marche à sa création, avant d'adhérer en 2020 au mouvement En Commun, qui se présente comme porteur d'une sensibilité sociale-écologiste au sein de la majorité présidentielle.
Un contentieux avec ses collaborateurs parlementaires
Le fonctionnement de l'équipe parlementaire de Pierre Cabaré a été marqué par une forte instabilité : six collaborateurs quittent ses services en quelques mois, dont deux licenciements et trois départs par rupture conventionnelle, quatre d'entre eux ayant quitté le poste durant l'été 2019. En septembre 2021, le conseil de prud'hommes le condamne, dans un litige l'opposant à une ancienne assistante parlementaire, à lui verser 10 000 euros de dommages et intérêts et d'indemnités.
Accusations de harcèlement sexuel et condamnation pénale
En septembre 2019, une ancienne collaboratrice et suppléante parlementaire dépose une plainte à son encontre pour harcèlement sexuel, harcèlement moral et agression sexuelle. Pierre Cabaré démissionne alors de sa vice-présidence de la délégation aux droits des femmes de l'Assemblée nationale, tandis que la procédure judiciaire suit un cours lent. Le 28 mai 2024, le parquet requiert contre lui douze mois de prison avec sursis, 10 000 euros d'amende, cinq ans d'inéligibilité et un stage de sensibilisation aux violences intrafamiliales. Le 25 juin 2024, le tribunal le condamne à quinze mois de prison avec sursis et cinq ans d'inéligibilité pour agression sexuelle et harcèlement sexuel, assortis de son inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes, de 5 000 euros de frais de justice et d'une amende de 10 000 euros.
Entre octobre 2021 et mars 2022, des membres de son équipe parlementaire tentent à plusieurs reprises de supprimer, sur la version française de Wikipédia, les paragraphes relatant ces accusations et cette condamnation.
Chronologie
- 1957 - Naissance le 12 décembre à Toulouse
- 2002 - Candidat Cap21 aux élections législatives dans la 1re circonscription de la Haute-Garonne, 1,09% des voix
- 2003 - Condamné le 6 février par le Conseil constitutionnel à un an d'inéligibilité pour irrégularités de financement de campagne
- 2017 - Investiture LREM retirée le 28 mai pour non-déclaration de sa condamnation de 2003 ; élu député de la 1re circonscription de la Haute-Garonne le 18 juin, avec 51,02% des voix au second tour
- 2018 - Devient président du groupe d'études sur le secteur aéronautique et spatial en février
- 2019 - Six collaborateurs quittent son équipe parlementaire au cours de l'année ; plainte déposée en septembre par une ancienne collaboratrice et suppléante pour harcèlement sexuel, harcèlement moral et agression sexuelle ; démission de sa vice-présidence de la délégation aux droits des femmes
- 2020 - Rejoint le mouvement En Commun
- 2021 - Condamné en septembre par le conseil de prud'hommes à verser 10 000 euros à une ancienne assistante parlementaire
- 2022 - Fin de son mandat de député le 21 juin ; remplacé par Hadrien Clouet
- 2024 - Condamné le 25 juin à quinze mois de prison avec sursis et cinq ans d'inéligibilité pour agression sexuelle et harcèlement sexuel
Mandats et responsabilités
- 2017Député15ᵉ législature
Patrimoine et intérêts
Déclarations publiques à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).
Déclarations à la HATVP · 1 compte de campagne (CNCCFP). Patrimoine, intérêts et activités déclarés, sourcés depuis la HATVP.
