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Présidentielle 2027 · Programmes

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La position
Ce que la formation défend sur cet axe, reformulé par la rédaction à partir de ses textes publics. Ce n’est pas une citation.
Les principes
Les quelques lignes de force de cette position : de quoi la parcourir sans lire le paragraphe entier.
La contrainte factuelle
Un fait sourcé que la position doit affronter : un chiffre, un calendrier, une règle de droit. Ce n’est pas une objection : la même exigence s’applique à toutes les formations.
Une case vide
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2 formations comparées sur 13 thèmes. Le tableau défile latéralement.

Positions comparées, axe par axe. La première colonne nomme le thème ; chaque colonne suivante porte une formation.
ThèmeDebout !Gauche sociale populaireRetirerLaissez-nous faireDroite libéraleRetirer
Économie & fiscal

Le mouvement défend un protectionnisme dit raisonnable (Buy French Act ou Buy European Act, quotas d'importation, possibilité pour services publics de déroger à la concurrence) et une fiscalité plus redistributive ouverte par des états généraux de la fiscalité. La séparation de l'argent et de l'État est érigée en principe, symbolisée par un président rémunéré au SMIC.

  • protectionnisme raisonnable (Buy French/European Act)
  • dérogation des services publics à la libre concurrence
  • états généraux de la fiscalité
  • séparation de l'argent et de l'État
2 contraintes factuelles
  • Un Buy French Act et des quotas d'importation se heurtent au droit de l'UE (libre circulation des marchandises, règles OMC sur les marchés publics)
  • La dérogation des services publics à la concurrence suppose une renégociation des traités européens, non acquise unilatéralement

Source : Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · 2024

Le mouvement pose que la croissance « ne se décrète pas, elle se libère » et désigne les entreprises et les entrepreneurs comme son unique moteur. Il réclame une fiscalité pro-croissance — compétitive et non punitive, plus légère, plus simple, plus stable — ramenée à la « normale européenne », avec une baisse prioritaire des impôts pesant sur la production et un allègement de la transmission. Il propose d'échanger progressivement des baisses d'impôts contre une baisse des aides. Il réclame en parallèle une réduction drastique du poids des normes, jusqu'à donner aux entreprises le pouvoir de contester celles jugées étouffantes ou inutiles. Sur le logement, il tient la crise pour évitable et vise la recréation d'un véritable marché.

  • fiscalité pro-croissance : compétitive et non punitive, plus légère, simple et stable
  • retour à la « normale européenne » en matière de fiscalité
  • baisse prioritaire des impôts qui pèsent sur la production
  • favoriser la transmission
3 contraintes factuelles
  • Aucune mesure n'est chiffrée dans le document : ni le niveau de baisse d'impôts visé, ni le rendement des suppressions d'aides censées la compenser
  • Le « retour à la normale européenne » n'est rapporté à aucun agrégat de référence (taux de prélèvements obligatoires, taux d'IS, coin fiscalo-social)
  • Le pouvoir de contestation des normes par les entreprises n'est associé à aucun véhicule juridique identifié

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Social & travail

Le mouvement place le travail et le monde populaire au centre, avec une hausse du SMIC visée à 1700 euros nets, une prime de 1000 euros pour les bas salaires exonérée de cotisations et d'impôt, et la revalorisation des métiers du lien (aide à domicile, assistantes maternelles, accompagnants). Il revendique une approche de classe centrée sur les intérêts matériels des travailleurs.

  • SMIC porté vers 1700 euros nets
  • prime de 1000 euros pour les bas salaires
  • revalorisation des métiers du lien
  • approche de classe centrée sur le travail
2 contraintes factuelles
  • SMIC net de l'ordre de 1430 euros en 2024 : un passage vers 1700 euros (+19%) pèse sur les TPE/PME et sur le coût du travail des secteurs à faible marge (aide à la personne)
  • Une prime de 1000 euros exonérée de cotisations et d'impôt réduit les recettes sociales et fiscales, sans compensation chiffrée

Source : Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · 2024

Le mouvement juge le droit du travail « trop rigide, inadapté » et veut le reconstruire autour de principes clairs complétés par le contrat — personnel, d'entreprise ou de branche — avec un code du travail spécifique aux PME, pour « passer de la surveillance à la confiance ». Il reconnaît par ailleurs une « urgence sociale » : trop de Français peinent à vivre. Il tient les réformes de libération de la croissance pour la bonne réponse de fond, mais admet qu'il faut agir sans en attendre les résultats, au besoin par des mesures non conventionnelles et temporaires. Il refuse de séparer justice sociale et efficacité sociale, et pose le progrès économique comme condition du progrès social.

  • recodification du droit du travail autour de principes clairs complétés par le contrat
  • contrat personnel, contrat d'entreprise ou de branche
  • code du travail spécifique aux PME
  • passage de la surveillance à la confiance et à une liberté responsable
3 contraintes factuelles
  • Le volet « urgence sociale » reste au stade de l'intention : aucune mesure concrète n'est nommée, le document annonce seulement qu'on y « réfléchira »
  • La nature des « mesures non conventionnelles et temporaires » n'est pas précisée
  • La taxe Zucman est citée comme repoussoir sans contre-proposition de financement

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Santé & retraites

Le mouvement défend l'abrogation de la réforme des retraites de 2023 et le retour à 60 ans, ainsi qu'un renforcement de l'hôpital public et des moyens du soin. La reconnaissance des métiers du soin et du lien constitue un axe central de sa politique sociale et sanitaire.

  • abrogation de la réforme des retraites 2023
  • retour à la retraite à 60 ans
  • renforcement de l'hôpital public
  • reconnaissance des métiers du soin
2 contraintes factuelles
  • Le retour à 60 ans à cadre démographique constant alourdit le besoin de financement des régimes (ratio cotisants/retraités ~1,7)
  • Le renforcement de l'hôpital public dépend d'un vivier de recrutement contraint par la crise d'attractivité des métiers du soin

Source : Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · 2024

Le mouvement juge l'État-providence « à bout de souffle » et veut refonder les protections sociales en séparant ce qui relève de l'assurance payée par cotisations de la solidarité nationale payée par l'impôt, avec des acteurs responsables et des missions claires. Sur la santé, il oppose à la recherche d'économies la construction d'une « véritable économie de la santé », plus efficace et plus économe. Sur les retraites, il qualifie d'erreurs politiques profondes l'incapacité à reconstruire la répartition et le refus des fonds de pension, imputant cette irresponsabilité aux gouvernements « de gauche comme de droite », et réclame l'introduction de fonds de capitalisation pour tous.

  • séparation de l'assurance (cotisations) et de la solidarité nationale (impôt)
  • rétablissement de missions claires avec des acteurs responsables
  • construction d'une véritable économie de la santé, plus efficace et plus économe
  • instauration d'un vrai système de fonds de pension pour tous
3 contraintes factuelles
  • Aucun paramètre n'est donné : ni taux de cotisation affecté à la capitalisation, ni calendrier de transition, ni traitement de la génération pivot
  • Le document ne dit pas si la capitalisation se substitue à une part de la répartition ou s'y ajoute, ce qui change entièrement le coût de transition
  • L'« économie de la santé » n'est adossée à aucun modèle de financement décrit

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Éducation & recherche

Le mouvement défend l'école publique et la réduction du mépris de classe envers le monde populaire, avec une attention marquée à l'accompagnement des enfants en situation de handicap (revalorisation des accompagnants). L'éducation est conçue comme un levier de cohésion sociale et de promotion des milieux populaires.

  • défense de l'école publique
  • lutte contre le mépris de classe scolaire
  • revalorisation des accompagnants d'élèves handicapés
  • promotion des milieux populaires par l'instruction
2 contraintes factuelles
  • La revalorisation des accompagnants (AESH) et le renforcement de l'école publique supposent un effort budgétaire pluriannuel non chiffré à cadre constant
  • Le positionnement développe davantage l'enjeu social et professionnel que la politique de recherche et d'enseignement supérieur

Source : Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · 2024

Le mouvement part d'un constat de système défaillant, auquel s'ajoute la mutation induite par l'intelligence artificielle et la modification des contenus qu'elle entraîne. Il ne propose pas de réforme arrêtée mais un cap : beaucoup plus de liberté et de souplesse pour innover, tester et créer, dans le public comme dans le privé. Il veut développer éducation et formation tout au long de la vie en y impliquant les entreprises et de nouveaux acteurs, en posant explicitement la question du financement, et entend s'inspirer des meilleures réussites françaises et étrangères.

  • liberté et souplesse pour innover, tester et créer, dans le public comme dans le privé
  • adaptation de l'éducation à la mutation induite par l'intelligence artificielle
  • éducation et formation tout au long de la vie
  • implication des entreprises et de nouveaux acteurs
3 contraintes factuelles
  • L'atelier est explicitement ouvert : le document écrit « Reste à savoir comment » et ne tranche aucune modalité
  • La question du financement est posée mais laissée sans réponse
  • Ni l'autonomie des établissements, ni le statut des enseignants, ni la carte scolaire ne sont abordés

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Énergie

Le mouvement défend une maîtrise publique de l'énergie et s'oppose à la relance nucléaire, sans la fermer brutalement, en plaidant pour une sortie progressive et un débat démocratique sur le mix. Le choix entre nucléaire et renouvelables doit relever d'une décision citoyenne tranchée par référendum.

  • maîtrise publique de l'énergie
  • réserve sur la relance nucléaire
  • référendum sur le mix énergétique
  • sobriété et services publics énergétiques
2 contraintes factuelles
  • Une sortie progressive du nucléaire (~65% de la production électrique française en 2024) suppose un effort massif de renouvelables et de pilotage du réseau, non chiffré dans le positionnement
  • Le recours au référendum sur le mix n'est pas adossé à une trajectoire d'investissement (parc EDF, EPR2) ni à un calendrier de fermeture

Source : Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · 2024

L'énergie n'est pas traitée pour elle-même mais comme levier de l'« écologie du progrès » que le mouvement oppose à l'écologie punitive. Il cite le nucléaire propre en premier, puis les énergies renouvelables et les nouvelles technologies, comme moyens de répondre aux défis de la planète par la création et l'innovation plutôt que par la décroissance. Le document annonce également que « de nouvelles énergies s'annoncent » dans le cadre de la mutation technologique, sans les nommer.

  • recours au nucléaire propre
  • développement des énergies renouvelables
  • mobilisation des nouvelles technologies au service de la transition
  • refus de la décroissance comme réponse énergétique
3 contraintes factuelles
  • L'énergie ne fait l'objet d'aucun atelier dédié : la position est déduite d'une énumération de trois lignes dans l'atelier « écologie du progrès »
  • Le « nucléaire propre » n'est pas défini et n'est associé à aucun programme de construction ou de prolongation
  • Aucun objectif de mix, de capacité ou de calendrier n'est mentionné

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Climat & environnement

Le mouvement promeut une écologie populaire articulant transition et justice sociale, présentée comme une économie de guerre climatique mobilisant l'industrie et l'emploi. Il privilégie une logique de plancher et de plafond plutôt qu'une limitation par les prix, avec une réserve assumée sur le solutionnisme technologique.

  • écologie populaire et sociale
  • économie de guerre climatique
  • logique plancher-plafond plutôt que signal-prix
  • réserve sur le technosolutionnisme et le bas-carbone par le marché
2 contraintes factuelles
  • La logique plancher-plafond (rationnement encadré) n'a pas de cadre juridique opérationnel en droit français et reste à l'état de principe
  • L'économie de guerre climatique suppose un effort d'investissement public que le positionnement ne chiffre pas à cadre budgétaire contraint

Source : Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · 2024

Le mouvement pose deux visions opposées face aux défis de la planète. D'un côté une écologie punitive qui « voit l'homme comme un danger pour la planète » et prône la décroissance, le dirigisme planétaire et la limitation des naissances — qu'il rejette et qu'il range ailleurs dans le document parmi les attaques portées aux valeurs communes. De l'autre une écologie de progrès pour laquelle la solution n'est ni de décroître ni de culpabiliser, mais de créer, innover et transformer, grâce au nucléaire propre, aux renouvelables, aux nouvelles technologies et à l'économie circulaire. Ce sont ces solutions que le campus annonce vouloir explorer.

  • écologie de progrès fondée sur la création, l'innovation et la transformation
  • refus de la décroissance, du dirigisme planétaire et de la limitation des naissances
  • refus de la culpabilisation comme levier écologique
  • développement de l'économie circulaire
3 contraintes factuelles
  • Aucun objectif de réduction d'émissions, aucune trajectoire et aucune échéance ne figurent dans le document
  • L'adaptation au changement climatique n'est pas abordée
  • La position est formulée en opposition à une écologie adverse plus qu'en programme propre : le document annonce explorer ces solutions, pas les avoir arrêtées

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Immigration & intégration

Le mouvement se déclare hostile à l'immigration de travail, jugée organisée par le patronat pour comprimer les salaires, tout en défendant la régularisation des personnes déjà présentes pour des motifs humanitaires et productifs. Cette ligne le distingue d'une partie de la gauche et a suscité des critiques internes au camp progressiste.

  • hostilité à l'immigration de travail
  • critique du recours patronal à la main-d'œuvre immigrée
  • régularisation des personnes déjà présentes
  • égalité des droits pour les régularisés
2 contraintes factuelles
  • Le couplage hostilité à l'immigration de travail et régularisation des présents n'est pas chiffré ni articulé à une politique d'ensemble (asile, visas, intégration)
  • Plusieurs secteurs en tension (soin, BTP, agriculture) reposent en partie sur la main-d'œuvre immigrée, ce que le positionnement n'arbitre pas en volume

Source : Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · 2024

Rien de documenté sur ce thème

Sécurité & défense

Le mouvement aborde la sécurité sous l'angle des services publics de proximité et de la présence de l'État dans les territoires populaires plutôt que par la seule surenchère répressive. La défense et l'emploi des forces ne constituent pas un axe central de son positionnement.

  • sécurité par la présence des services publics
  • refus de la surenchère répressive comme seule réponse
  • ancrage territorial de l'État
  • priorité au monde populaire
2 contraintes factuelles
  • Le positionnement n'énonce pas de doctrine d'emploi des forces de sécurité ni de trajectoire d'effectifs ou de budget de la défense
  • L'articulation entre prévention sociale et réponse pénale aux faits de délinquance reste peu détaillée

Source : Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · 2024

Le mouvement décrit des cités et des quartiers devenus des « territoires perdus » où les narcotrafiquants font la loi, et y voit d'abord un problème de sécurité doublé d'un problème de justice, en particulier sur l'application des peines aux mineurs délinquants. Il demande d'accroître le nombre de places de prison et surtout de démultiplier les centres d'accueil pour mineurs, tout en présentant ces territoires comme le « miroir grossissant des échecs de l'État » — sécurité, école, emploi — et en voulant offrir des perspectives aux talents et aux énergies latentes des cités. Sur la défense, il appelle les démocraties libérales à se réarmer militairement et moralement face au « grand retour de la Force contre le Droit ».

  • accroissement du nombre de places de prison
  • démultiplication des centres d'accueil pour mineurs délinquants
  • révision de l'application des peines pour les mineurs délinquants
  • moyens et capacité d'adaptation donnés à l'école dans les quartiers
3 contraintes factuelles
  • Aucun volume n'est donné : ni nombre de places de prison, ni nombre de centres pour mineurs, ni coût associé
  • Le réarmement militaire n'est associé à aucune trajectoire budgétaire, alors que l'axe économique porte une baisse générale des prélèvements
  • Aucune mesure sur les effectifs de police, de gendarmerie ou de magistrats

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Justice & libertés

Le mouvement défend les libertés démocratiques et le droit d'expression du mouvement social, dans la continuité de son engagement contre les conflits d'intérêts et pour la transparence. La politique pénale de droit commun n'est pas un axe structurant de son positionnement.

  • défense des libertés démocratiques
  • protection du droit de manifester et du mouvement social
  • transparence et lutte contre les conflits d'intérêts
  • égalité devant le droit
2 contraintes factuelles
  • Le positionnement porte surtout sur les libertés publiques et la transparence, moins sur l'organisation judiciaire ou la politique pénale
  • Aucune doctrine détaillée de la justice (moyens, procédure, exécution des peines) n'est formulée

Source : Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · 2024

ATTENTION — cet axe est le plus fragile du document : il est rédigé en interrogations, non en positions. Sur l'état de droit, le mouvement pose une définition (l'État soumis à un Droit qui lui est supérieur et antérieur) puis enchaîne des questions ouvertes : que valent les Droits de l'Homme, sont-ils universels, quel rôle pour les cours constitutionnelles, « trop de droits tuent-ils le Droit », a-t-on créé un gouvernement des juges. Sur l'immigration, il affirme qu'il n'y a pas une mais plusieurs immigrations (régulière, irrégulière, choisie, subie) qu'il faut « savoir nommer », puis pose de nouveau des questions — contrôler les flux, régulariser, expulser, conditionner l'asile, attirer les talents — en revendiquant d'y répondre « sans tabou, sans peur, mais avec exigence républicaine ». Aucune mesure ferme n'est arrêtée sur cet axe.

  • définition de l'état de droit : l'État soumis à un Droit supérieur et antérieur, non producteur du Droit
  • distinguer et nommer les différentes immigrations : régulière, irrégulière, choisie, subie
  • traiter la question de l'Islam et de l'islamisme comme un défi d'unité et de valeurs communes
  • interrogation ouverte sur l'universalité des Droits de l'Homme et sur l'inflation des droits
3 contraintes factuelles
  • Les six « principes » ci-dessus sont pour l'essentiel des questions posées par le document, pas des positions arrêtées : ne pas les traiter comme des engagements programmatiques
  • Aucun dispositif migratoire concret (quotas, titres de séjour, procédure d'asile) n'est proposé
  • La critique de l'inflation des droits n'est assortie d'aucune proposition de révision constitutionnelle ou conventionnelle

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Institutions & démocratie

Le mouvement défend une refonte démocratique de type VIe République, avec référendum d'initiative citoyenne et proportionnelle, et insiste sur la séparation de l'argent et de l'État. Il privilégie l'implication populaire directe et se construit en dehors des grands appareils partisans après la rupture avec La France insoumise en 2024.

  • VIe République
  • référendum d'initiative citoyenne
  • proportionnelle
  • séparation de l'argent et de l'État
2 contraintes factuelles
  • L'instauration d'une VIe République et du référendum d'initiative citoyenne suppose une révision constitutionnelle (art. 89) ou une procédure référendaire contestée
  • Le mouvement ne dispose que d'une représentation parlementaire marginale (1 siège à l'Assemblée), ce qui limite sa capacité d'initiative institutionnelle

Source : Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · 2024

C'est l'axe structurant du mouvement, qui porte l'exigence d'une double redistribution des pouvoirs : retracer la frontière entre l'État et la société civile pour faire grandir la société et alléger l'État, et rapprocher la décision publique du terrain. Le principe directeur est la subsidiarité : tout ce que les citoyens, les familles, les associations, les entreprises et les élus locaux peuvent faire, il faut le leur laisser faire. Sur les collectivités, il pose « une compétence, un échelon, un responsable identifiable », chaque transfert de compétence devant s'accompagner d'un transfert réel de responsabilité et d'une fiscalité dédiée. Sur l'État, il demande une revue générale des missions et des politiques publiques et la substitution de solutions de la société civile aux défaillances publiques.

  • double redistribution des pouvoirs : État / société civile, et national / local
  • subsidiarité : laisser faire tout ce que citoyens, familles, associations, entreprises et élus locaux peuvent faire
  • « une compétence, un échelon, un responsable identifiable »
  • chaque transfert de compétence s'accompagne d'un transfert réel de responsabilité
4 contraintes factuelles
  • Aucun périmètre de compétences n'est nommé : le document pose la méthode (« une compétence, un échelon ») sans dire quelle compétence va à quel échelon
  • La « vraie fiscalité dédiée » par échelon n'est associée à aucun impôt existant ou nouveau
  • Aucune mission de l'État n'est explicitement désignée comme devant être supprimée, externalisée ou déléguée
  • Les « lois Notre-Dame dédiées » sont citées comme instrument sans être définies

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

International & UE

Le mouvement développe une lecture critique de l'Union européenne sous l'angle de la concurrence libre et non faussée, qu'il souhaite pouvoir contourner pour protéger l'industrie et les services publics. Il défend une souveraineté économique nationale tout en se distinguant du souverainisme de droite.

  • critique de la concurrence libre et non faussée
  • protection de l'industrie et des services publics
  • souveraineté économique nationale
  • distinction d'avec le souverainisme de droite
2 contraintes factuelles
  • La dérogation aux règles de concurrence et les mesures protectionnistes supposent une révision des traités, soumise à l'unanimité des États membres
  • Le positionnement n'explicite pas de stratégie institutionnelle vis-à-vis de l'euro ni des traités budgétaires

Source : Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · 2024

L'axe est peu développé et n'apparaît qu'indirectement. L'Union européenne est mobilisée comme étalon fiscal — ramener la fiscalité française à la « normale européenne » — et non comme sujet institutionnel : ni les compétences de l'UE, ni sa gouvernance, ni la souveraineté ne sont discutées. Sur l'international, le mouvement décrit des démocraties libérales fatiguées, ayant oublié leurs valeurs et usées par un sentiment d'impuissance publique, confrontées à un retour des empires totalitaires et de la Force contre le Droit. Il juge toutefois ces nouveaux empires fragiles et leurs dirigeants moins assurés qu'ils ne le paraissent, et estime les démocraties plus fortes qu'elles ne le croient à condition de se réarmer militairement et moralement.

  • alignement de la fiscalité française sur la « normale européenne »
  • diagnostic de démocraties libérales fatiguées et de retour des empires totalitaires
  • appréciation des régimes autoritaires comme plus fragiles qu'ils ne paraissent
  • réarmement militaire et moral des démocraties comme condition de leur résistance
3 contraintes factuelles
  • Aucune position sur l'architecture institutionnelle de l'UE, ses compétences, l'élargissement ou la zone euro
  • Aucun pays, alliance ou théâtre d'opération n'est nommé, y compris parmi les « empires totalitaires »
  • Le document qualifie lui-même ce sujet de « débat existentiel » à tenir, pas de position arrêtée

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Numérique & innovation

Le numérique n'est pas un axe structurant du positionnement, qui exprime une réserve générale envers le technosystème et le solutionnisme technologique au profit d'approches sobres et low-tech. La régulation des plateformes et la souveraineté technologique sont peu développées.

  • réserve envers le technosystème
  • préférence pour la sobriété et le low-tech
  • subordination de l'innovation à l'utilité sociale
2 contraintes factuelles
  • L'absence d'axe numérique développé laisse indéterminée la politique d'innovation, de souveraineté technologique et de régulation des plateformes
  • La préférence low-tech n'est pas articulée à une stratégie industrielle et numérique d'ensemble

Source : Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · 2024

Le mouvement se dit entré dans « la civilisation de la connaissance numérisée et du progrès exponentiel » et annonce que « les dix prochaines années seront les plus fabuleuses de toute l'histoire de l'Humanité ». Il énumère intelligence artificielle, agents autonomes, robots, neurosciences, génie génétique et nanomatériaux, en insistant sur leur hybridation et leur renforcement mutuel, et sur leur effet transformateur sur les métiers, les entreprises, l'éducation, la santé et les institutions. Il pose les questions du devenir du travail à l'ère de l'IA et du partage des richesses dans un monde « hyper capitaliste », en revendiquant d'en débattre « sans peurs paralysantes et sans fascination naïve ». Il entend aussi mettre l'IA au service de la diffusion de ses idées sur les réseaux sociaux et présente « Mia », une IA maison.

  • accueil du progrès technologique sans peurs paralysantes ni fascination naïve
  • reconnaissance de l'hybridation des technologies (IA, agents autonomes, robots, neurosciences, génie génétique, nanomatériaux)
  • construction d'un récit optimiste, exigeant et lucide sur les mutations technologiques
  • mise de l'intelligence artificielle au service de l'action et de l'argumentation dans le débat public
3 contraintes factuelles
  • Aucune position réglementaire n'est prise : ni sur l'encadrement de l'IA, ni sur les données personnelles, ni sur le règlement européen sur l'IA
  • Les questions posées (devenir du travail, partage des richesses) sont explicitement laissées ouvertes au débat
  • Le volet « IA au service de l'action sur les réseaux sociaux » relève de la stratégie de diffusion du mouvement, pas d'une politique publique

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

Culture & médias

Le mouvement, porté par un fondateur issu du journalisme, fait de la lutte contre la concentration des médias entre les mains de quelques milliardaires un axe fort, et défend un accès populaire à l'information et à la culture. La critique du système médiatique est présentée comme un enjeu démocratique majeur.

  • lutte contre la concentration des médias
  • indépendance de l'information
  • accès populaire à la culture
  • critique de l'entre-soi médiatique
2 contraintes factuelles
  • Le positionnement dénonce la concentration (une dizaine de milliardaires détenant l'essentiel des médias) sans détailler le dispositif anti-concentration ni son articulation avec la liberté d'entreprendre
  • La régulation de la propriété des médias relève d'un cadre juridique (ARCOM, droit de la presse) que le positionnement ne précise pas

Source : Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · 2024

Le mouvement tient la cohésion sociale et la démocratie pour fragilisées par des attaques portées de longue date aux valeurs communes. Il désigne nommément le déconstructivisme — « théorie destructrice du pouvoir de la vérité, du langage et du sens commun » — auquel succède selon lui le wokisme, l'écologie radicale et le relativisme moral qui « mène à brouiller le bien et le mal ». La question qu'il pose est celle des moyens : « comment combattre ceux qui les détruisent ? ». En contrepoint, il valorise les « valeurs non marchandes » — enfants, famille, amis, travail domestique, bénévolat, entraide, auto-production — qu'il présente non comme une survivance mais comme constitutives d'un nouveau système de richesses humaines lié à la civilisation de la connaissance.

  • reconstruction de valeurs communes
  • combat du déconstructivisme, du wokisme et du relativisme moral
  • reconnaissance des valeurs non marchandes (famille, bénévolat, entraide, travail domestique) comme constitutives de la richesse
  • exploration des « territoires invisibles de la richesse » échappant au calcul du PIB
3 contraintes factuelles
  • Le document pose la question des moyens de ce combat culturel sans y répondre : aucun levier de politique publique n'est nommé
  • Aucune mesure sur les médias, l'audiovisuel public, l'université ou le financement de la recherche n'accompagne la critique du wokisme
  • La valorisation des activités non marchandes n'est traduite dans aucun indicateur ni dispositif

Source : Programme du Campus du « Laissez-nous faire » · 2026

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