Ce qu'il faut retenir
- Député européen · Parlement européen, France.
- Rattaché au parti Patriotes pour l'Europe (PfE), groupe PFE.
- 2 133 votes exprimés au cours du mandat.
- Détient également un autre mandat (Conseil régional).
Biographie
Jean-Paul Garraud, né le 27 février 1956 à Toulouse (Haute-Garonne), est un magistrat et homme politique français, député européen depuis 2019. Il est issu d'une lignée de médecins et de maires républicains de Martres-Tolosane; son père devient magistrat à Bordeaux alors que Jean-Paul a cinq ou six ans.
Formation
Jean-Paul Garraud obtient une licence de droit public en 1978, puis une maîtrise de droit privé en 1979 et un diplôme d'études supérieures spécialisées de criminologie et de pénologie en 1980. Il intègre l'Ecole nationale de la magistrature en 1981.
Carrière de magistrat
A l'issue de sa formation, Jean-Paul Garraud est nommé juge au tribunal de grande instance de La Rochelle, de 1983 à 1985, puis juge d'instruction à Toulouse, de 1985 à 1992. Il devient ensuite président du tribunal des Sables-d'Olonne, fonction qu'il occupe jusqu'en 1996, avant d'être nommé directeur adjoint de l'Ecole nationale de la magistrature entre 1997 et 2001, puis vice-président du tribunal de grande instance de Paris et conseiller référendaire de 2001 à 2002.
Sa carrière judiciaire se poursuit après son premier mandat parlementaire : il est suppléant à la Cour de justice de la République de 2007 à 2012, puis avocat général à la cour d'appel de Poitiers de 2012 à 2019. Depuis octobre 2012, il préside par ailleurs l'Association professionnelle des magistrats, organisation syndicale marquée à droite du monde judiciaire.
Député de la Gironde (2002-2012)
Jean-Paul Garraud est élu pour la première fois député de la dixième circonscription de la Gironde le 16 juin 2002, sous l'étiquette de l'Union pour la majorité présidentielle, en battant au second tour Gilbert Mitterrand, neveu de François Mitterrand, avec 51,16% des suffrages. Il est réélu en 2007 avec 51,52% des voix. Conseiller régional d'Aquitaine de 2010 à 2015, il perd son siège de député en 2012 face au socialiste Florent Boudié (45,4% contre 54,6% au second tour), puis échoue à se qualifier pour le second tour en 2017, où il recueille 15,5% des voix contre 40,3% pour Florent Boudié.
Travaux parlementaires et positions au sein de la droite (UMP puis Les Républicains)
Durant ses deux mandats à l'Assemblée nationale, Jean-Paul Garraud est rapporteur de la loi renforçant la lutte contre la récidive (2009-2010) et de la loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public, dite loi anti-burqa, adoptée en 2010. En 2003, il dépose un amendement controversé visant à sanctionner pénalement les interruptions de grossesse pratiquées par négligence; le texte, vivement combattu par les associations féministes, est retiré.
En juin 2010, il cofonde avec Thierry Mariani le courant de la Droite populaire au sein de l'UMP, qui rassemble les députés les plus marqués à droite sur les questions d'identité et de sécurité. Il est nommé secrétaire national de l'UMP chargé de la justice en janvier 2011. Lors de la primaire de la droite de 2016 en vue de l'élection présidentielle de 2017, il soutient François Fillon, avant de déclarer avoir voté pour Marine Le Pen au second tour de la présidentielle.
Rupture avec Les Républicains et adhésion au Rassemblement national
Après plusieurs rencontres avec Marine Le Pen à partir de 2018, Jean-Paul Garraud quitte Les Républicains en janvier 2019 pour se présenter aux élections européennes sur la liste du Rassemblement national. Il est élu député européen le 2 juillet 2019, en neuvième position sur la liste, puis réélu le 9 juin 2024, cette fois en cinquième position. Il adhère formellement au Rassemblement national et rejoint son bureau exécutif en juillet 2021. La même année, il redevient élu local en tant que conseiller régional d'Occitanie pour la Haute-Garonne, à partir du 2 juillet 2021, après avoir conduit sans succès la liste du Rassemblement national aux élections régionales, recueillant 24% des voix au second tour face à la présidente sortante Carole Delga, réélue avec 58%.
Positionnement politique
Jean-Paul Garraud défend une ligne sécuritaire et souverainiste constante depuis ses débuts en politique. Il plaide pour le retrait de la France de la Cour européenne des droits de l'homme, qu'il juge trop protectrice à l'égard des auteurs d'actes terroristes, et pour la mise en place de procédures judiciaires dérogatoires applicables à ces derniers. Il est le co-auteur d'une contre-proposition de loi du Rassemblement national en réaction au projet de loi "confortant le respect des principes de la République", dit loi "séparatisme". Membre du think tank Les Horaces, il a été coordinateur sécurité de la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2022.
Décorations
Jean-Paul Garraud est chevalier de l'ordre national du Mérite, distinction reçue par décret du 15 novembre 1999, ainsi que chevalier de l'ordre du Mérite agricole et titulaire de la médaille de bronze de la jeunesse, des sports et de l'engagement associatif au titre du service militaire volontaire, décorations obtenues en avril 2022.
Chronologie
- 1956 - Naissance à Toulouse, le 27 février
- 1978 - Licence de droit public
- 1979 - Maîtrise de droit privé
- 1980 - DESS de criminologie et de pénologie
- 1981 - Entrée à l'Ecole nationale de la magistrature
- 1983 - Juge au tribunal de grande instance de La Rochelle
- 1985 - Juge d'instruction à Toulouse
- 1996 - Fin de la présidence du tribunal des Sables-d'Olonne
- 1997 - Directeur adjoint de l'Ecole nationale de la magistrature
- 1999 - Chevalier de l'ordre national du Mérite
- 2001 - Vice-président du tribunal de grande instance de Paris
- 2002 - Elu député de la dixième circonscription de la Gironde, le 16 juin
- 2003 - Amendement controversé sur les interruptions de grossesse par négligence, retiré
- 2007 - Réélu député de la Gironde; suppléant à la Cour de justice de la République
- 2009 - Rapporteur de la loi sur la récidive
- 2010 - Cofondation de la Droite populaire avec Thierry Mariani; rapporteur de la loi anti-burqa; conseiller régional d'Aquitaine
- 2011 - Secrétaire national de l'UMP chargé de la justice
- 2012 - Défait aux élections législatives par Florent Boudié; avocat général à la cour d'appel de Poitiers
- 2016 - Soutien à François Fillon lors de la primaire de la droite
- 2017 - Vote pour Marine Le Pen au second tour de la présidentielle; échec aux élections législatives
- 2019 - Départ des Républicains en janvier; élu député européen sur la liste du Rassemblement national, le 2 juillet
- 2021 - Adhésion au bureau exécutif du Rassemblement national; conseiller régional d'Occitanie pour la Haute-Garonne; tête de liste du RN aux régionales en Occitanie
- 2022 - Coordinateur sécurité de la campagne présidentielle de Marine Le Pen; chevalier de l'ordre du Mérite agricole
- 2024 - Réélu député européen, le 9 juin, en cinquième position sur la liste du Rassemblement national
Mandats et responsabilités
En cours
- depuis 2021Conseiller régionalHaute-Garonne
- depuis 2019Député européenPFE
Mandats passés
- 2007 – 2012Député13ᵉ législature
- 2002 – 2007Député12ᵉ législature
Commissions et responsabilités
Les commissions de cet élu ne sont pas encore recensées dans notre base.
Activité parlementaire
Sens des votes
- Pour 86040 %
- Abstention 35917 %
- Contre 91443 %
Scrutins : 927 adoptés, 51 rejetés.
Patrimoine et intérêts
Déclarations publiques à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).
2 déclarations à la HATVP · 2 comptes de campagne (CNCCFP). Patrimoine, intérêts et activités déclarés, sourcés depuis la HATVP.
Votes et positions récentes
Aucun vote nominatif disponible pour le moment.
