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Comprendre · Protection sociale

Comprendre les retraites

Âge, calcul, financement : comment fonctionne le système de retraite

Mis à jour le 12 septembre 2026 · 30 min · Intermédiaire

L’essentiel

En France, les retraites fonctionnent surtout par répartition : les cotisations et les impôts affectés perçus une année paient les pensions versées la même année. Chaque actif acquiert des droits, que financeront les actifs des générations suivantes.

En 2025, les régimes de retraite ont versé 422 Md€, soit 14,1 % du PIB et près du quart des dépenses publiques, selon le Conseil d’orientation des retraites.

422 Md€de dépenses de retraite en 202514,1 % du PIB
17,3 millionsde retraités de droit direct fin 202418,2 millions avec la réversion
1,8cotisant pour un retraité en 20252,1 en 2002, 1,3 projeté en 2070
63,1 ansâge moyen de départ en 2025selon le COR

Une retraite de base, une retraite complémentaire

Un salarié du privé touche en général deux pensions : celle du régime général, versée par l’Assurance retraite, et celle de l’Agirc-Arrco. Beaucoup de retraités ont cotisé à plusieurs régimes au fil de leur carrière : fin 2024, 14,7 millions des 17,3 millions de retraités de droit direct percevaient une pension du régime général.

Comment se calcule une pension

Une pension dépend de trois choses : les revenus de la carrière, la durée pendant laquelle on a cotisé, et l’âge auquel on part. Chaque régime a sa formule ; celle des salariés du privé combine une retraite de base et une retraite complémentaire en points.

Comment se calcule la retraite d’un salarié du privé

Un salarié du privé touche deux retraites : une retraite de base, calculée sur ses meilleures années, et une retraite complémentaire, calculée en points. Toutes deux fonctionnent par répartition : les ressources de l’année paient les pensions de l’année.

1. La retraite de base, versée par l’Assurance retraite
  1. Le revenu annuel moyenLa moyenne des 25 meilleures années de salaire, chacune retenue dans la limite du plafond de la sécurité sociale et revalorisée selon les prix.
  2. Le taux50 % au taux plein. Chaque trimestre manquant retire 0,625 point, dans la limite de 20 trimestres ; chaque trimestre travaillé au-delà ajoute une surcote de 1,25 %.
  3. La duréeLes trimestres validés au régime général, divisés par les trimestres requis pour sa génération, sans dépasser 1.
Exemple : un salarié né en 1966, qui part à 63 ans et 3 mois, 30 000 € de revenu annuel moyen
  • Carrière complètetaux50 %durée172 / 172retraite de base15 000,00 € par an, soit 1 250,00 € par mois
  • Il lui manque 8 trimestrestaux50 % − 8 × 0,625 = 45 %durée164 / 172retraite de base12 872,09 € par an, soit 1 072,67 € par mois
Les trimestres manquants pèsent deux fois : sur le taux, par la décote, et sur la durée, par le prorata.
2. La retraite complémentaire, versée par l’Agirc-Arrco
  • Une année à 30 000 € : cotisations retenues à 6,2 %1 860,00 €
  • divisées par le prix d’achat du point, 20,1877 €92,14 points
  • à la retraite, chaque point vaut 1,4386 € par an132,55 € par an

Montants bruts, avant CSG, CRDS et cotisation maladie. La pension de base est plafonnée à la moitié du plafond de la sécurité sociale, 2 002,50 € par mois en 2026 ; les pensions modestes sont relevées par le minimum contributif. Les fonctionnaires relèvent d’un autre calcul, sur leur dernier traitement.

Sources : service-public.gouv.fr, calcul de la retraite de base du salarié, décote et surcote, retraite complémentaire Agirc-Arrco (mises à jour de 2026) ; Agirc-Arrco, prix d’achat et valeur de service du point ; plafond de la sécurité sociale pour 2026.

Valider un trimestre
En 2026, un trimestre est validé pour chaque tranche de 1 803 € de salaire brut soumis à cotisation, soit 150 fois le SMIC horaire du 1er janvier, dans la limite de quatre par an. Des trimestres sont aussi validés sans cotiser, par exemple en cas de chômage indemnisé ou de maladie, et le régime général accorde jusqu’à huit trimestres par enfant, au titre de la maternité et de l’éducation.
Le minimum contributif
Une pension de base liquidée au taux plein ne peut descendre sous 756,29 € par mois en 2026, et jusqu’à 903,94 € au titre des trimestres réellement cotisés, tant que l’ensemble des pensions de la personne ne dépasse pas 1 410,89 € par mois.
Le minimum vieillesse
L’allocation de solidarité aux personnes âgées, versée en principe à partir de 65 ans, garantit en 2026 un revenu de 1 043,59 € par mois pour une personne seule et de 1 620,18 € pour un couple.
La pension de réversion
Au décès de son époux ou de son épouse, le conjoint survivant peut recevoir une partie de sa pension : 54 % au régime général, à partir de 55 ans et sous conditions de ressources ; 60 % à l’Agirc-Arrco, sans condition de ressources ; 50 % dans la fonction publique.

Décote et surcote

Partir avant 67 ans sans tous ses trimestres coûte deux fois : le taux baisse de 0,625 point par trimestre manquant, dans la limite de 20, et la pension est calculée au prorata de la durée. À l’inverse, chaque trimestre travaillé au-delà de l’âge légal et de la durée requise augmente la pension de base de 1,25 %.

L’âge et la durée

On ne peut pas liquider sa retraite avant l’âge légal, sauf dispositifs particuliers. Pour toucher une pension à taux plein, il faut en outre avoir validé le nombre de trimestres requis pour sa génération, ou attendre 67 ans.

L’âge de départ selon l’année de naissance

La réforme de 2023 porte l’âge légal à 64 ans, par paliers de trois mois. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a gelé la hausse à 62 ans et 9 mois pour les personnes nées jusqu’au 31 mars 1965 : les 64 ans ne s’appliquent qu’à partir de la génération 1969.

  1. de 1958 à 196062 ans167 trimestres
  2. du 1er janvier au 31 août 196162 ans168 trimestres
  3. du 1er septembre au 31 décembre 196162 ans et 3 mois169 trimestres
  4. en 196262 ans et 6 mois169 trimestres
  5. du 1er janvier 1963 au 31 mars 196562 ans et 9 mois170 trimestresPalier prolongé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026
  6. du 1er avril au 31 décembre 196563 ans171 trimestres
  7. en 196663 ans et 3 mois172 trimestres
  8. en 196763 ans et 6 mois172 trimestres
  9. en 196863 ans et 9 mois172 trimestres
  10. à partir de 196964 ans172 trimestres

À 67 ans, pour toutes les générations : le taux plein est acquis, même sans tous ses trimestres.

Le cas général des salariés, des indépendants et des fonctionnaires sédentaires. Les carrières longues, la catégorie active de la fonction publique, l’invalidité et le handicap permettent de partir plus tôt. Partir à l’âge légal sans avoir tous ses trimestres reste possible, avec une décote, jusqu’à 67 ans, âge auquel le taux plein est acquis quelle que soit la durée.

Sources : code de la sécurité sociale, articles L161-17-2 et L161-17-3, modifiés par la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026, article 105 ; loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 ; service-public.gouv.fr, âge de départ à la retraite et durée d’assurance, mises à jour de 2026.

Une réforme suspendue, pas abrogée

La loi du 14 avril 2023 portait l’âge légal à 64 ans par paliers de trois mois. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a prolongé le palier de 62 ans et 9 mois pour les personnes nées de 1963 à mars 1965 : les 64 ans ne s’appliquent qu’à partir de la génération 1969, et les 172 trimestres à partir de 1966. Le COR estime le coût de cette suspension à 1,8 Md€ par an en moyenne jusqu’en 2032.
Les carrières longues
Ceux qui ont commencé à travailler jeunes peuvent partir plus tôt s’ils ont cotisé cinq trimestres avant la fin de l’année de leurs 16, 18, 20 ou 21 ans et réuni la durée requise : à 58 ans pour un début avant 16 ans, à 60 ans avant 18 ans, entre 60 et 62 ans selon la génération avant 20 ans, à 63 ans avant 21 ans.
La retraite progressive
Depuis le 1er septembre 2025, un salarié peut, dès 60 ans et avec 150 trimestres, travailler à temps partiel, entre 40 % et 80 % d’un temps plein, tout en percevant une partie de sa retraite.
Le cumul emploi-retraite
Un retraité peut reprendre une activité. S’il a liquidé toutes ses retraites à taux plein, le cumul est intégral et, pour les activités exercées depuis 2023, ses nouvelles cotisations ouvrent droit à une seconde pension. Sinon, ses revenus sont plafonnés. Les conditions évoluent pour les départs à partir du 1er janvier 2027.

Les régimes

Le système compte de nombreux régimes, hérités de l’histoire : salariés du privé, fonctionnaires, indépendants, agriculteurs et plusieurs professions ont les leurs. Les âges légaux sont communs, sauf pour certains métiers de la fonction publique dits actifs, mais les règles de calcul diffèrent.

Deux grands calculs
RégimePour quiBase de calcul
Régime général et Agirc-Arrcoles salariés du privéles 25 meilleures années pour la retraite de base, des points pour la complémentaire
Fonction publiqueles fonctionnaires de l’État, des collectivités et des hôpitauxle dernier traitement indiciaire, hors primes, détenu depuis au moins six mois ; 75 % au taux plein
14,7 millionsde retraités perçoivent une pension du régime généralfin 2024
12,8 millionsperçoivent une pension de l’Agirc-Arrcofin 2024
777 €de pension moyenne du régime généralbrut par mois, carrières partielles comprises
542 €de pension moyenne de l’Agirc-Arrcobrut par mois, fin 2024

Cinq régimes spéciaux fermés en 2023

Depuis le 1er septembre 2023, les nouveaux agents de la RATP, des industries électriques et gazières et de la Banque de France, les clercs et employés de notaires et les nouveaux entrants du Conseil économique, social et environnemental relèvent des régimes de droit commun. À la SNCF, les embauches au statut ont cessé au 1er janvier 2020, en application d’une loi de 2018.

Le financement et l’équilibre

Les régimes de retraite ont perçu 422,2 Md€ de ressources en 2025. Les cotisations en apportent près des deux tiers ; les impôts et taxes affectés, dont une part de CSG et de TVA, 15 % ; l’État, comme employeur de ses fonctionnaires, près de 12 %.

En 2025, le système a enregistré un déficit de 5,1 Md€, soit 0,2 % du PIB. Le COR le projette en hausse, alors que les dépenses resteraient comprises entre 14 et un peu plus de 15 % du PIB d’ici 2070.

D’où vient l’argent des retraites, et où en est l’équilibre

En 2025, les retraites ont coûté 422 Md€, soit 14,1 % du PIB. Les cotisations en financent les deux tiers ; le reste vient d’impôts affectés et de l’État. Le système est en léger déficit, et le COR le projette en hausse.

Les 422,2 Md€ de ressources de 2025
  • Les cotisations65,6 %employeurs 154,6 Md€, salariés 100,9 Md€, indépendants 14,5 Md€, opérateurs de l’État 7,1 Md€277,0 Md€
  • Les impôts et taxes affectés15,3 %dont CSG 21,9 Md€, taxes sur les salaires et forfait social 17,9 Md€, TVA 17,4 Md€64,7 Md€
  • L’État employeur de ses fonctionnaires11,7 %la contribution qui équilibre leur régime de retraite49,3 Md€
  • Les transferts d’autres organismes3,9 %dont allocations familiales 11,2 Md€ et assurance chômage 3,9 Md€, pour des trimestres validés sans cotiser16,5 Md€
  • Les subventions d’équilibre1,8 %pour les autres régimes spéciaux7,7 Md€
  • Les produits financiers et autres1,7 %revenus des réserves placées7,0 Md€
Combien de cotisants pour un retraité
  • 20022,1
  • 20251,8
  • 2070 (projection)1,3
Le solde du système, en % du PIB
  • 2025 (constaté)−0,2 %, soit −5,1 Md€
  • 2030 (projection)−0,2 %
  • 2045 (projection)−0,9 %
  • 2070 (projection)−2,4 %, entre −1,7 % et −3,1 %

Solde hors produits financiers, selon la convention du COR conforme à la législation : l’État continue d’équilibrer le régime de ses fonctionnaires et les régimes spéciaux. D’autres conventions donnent des soldes plus favorables, et le COR lui-même tient ces soldes pour des repères imparfaits. Projections du scénario de référence, avec une productivité de 0,7 % par an ; la fourchette de 2070 correspond à 1,0 % et 0,4 %.

Sources : Conseil d’orientation des retraites, rapport annuel de juin 2026 (synthèse et rapport complet, tableau 2.2 des ressources) ; Commission des comptes de la Sécurité sociale, mai 2026.

92,1 Md€de réserves de l’Agirc-Arrco fin 2025près de 11 mois de prestations
20,7 Md€d’actifs du Fonds de réserve pour les retraites fin 20251,45 Md€ versés chaque année à la Cades
244,6 Md€de réserves pour l’ensemble des régimes8,2 % du PIB
1,8 Md€par an, coût de la suspension de la réforme de 2023en moyenne jusqu’en 2032

Un déficit qui dépend de la façon de compter

Le solde dépend de la manière de traiter la contribution de l’État au régime de ses fonctionnaires. Le COR retient une convention conforme à la législation, où l’État équilibre ce régime ; d’autres conventions, qui figent l’effort de l’État, donnent des soldes nettement meilleurs. Le COR rappelle que ces soldes sont des repères imparfaits : ce qui compte est l’effet sur l’ensemble des finances publiques.

Trois leviers

Pour rapprocher les ressources et les dépenses, il n’existe que trois leviers, souvent combinés : repousser l’âge de départ ou allonger la durée de cotisation, faire évoluer les pensions moins vite que les prix ou les salaires, ou augmenter les ressources, cotisations ou impôts affectés.

Les réformes

Depuis 1945, les règles ont été modifiées à de nombreuses reprises : d’abord pour élargir les droits, puis, à partir de 1993, pour contenir la hausse des dépenses face à l’allongement de la vie et au départ à la retraite des générations nombreuses de l’après-guerre.

  1. 1945L’ordonnance du 4 octobre 1945 organise la Sécurité sociale et son assurance vieillesse.
  2. 1982L’ordonnance du 26 mars 1982 abaisse à 60 ans l’âge de départ à la retraite, à partir d’avril 1983.
  3. 1993La réforme Balladur allonge la durée requise dans le privé et calcule peu à peu la pension sur les 25 meilleures années.
  4. 2003La loi du 21 août 2003 crée notamment le départ anticipé pour carrière longue.
  5. 2010La loi du 9 novembre 2010 relève l’âge légal de 60 à 62 ans.
  6. 2014La loi du 20 janvier 2014 porte progressivement la durée requise à 172 trimestres, atteints à partir de la génération 1973.
  7. 2019Le projet de système universel par points est présenté, puis abandonné sans avoir été adopté.
  8. 2023La loi du 14 avril 2023 porte l’âge légal à 64 ans ; le Conseil constitutionnel la valide pour l’essentiel le même jour, après l’échec d’une motion de censure à neuf voix près.
  9. 2025La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, du 30 décembre 2025, suspend la hausse de l’âge et de la durée pour les générations 1963 à mars 1965.

La revalorisation des pensions

Les pensions de base sont revalorisées chaque 1er janvier selon l’évolution des prix hors tabac : de 0,9 % au 1er janvier 2026. La valeur du point Agirc-Arrco est fixée par les partenaires sociaux qui gèrent le régime ; elle vaut 1,4386 € depuis le 1er novembre 2025.

La France et ses voisins

Comparer les systèmes demande de la prudence : âges, dépenses et taux de remplacement se mesurent différemment d’un organisme à l’autre. Sur une même mesure, la France consacre aux retraites publiques l’une des parts de PIB les plus élevées de l’OCDE, et ses retraités ont un niveau de vie proche de celui de l’ensemble de la population.

Dépenses publiques de pensions en 2021, en % du PIB

OCDE, pensions de vieillesse et de survivants

  • Grèce16,2 %
  • Italie16,1 %
  • Autriche14,0 %
  • France13,4 %
  • Portugal12,9 %
  • Espagne12,3 %
  • Allemagne10,8 %
  • Belgique10,7 %
  • Moyenne de l’OCDE8,1 %
  • Suède8,0 %
  • États-Unis7,3 %
  • Royaume-Uni7,1 %
  • Pays-Bas6,4 %
L’âge normal de départ en 2024, selon l’OCDE
PaysÂge normal de départ
France64,3 ans
Allemagne66,2 ans
Italie64,8 ans pour les hommes
Espagne65 ans
Suède66 ans
Pays-Bas67 ans
Royaume-Uni66 ans
États-Unis66,7 ans
Moyenne de l’OCDE64,7 ans pour les hommes

Taux de remplacement net, selon l’OCDE

pension rapportée aux revenus de carrière, salarié au salaire moyen, régimes obligatoires

  • Pays-Bas96,0 %
  • Espagne86,3 %
  • Italie79,0 %
  • France70,0 %
  • Suède66,3 %
  • Moyenne de l’OCDE63,2 %
  • Royaume-Uni54,2 %
  • Allemagne53,3 %
  • États-Unis51,3 %

Des chiffres à lire avec leur définition

L’âge normal de l’OCDE est celui d’une personne entrée sur le marché du travail à 22 ans, pas l’âge légal. Le taux de remplacement rapporte la pension aux revenus de carrière d’un salarié au salaire moyen, pas au dernier salaire. Et les pays où la retraite privée pèse lourd dépensent moins sur fonds publics : les pensions privées représentaient 3,1 % du PIB aux Pays-Bas en 2021 et 5,7 % aux États-Unis en 2022, contre 0,3 % en France.

Idées reçues

« Le système est en faillite »
Le système est en déficit, 5,1 Md€ en 2025, et le COR projette un déficit croissant. Mais selon lui, ses projections « ne corroborent pas l’idée d’une progression des dépenses qui échapperait à toute maîtrise » : les dépenses resteraient entre 14 et un peu plus de 15 % du PIB d’ici 2070. Les régimes détiennent en outre 244,6 Md€ de réserves.
« Les retraités sont plus pauvres que le reste de la population »
En moyenne, non : en 2023, leur niveau de vie atteignait 100,2 % de celui de l’ensemble de la population, et leur taux de pauvreté 10,5 %, contre 15,4 % pour l’ensemble. Le COR projette toutefois une baisse de ce niveau de vie relatif, à 90,3 % en 2070.
« On passe de moins en moins de temps à la retraite »
Pas en France : selon l’OCDE, l’espérance de vie à l’âge de sortie du marché du travail atteignait en 2024 22,5 ans pour les hommes et 26,1 ans pour les femmes, contre 18,6 et 22,8 ans en moyenne dans l’OCDE.
« Les femmes touchent autant que les hommes »
Non : fin 2024, les femmes percevaient en moyenne 77,6 % de la pension des hommes en comptant les pensions de réversion, et environ les deux tiers pour la seule pension acquise par leur carrière.
« L’espérance de vie en bonne santé s’arrête à 64 ans »
C’est une mauvaise lecture d’un indicateur calculé à la naissance. À 65 ans, une personne peut encore espérer vivre 10,9 années sans incapacité en moyenne, selon Eurostat pour 2024, et l’espérance de vie à 60 ans atteint 27,9 ans pour les femmes et 23,9 ans pour les hommes, selon l’INSEE pour 2025.
« Aux États-Unis, tout passe par la capitalisation »
Non : la Social Security y est un régime public, dont les dépenses représentent 7,3 % du PIB ; les fonds de pension privés s’y ajoutent. En France, la retraite supplémentaire par capitalisation représente un peu plus de 2 % des prestations de retraite.

Sources

Les sources de cette fiche

  • Conseil d’orientation des retraites · Rapport annuel de juin 2026 : dépenses, ressources, soldes, projections, niveau de vie, réserves.
  • DREES · Enquête annuelle auprès des caisses de retraite, données fin 2024 (open data, mai 2026) : effectifs de retraités et montants de pension.
  • Légifrance · Code de la sécurité sociale, articles L161-17-2 et L161-17-3 ; loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026, article 105 ; loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 ; décision du Conseil constitutionnel n° 2023-849 DC.
  • Service-public.gouv.fr · Âge de départ et durée d’assurance, validation des trimestres, calcul de la retraite de base, minimum contributif, allocation de solidarité aux personnes âgées, pension de réversion, carrières longues (mises à jour de 2026).
  • Agirc-Arrco et Assurance retraite · Valeur et prix d’achat du point, retraite progressive, cumul emploi-retraite, revalorisation de 2026.
  • Commission des comptes de la Sécurité sociale et FRR · Rapport de mai 2026 ; rapport annuel 2025 du Fonds de réserve pour les retraites.
  • Comparaisons internationales · OCDE, Panorama des pensions 2025 et base des dépenses sociales (SOCX) ; Eurostat, espérance de vie sans incapacité.
  • INSEE · Bilan démographique 2025 : espérance de vie à 60 ans.

Pour aller plus loin

Testez vos connaissances

Dix questions pour vérifier ce que vous avez retenu de la fiche, du calcul d’une pension à l’équilibre du système. Choisissez une réponse, validez : l’explication s’affiche aussitôt.

La répartition

Très facile
Que signifie un système de retraite par répartition ?

Le coût

Très facile
Combien les retraites ont-elles coûté en 2025 ?

L’âge légal

Moyen
Dans le cas général, à partir de quel âge une personne née en 1964 peut-elle partir à la retraite ?

Les 64 ans

Facile
À partir de quelle génération l’âge légal atteint-il 64 ans ?

Les cotisants

Facile
Combien y avait-il de cotisants pour un retraité en 2025 ?

La décote

Moyen
Au régime général, que coûte chaque trimestre manquant quand on part avant 67 ans ?

La complémentaire

Facile
Comment se calcule la retraite complémentaire Agirc-Arrco ?

Le financement

Facile
Quelle part des ressources des régimes de retraite provient des cotisations ?

Le niveau de vie

Facile
En 2023, comment le niveau de vie moyen des retraités se situait-il par rapport à celui de l’ensemble de la population ?

La comparaison

Moyen
Selon l’OCDE, quel rang la France occupait-elle en 2021 pour ses dépenses publiques de pensions rapportées au PIB ?

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