Actes des préfectures · Ardennes
RAA 8-2026-125 du 30 juillet 2026
Recueil des actes administratifs publié le 30 juillet 2026 · partie 1 sur 2, pages 1 à 136
188pages
Les actes de ce recueil
Arrêtés, décisions et récépissés, dans l’ordre du sommaire publié par la préfecture.
Le sommaire de ce recueil n’est pas lisible automatiquement. Son contenu reste consultable dans le texte intégral ci-dessous.
Texte intégral · partie 1 sur 2
Pages 1 à 136 sur 188 du texte extrait du PDF publié par la préfecture. Seul le PDF officiel fait foi.
PRÉFET
DES ARDENNES
RECUEIL DES ACTES
ADMINISTRATIFS
N°8-2026-125
PUBLIÉ LE 30 JUILLET 2026
Sommaire
Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes / Service eau
et risques
8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à
l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques
majeurs. (185 pages) Page 3
2
Direction Départementale des Territoires (DDT)
des Ardennes
8-2026-07-18-00001
Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information
des citoyens sur les risques naturels et
technologiques majeurs.
Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information
des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 3
Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information
des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 4
Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information
des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 5
Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information
des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 6
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Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information
des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 7
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des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 8
DDRM 08 – 2026
SOMMAIRE
Préface........................................................................................................................................5
Avertissement...........................................................................................................................6
Synthèse départementale.......................................................................................................7
LE RISQUE MAJEUR ET L’INFORMATION PRÉVENTIVE.....................................................19
Le risque majeur.................................................................................................................20
La prévention des risques.................................................................................................22
L’organisation des moyens de secours...........................................................................26
L’assurance en cas de catastrophe..................................................................................27
Les consignes générales de sécurité................................................................................28
LES RISQUES NATURELS........................................................................................................31
Le risque inondation..........................................................................................................32
Le risque ruissellement et coulée de boues...................................................................46
Le risque mouvement de terrain......................................................................................51
Le risque retrait-gonflement des argiles.........................................................................60
Le risque minier..................................................................................................................68
Le risque sismique..............................................................................................................75
Le risque feux de forêt......................................................................................................86
LES RISQUES TECHNOLOGIQUES.......................................................................................97
Le risque industriel.............................................................................................................98
Le risque nucléaire...........................................................................................................120
Le risque transport de matières dangereuses..............................................................132
Le risque rupture de barrage..........................................................................................147
Le risque « engins de guerre »........................................................................................155
LES RISQUES PARTICULIERS................................................................................................161
Le risque radon.................................................................................................................162
Le risque pollution atmosphérique...............................................................................168
ANNEXES................................................................................................................................171
Annexe 1 – Cerfa de demande communale de reconnaissance de l’état de
catastrophe naturelle......................................................................................................173
Annexe 2 – Procédure d’indemnisation........................................................................175
Annexe 3 – Plan d’affichage............................................................................................177
Annexe 4 – Coordonnées des services..........................................................................181
Annexe 5 – Bibliographie.................................................................................................183
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DDRM 08 – 2026
Préface
Dans un contexte marqué par des crises aux facteurs multiples et au regard des conséquences
liées au dérèglement climatique, c’est une véritable culture à la préparation et à la gestion du
risque qu’il convient de partager et de développer. L’information préventive et la
sensibilisation des citoyens en amont doivent favoriser cette connaissance, développer une
culture du risque, et nous permettre de faire face à des épisodes plus fréquents, plus
nombreux, inattendus et d’une intensité plus forte.
C’est dans cette perspective que le Dossier Départemental sur les Risques Majeurs (DDRM)
constitue le document de référence des risques de notre département. Approuvé
précédemment le 10 décembre 2018, il vient d’être actualisé.
Il inventorie et cartographie les risques majeurs auxquels les ardennais sont confrontés. Il
précise les mesures de protection et de prévention adoptées par les pouvoirs publics, rappelle
les consignes de comportement destinées à préparer les citoyens à affronter les crises par une
connaissance effective du danger.
L’actualisation effectuée par les services de l’État prend en compte les informations issues
d’études récentes, mais aussi les événements auxquels notre département a été ou est
confronté. C’est pourquoi, au-delà du principal risque inondation auquel est exposé notre
département, ce DDRM consacre des articles sur le risque ruissellement et coulées de boue,
ainsi que sur le risque retrait-gonflement des argiles.
L’organisation collective de la gestion des risques associe naturellement les maires qui ont la
responsabilité d’élaborer et de relayer auprès de leurs administrés ces informations à travers
les Documents d’Information Communaux sur les Risques Majeurs (DICRIM) et les Plans
Communaux de Sauvegarde (PCS). Par ailleurs, l’échelon intercommunal doit également
intervenir dans la préparation à la gestion des crises, dès lors qu’une des communes membres
est assujettie à l’obligation d’élaborer un PCS. Les Plans intercommunaux de Sauvegarde (PiCS)
permettent d’y répondre.
La coordination de l’ensemble des acteurs et cette mutualisation des connaissances visent à
contribuer à la prise de conscience collective, à se protéger des risques, puis à y faire face afin
d’améliorer notre résilience.
Christian Chassaing, Préfet des Ardennes
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Avertissement
L’information sur les risques majeurs est une démarche préventive, visant à offrir aux
administrés une vision nette et objective, en fonction des études et des informations
connues à la date d’élaboration des risques auxquels ils peuvent être soumis.
Ce recensement des risques renvoie donc à la notion de prévention et non à celle de
danger.
Le DDRM identifie pour chaque commune, le nombre et le type de risques auxquels
elle est exposée.
410 communes des Ardennes sont concernées par au moins un risque majeur, sans
compter le risque Transport de Matières Dangereuses qui s’applique à toutes les
communes du département. Près de 154 communes sont soumises au risque
inondation dont 115 sont couvertes par un Plan de Prévention des Risques
d’inondation (PPRi). Le risque inondation demeure le risque principal dans le
département avec des crues importantes comme celles de 1993 et 1995.
Chacun des risques dénombrés dans ce recueil ne revêt pas le même caractère de
gravité, car il dépend de différents paramètres liés aux particularités du risque (lieu,
temps, ampleur, fréquence).
En outre, les éléments d’information contenus dans ce dossier ne sont pas
opposables aux tiers et ne peuvent se substituer aux règlements en vigueur (ni pour
l’occupation des sols, ni en matière de contrat d’assurance).
Il convient de garder à l’esprit que ce document traite uniquement des risques
naturels et technologiques majeurs prévisibles. D’autres risques, tels que les risques
sanitaire, cyber ou terroriste, peuvent également perturber gravement la vie sociale
et économique du département mais revêtent un caractère imprévisible.
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DDRM 08 – 2026
Synthèse départementale
La liste des communes où s’applique le droit à l’information sur les risques majeurs
en application de l’article L. 125-2 du code de l’environnement est présentée dans le
tableau repris ci-dessous.
Code
INSEE Communes (DDRM)
Inondation – PPRi
Inondation – AZI
Mouvement de
terrain
Retrait/Gonflement
des Argiles
Minier
Sismique
Feu de forêts
Industriel – SEVESO
Nucléaire
Rupture de Barrage
Radon
Nombre
de risques
sur la
commune
08001 Acy-Romance 1 1 1 3
08003 Aiglemont 1 1 2
08004 Aire 1 1
08006 Alland'Huy-et-Sausseuil 1 1 2
08008 Amagne 1 1 2
08010 Ambly-Fleury 1 1 2
08011 Anchamps 1 1 1 3
08013 Angecourt 1 1
08015 Antheny 1 1 2
08016 Aouste 1 1 2
08017 Apremont 1 1 1 3
08018 Ardeuil-et-Montfauxelles 1 1
08019 Les Grandes-Armoises 1 1
08021 Arnicourt 1 1
08022 Arreux 1 1 2
08023 Artaise-le-Vivier 1 1 2
08024 Asfeld 1 1 2
08025 Attigny 1 1 2
08026 Aubigny-les-Pothées 1 1
08027 Auboncourt-Vauzelles 1 1
08028 Aubrives 1 1 1 3
08029 Auflance 1 1
08030 Auge 1 1 2
08031 Aure 1 1 2
08033 Authe 1 1
08034 Autrecourt-et-Pourron 1 1 2
08035 Autruche 1 1
08036 Autry 1 1 1 3
08037 Auvillers-les-Forges 1 1 2
08039 Avaux 1 1
08040 Les Ayvelles 1 1 2
08041 Baâlons 1 1
08043 Balan 1 1
08044 Balham 1 1 2
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DDRM 08 – 2026
Code
INSEE Communes (DDRM)
Inondation – PPRi
Inondation – AZI
Mouvement de
terrain
Retrait/Gonflement
des Argiles
Minier
Sismique
Feu de forêts
Industriel – SEVESO
Nucléaire
Rupture de Barrage
Radon
Nombre
de risques
sur la
commune
08045 Ballay 1 1 1 3
08047 Barbaise 1 1
08048 Barby 1 1 2
08049 Bar-lès-Buzancy 1 1
08052 Bayonville 1 1
08053 Bazeilles 1 1 1 1 4
08055 Beaumont-en-Argonne 1 1
08056 Beffu-et-le-Morthomme 1 1
08057 Belleville-et-Châtillon-sur-
Bar 1 1 2
08058 Belval 1 1 1 1 4
08059 Belval-Bois-des-Dames 1 1
08060 Bergnicourt 1 1
08061 La Berlière 1 1
08062 Bertoncourt 1 1 2
08063 La Besace 1 1 2
08064 Biermes 1 1
08065 Bièvres 1 1
08067 Blagny 1 1 2
08069 Blanchefosse-et-Bay 1 1
08070 Blanzy-la-Salonnaise 1 1
08071 Blombay 1 1 1 3
08073 Bossus-lès-Rumigny 1 1 2
08074 Bouconville 1 1
08075 Boult-aux-Bois 1 1
08076 Boulzicourt 1 1 2
08077 Bourcq 1 1
08078 Bourg-Fidèle 1 1 1 1 4
08080 Bouvellemont 1 1
08081 Bogny-sur-Meuse 1 1 1 1 4
08082 Brécy-Brières 1 1 1 3
08083 Brévilly 1 1 2
08084 Brienne-sur-Aisne 1 1
08085 Brieulles-sur-Bar 1 1
08086 Briquenay 1 1
08087 Brognon 1 1 2
08088 Bulson 1 1
08089 Buzancy 1 1
08090 Carignan 1 1 2
08092 Cauroy 1 1
08094 Cernion 1 1 1 3
08095 Chagny 1 1
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DDRM 08 – 2026
Code
INSEE Communes (DDRM)
Inondation – PPRi
Inondation – AZI
Mouvement de
terrain
Retrait/Gonflement
des Argiles
Minier
Sismique
Feu de forêts
Industriel – SEVESO
Nucléaire
Rupture de Barrage
Radon
Nombre
de risques
sur la
commune
08096 Chalandry-Elaire 1 1 2
08097 Challerange 1 1 2
08098 Champigneulle 1 1
08099 Champigneul-sur-Vence 1 1
08100 Champlin 1 1 2
08101 La Chapelle 1 1 2
08102 Chappes 1 1
08103 Charbogne 1 1 2
08104 Chardeny 1 1
08105 Charleville-Mézières 1 1 1 1 1 5
08106 Charnois 1 1 2
08107 Château-Porcien 1 1 2
08109 Chatel-Chéhéry 1 1 1 3
08110 Le Châtelet-sur-Sormonne 1 1 1 1 4
08111 Le Châtelet-sur-Retourne 1 1
08113 Chaumont-Porcien 1 1 2
08115 Chémery-Chéhéry 1 1
08116 Bairon-et-ses-Environs 1 1 1 3
08117 Chesnois-Auboncourt 1 1 2
08119 Cheveuges 1 1 2
08120 Chevières 1 1 2
08121 Chilly 1 1 1 1 4
08122 Chooz 1 1 1 1 1 5
08123 Chuffilly-Roche 1 1
08124 Clavy-Warby 1 1 1 3
08125 Cliron 1 1 1 1 4
08126 Condé-lès-Herpy 1 1 2
08128 Condé-lès-Autry 1 1 1 3
08130 Contreuve 1 1
08131 Cornay 1 1 1 3
08132 Corny-Machéroménil 1 1
08133 Coucy 1 1 2
08134 Coulommes-et-Marqueny 1 1
08135 La Croix-aux-Bois 1 1
08137 Damouzy 1 1 1 3
08138 Les Deux-Villes 1 1
08139 Deville 1 1 1 1 1 5
08140 Dom-le-Mesnil 1 1 2
08141 Dommery 1 1 2
08142 Donchery 1 1 1 1 1 5
08143 Doumely-Bégny 1 1
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DDRM 08 – 2026
Code
INSEE Communes (DDRM)
Inondation – PPRi
Inondation – AZI
Mouvement de
terrain
Retrait/Gonflement
des Argiles
Minier
Sismique
Feu de forêts
Industriel – SEVESO
Nucléaire
Rupture de Barrage
Radon
Nombre
de risques
sur la
commune
08144 Doux 1 1 2
08145 Douzy 1 1 1 3
08146 Draize 1 1
08148 L'Écaille 1 1
08149 L'Échelle 1 1 1 3
08150 Écly 1 1
08151 Écordal 1 1 2
08153 Escombres-et-le-Chesnois 1 1
08154 Estrebay 1 1 2
08155 Étalle 1 1
08156 Éteignières 1 1
08158 Étrépigny 1 1
08159 Euilly-et-Lombut 1 1 2
08160 Évigny 1 1 2
08161 Exermont 1 1 2
08162 Fagnon 1 1 2
08163 Faissault 1 1 2
08164 Falaise 1 1 2
08165 Faux 1 1
08166 Fépin 1 1 1 3
08167 La Férée 1 1
08168 La Ferté-sur-Chiers 1 1 2
08169 Flaignes-Havys 1 1 2
08170 Fleigneux 1 1
08171 Fléville 1 1 1 3
08172 Fligny 1 1 2
08173 Flize 1 1 2
08174 Floing 1 1 1 3
08175 Foisches 1 1 2
08176 Fossé 1 1
08178 Fraillicourt 1 1
08179 Francheval 1 1
08180 La Francheville 1 1 1 3
08182 Le Fréty 1 1
08183 Fromelennes 1 1 1 3
08184 Fromy 1 1 2
08185 Fumay 1 1 1 1 1 1 6
08186 Germont 1 1
08187 Gernelle 1 1
08188 Gespunsart 1 1 2
08189 Girondelle 1 1 2
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DDRM 08 – 2026
Code
INSEE Communes (DDRM)
Inondation – PPRi
Inondation – AZI
Mouvement de
terrain
Retrait/Gonflement
des Argiles
Minier
Sismique
Feu de forêts
Industriel – SEVESO
Nucléaire
Rupture de Barrage
Radon
Nombre
de risques
sur la
commune
08190 Givet 1 1 1 1 4
08191 Givonne 1 1 1 3
08192 Givron 1 1 2
08193 Givry 1 1 1 3
08194 Glaire 1 1 1 1 4
08195 Gomont 1 1
08196 Grandchamp 1 1
08197 Grandham 1 1 1 3
08198 Grandpré 1 1 1 3
08199 La Grandville 1 1 2
08200 Grivy-Loisy 1 1
08201 Gruyères 1 1
08202 Gué-d'Hossus 1 1
08203 Guignicourt-sur-Vence 1 1 1 3
08204 Guincourt 1 1
08205 Hagnicourt 1 1
08206 Ham-les-Moines 1 1 1 3
08207 Ham-sur-Meuse 1 1 1 3
08208 Hannappes 1 1 1 3
08209 Hannogne-Saint-Martin 1 1 2
08210 Hannogne-Saint-Rémy 1 1
08211 Haraucourt 1 1 2
08212 Harcy 1 1 2
08214 Hargnies 1 1 2
08215 Harricourt 1 1
08216 Haudrecy 1 1 1 1 4
08217 Haulmé 1 1 1 3
08218 Les Hautes-Rivières 1 1 1 1 4
08219 Hauteville 1 1
08222 Haybes 1 1 1 1 1 1 6
08223 Herbeuval 1 1 2
08225 Herpy-l'Arlésienne 1 1 2
08226 Hierges 1 1 1 3
08228 La Horgne 1 1
08230 Houldizy 1 1
08232 Illy 1 1
08233 Imécourt 1 1
08234 Inaumont 1 1
08235 Issancourt-et-Rumel 1 1 2
08236 Jandun 1 1 2
08237 Joigny-sur-Meuse 1 1 2
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DDRM 08 – 2026
Code
INSEE Communes (DDRM)
Inondation – PPRi
Inondation – AZI
Mouvement de
terrain
Retrait/Gonflement
des Argiles
Minier
Sismique
Feu de forêts
Industriel – SEVESO
Nucléaire
Rupture de Barrage
Radon
Nombre
de risques
sur la
commune
08238 Jonval 1 1
08240 Justine-Herbigny 1 1
08242 Laifour 1 1 1 3
08243 Lalobbe 1 1 2
08244 Lametz 1 1
08245 Lançon 1 1 1 3
08246 Landres-et-Saint-Georges 1 1
08247 Landrichamps 1 1 1 3
08248 Launois-sur-Vence 1 1 1 3
08249 Laval-Morency 1 1 1 3
08251 Lépron-les-Vallées 1 1 2
08252 Létanne 1 1 1 3
08254 Liart 1 1
08255 Linay 1 1 1 3
08256 Liry 1 1
08257 Logny-Bogny 1 1
08259 Longwé 1 1
08260 Lonny 1 1 2
08262 Lucquy 1 1 2
08263 Lumes 1 1 1 1 4
08264 Machault 1 1
08268 Maisoncelle-et-Villers 1 1
08269 Malandry 1 1
08271 Manre 1 1
08272 Maranwez 1 1
08273 Marby 1 1 2
08274 Marcq 1 1 1 3
08276 Margut 1 1 2
08277 Marlemont 1 1
08278 Marquigny 1 1
08279 Mars-sous-Bourcq 1 1
08280 Marvaux-Vieux 1 1
08281 Matton-et-Clémency 1 1
08282 Maubert-Fontaine 1 1
08283 Mazerny 1 1 2
08284 Les Mazures 1 1 1 1 1 5
08287 Ménil-Lépinois 1 1
08288 Mesmont 1 1 2
08289 Messincourt 1 1
08293 Moiry 1 1 2
08295 Mondigny 1 1
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INSEE Communes (DDRM)
Inondation – PPRi
Inondation – AZI
Mouvement de
terrain
Retrait/Gonflement
des Argiles
Minier
Sismique
Feu de forêts
Industriel – SEVESO
Nucléaire
Rupture de Barrage
Radon
Nombre
de risques
sur la
commune
08296 Montcheutin 1 1
08297 Montcornet 1 1 1 3
08298 Montcy-Notre-Dame 1 1 1 3
08300 Le Mont-Dieu 1 1
08301 Montgon 1 1 2
08302 Monthermé 1 1 1 1 1 1 6
08303 Monthois 1 1
08304 Montigny-sur-Meuse 1 1 1 1 4
08305 Montigny-sur-Vence 1 1 2
08306 Mont-Laurent 1 1
08307 Montmeillant 1 1
08308 Mont-Saint-Martin 1 1
08310 Mouron 1 1 2
08311 Mouzon 1 1 1 3
08312 Murtin-et-Bogny 1 1 1 1 4
08313 Nanteuil-sur-Aisne 1 1 2
08315 Neufmaison 1 1
08316 Neufmanil 1 1
08317 La Neuville-à-Maire 1 1
08318 La Neuville-aux-Joûtes 1 1 2
08319 Neuville-lez-Beaulieu 1 1 2
08321 Neuville-Day 1 1 2
08322 Neuville-lès-This 1 1 2
08323 La Neuville-lès-Wasigny 1 1 2
08324 Neuvizy 1 1
08325 Noirval 1 1 2
08326 Nouart 1 1 2
08327 Nouvion-sur-Meuse 1 1 2
08328 Nouzonville 1 1 1 1 4
08329 Novion-Porcien 1 1
08330 Novy-Chevrières 1 1
08331 Noyers-Pont-Maugis 1 1 1 3
08332 Oches 1 1
08333 Olizy-Primat 1 1 1 3
08334 Omicourt 1 1 2
08335 Omont 1 1
08336 Osnes 1 1 2
08341 Poix-Terron 1 1 2
08343 Pouru-Saint-Remy 1 1 2
08344 Prez 1 1 2
08346 Prix-lès-Mézières 1 1 1 1 4
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DDRM 08 – 2026
Code
INSEE Communes (DDRM)
Inondation – PPRi
Inondation – AZI
Mouvement de
terrain
Retrait/Gonflement
des Argiles
Minier
Sismique
Feu de forêts
Industriel – SEVESO
Nucléaire
Rupture de Barrage
Radon
Nombre
de risques
sur la
commune
08347 Puilly-et-Charbeaux 1 1
08348 Puiseux 1 1
08350 Quatre-Champs 1 1 2
08351 Quilly 1 1
08352 Raillicourt 1 1 2
08353 Rancennes 1 1 1 3
08354 Raucourt-et-Flaba 1 1
08355 Regniowez 1 1
08356 Remaucourt 1 1
08357 Remilly-Aillicourt 1 1 1 3
08358 Remilly-les-Pothées 1 1 1 1 4
08360 Renneville 1 1
08361 Renwez 1 1 2
08362 Rethel 1 1 2
08363 Revin 1 1 1 1 1 1 6
08364 Rilly-sur-Aisne 1 1 2
08365 Rimogne 1 1 1 1 4
08366 Rocquigny 1 1
08367 Rocroi 1 1 1 1 1 5
08369 La Romagne 1 1
08370 Rouvroy-sur-Audry 1 1 1 1 4
08372 Rubigny 1 1
08373 Rumigny 1 1 2
08374 La Sabotterie 1 1 2
08375 Sachy 1 1 2
08376 Sailly 1 1 2
08377 Saint-Aignan 1 1
08380 Saint-Fergeux 1 1
08381 Saint-Germainmont 1 1 2
08382 Saint-Jean-aux-Bois 1 1
08383 Saint-Juvin 1 1 2
08384 Saint-Lambert-et-Mont-
de-Jeux 1 1 1 3
08385 Saint-Laurent 1 1 2
08387 Saint-Loup-Terrier 1 1 2
08388 Saint-Marceau 1 1 2
08389 Saint-Marcel 1 1 1 1 4
08390 Sainte-Marie 1 1
08391 Saint-Menges 1 1 1 3
08392 Saint-Morel 1 1
08394 Saint-Pierremont 1 1
08395 Saint-Pierre-sur-Vence 1 1 2
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DDRM 08 – 2026
Code
INSEE Communes (DDRM)
Inondation – PPRi
Inondation – AZI
Mouvement de
terrain
Retrait/Gonflement
des Argiles
Minier
Sismique
Feu de forêts
Industriel – SEVESO
Nucléaire
Rupture de Barrage
Radon
Nombre
de risques
sur la
commune
08398 Sainte-Vaubourg 1 1
08399 Sapogne-sur-Marche 1 1 2
08400 Sapogne-et-Feuchères 1 1 2
08401 Saulces-Champenoises 1 1
08402 Saulces-Monclin 1 1 2
08403 Sault-lès-Rethel 1 1
08405 Sauville 1 1 1 3
08406 Savigny-sur-Aisne 1 1 2
08407 Séchault 1 1
08408 Sécheval 1 1 2
08409 Sedan 1 1 1 3
08410 Semide 1 1 2
08411 Semuy 1 1 1 3
08412 Senuc 1 1 1 3
08413 Seraincourt 1 1
08415 Sery 1 1
08416 Seuil 1 1 2
08417 Sévigny-la-Forêt 1 1 2
08418 Sévigny-Waleppe 1 1
08419 Signy-l'Abbaye 1 1 2
08420 Signy-le-Petit 1 1 2
08421 Signy-Montlibert 1 1 2
08422 Singly 1 1 2
08424 Sommauthe 1 1
08425 Sommerance 1 1 2
08426 Son 1 1
08427 Sorbon 1 1
08428 Sorcy-Bauthémont 1 1
08429 Sormonne 1 1 2
08430 Stonne 1 1
08431 Sugny 1 1
08432 Sury 1 1 1 3
08433 Suzanne 1 1
08434 Sy 1 1
08436 Taillette 1 1
08437 Tailly 1 1
08438 Taizy 1 1
08439 Tannay 1 1 2
08440 Tarzy 1 1 2
08444 Tétaigne 1 1 1 3
08445 Thelonne 1 1
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DDRM 08 – 2026
Code
INSEE Communes (DDRM)
Inondation – PPRi
Inondation – AZI
Mouvement de
terrain
Retrait/Gonflement
des Argiles
Minier
Sismique
Feu de forêts
Industriel – SEVESO
Nucléaire
Rupture de Barrage
Radon
Nombre
de risques
sur la
commune
08446 Thénorgues 1 1
08448 Thilay 1 1 1 1 1 5
08449 Thin-le-Moutier 1 1 2
08450 This 1 1 2
08452 Thugny-Trugny 1 1 2
08453 Toges 1 1 2
08454 Touligny 1 1 2
08455 Tourcelles-Chaumont 1 1
08456 Tournavaux 1 1 2
08457 Tournes 1 1 1 3
08458 Tourteron 1 1 2
08460 Tremblois-lès-Rocroi 1 1 2
08461 Vandy 1 1 2
08462 Vaux-Champagne 1 1
08463 Vaux-en-Dieulet 1 1
08464 Vaux-lès-Mouron 1 1 2
08465 Vaux-lès-Rubigny 1 1
08466 Vaux-lès-Mouzon 1 1 1 3
08467 Vaux-Montreuil 1 1 2
08468 Vaux-Villaine 1 1
08469 Vendresse 1 1
08470 Verpel 1 1
08471 Verrières 1 1
08472 Viel-Saint-Remy 1 1
08473 Vieux-lès-Asfeld 1 1
08477 Villers-devant-Mouzon 1 1 2
08478 Villers-le-Tilleul 1 1
08479 Villers-le-Tourneur 1 1 2
08480 Villers-Semeuse 1 1 1 1 4
08481 Villers-sur-Bar 1 1 1 3
08482 Villers-sur-le-Mont 1 1
08483 Ville-sur-Lumes 1 1
08485 Villy 1 1 2
08486 Vireux-Molhain 1 1 1 1 1 1 6
08487 Vireux-Wallerand 1 1 1 1 4
08488 Vivier-au-Court 1 1 1 3
08489 Voncq 1 1 1 3
08490 Vouziers 1 1 1 3
08491 Vrigne-aux-Bois 1 1 1 3
08492 Vrigne-Meuse 1 1 1 3
08494 Wadelincourt 1 1 1 3
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DDRM 08 – 2026
Code
INSEE Communes (DDRM)
Inondation – PPRi
Inondation – AZI
Mouvement de
terrain
Retrait/Gonflement
des Argiles
Minier
Sismique
Feu de forêts
Industriel – SEVESO
Nucléaire
Rupture de Barrage
Radon
Nombre
de risques
sur la
commune
08496 Wagnon 1 1
08497 Warcq 1 1 1 1 4
08498 Warnécourt 1 1 2
08499 Wasigny 1 1
08500 Wignicourt 1 1
08502 Yoncq 1 1
08503 Yvernaumont 1 1 2
410 COMMUNES 115 44 141 315 6 111 28 6 22 4 10
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DDRM 08 – 2026
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DDRM 08 – 2026
LE RISQUE MAJEUR ET
L’INFORMATION PRÉVENTIVE
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DDRM 08 – 2026
Le risque majeur
Définition :
De l’incident à la catastrophe majeure, de multiples événements d’origine naturelle
ou humaine peuvent frapper la population française et nos territoires.
Le risque, c’est la menace d’un événement dangereux sur des enjeux humains,
économiques ou environnementaux.
Il existe cinq types de risques majeurs :
• Naturels
• Technologiques
• Sanitaires
• Cyber
• Terroristes
Deux critères caractérisent le risque majeur :
• une faible fréquence : l’homme et la société peuvent être d’autant plus enclins
à l’ignorer que les catastrophes sont peu fréquentes ;
• une énorme gravité : nombreuses victimes, dommages importants aux biens et
à l’environnement.
Aléa, enjeux et risques :
Un événement potentiellement dangereux, ALÉA (voir Fig. l), n’est un RISQUE
MAJEUR (voir Fig.3) que s’il s’applique à une zone où des ENJEUX humains,
économiques ou environnementaux (voir Fig.2) sont en présence.
ALÉA + ENJEUX = RISQUE
D’une manière générale le risque majeur se caractérise par de nombreuses victimes,
un coût important de dégâts matériels, des impacts sur l’environnement. La
vulnérabilité mesure ces conséquences.
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DDRM 08 – 2026
Le tableau ci-dessous répartit les événements naturels en six classes, de l’incident
jusqu’à la catastrophe majeure :
Classe Dommages humains Dommages matériels
0 Incident Aucun blessé Moins de 0,3 M€
1 Accident 1 ou plusieurs blessés Entre 0,3 M€ et 3 M€
2 Accident grave 1 à 9 morts Entre 3 M€ et 30 M€
3 Accident très grave 10 à 99 morts Entre 30 M€ et 300 M€
4 Catastrophe 100 à 999 morts Entre 300 M€ et 3 000 M€
5 Catastrophe majeure 1 000 morts ou plus 3 000 M€ ou plus
Huit risques naturels principaux sont prévisibles sur le territoire national :
inondations, séismes, éruptions volcaniques, mouvements de terrain, avalanches,
feux de forêt, cyclones et tempêtes.
Quatre risques technologiques, d’origine anthropique, sont dénombrés : nucléaire,
industriel, transport de matières dangereuses et rupture de barrage.
Les risques sanitaire, cyber et terroriste ne sont pas prévisibles, leur aléa n’est ni
caractérisable ni localisable. Pour ces raisons, ils ne sont pas traités dans ce dossier.
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des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 26
DDRM 08 – 2026
La prévention des risques
La prévention des risques majeurs regroupe l’ensemble des dispositions à mettre en
œuvre pour réduire l’impact d’un phénomène naturel ou anthropique prévisible sur
les personnes et les biens. Elle se décline en sept axes :
0 % 8 < " )"
Depuis plusieurs années, des outils de recueil et de traitement des données
collectées sur les phénomènes sont mis au point et utilisés notamment par des
établissements publics spécialisés (Météo-France par exemple). Les connaissances
ainsi collectées se concrétisent à travers des bases de données (sismicité,
climatologie, nivologie), des atlas (cartes des zones inondables, carte de localisation
des phénomènes avalancheux), etc. Elles permettent d’identifier les enjeux et d’en
déterminer la vulnérabilité face aux aléas auxquels ils sont exposés.
6 % 8 "
L’objectif de la surveillance est d’anticiper le phénomène et de pouvoir alerter les
populations à temps. Elle nécessite pour cela l’utilisation de dispositifs d’analyses et
de mesures (par exemple les services de prévision de crue), intégrés dans un système
d’alerte des populations.
4 % 8 )"
Pour les évènements météorologiques, une carte de « vigilance météorologique » est
publiée a minima 2 fois par jour à 6 h et 16 h pour informer les citoyens et les
pouvoirs publics en cas de phénomènes météorologiques dangereux prévus le jour J
et J+1.
Le niveau de vigilance pour caractériser les conditions météorologiques à venir est
présente sous une échelle de quatre couleurs :
• Niveau 1 (Vert) : Pas de vigilance particulière.
• Niveau 2 (Jaune) : Soyez attentifs. Si vous pratiquez des activités sensibles au
risque météorologique ou exposées aux crues, des phénomènes habituels dans
la région mais occasionnellement et localement dangereux (ex. orage d’été,
montée des eaux) sont en effet prévus. Tenez-vous au courant de l’évolution
de la situation.
• Niveau 3 (Orange) : Soyez très vigilant. Des phénomènes dangereux sont
prévus. Tenez-vous au courant de l’évolution de la situation et suivez les
conseils de sécurité émis par les pouvoirs publics.
• Niveau 4 (Rouge) : Une vigilance absolue s’impose. Des phénomènes
dangereux d’intensité exceptionnelle sont prévus. Tenez-vous régulièrement
au courant de l’évolution de la situation et respectez impérativement les
consignes de sécurité émises par les pouvoirs publics.
Pour accéder à l’information de vigilance :
https://vigilance.meteofrance.fr/fr
https://meteofrance.com/
@VigiMétéoFrance
Applications mobiles iOS et Android de Météo-France (notification paramétrable)
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des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 27
DDRM 08 – 2026
Les divers phénomènes dangereux sont précisés sur la carte sous la forme de
pictogrammes, associés à chaque zone concernée par une mise en vigilance de
niveau 3 ou 4. Les phénomènes naturels sont les suivants :
/ % 8
L’objectif de la mitigation est d’atténuer les dommages, en réduisant soit l’intensité
de certains aléas (inondations, coulées de boue, chutes de blocs, etc.), soit la
vulnérabilité des enjeux. Cette notion concerne notamment les biens économiques :
les constructions, les bâtiments industriels et commerciaux, ceux nécessaires à la
gestion de crise, les réseaux de communication, d’électricité, d’eau, etc.
Cela suppose notamment la formation des divers intervenants (architectes,
ingénieurs en génie civil, entrepreneurs, etc.) en matière de conception et de prise
en compte des phénomènes climatiques et géologiques, ainsi que la définition de
règles de construction.
La mitigation relève également d’une implication des particuliers, qui doivent agir
personnellement afin de réduire la vulnérabilité de leurs propres biens.
3 % 8 )" <
Afin de réduire les dommages lors des catastrophes naturelles, il est nécessaire de
maîtriser l’aménagement du territoire, en évitant d’augmenter les enjeux dans les
zones à risque et en diminuant la vulnérabilité des zones déjà urbanisées.
Les plans de prévention des risques (PPR), institués par la loi « Barnier » du 2 février
1995, ont cette vocation. Ils constituent l’instrument essentiel de l’État en matière
de prévention. L’objectif de cette procédure est le contrôle du développement dans
les zones exposées à un risque.
Après approbation du préfet, les PPR valent servitude d’utilité publique et sont
annexés au Plan Local d’Urbanisme (PLU) ou intercommunal (PLUi), qui doit s’y
conformer.
5 % 8 " <@
L’analyse des phénomènes majeurs doit permettre aux services et opérateurs
institutionnels, mais également au grand public, de mieux comprendre la nature de
l’événement et ses conséquences, afin d’améliorer les actions des services
concernés, voire à préparer les évolutions législatives futures.
C % 8< < "
L’article L.125-2 du code de l’Environnement instaure le droit des citoyens à une
information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis, ainsi que sur les mesures
de sauvegarde qui les concernent. L’arrêté du 9 février 2005 (annexé 3) relatif à
l’affichage des consignes de sécurité devant être portées à la connaissance du public
précise les modalités d’information préventive.
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des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 28
DDRM 08 – 2026
a) L’information préventive relève de trois niveaux de responsabilité
Le préfet établit le Dossier Départemental sur les Risques Majeurs (DDRM).
Il établit également le dossier de Transmission de l’Information aux Maires (TIM),
documents adressés à chaque commune et détaillant les risques encourus sur leur
territoire respectif.
Ces documents sont librement consultables par toutes personnes dans les mairies
ainsi que sur le site internet des services de l’État du département.
Le maire réalise le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs
(DICRIM) en complétant les éléments transmis par le préfet :
• par le rappel des mesures convenables qu’il aura définies au titre de ses
pouvoirs de police ;
• par les actions de prévention, de protection ou de sauvegarde intéressant la
commune ;
• par éventuellement des dispositions spécifiques dans le cadre du plan local
d’urbanisme.
Par ailleurs, le maire organise les modalités d’affichage des risques et consignes sur sa
commune et installe, en zone inondable, des repères de crues dont il mentionne la
liste et l’implantation dans le DICRIM.
Dans les communes où un Plan de Prévention des Risques (PPR) a été prescrit ou
approuvé, le maire doit informer par des réunions publiques, ou tout autre moyen
approprié, ses administrés au moins une fois tous les deux ans.
Le vendeur ou le bailleur d’un bien bâti ou non, situé dans une zone à risque des
communes dont le préfet arrête la liste, devra, lors d’une transaction immobilière,
annexer au contrat de vente ou de location :
• un état des risques établi moins de six mois avant la date de conclusion du
contrat de vente ou de location, en se référant au document communal
d’information qu’il pourra consulter en mairie du lieu où se trouve le bien ainsi
que sur le site internet https://errial.georisques.gouv.fr/#/
• la liste des sinistres avec leurs conséquences, si le bien a donné lieu à
indemnisation au titre des effets d’une catastrophe naturelle.
Le site internet https://www.georisques.gouv.fr/, dédié aux risques majeurs, vous
informe des risques encourus sur votre commune et votre parcelle.
b) Les comités locaux d’information et de concertation
La loi n° 2003-699 du 30 juillet 2003 institue des Comités Locaux d’Information et de
Concertation (CLIC) pour tout bassin industriel comprenant une ou plusieurs
installations SEVESO (entreprise ayant une activité liée à la manipulation, la
fabrication, l’emploi ou le stockage de substances dangereuses), avec servitude, afin
de permettre la concertation et la participation des différentes parties prenantes
notamment les riverains, à la prévention des risques d’accidents tout au long de la
vie de ces installations.
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des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 29
DDRM 08 – 2026
c) L’éducation à la prévention des risques majeurs
C’est une composante de l’éducation à l’environnement en vue du développement
durable, mise en œuvre tant au niveau scolaire qu’à travers le monde associatif. En
2002, le ministère en charge de l’environnement a collaboré à l’élaboration du « Plan
Particulier de Mise en Sûreté face aux risques majeurs », (B.O.E.N hors série n°3 du 30
mai 2002), destiné aux écoles, collèges, lycées et universités. Il a pour objectif de
préparer les personnels, les élèves (et étudiants) et leurs parents à faire face à une
crise. Il donne des informations nécessaires au montage de dispositifs préventifs
permettant d’assurer au mieux la sécurité face à un accident majeur, en attendant
l’arrivée des secours. Il recommande d’effectuer des exercices de simulation pour
tester ces dispositifs.
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des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 30
DDRM 08 – 2026
L’organisation des moyens de secours
Les pouvoirs publics ont le devoir, une fois l’évaluation des risques établie,
d’organiser les moyens de secours pour faire face aux crises éventuelles. Cette
organisation nécessite un partage équilibré des compétences entre l’État et les
collectivités territoriales. Lorsque l’organisation des secours revêt une ampleur ou
une nature particulière, elle fait l’objet, dans chaque département, dans chaque
zone de défense, d’un dispositif organisant la réponse de sécurité civile (loi de
modernisation de la sécurité civile du 13 août 2004).
8< " #$
Les dispositifs, arrêtés par le préfet, déterminent, compte tenu des risques existants
dans le département, l’organisation générale des secours et recensent l’ensemble
des moyens publics et privés susceptibles d’être mis en œuvre. Ils comprennent des
dispositions générales applicables en toute circonstance et d’autres propres à
certains risques particuliers identifiés.
Les dispositions des plans ORSEC prévoient les mesures à prendre et les moyens de
secours à mettre en œuvre pour faire face à des risques de nature particulière ou liés
à l’existence et au fonctionnement d’installations ou d’ouvrages déterminés. Ils
peuvent définir un Plan Particulier d’Intervention (PPI), notamment pour des sites
industriels classés SEVESO, des barrages hydroélectriques ou des sites nucléaires.
8 " " #$
Dans sa commune, le maire est responsable de l’organisation des secours de
première urgence. Un plan communal de sauvegarde est obligatoire dans les
communes dotées d’un plan de prévention des risques naturels prévisibles approuvé
ou situées dans le champ d’application d’un plan particulier d’intervention ou bien
d’un plan de prévention des risques technologiques.
8 " " #$
La loi « Matras » du 25 novembre 2021 et son décret du 20 juin 2022 instaurent un
plan intercommunal de sauvegarde qui, comme son nom l’indique, se décline à
l’échelle des intercommunalités. Tous les établissements publics de coopération
intercommunale dont au moins un membre est soumis à l’obligation d’établir un PCS
sont eux aussi soumis à l’obligation d’avoir un PiCS.
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DDRM 08 – 2026
L’assurance en cas de catastrophe
La loi n° 82-600 du 13 juillet 1982 modifiée, relative à l’indemnisation des victimes de
catastrophes naturelles (article L.125-1 du Code des assurances) a fixé pour objectif
d’indemniser les victimes de catastrophes naturelles en se fondant sur le principe de
mutualisation entre tous les assurés et la mise en place d’une garantie de l’État.
Conditions :
• l’agent naturel doit être la cause déterminante du sinistre et doit présenter
une intensité anormale ;
• les victimes doivent avoir souscrit un contrat d’assurance garantissant les
dommages d’incendie ou les dommages aux biens ainsi que, le cas échéant, les
dommages aux véhicules terrestres à moteur. Cette garantie est étendue aux
pertes d’exploitation, si elles sont couvertes par le contrat de l’assuré (celui-ci
devant déclarer les dommages à son assureur dans les délais requis) ;
• l’état de catastrophe naturelle, ouvrant droit à la garantie, doit être constaté
par un arrêté interministériel. Il détermine les zones et les périodes où a eu lieu
la catastrophe, ainsi que la nature des dommages résultant de celle-ci et
couverts par la garantie (article L.125-1 du Code des assurances). Les feux de
forêt et les tempêtes ne sont pas couverts par la garantie catastrophe
naturelle et sont assurables au titre de la garantie de base.
Depuis la loi du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et
naturels, en cas de survenance d’un accident industriel endommageant un grand
nombre de biens immobiliers, l’état de catastrophe technologique est constaté. Un
fonds de garantie a été créé afin d’indemniser les dommages sans devoir attendre
un éventuel jugement sur leur responsabilité. En effet, l’exploitant engage sa
responsabilité civile, voire pénale en cas d’atteinte à la personne, aux biens et mise
en danger d’autrui.
L’imprimé de demande communale de reconnaissance de l’état de catastrophe
naturelle et sa notice sont présentés en annexe 1.
La procédure d’indemnisation répond à une logique présentée dans le synoptique
annexé 2.
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DDRM 08 – 2026
Les consignes générales de sécurité
En cas de catastrophe naturelle ou technologique, et à partir du moment où l’alerte
est déclenchée, chaque citoyen doit respecter des consignes générales et adapter
son comportement en conséquence.
Cependant, si dans la majorité des cas ces consignes générales sont valables pour
tout type de risque, certaines d’entre elles ne sont à adopter que dans des situations
spécifiques. C’est le cas, par exemple, de la mise à l’abri : le confinement est
nécessaire en cas d’accident nucléaire, de nuage toxique, etc, et l’évacuation en cas
de rupture de barrage.
Il est donc nécessaire, en complément des consignes générales, de connaître
également les consignes spécifiques à chaque risque.
AVANT
Prévoir les équipements minimums :
• radio-portable avec piles ;
• lampe de poche ;
• eau potable ;
• papiers personnels ;
• médicaments urgents ;
• couvertures, vêtements de rechange ;
• matériel de confinement.
S’informer en mairie :
• des risques encourus ;
• des consignes de sauvegarde ;
• du signal d’alerte ;
• des plans particuliers d’intervention (PPI).
Organiser :
• le groupe dont on est responsable ;
• discuter en famille des mesures à prendre si une catastrophe survient
(protection, évacuation, points de ralliement).
Exercices de simulation :
• y participer ou les suivre ;
• en tirer les conséquences et enseignements.
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DDRM 08 – 2026
PENDANT
• Évacuer ou se confiner en fonction de la nature du risque ;
• S’informer, écouter la radio : les premières consignes seront données par
Radio France et les stations locales ;
• Informer le groupe dont on est responsable ;
• Ne pas aller chercher les enfants à l’école ;
• Ne pas téléphoner sauf en cas de danger vital.
APRÈS
• S’informer, écouter la radio et respecter les consignes données par les
autorités ;
• Informer les autorités de tout danger observé ;
• Apporter une première aide aux voisins ; penser aux personnes âgées et
handicapées ;
• Se mettre à la disposition des secours ;
• Évaluer les dégâts, les points dangereux et s’en éloigner.
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DDRM 08 – 2026
LES RISQUES NATURELS
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DDRM 08 – 2026
Le risque inondation
Qu’est-ce qu’une inondation ?
Une inondation est une submersion, rapide ou lente, d’une zone habituellement hors
d’eau.
Le risque inondation est la conséquence de deux composantes :
• l’eau qui sort de son lit habituel d’écoulement, qui remonte des nappes
phréatiques ou qui déborde par submersion marine ;
• l’homme qui s’installe dans la zone inondable pour y implanter toutes sortes
de constructions, d’équipements et d’activités.
Comment se manifeste-t-elle ?
Type Manifestation Conséquences
Inondation
de plaines
Débordement d’un cours d’eau sorti de son
lit habituel (lit mineur), envahissant son lit
majeur.
Il peut parfois être précédé ou suivi d’une
remontée des nappes phréatiques et
d’inondations de caves et sous-sol
Montée des eaux généralement longue (plus
d’une journée).
Durée de submersion pouvant atteindre quelques
jours, rarement quelques semaines.
Dommages principalement dus à la durée de
submersion et à la hauteur d’eau.
Délai d’alerte supérieur à la journée.
Remontée
de nappe
phréatique
Inondation par débordement indirect.
La nappe phréatique affleure en surface
et/ou fait intrusion dans les différents
réseaux d’assainissement.
Phénomène difficile à prévoir, en général non
délimité sur une carte, sauf dans des zones
sensibles.
La crue de la rivière empêche l’évacuation des
eaux et crée un refoulement. L’eau peut stagner
pendant plusieurs semaines.
Rupture
d’une digue
de protection
Inondation violente et brutale, ce qui la rend
difficilement prévisible.
L’eau envahit rapidement le val protégé,
détruisant les constructions et creusant le sol
derrière la brèche. L’eau peut stagner pendant de
nombreux jours. Il peut devenir indispensable de
pomper les eaux ou de rompre volontairement
une digue pour permettre aux eaux de regagner
leur lit.
Crue
torrentielle
Résultat de l’accélération du débit d’un
ruisseau à forte pente suite à de fortes
précipitations.
Des éléments solides charriés par les eaux.
Montée des eaux rapide (débits et vitesses
importants).
Dommages principalement dus à la violence et à
la force du courant (arrachement, érosion).
Délai d’alerte très court (inférieur à la journée).
L’ampleur de l’inondation est fonction de :
• l’intensité et la durée des précipitations ;
• la surface et la pente du bassin versant ;
• la couverture végétale et la capacité d’absorption du sol ;
• la présence d’obstacles à la circulation des eaux.
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DDRM 08 – 2026
Elle peut être aggravée, à la sortie de l’hiver, par la fonte des neiges ou ralentie par la
végétation en été.
Quels sont les risques d’inondation dans le département
des Ardennes ?
Ces inondations sont le résultat des crues de la Meuse, de l’Aisne et de leurs
affluents.
Les Ardennes connaissent des crues d’hiver régulières n’occasionnant généralement
pas de dégâts majeurs. Toutefois, le département a subi par le passé des crues
importantes. En décembre 1993 et plus encore en janvier 1995, c’est l’ensemble des
cours d’eau du territoire ardennais qui ont débordé. De nombreuses communes en
zone inondable ont subi des dommages importants et l’activité humaine a été
sérieusement ralentie durant plusieurs jours voire plusieurs semaines.
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Commune de Charleville-Mézières inondée en janvier 1995 -
quartiers de Mézières
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DDRM 08 – 2026
Une des conséquences du changement climatique se traduit par l’occurrence
d’épisodes pluvieux importants en été occasionnant des inondations de plaine.
En juillet 2021, les Ardennes ont connu des précipitations intenses et répétées
pendant plusieurs jours continus. L’Aisne, en particulier, est sortie de son lit pour
inonder plusieurs communes du bassin versant. Il est fort probable que ce type
d’inondation estivale se reproduise dans le temps et de façon plus fréquente.
Quelles sont les mesures prises dans le département des
Ardennes pour lutter contre les inondations ?
" < "
La Meuse et ses affluents :
Face aux inondations catastrophiques de décembre 1993 et de janvier 1995, les
pouvoirs publics ont mis en place l’Établissement Public d’Aménagement de la
Meuse et de ses Affluents (EPAMA).
L'EPAMA est un syndicat mixte de collectivités créé le 2 juillet 1996. Il a rejoint
l’Association Française des Établissements Publics Territoriaux de Bassin qui a
vocation à regrouper les collectivités intervenant sur les grands bassins
hydrologiques. Il regroupe les départements de la Haute-Marne, des Vosges, de la
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Commune de Warcq inondée en janvier 1995
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DDRM 08 – 2026
Meuse et des Ardennes ainsi que de nombreuses communes ou groupements de
communes riveraines de la Meuse et de ses affluents.
L’EPAMA intervient dans l'aménagement
et la gestion de la Meuse et de ses
affluents, au service des collectivités qui le
composent.
Depuis 1994, de nombreux
aménagements financés par le Fonds
Européen de Développement Régional
(FEDER), la région Champagne-Ardenne
puis Grand-Est, le département des
Ardennes, l’État et ses opérateurs ont été
réalisés afin de faciliter l’écoulement des
eaux et ont eu des résultats probants sur
l’abaissement des crues.
Après enquête publique en 2005, des
travaux importants (construction de
barrages mobiles, canaux de dérivation,
élargissement de berges, etc) ont été
réalisés de 2006 à 2009.
Inaugurés en 2016, les travaux du
Programme d’Intérêt Général sur la Meuse
(PIG Meuse) ont permis la création
d’aménagements sur les communes de
Charleville-Mézières, Warcq, Givet et Mouzon ayant pour but de réduire le risque
inondation.
Ces travaux ont permis notamment de diminuer la hauteur d’eau de 70 cm dans
certains quartiers et de faire passer un débit de crue de près de 500 m³/seconde par
les barrages à clapets de Mézières, court-circuitant ainsi les enjeux situés sur
Charleville-Mézières et Warcq.
Pour en savoir plus, consulter le site : http://www.epama.fr/
L’Aisne :
L’Entente Oise-Aisne est reconnue, depuis le 15 avril 2010, en qualité d’Établissement
Public Territorial de Bassin (EPTB).
Compétente sur l’ensemble du bassin versant de l’Oise, de l’Aisne et de leurs
affluents, soit 16 934 km², elle exerce des missions de prévention des inondations, de
maîtrise des eaux de ruissellement, de gestion des milieux aquatiques de risques et
d’animation et de concertation dans le domaine du grand cycle de l’eau.
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Territoire hydrographique de l’Entente Oise Aisne
Pour en savoir plus, consulter le site : http://www.oise-aisne.net/
8< " < "
Les propriétaires riverains sont tenus à un entretien régulier des cours d’eau. Il a pour
objet de maintenir le cours d’eau dans son profil d’équilibre, de permettre
l’écoulement naturel des eaux et de contribuer à son bon état écologique,
notamment par enlèvement des embâcles, débris et atterrissements, flottants ou
non, par élagage ou recépage de la végétation des rives.
Les propriétaires riverains peuvent aussi agir dans le cadre d’une érosion de berge.
Toutefois, ces travaux ne sont pas considérés comme de l’entretien régulier et ne
sont pas imposés, sauf si le phénomène menace l’intégrité d’un enjeu (habitation,
voirie, réseau, etc.)
Ces interventions peuvent être soumises à déclaration ou autorisation,
conformément à la nomenclature « loi sur l’eau » de l’article R.214-1 du code de
l’environnement. À titre d’exemple, les travaux sur berges seront soumis à la
rubrique « 3.1.4.0. Consolidation ou protection des berges, à l’exclusion des canaux
artificiels, par des techniques autres que végétales vivantes ». Le service eau et
risques de la direction départementale des territoires des Ardennes se tient à
disposition pour plus de précision.
Responsables de l’entretien des cours d’eau ardennais :
Meuse navigable, Canal des Ardennes, Canal de l’Aisne Voies Navigables de France (VNF)
Semoy, Chiers, Aisne non navigable Services de l’État
Cours d’eau non domaniaux Particuliers, collectivités
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DDRM 08 – 2026
Les affluents sont gérés par des Associations syndicales autorisées (ASA),
associations de propriétaires riverains.
8 G <".
Les plans de prévention des risques naturels (PPRn)
La maîtrise de l’urbanisation est un levier important de la prévention des
inondations. Parmi les outils, les PPRn, ont valeur de servitude d’utilité publique et
sont annexés aux plans d’urbanisme (PLU). Ils sont prescrits et élaborés par l’État en
association avec les communes et en concertation avec les populations.
Les objectifs principaux d’un PPRn, communément appelé PPRi pour ce qui concerne
les inondations, sont :
• le contrôle du développement en zone inondable sur la base d’une crue de
référence afin de ne pas augmenter la population et les biens exposés, de
réduire la vulnérabilité pour l’existant, de ne pas aggraver les risques, ou d’en
provoquer de nouveaux ;
• la préservation des champs d’expansion des crues et des zones non
urbanisées.
Ainsi le PPRi cartographie les zones exposées aux risques et les réglemente selon
l’aléa et l’occupation du sol. Pour certains secteurs, des dispositions constructives
doivent être respectées (ex : cote de plancher à respecter au-dessus du niveau des
plus hautes eaux), ou des dispositions d’urbanisme (ex : inconstructibilité) ou encore
des dispositions d’usage (ex : amarrage des citernes ou le stockage des flottants).
Comme le prévoit le VII de l’article L.562-1 du code de l’environnement, des
modalités spécifiques ont été appliquées aux aléas débordement de cours d’eau et
submersion marine. Le décret en Conseil d’État n°2019-715 du 5 juillet 2019 dit
décret PPRi et codifié via les articles R.562-11-1 et suivants du code de
l’environnement définit les modalités d’application de ces aléas et précise les règles
générales d’interdiction et d’encadrement des constructions.
Dans le département des Ardennes, quatre cours d’eau sont concernés par six plans
de prévention des risques inondation (PPRi) :
• Le PPRi Meuse amont 1, approuvé le 1er décembre 2003 ;
• Le PPRi de la Semoy, approuvé le 20 avril 2005, en cours de révision ;
• Le PPRi Meuse amont 2 Chiers, approuvé le 8 février 2010 ;
• Le PPRi de la Vallée de l’Aisne, approuvé le 19 février 2018 ;
• Le PPRi Meuse aval, approuvé le 13 janvier 2022 ;
• Le PPRi de l’agglomération rethéloise, approuvé le 15 février 2022.
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L’AZI est une modélisation du risque d’inondation sur un secteur donné. Élaboré par
les services de l’État et portés à la connaissance des collectivités et du public, il vise
à développer la connaissance du risque.
Il ne s’agit pas d’un document réglementaire mais d’un outil d’information, qui aide à
la décision et à l’intégration des risques dans l’aménagement du territoire (à l’échelle
des documents d’urbanisme comme à celle de l’aménagement opérationnel).
Dans le département des Ardennes, il existe cinq AZI, qui complètent les
modélisations réalisées dans le cadre des PPRi :
• AZI de la Sormonne ;
• AZI de la Vence ;
• AZI de Tannay ;
• AZI de l’Aire ;
• AZI de la Vrigne.
8 " "@
Créé en 2006, Vigicrues est le service public d’information de référence sur les
risques de crues en France. Réalisé par le ministère chargé de l’écologie, il surveille
les principaux cours d’eau du pays, soit 23 000 km, et couvre 75 % de la population
vivant en zone inondable. Son rôle : avertir les préfectures et les collectivités, mais
aussi les médias et le grand public, des risques de crue dans les prochaines
24 heures.
Les bulletins d’information produits par les prévisionnistes sont accessibles sur
http://www.vigicrues.gouv.fr/. Il est possible de créer un compte pour s’abonner au
bulletin, ou pour recevoir des informations personnalisées sur les secteurs de son
choix.
Le département des Ardennes est concerné par les bassins de la Meuse et de l’Aisne.
Ils sont respectivement surveillés par les Services de Prévision des Crues Meuse-
Moselle et Bassins du Nord.
Sur le territoire Meuse-Moselle, 3 tronçons couvrent le département des Ardennes :
Meuse plaine ardennaise et Meuse frontalière-Semoy et Chiers aval.
Sur le territoire Bassins du Nord, 3 tronçons couvrent le département des Ardennes :
Aisne amont, Aisne ardennaise et Aisne Vaux.
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Le niveau de vigilance est présenté par une échelle de 4 couleurs, allant du risque le
plus faible au plus élevé :
Niveau Pas de vigilance particulière requise
Niveau > "
Risque de crue génératrice de débordements et de
dommages localisés ou de montée rapide et dangereuse des
eaux, nécessitant une vigilance particulière notamment dans
le cas d’activités exposées et/ou saisonnières
Niveau
Risque de crue génératrice de débordements importants
susceptibles d'avoir un impact significatif sur la vie collective
et la sécurité des biens et des personnes
Niveau " Risque d'une crue majeure. Menace directe et généralisée de
la sécurité des personnes et des biens
Cette procédure vise à améliorer l'information des maires et des riverains sur les
risques de débordement des cours d’eau concernés. Elle aide ainsi les maires à
préparer, par une information anticipée, les mesures de sauvegarde.
Au niveau national deux cartes de vigilance sont produites quotidiennement à 10 h
et à 16 h, voire davantage selon la situation du bassin. Dès le niveau jaune, il est
possible d’accéder à des graphiques de hauteurs et de débits pour la plupart des
cours d’eau. Il suffit de cliquer sur la station de mesure désirée.
Exemple de données à la station Chooz [île Graviat] sur la Meuse
Lorsqu’un bassin est placé en niveau jaune, orange ou rouge, les services de l’État
informent les maires, le Conseil Départemental, les médias et les transporteurs
routiers.
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La nature de l’alerte varie selon l’imminence et le niveau de vigilance :
• Pour le niveau jaune et le retour au vert, un bulletin synthétisant les données
de crues actualisées des SPC et de Météo France est envoyé par mél,
accompagné d’un SMS invitant les services à consulter leur messagerie ;
• Pour les niveaux orange et rouge, une alerte vocale est envoyée.
Les services de l’État publient également l'alerte sur les réseaux sociaux avec des
consignes de comportement.
Le maire retransmet les informations à la population concernée et prend toutes les
mesures qu’il juge utiles pour atténuer ou éviter les conséquences de la crue.
Le répondeur population de la préfecture des Ardennes – 03.24.59.67.98 – est activé
en cas de risque important pour les populations.
L’annexe ORSEC « Inondations » a été approuvée par le Préfet des Ardennes le
24 août 2009. Ce document prévoit l’alerte de la population et des acteurs de la
gestion de crise en cas de risque de crues survenant sur les cours d’eau surveillés par
l’État, ainsi que les mesures à prendre et les moyens de secours à mettre en œuvre.
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Liste des communes concernées par le risque inondation
115 communes sont couvertes par un PPRi
ACY-ROMANCE
AIGLEMONT
AIRE
ALLAND’HUY ET SAUSSEUIL
AMAGNE
AMBLY-FLEURY
ANCHAMPS
ASFELD
ATTIGNY
AUBRIVES
AUTRECOURT ET POURRON
AVAUX
LES AYVELLES
BALAN
BALHAM
BALLAY
BARBY
BAZEILLES
BIERMES
BLAGNY
BLANZY-LA-SALONNAISE
BOGNY-SUR-MEUSE
BRECYB-RIERES
BREVILLY
BRIENNE-SUR-AISNE
CARIGNAN
CHALANDRY-ELAIRE
CHALLERANGE
CHARBOGNE
CHARLEVILLE-MEZIERES
CHATEAU-PORCIEN
CHOOZ
CONDE-LES-HERPY
COUCY
DEVILLE
DOM-LE-MESNIL
DONCHERY
DOUX
DOUZY
EUILLY-ET-LOMBUT
FALAISE
FEPIN
LA FERTE-SUR-CHIERS
FLIZE
FLOING
FROMY
FUMAY
GIVET
GIVRY
GLAIRE
GOMONT
HAM-SUR-MEUSE
HANNOGNE-SAINT-MARTIN
HAULME
LES HAUTES RIVIERES
HAYBES
HERPY L’ARLESIENNE
HIERGES
JOIGNY-SUR-MEUSE
LAIFOUR
LETANNE
LINAY
LUMES
MARGUT
LES MAZURES
MONTCY-NOTRE-DAME
MONTCHEUTIN
MONTHERME
MONTIGNY-SUR-MEUSE
MOURON
MOUZON
NANTEUIL-SUR-AISNE
NOUVION-SUR-MEUSE
NOUZONVILLE
NOYERS-PONT-MAUGIS
OLIZY-PRIMAT
OSNES
POURU-SAINT-REMY
PRIX-LES-MEZIERES
RANCENNES
REMILLY-AILLICOURT
RETHEL
REVIN
RILLY-SUR-AISNE
ROCROI
SACHY
SAILLY
SAINT-GERMAINMONT
SAINT-LAMBERT-ET-MONT-DE-JEUX
SAINT-LAURENT
SAINT-MENGES
SAULT-LES-RETHEL
SAVIGNY-SUR-AISNE
SEDAN
SEMUY
SEUIL
TAIZY
TETAIGNE
THILAY
THUGNY-TRUGNY
TOURNAVAUX
VANDY
VAUX-LES-MOURON
VAUX-LES-MOUZON
VIEUX-LES-ASFELD
VILLERS-DEVANT-MOUZON
VILLERS-SEMEUSE
VILLERS-SUR-BAR
VILLY
VIREUX-MOLHAIN
VIREUX-WALLERAND
VONCQ
VOUZIERS
VRIGNE-MEUSE
WADELINCOURT
WARCQ
44 communes sont couvertes par un AZI
APREMONT
AUTRY
BAIRON-ET-SES-ENVIRONS
BELVAL
BOULZICOURT
CHATEL-CHEHERY
CHEVIERES
CLAVY-WARBY
CLIRON
CONDE-LES-AUTRY
CORNAY
DAMOUZY
DONCHERY
FLEVILLE
LA FRANCHEVILLE
GRANDHAM
GRANDPRE
GUIGNICOURT-SUR-VENCE
HAM-LES-MOINES
HAUDRECY
ISSANCOURT-ET-RUMEL
JANDUN
LANCON
LAUNOIS-SUR-VENCE
MARCQ
MONTIGNY-SUR-VENCE
MURTIN-BOGNY
POIX-TERRON
RAILLICOURT
REMILLY-LES-POTHÉES
ROUVROY-SUR-AUDRY
SAINT-JUVIN
SAINT-MARCEAU
SAINT-MARCEL
SAINT-PIERRE-SUR-VENCE
SENUC
SORMONNE
TANNAY
TOULIGNY
TOURNES
VIVIER-AU-COURT
VRIGNE-AUX-BOIS
VRIGNE-MEUSE
YVERNAUMONT
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CONSIGNES INDIVIDUELLES DE SÉCURITÉ
RISQUE INONDATION
1. Se mettre à l’abri
2. Écouter la radio
3. Respecter les consignes
AVANT
• S’informer des risques, des modes d’alerte et des consignes en mairie ;
• Se tenir au courant de la météo et des prévisions de crue par radio, TV, site internet, réseaux
sociaux préfectoraux, application mobile Vigicrue (http://www.vigicrues.gouv.fr)
• S’organiser et élaborer les dispositions nécessaires à la mise en sûreté ;
• Simuler annuellement ;
• Mettre hors d’eau les meubles et objets précieux : album de photos, papiers, personnels,
factures…, les matières et les produits dangereux ou polluants ;
• Identifier le disjoncteur électrique et le robinet d’arrêt du gaz ;
• Aménager les entrées possibles d’eau : portes, soupiraux, évents ;
• Amarrer les cuves, etc. ;
• Repérer les stationnements hors zone inondable ;
• Prévoir les équipements minimums : radio à piles, réserve d’eau potable et de produits
alimentaires, papiers personnels, médicaments urgents, vêtements de rechange, couvertures…
PENDANT
• Mettre en place les mesures conservatoires ci-dessus.
• Suivre l’évolution de la météo et de la prévision des crues : https://vigilance.meteofrance.fr ;
https://meteofrance.com/ ; @VigiMétéoFrance ; Applications mobiles iOS et Android de
Météo-France (notification paramétrable) ; http://www.vigicrues.gouv.fr/ ;
• S’informer de la montée des eaux par radio ou auprès de la mairie ;
• Se réfugier en un point haut préalablement repéré : étage, colline, etc. ;
• Écouter la radio pour connaître les consignes à suivre ;
• Ne pas tenter de rejoindre ses proches ou d’aller chercher ses enfants à l’école ;
• Éviter de téléphoner afin de libérer les lignes pour les secours ;
• N’entreprendre une évacuation que si vous en recevez l’ordre des autorités ou si vous y êtes
forcés par la crue ;
• Ne pas s’engager sur une route inondée (à pied ou en voiture) ;
• Ne pas encombrer les voies d’accès ou de secours.
APRÈS
• Respecter les consignes ;
• Informer les autorités de tout danger ;
• Aider les personnes sinistrées ou à besoins spécifiques ;
• Aérer ;
• Désinfecter à l’eau de javel ;
• Chauffer dès que possible ;
• Ne rétablir le courant électrique que si l’installation est sèche.
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DDRM 08 – 2026
Le risque ruissellement et coulée de
boues
Qu’est-ce qu’une inondation par ruissellement et coulée
de boue ?
L’inondation par ruissellement survient généralement lorsqu’une part de l’eau de
pluie ne s’infiltre pas dans le sol, ou dépasse les capacités des dispositifs de gestion
des eaux, et s’écoule à la surface des terrains.
À l’origine du phénomène, se trouve généralement un évènement climatique
important, par exemple une pluie de très forte intensité ou un cumul important de
pluie pendant plusieurs jours.
Comment se manifeste-t-elle ?
Elle peut se manifester de manière variable, notamment par :
• des écoulements diffus sur des pans de versants dans des zones
habituellement sèches, à proximité ou non de cours d’eau ;
• une accumulation d’eau dans des points bas ;
• des débordements de fossés, thalwegs secs ou petits cours d’eau permanents
ou intermittents ;
• le dépassement des capacités des systèmes d’assainissement pluviaux urbains
et/ou des écoulements dans les rues ;
• des érosions de sols pouvant générer des coulées de boues.
Facteurs aggravants
Différents facteurs peuvent accentuer le risque d’inondation par ruissellement.
Le ruissellement potentiel sur un secteur dépend en premier lieu de la topographie
locale :
• dans les zones de reliefs accidentés, les ruissellements sont rapides et
convergent vers des secteurs d’écoulement préférentiels, où l’arrivée soudaine
et violente de gros volumes d’eau peut provoquer des dégâts conséquents ;
• dans les plaines en aval, l’évacuation de l’eau est souvent lente du fait de
pentes faibles et les sols peuvent être rapidement saturés. Les vitesses
d’écoulement sont plus faibles, mais les hauteurs d’eau et les durées de
submersion peuvent alors être importantes.
L’état et les caractéristiques du sol influencent également directement les
ruissellements. En particulier, les possibilités d’infiltration et de ralentissement des
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DDRM 08 – 2026
eaux sur des surfaces imperméables, souvent lisses, sont limitées. Ainsi,
l’imperméabilisation des sols, par le développement de l’artificialisation (bâtiments,
parkings, routes, etc.), la sécheresse, le gel ou la saturation des sols du fait de pluies
passées, peut aggraver sensiblement l’intensité des ruissellements. Les
caractéristiques du sous-sol (par exemple l’existence d’une couche argileuse
imperméable à proximité de la surface) peuvent également favoriser la saturation
des sols en eau et le ruissellement en surface.
Les évolutions des pratiques agricoles et forestières, résultant notamment de la
mécanisation post Seconde Guerre mondiale, ont sensiblement modifié les
dynamiques de ruissellement et de coulées de boue. En particulier, la suppression
des zones humides, du couvert végétal et des haies, ainsi que le tassement des sols
et l’orientation des labours dans le sens de la pente, amplifient ces phénomènes en
réduisant l’infiltration naturelle et en favorisant les écoulements rapides.
Enfin, le risque d’inondation augmente également avec l’augmentation des enjeux
exposés. Avec l’essor de l’urbanisation, certaines villes se sont développées dans des
secteurs d’écoulement naturel des eaux de pluie, et sont particulièrement exposées
aux ruissellements.
Effets et conséquences
Les conséquences des inondations par ruissellement sont nombreuses. La rapidité du
phénomène provoque souvent un effet de surprise et des difficultés d’évacuation.
La vitesse de propagation augmente le danger pour les personnes, en extérieur
(emportements par les eaux, même de faible hauteur), comme en intérieur (par la
montée rapide des eaux).
En milieu urbain : lors de précipitations intenses, les débits d’eau de ruissellement
peuvent être très importants et saturer les réseaux d’évacuation des eaux pluviales
et les ouvrages hydrauliques. Les débordements occasionnés empruntent alors
généralement les rues avec des vitesses importantes combiné à des hauteurs d’eau
variables. Ils peuvent ainsi causer des dégâts humains et matériels significatifs.
En milieu rural : l’érosion des sols lors d’épisodes pluvieux intenses peut provoquer
des dépôts de boues dans les ouvrages de transport et de stockage des eaux
pluviales, ainsi que dans les espaces inondés.
Dans certains cas, le ruissellement en milieu rural se transforme en coulée de boue
susceptible de provoquer des dégâts importants.
Ces érosions des sols ont également un impact agronomique important en réduisant
la fertilité des sols et donc le rendement des cultures.
Ces inondations par ruissellement peuvent entraîner une pollution des eaux de
surface et souterraines, ainsi que des sols. En effet, les eaux de ruissellement
lessivent les sols et charrient avec elles des additifs agricoles (pesticides, engrais) en
sortie de zone agricole, et des hydrocarbures et métaux lourds en sortie de zones
urbaines.
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DDRM 08 – 2026
L’ampleur de l’inondation est fonction de :
• l’intensité et la durée des précipitations ;
• la surface et la pente du bassin versant ;
• la couverture végétale et la capacité d’absorption du sol ;
• la présence d’obstacles à la circulation des eaux.
Les conséquences des inondations par ruissellement sont nombreuses. La rapidité du
phénomène provoque souvent un effet de surprise et des difficultés d’évacuation.
La vitesse de propagation augmente le danger pour les personnes, en extérieur
(emportements par les eaux, même de faible hauteur), comme en intérieur (par la
montée rapide des eaux).
Quels sont les risques d’inondation dans le département
des Ardennes ?
Inondation du quartier Frénois à Sedan en juin 2018
Au printemps 2018 un important orage très localisé et soudain a provoqué le
ruissellement de volumes d’eau extrêmement importants sur le bassin versant du
quartier de Frénois. Cet épisode, d’après les études réalisées depuis, par l’EPAMA,
laisse à penser qu’il s’agissait d’un phénomène centennal.
L’usine AFS située en contrebas, traversée par le ruisseau de Glaire, a subi
d’importants dégâts et les fours en fusion ont risqué l’explosion.
Pour éviter qu’une telle situation se reproduise, après concertation entre les services
de l’État, les collectivités et l’exploitant, une étude de réduction de la vulnérabilité a
été réalisée depuis par le bureau VERITAS afin de définir les mesures à mettre en
place dans l’entreprise.
Parallèlement dans le cadre de l’étude hydraulique d’aménagement et de protection
du pays Sedanais, l’EPAMA a mené une réflexion complémentaire visant à améliorer
la situation des eaux de ruissellement sur le bassin versant de Frénois à Sedan.
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DDRM 08 – 2026
Les actions pour se préparer
Pour anticiper le risque d’inondation, l’État met en œuvre des politiques publiques
visant à mieux comprendre et à anticiper l’aléa ainsi qu’à mieux faire connaître aux
citoyens les risques et les bons comportements.
Dans les zones soumises au risque d’écoulement temporaire violent en cas d’orage
ou de fortes précipitations, la prévention consiste à préserver les axes de
ruissellement ou ravines de toute urbanisation.
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Inondation par ruissellement et coulée de boue - Quartier Frénois - Sedan - juin 2018
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DDRM 08 – 2026
CONSIGNES INDIVIDUELLES DE SÉCURITÉ
RISQUE RUISSELLEMENT ET COULÉE DE BOUE
1. S’informer
2. se préparer
3. Se protéger et protéger les autres
AVANT
• S’informer des risques, des modes d’alerte et des consignes en mairie et sur le site
www.georisques.gouv.fr
• Se tenir au courant de la météo et des prévisions de crue par radio, TV, site internet, réseaux
sociaux préfectoraux,
• S’informer sur les prévisions de montée des eaux sur les prochaines 24 heures avec le site
vigicrues.gouv.fr
• S’informer sur les prévisions de montée des eaux sur les prochaines 24 heures avec le site
vigicrues.gouv.fr
• Préparer à l’avance un kit d’urgence « 72 heures » avec un ensemble de choses importantes à
prendre au cas vous êtes bloqués chez vous (exemple : routes ne peuvent pas être utilisées, ou
électricité coupée)
PENDANT
• Mettre en place les mesures conservatoires ci-dessus.
• Suivre l’évolution de la météo et de la prévision des crues : https://vigilance.meteofrance.fr ;
https://meteofrance.com/ ; @VigiMétéoFrance ; Applications mobiles iOS et Android de
Météo-France (notification paramétrable) ; http://www.vigicrues.gouv.fr/ ;
• S’informer de la montée des eaux par radio ou auprès de la mairie ;
• Écouter la radio pour connaître les consignes à suivre ;
• Ne pas tenter de rejoindre ses proches ou d’aller chercher ses enfants à l’école ;
• Éviter de téléphoner afin de libérer les lignes pour les secours ;
• N’entreprendre une évacuation que si vous en recevez l’ordre des autorités ou si vous y êtes
forcés par la crue ;
• Ne pas s’engager sur une route inondée (à pied ou en voiture) ;
• Ne pas encombrer les voies d’accès ou de secours ;
• Respecter les consignes
APRÈS
• Respecter les consignes ;
• Informer les autorités de tout danger ;
• Aider les personnes sinistrées ou à besoins spécifiques ;
• Aérer ;
• Désinfecter à l’eau de javel ;
• Chauffer dès que possible ;
• Ne rétablir le courant électrique que si l’installation est sèche.
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DDRM 08 – 2026
Le risque mouvement de terrain
Qu’est-ce qu’un mouvement de terrain ?
Les mouvements de terrain sont des phénomènes naturels d’origines très diverses. Il
en survient chaque année en France, d’importance et de type très divers
(glissements de terrain, éboulements, effondrements, coulées de boue…).
Les mouvements de terrain présentent parfois un danger pour la vie des personnes
et les dommages qu’ils occasionnent peuvent avoir des conséquences socio-
économiques considérables.
La nature des mécanismes des phénomènes à étudier, leur diversité, leur dispersion
dans l’espace et dans le temps, les conditions de leur occurrence forment un
ensemble de facteurs qui rendent complexe une analyse dans sa globalité.
Comment se manifeste-t-il ?
Les mouvements de terrain recouvrent des formes très diverses. Selon la vitesse de
déplacement, deux ensembles de mouvements de terrain peuvent être distingués :
• les mouvements lents, qui entraînent une déformation progressive des
terrains, pas toujours perceptible par l’humain. Ils regroupent principalement
les affaissements, les tassements, les glissements, le retrait-gonflement ;
• les mouvements rapides, qui surviennent de manière brutale et soudaine. Ils
regroupent les effondrements, les chutes de pierres et de blocs, les
éboulements et les coulées boueuses.
8
Un glissement de terrain est un déplacement généralement lent (de quelques
millimètres par an à quelques mètres par jour) d’une masse de terrain sur une pente.
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DDRM 08 – 2026
8 ." " .
Les éboulements et chutes de blocs sont des mouvements de terrain rapides
résultant de l’action de la pesanteur sur des éléments rocheux.
On distingue :
• les chutes de pierres (volume inférieur à 1 dm3) ;
• les chutes de blocs (volume supérieur à 1 dm3) ;
• les éboulements (volume supérieur à 100 m3) ;
• les écroulements en masse (volume pouvant atteindre plusieurs millions de m³).
8 " ."
Les coulées de boues sont des mouvements rapides de matériaux sous forme plus ou
moins fluide.
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DDRM 08 – 2026
8
Les effondrements sont des mouvements de terrain qui se produisent de façon plus
ou moins brutale et résultent de la rupture du toit ou des appuis d’une cavité
souterraine.
8< .
L’érosion de berges est un arrachement des sols des berges d’un cours d’eau qui
peut entraîner des glissements de terrain ou des éboulements.
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DDRM 08 – 2026
Les mouvements de terrain recensés dans le
département des Ardennes
Le territoire des Ardennes est concerné par les phénomènes de mouvements de
terrain suivants :
– les affaissements et effondrements sont surtout liés à l’activité karstique des zones
de plateaux calcaires du Jurassique du centre et du Nord du département ;
– les chutes de blocs (à l'exclusion des chutes de faible ampleur) affectent surtout
les reliefs prononcés du socle du massif ancien des Ardennes, mais aussi quelques
escarpements marqués par les roches dures (calcaire, craie, gaize) dans les
formations sédimentaires ;
– les glissements se manifestent essentiellement dans les formations sédimentaires
argileuses, marneuses ou sableuses du Crétacé et du Jurassique, surtout dans les
secteurs en relief, crêtes pré-ardennaises, côte d’Argonne et flancs des vallées qui
entaillent ces formations ;
– les érosions de berges sont très fréquentes et généralisées sur les rives des rivières
coulant dans de larges vallées alluviales où elles ont tendance à divaguer,
essentiellement l’Aire, l’Aisne et la Meuse en amont de Charleville ;
– les coulées de boue qui sont en réalité des coulées d’eaux boueuses consécutives à
des épisodes orageux localisés, peuvent être relativement destructrices.
Certains phénomènes présentent un niveau d’aléa élevé, notamment en ce qui
concerne les chutes de blocs ou les glissements de masses rocheuses dans le massif
des Ardennes, et les glissements de grande ampleur dans certaines formations
sédimentaires des vallées de l’Aire, de l’Aisne (argiles du Gault, Crétacé inférieur), de
la Meuse et de l'Audry (marnes de Toarcien et du Sinémurien, Jurassique inférieur).
L’ensemble des informations collectées est consultable sur le site Internet
http://www.georisques.gouv.fr à la rubrique « Mouvements de terrain ».
Quelles sont les mesures prises dans le département des
Ardennes ?
Différentes mesures sont prises à titre de prévention et de protection :
• repérage des zones exposées (études réalisées par le BRGM) ;
• suppression ou stabilisation de la masse instable, collecte des eaux de
surface… ;
• systèmes de déviation, de freinage et d’arrêt des éboulis (grillages, filets,
fossés…) ;
• surveillance très régulière des mouvements de terrain déclarés ;
• information préventive de la population ;
• prise en compte du risque mouvement de terrain dans l'urbanisation.
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DDRM 08 – 2026
" .
"@
Au regard de la survenue de plusieurs évènements de chutes de blocs ces dernières
années et de la qualité des données disponibles, la DDT08 a sollicité le BRGM en
2021 afin d’évaluer plus précisément l’aléa chute de blocs à l’échelle
départementale.
L’étude consiste en la réalisation :
• d’une cartographie d’exposition du territoire départemental au phénomène
éboulement / chute de blocs à l’échelle du 1:50 000ème (volet 1) ;
• d’une cartographie fine à l’échelle du 1:10 000ème de l’aléa éboulement / chute
de blocs sur les communes identifiées en volet 1 comme présentant un risque
fort vis-à-vis de ce type de phénomène.
Les travaux ont débuté début 2023 avec une collecte de données numériques et
cartographiques complétée par un inventaire mené auprès des communes du
département.
Cette étude prévue sur 3 ans pourrait aboutir à la conception d’un Plan de
Prévention du Risque chute de blocs (PPRcb).
" " > " "@
Les mesures suivantes doivent être préconisées afin d’assurer la sécurité des
personnes et la pérennité des ouvrages :
• informer et sensibiliser les personnes désireuses de construire ;
• sur les terrains à bâtir : reconnaître le sous-sol, demander une étude
géotechnique et une recherche de vides par un professionnel préalablement à
la conception d’un projet de construction ou à la réalisation de travaux ;
• étant donné que les mouvements de terrain sont dus à la pénétration lente
des eaux dans le sol et les terrains sous-jacents, il faut éviter le rejet des eaux
pluviales et usées directement dans les cavités ou par infiltration, limiter les
mouvements d’eau et se raccorder aux réseaux de collecte et de distribution
des eaux ;
• drainer les parcelles ;
• confier la maîtrise d’œuvre à un architecte et, en tout état de cause, utiliser
des fondations adaptées au sous-sol et les poser sur un sol solide et non sur
des remblais.
"@ " @ F
• informer et sensibiliser les habitants au risque ;
• contrôler les réseaux d’assainissement et de distribution des eaux ;
• pour les particuliers qui disposent d’un assainissement non collectif, mais qui
peuvent se raccorder sur un réseau, se raccorder au réseau de collecte et de
distribution des eaux ;
• mener des travaux de drainage pour les eaux de ruissellement ;
• inspecter des caves pour s’assurer de leur stabilité ;
• faire suivre périodiquement les zones d’instabilité par un spécialiste ;
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• entretenir les ouvrages de protection.
8 "
Le nouvel article R.111-2 du code de l’urbanisme permet d’interdire les constructions
dans les zones les plus exposées ou de n’accorder le permis de construire que sous
réserve de l’observation de prescriptions spéciales (études géotechniques préalables
et systématiques).
Ces mesures restrictives doivent être annexées au Plan Local d’Urbanisme (PLU) ou
au Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi) consultables en mairie.
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DDRM 08 – 2026
Liste des communes concernées par le risque
mouvement de terrain
141 communes sont soumises au risque mouvement de terrain
ACY-ROMANCE
APREMONT
ARTAISE LE VIVIER
ASFELD
AURE
AUTRY
BALHAM
BALLAY
BAZEILLES
BELLEVILLE ET CHATILLON SUR
BAR
BELVAL
BERGNICOURT
BERTONCOURT
LA BESACE
BLOMBAY
BOGNY SUR MEUSE
BRECY BRIERES
BROGNON
CAUROY
CERNION
CHARLEVILLE MEZIERES
CHATEAU PORCIEN
CHATEL CHEHERY
LE CHATELET S/ SORMONNE
CHAUMONT PORCIEN
LE CHESNE
CHESNOIS AUBONCOURT
CHEVEUGES
CHILLY
CHOOZ
CLAVY WARBY
CLIRON
CONDE LES AUTRY
CONDE LES HERPY
CORNAY
DAMOUZY
DEVILLE
DOMMERY
DONCHERY
DOUZY
L’ECAILLE
L’ECHELLE
ECORDAL
ESCOMBRES ET LE CHESNOIS
EVIGNY
EXERMONT
FAGNON
FAISSAULT
FLEVILLE
FLOING
LA FRANCHEVILLE
FUMAY
GIVET
GIVONNE
GIVRON
GIVRY
GRANDHAM
GRANPRE
LA GRANDVILLE
HANNAPPES
HARAUCOURT
HAUDRECY
HAYBES
HERBEUVAL
HERPY L’ARLESIENNE
LALOBBE
LANCON
LAUNOIS SUR VENCE
LEPRON LES VALLEES
LETANNE
LINAY
LUCQUY
LUMES
MACHAULT
MARCQ
LES MAZURES
MENIL LEPINOIS
MESMONT
MOIRY
MONTCORNET EN ARDENNE
MONTCY NOTRE DAME
MONTGON
MONTHERME
MONTIGNY SUR MEUSE
MOUZON
NANTEUIL SUR AISNE
NEUVILLE DAY
NEUVILLE LES THIS
LA NEUVILLE LES WASIGNY
NOIRVAL
NOUART
NOUZONVILLE
NOYERS PONT MAUGIS
OLIZY PRIMAT
OMICOURT
POURY SAINT REMY
PRIX LES MEZIERES
QUATRE CHAMPS
REMILLY AILLICOURT
REMILLY LES POTHEES
REVIN
RIMOGNE
ROCROI
ROUVROY SUR AUDRY
LA SABOTTERIE
SAINT GERMAINMONT
SAINT LAMBERT ET MONT DE
JEUX
SAINT MARCEL
SAINT MENGES
SAPOGNE FEUCHERES
SAPOGNE SUR MARCHE
SAULCES MONCLIN
SAUVILLE
SEDAN
SEMUY
SENUC
SIGNY L’ABBAYE
SIGNY MONTLIBERT
SINGLY
SOMMERANCE
SURY
TETAIGNE
THILAY
THIN LE MOUTIER
THIS
THUGNY TRUGNY
TOGES
TOURNES
TOURTERON
VAUX LES MOUZON
VAUX MONTREUIL
VILLERS LE TOURNEUR
VILLERS SEMEUSE
VILLERS SUR BAR
VIREUX MOLHAIN
VIREUX WALLERAND
VONCQ
VOUZIERS
WADELINCOURT
WARCQ
WARNECOURT
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CONSIGNES INDIVIDUELLES DE SÉCURITÉ
RISQUE MOUVEMENT DE TERRAIN
1. Se mettre à l’abri
2. Écouter la radio
3. Respecter les consignes
en cas d’éboulement, de chutes de pierre ou de glissement de terrain
AVANT
• S’informer des risques encourus et des consignes de sauvegarde.
PENDANT
• Fuir latéralement, ne pas revenir sur ses pas ;
• Gagner un point en hauteur, ne pas entrer dans un bâtiment endommagé ;
• Dans un bâtiment, s’abriter sous un meuble solide en s’éloignant des fenêtres.
APRÈS
• Évaluer les dégâts et les dangers ;
• Informer les autorités.
en cas d’effondrement du sol
AVANT
• S’informer des risques encourus et des consignes de sauvegarde.
PENDANT
• À l’intérieur :
Dès les premiers signes, évacuer les bâtiments et ne pas y retourner, ne pas prendre
l’ascenseur.
• À l’extérieur :
S’éloigner de la zone dangereuse ;
Respecter les consignes des autorités ;
Rejoindre le lieu de regroupement indiqué.
APRÈS
• Informer les autorités.
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DDRM 08 – 2026
Le risque retrait-gonflement des argiles
Qu’est-ce que l’aléa retrait–gonflement des sols
argileux ?
Les terrains argileux superficiels peuvent voir leur volume varier à la suite d’une
modification de leur teneur en eau, en lien avec les conditions météorologiques.
Ils se « rétractent » lors des périodes de sécheresse (phénomène de « retrait ») et
gonflent au retour des pluies lorsqu’ils sont de nouveau hydratés (phénomène de
« gonflement »).
Ces variations sont lentes, mais elles peuvent atteindre une amplitude assez
importante pour endommager les bâtiments localisés sur ces terrains.
Le phénomène de retrait-gonflement des argiles engendre chaque année des dégâts
considérables, indemnisables au titre des catastrophes naturelles. La grande majorité
des sinistres concerne les maisons individuelles.
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Les phénomènes climatiques exceptionnels sont le principal facteur de
déclenchement du phénomène de retrait-gonflement des sols argileux.
En effet, l’amplitude des variations de volume d’un sol argileux « gonflant »
augmente avec l'importance de la variation de la teneur en eau du sol. Ainsi, la
succession d’une période fortement arrosée et d’une période de déficit
pluviométrique constitue un facteur de déclenchement majeur.
En climat tempéré, les épisodes de sécheresse, caractérisés par des températures
élevées, un déficit pluviométrique et une très forte évapotranspiration, ont pour
répercussion immédiate d’assécher les sols argileux et donc de provoquer un
phénomène de retrait provoquant des dégâts plus ou moins sérieux sur les
bâtiments.
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DDRM 08 – 2026
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Certains travaux d’aménagement peuvent également favoriser l'apparition du
phénomène de retrait-gonflement des argiles en :
• bouleversant les conditions naturelles d’évaporation (par exemple, les actions
de drainage du sol d’un terrain, de pompage, de plantations,
d’imperméabilisation des sols) ;
• perturbant l’état hydrique du sous-sol (par exemple, une fuite, voire la rupture
d’un réseau enterré ou une infiltration d’eaux pluviales) ;
• aggravant la dessication du sous-sol (par exemple, des sources de chaleur près
d’un mur insuffisamment isolé).
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DDRM 08 – 2026
Impact du changement climatique
En tant que risque naturel d’origine climatique, le phénomène de retrait-gonflement
des argiles est directement influencé par les effets du changement climatique.
Les travaux récents menés dans ce domaine indiquent que la fréquence et l’intensité
des vagues de chaleur et des sécheresses vont inévitablement augmenter au cours
du siècle sur le territoire français.
Les simulations du projet ClimSec mené par Météo France pour caractériser l’impact
du changement climatique sur la ressource en eau et l’humidité des sols, mettent
ainsi en évidence :
• l'accroissement de la probabilité de sécheresse agricole au cours du premier
tiers du siècle ;
• l'apparition de sécheresses inhabituelles en termes d’intensité ou d’expansion
spatiale au milieu du siècle et de nouvelles régions touchées (zones
montagneuses en particulier) ;
• des sécheresses du sol extrêmes (par comparaison au climat actuel) sur la
majeure partie du territoire métropolitain à la fin du siècle : un été sur trois,
voire un été sur deux, serait au moins aussi chaud que l’été 2003 en métropole.
Pour ce qui concerne le phénomène de retrait-gonflement des argiles, l’adaptation
au changement climatique passera par une politique d’amélioration du bâti
s’appliquant sous forme de prescriptions pour les nouvelles constructions de
maisons individuelles, afin de réduire les taux de sinistralité sur les constructions
neuves.
Comment réduire le risque ?
" " "
Les dispositions préventives généralement prescrites pour construire sur un sol
argileux sujet au phénomène de retrait-gonflement obéissent aux principes figurant
sur le schéma ci-dessous.
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DDRM 08 – 2026
La mise en application de ces principes peut se faire selon plusieurs techniques
différentes dont le choix reste de la responsabilité du constructeur.
Ancrage des fondations
En premier lieu, les fondations doivent être suffisamment profondes et ancrées de
manière homogène afin de s’affranchir de la zone la plus superficielle du sol, sensible
à l’évapotranspiration et donc susceptible de connaître les plus grandes variations
de volumes :
• la profondeur d’ancrage doit être au moins égale à celle imposée par la mise
hors gel. À titre indicatif, on considère qu’elle doit atteindre au minimum
0,80 m en zone d’exposition faible à moyen et 1,20 m en zone d’exposition
forte ;
• les fondations doivent être ancrées de manière homogène sur tout le pourtour
du bâtiment (ceci vaut notamment pour les terrains en pente où l’ancrage aval
doit être au moins aussi important que l’ancrage amont) ou à sous-sol
hétérogène. En particulier, les sous-sols partiels qui induisent des
hétérogénéités d’ancrage sont à éviter absolument.
Sous-sol général ou vide sanitaire
Une construction sur vide sanitaire ou avec sous-sol généralisé est préférable à un
simple dallage sur terre-plein. Un radier généralisé, conçu et réalisé dans les règles de
l’art, peut aussi constituer une bonne alternative à un approfondissement des
fondations.
Chaînages : afin de résister à la force des mouvements verticaux et horizontaux
provoqués par le phénomène de retrait-gonflement, les murs de l’habitation
peuvent être renforcés par des chaînages internes horizontaux (haut et bas) et
verticaux pour rigidifier la structure du bâtiment.
Joint de rupture : les éléments de construction accolés, fondés de manière
différente ou exerçant des charges variables (par exemple garages, vérandas,
dépendances, etc), doivent être désolidarisés et munis de joints de rupture sur toute
leur hauteur pour permettre des mouvements différentiels.
Préservation de l’équilibre hydrique du sol :
• tout élément de nature à provoquer des variations saisonnières d’humidité du
terrain (arbre, drain, pompage ou au contraire infiltration localisée d’eaux
pluviales ou d’eaux usées) doit être le plus éloigné possible de la construction.
On considère en particulier que l’influence d’un arbre s’étend jusqu’à une
distance égale à au moins sa hauteur à maturité ;
• sous la construction, le sol est à l’équilibre hydrique alors que tout autour il est
soumis à évaporation saisonnière, ce qui tend à induire des différences de
teneur en eau au droit des fondations. Pour l’éviter, il convient d’entourer la
construction d’un dispositif, le plus large possible, sous forme de trottoir
périphérique ou de géomembrane enterrée, qui protège sa périphérie
immédiate de l’évaporation ;
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DDRM 08 – 2026
• en cas de source de chaleur en sous-sol (chaudière notamment), les échanges
thermiques à travers les parois doivent être limités par une isolation adaptée
pour éviter d’aggraver la dessiccation du terrain en périphérie. Il peut être
préférable de positionner cette source de chaleur le long des murs intérieurs ;
• enfin, les canalisations enterrées d’eau doivent pouvoir subir des mouvements
différentiels sans risque de rompre, ce qui suppose notamment des raccords
non fragiles (systèmes d’assouplissement) au niveau des points durs.
Pour en savoir plus sur les moyens de prévention des désordres lié au phénomène de
retrait-gonflement des argiles dans l'habitat individuel, consultez :
https://www.georisques.gouv.fr/consulter-les-dossiers-thematiques/retrait-gonflement-des-
argiles
L’aléa retrait–gonflement des sols argileux dans le
département des Ardennes
À l’image de l’ensemble du territoire hexagonal, les Ardennes sont davantage
touchées par ce phénomène que par le passé.
Sur les cinq dernières années, les communes suivantes ont été reconnues en état de
catastrophe naturelle pour ce phénomène :
AIGLEMONT
ARNICOURT
ATAISE-LE-VIVIER
BARBY
BAZEILLES
BELLEVILLE ET CHATILLON SUR BAR
BOULT AUX BOIS
BOULZICOURT
CARIGNAN
CHARDENY
CHARLEVILLE-MEZIERES
CHÂTEAU-PORCIEN
CHATEL-CHÉHÉRY
CHAUMONT-PORCIEN
CORNY-MACHEROMENIL
DOMMERY
ECORDAL
EXERMONT
FAGNON
FAISSAULT
FALAISE
FLÉVILLE
FRANCHEVAL
FUMAY
GIVRY
GLAIRE
HAYBES
HOUDILCOURT
JANDUN
LA BESACE
LA FEREE
LA FRANCHEVILLE
LAUNOIS-SUR-VENCE
LES AYVELLES
LIART
LUMES
MARGUT
MONTCY-NOTRE-DAME
NOUART
NOYERS-PONT-MAUGIS
OSNES
QUATRE-CHAMPS
RENWEZ
RETHEL
ROCQUIGNY
SAINT-JEAN-AUX-BOIS
SENUC
SERAINCOURT
SERY
SIGNY-L'ABBAYE
SORCY-BAUTHÉMONT
TAILLY
THELONNE
THENORGUES
TOULIGNY
VANDY
VERPEL
VIEL-SAINT-REMY
VOUZIERS
WARCQ
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DDRM 08 – 2026
Liste des communes concernées par le risque retrait et
gonflement des sols argileux
315 communes sont exposées au risque retrait et gonflement des sols argileux
ACY-ROMANCE
ALLAND'HUY-ET-SAUSSEUIL
AMAGNE
AMBLY-FLEURY
ANGECOURT
ANTHENY
AOUSTE
APREMONT
ARDEUIL-ET-MONTFAUXELLES
LES GRANDES-ARMOISES
ARNICOURT
ARTAISE-LE-VIVIER
ATTIGNY
AUBIGNY-LES-POTHEES
AUBONCOURT-VAUZELLES
AUFLANCE
AUGE
AURE
AUTHE
AUTRECOURT-ET-POURRON
AUTRUCHE
AUTRY
AUVILLERS-LES-FORGES
LES AYVELLES
BAALONS
BALLAY
BARBAISE
BARBY
BAR-LES-BUZANCY
BAYONVILLE
BAZEILLES
BEAUMONT-EN-ARGONNE
BEFFU-ET-LE-MORTHOMME
BELLEVILLE-ET-CHATILLON-SUR-
BAR
BELVAL
BELVAL-BOIS-DES-DAMES
LA BERLIERE
BERTONCOURT
LA BESACE
BIEVRES
BLAGNY
BLANCHEFOSSE-ET-BAY
BLOMBAY
BOSSUS-LES-RUMIGNY
BOUCONVILLE
BOULT-AUX-BOIS
BOULZICOURT
BOURCQ
BOUVELLEMONT
BRECY-BRIERES
BREVILLY
BRIEULLES-SUR-BAR
BRIQUENAY
BULSON
BUZANCY
CARIGNAN
CERNION
CHAGNY
CHALANDRY-ELAIRE
CHALLERANGE
CHAMPIGNEULLE
CHAMPIGNEUL-SUR-VENCE
CHAMPLIN
CHAPPES
CHARBOGNE
CHARDENY
CHARLEVILLE-MEZIERES
CHATEL-CHEHERY
LE CHATELET-SUR-SORMONNE
CHAUMONT-PORCIEN
CHEMERY-CHEHERY
BAIRON-ET-SES-ENVIRONS
CHESNOIS-AUBONCOURT
CHEVEUGES
CHEVIERES
CHILLY
CHUFFILLY-ROCHE
CLAVY-WARBY
CONDE-LES-AUTRY
CONTREUVE
CORNAY
CORNY-MACHEROMENIL
COUCY
COULOMMES-ET-MARQUENY
LA CROIX-AUX-BOIS
LES DEUX-VILLES
DOM-LE-MESNIL
DOMMERY
DONCHERY
DOUMELY-BEGNY
DOUX
DOUZY
DRAIZE
L'ECHELLE
ECLY
ECORDAL
ESTREBAY
ETREPIGNY
EUILLY-ET-LOMBUT
EVIGNY
EXERMONT
FAGNON
FAISSAULT
FALAISE
FAUX
LA FEREE
LA FERTE-SUR-CHIERS
FLAIGNES-HAVYS
FLEVILLE
FLIGNY
FLIZE
FOSSE
FRAILLICOURT
LA FRANCHEVILLE
LE FRETY
FROMY
GERMONT
GIRONDELLE
GIVRON
GIVRY
GLAIRE
GRANDCHAMP
GRANDHAM
GRANDPRE
GRIVY-LOISY
GRUYERES
GUIGNICOURT-SUR-VENCE
GUINCOURT
HAGNICOURT
HAM-LES-MOINES
HANNAPPES
HANNOGNE-SAINT-MARTIN
HANNOGNE-SAINT-REMY
HARAUCOURT
HARRICOURT
HAUDRECY
HAUTEVILLE
HERBEUVAL
LA HORGNE
IMECOURT
INAUMONT
JANDUN
JONVAL
JUSTINE-HERBIGNY
LALOBBE
LAMETZ
LANCON
LANDRES-ET-SAINT-GEORGES
LAUNOIS-SUR-VENCE
LAVAL-MORENCY
LEPRON-LES-VALLEES
LETANNE
LIART
LINAY
LIRY
LOGNY-BOGNY
LONGWE
LUCQUY
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DDRM 08 – 2026
LUMES
MAISONCELLE-ET-VILLERS
MALANDRY
MANRE
MARANWEZ
MARBY
MARCQ
MARGUT
MARLEMONT
MARQUIGNY
MARS-SOUS-BOURCQ
MARVAUX-VIEUX
MATTON-ET-CLEMENCY
MAZERNY
MESMONT
MESSINCOURT
MOIRY
MONDIGNY
MONTCHEUTIN
LE MONT-DIEU
MONTGON
MONTHOIS
MONTIGNY-SUR-VENCE
MONT-LAURENT
MONTMEILLANT
MONT-SAINT-MARTIN
MOURON
MOUZON
MURTIN-ET-BOGNY
NEUFMAISON
LA NEUVILLE-A-MAIRE
LA NEUVILLE-AUX-JOUTES
NEUVILLE-LEZ-BEAULIEU
NEUVILLE-DAY
NEUVILLE-LES-THIS
LA NEUVILLE-LES-WASIGNY
NEUVIZY
NOIRVAL
NOUART
NOUVION-SUR-MEUSE
NOVION-PORCIEN
NOVY-CHEVRIERES
NOYERS-PONT-MAUGIS
OCHES
OLIZY-PRIMAT
OMICOURT
OMONT
OSNES
POIX-TERRON
PREZ
PRIX-LES-MEZIERES
PUILLY-ET-CHARBEAUX
PUISEUX
QUATRE-CHAMPS
QUILLY
RAILLICOURT
RAUCOURT-ET-FLABA
REMAUCOURT
REMILLY-AILLICOURT
REMILLY-LES-POTHEES
RENNEVILLE
RETHEL
RILLY-SUR-AISNE
ROCQUIGNY
LA ROMAGNE
ROUVROY-SUR-AUDRY
RUBIGNY
RUMIGNY
LA SABOTTERIE
SACHY
SAILLY
SAINT-AIGNAN
SAINT-FERGEUX
SAINT-JEAN-AUX-BOIS
SAINT-JUVIN
SAINT-LAMBERT-ET-MONT-DE-
JEUX
SAINT-LOUP-TERRIER
SAINT-MARCEAU
SAINT-MARCEL
SAINTE-MARIE
SAINT-MOREL
SAINT-PIERREMONT
SAINT-PIERRE-SUR-VENCE
SAINTE-VAUBOURG
SAPOGNE-SUR-MARCHE
SAPOGNE-ET-FEUCHERES
SAULCES-CHAMPENOISES
SAULCES-MONCLIN
SAUVILLE
SAVIGNY-SUR-AISNE
SECHAULT
SEDAN
SEMIDE
SEMUY
SENUC
SERAINCOURT
SERY
SEUIL
SEVIGNY-WALEPPE
SIGNY-L'ABBAYE
SIGNY-LE-PETIT
SIGNY-MONTLIBERT
SINGLY
SOMMAUTHE
SOMMERANCE
SON
SORBON
SORCY-BAUTHEMONT
STONNE
SUGNY
SURY
SUZANNE
SY
TAILLY
TANNAY
TARZY
TETAIGNE
THELONNE
THENORGUES
THIN-LE-MOUTIER
THIS
TOGES
TOULIGNY
TOURCELLES-CHAUMONT
TOURTERON
VANDY
VAUX-CHAMPAGNE
VAUX-EN-DIEULET
VAUX-LES-MOURON
VAUX-LES-RUBIGNY
VAUX-LES-MOUZON
VAUX-MONTREUIL
VAUX-VILLAINE
VENDRESSE
VERPEL
VERRIERES
VIEL-SAINT-REMY
VILLERS-DEVANT-MOUZON
VILLERS-LE-TILLEUL
VILLERS-LE-TOURNEUR
VILLERS-SEMEUSE
VILLERS-SUR-BAR
VILLERS-SUR-LE-MONT
VILLY
VIVIER-AU-COURT
VONCQ
VOUZIERS
VRIGNE-AUX-BOIS
VRIGNE-MEUSE
WADELINCOURT
WAGNON
WARCQ
WARNECOURT
WASIGNY
WIGNICOURT
YONCQ
YVERNAUMONT
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Source : https://www.georisques.gouv.fr/donnees/bases-de-donnees/retrait-gonflement-des-argiles
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DDRM 08 – 2026
Le risque minier
Qu’est-ce que le risque minier ?
Le risque minier se caractérise par la présence d’anciennes cavités anthropiques,
c’est-à-dire d’origine humaine, telles que des carrières (essentiellement à faible
profondeur, de 5 à 50 mètres), des mines, des troglodytes (à flanc de coteaux), des
caves (en zones bâties), ainsi que des ouvrages civils ou militaires.
Comment se manifeste-t-il ?
La présence d’une cavité engendre la modification de l’équilibre des éléments dans
le sol. Les cavités souterraines et les désordres qu’elles sont susceptibles d’entraîner
constituent un risque majeur pour les aménagements et parfois pour la vie humaine.
8
Un affaissement est une déformation souple, sans rupture et progressive de la
surface du sol se traduisant par une dépression en forme de cuvette, généralement à
fond plat, et sur des terrains plutôt élastiques qui vont supporter la déformation
sans rompre.
Ce type de désordre se développe parfois sur plusieurs hectares au droit de vastes
carrières ou mines.
Il s’agit souvent d’un phénomène symptomatique des carrières souterraines soit mal
remblayées soit, lorsqu’elles sont profondes, recouvertes par des formations
« souples ».
Généralement, ce ne sont pas tant les affaissements à proprement parler
(déplacements verticaux) qui affectent les bâtiments et infrastructures de surface,
mais plutôt les déformations du sol (déplacements horizontaux, flexions, etc.)
Si des désordres sensibles peuvent affecter le bâti et les infrastructures (notamment
les réseaux enterrés) présents dans l’emprise des cavités, les affaissements de
surface ne présentent que très exceptionnellement et souvent indirectement un
danger pour les personnes en raison de la progressivité du phénomène.
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DDRM 08 – 2026
8
Un effondrement localisé se manifeste classiquement par l’apparition soudaine d’un
cratère d’effondrement dont l’extension varie de moins d’un mètre de diamètre à
quelques dizaines de mètres au maximum.
Plusieurs phénomènes peuvent être à l’origine de ce type de désordre en surface :
La remontée de cloche de fontis
Effondrement brutal et localisé se manifestant sous la forme d’un entonnoir ou d’un
cratère, le fontis est le plus souvent provoqué par la remontée, plus ou moins lente,
d'une cloche de vide vers la surface à la suite de la rupture du toit d’une cavité.
Ce phénomène peut être à l’origine de dégâts importants aux ouvrages et est
associé à un risque élevé de victimes physiques en raison de la rapidité et des
dimensions du phénomène.
Le débourrage
Le plus souvent provoqué par des circulations d’eau massive, le débourrage
correspond à l’entraînement gravitaire du matériau de comblement d’une cavité :
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Illustration schématique d'une remontée de
fontis à partir d'un karst
Illustration schématique d'un affaissement © BRGM
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DDRM 08 – 2026
• poche d’argile dans une cheminée ou une fissure karstique ;
• bouchon remblayé d’un puits de marnière ou de carrière.
Ce phénomène peut conduire à l’apparition, brutale ou progressive, d’un vide en
surface, généralement d’assez petite dimension (quelques m²).
Il touche particulièrement les réseaux naturels de circulation d’eaux souterraines
développés dans les massifs calcaires (réseaux karstiques). En effet, lors de
précipitations importantes, la circulation d’eau dans les fissures et les cheminées
karstiques incite au débourrage des matériaux de comblement de ces cavités.
Les opérations de remblayage consécutives à la fin de l'exploitation de carrières et
de marnières se limitent souvent aux puits, laissant les galeries et chambres
d’exploitation souterraines vides. Avec ou sans action de l’eau, le remblai présent
dans les puits dispose ainsi d’un vide dans lequel il est susceptible de débourrer.
Ainsi, il arrive que des puits pourtant bouchés par le passé réapparaissent en surface,
sous la forme d’effondrements localisés.
La suffosion
Phénomène d’érosion interne, la suffosion affecte principalement les sables et les
limons. Causée par des circulations rapides d’eau interstitielle, elle provoque le
développement de boyaux de diamètre décimétrique par entraînement des
particules fines dans la masse du sol. Lorsque la taille de ces vides devient trop
importante, des effondrements brutaux de terrain peuvent localement survenir
entraînant souvent des désordres en surface.
La suffosion peut être provoquée par une circulation naturelle d’eau, mais elle est
plus fréquente au droit de canalisations enterrées fuyardes.
8
Les effondrements généralisés, également appelés effondrements en masse, se
traduisent par un abaissement à la fois violent et spontané de la surface sur parfois
plusieurs hectares et plusieurs mètres de profondeur, tout le terrain au-dessus de la
cavité s’effondrant d’un coup.
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Illustration schématique
d'un débourrage dans un
réseau karstique
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DDRM 08 – 2026
Généralement associés aux carrières présentant une extension latérale importante,
les effondrements généralisés sont le plus souvent initiés par une rupture en chaîne
des piliers de l’exploitation, le toit (plafond) descendant alors en masse.
Ils supposent l’existence d’une zone d’exploitation avec des taux de défruitement
(rapport de la surface des vides à la surface totale) élevés, des volumes de vides
importants et des configurations d’exploitation fragiles (piliers sous-dimensionnés,
élancement important, etc.).
Ces phénomènes, heureusement exceptionnels, sont susceptibles de générer des
conséquences très dommageables pour les personnes et les biens situés dans leur
emprise car la répercussion du désordre en surface se fait généralement de manière
soudaine et brutale.
Le risque minier dans le département des Ardennes
Le schiste ardoisier ardennais est exploité depuis l’Antiquité mais c’est surtout au
XIXe siècle qu’il connaît son essor. Son extraction va nécessiter le développement
de galeries et de chambres souterraines allant parfois jusqu’à des profondeurs
dépassant les 300 mètres.
Ainsi, on comptait 15 exploitations sur le secteur de Fumay à son apogée en 1760, et,
plus au Sud, 11 exploitations à Monthermé, 5 à Deville et 8 à Rimogne, pendant les
années 1840.
Le nombre d’exploitations diminue drastiquement au début du XXe siècle. Un grand
nombre de puits ferment ensuite après la Seconde Guerre Mondiale, et ce jusqu’au
début des années 1970. De nombreuses ardoisières ne sont aujourd’hui plus
accessibles, souvent ennoyées du fait de l’arrêt des pompages à la fermeture des
exploitations.
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NM
En 2015, suite à une demande de permis de construire relatif à un projet situé près
d’une entrée d’ardoisière recensée au sein de la Base de Données Cavités
(www.georisques.gouv.fr), le BRGM a réalisé une expertise sur la commune de
Haybes (08). Cette expertise a conduit à une première analyse des risques pour les
habitations liées à la présence des galeries d’ardoisières recensées sur les bassins
d’Haybes et de Fumay.
Dans le cadre des recherches inhérentes à cette expertise, il est apparu que des
plans d’ardoisières existaient à l’échelle communale mais qu’ils n’avaient pas été
digitalisés. Le calage de ces plans a montré que les galeries abandonnées sous-
cavaient de nombreux enjeux, mettant en évidence un risque potentiel. Suite à ce
constat, trois bassins ardoisiers principaux ont été recensés : Haybes/Fumay,
Rimogne/Renwez et Monthermé/Deville.
Une première phase de l’étude a permis de caractériser l’aléa effondrement sur le
bassin ardoisier d’Haybes. Ayant moins de connaissance sur les caractéristiques et la
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localisation des ardoisières présentes sur les autres communes, une seconde phase
de l’étude a consisté en la réalisation d’une première analyse du risque
effondrement/affaissement de terrain lié aux anciennes ardoisières sur les
communes de Fumay, Rimogne/Renwez et Monthermé/Deville par le biais :
– d’un inventaire le plus exhaustif possible des cavités présentes sur les différents
bassins ardoisiers ;
– d’une visite et une cartographie des sites accessibles et pouvant sous-caver des
enjeux ;
– d’une identification des zones à enjeux sous-cavées avec proposition d’un
programme d’actions pour préciser le risque.
Les ressources bibliographiques liées aux caractéristiques des ardoisières ainsi que
les observations réalisées (géologie, pendage, dimensions des vides souterrains, etc.)
indiquent des recouvrements allant jusqu’à 380 m (de quelques mètres à 50 m au
niveau des descenderies). Les hauteurs de vides des travaux souterrains sont
semblables à ce qui a été constaté sur Haybes (en moyenne, 2 m pour les
descenderies et 10 m pour les chambres). Un total de 91 ardoisières a été recensé
dont 14 nouvelles cavités et 26 mises à jour (localisation, profondeur, etc.).
De nombreuses cavités sous-cavent des enjeux (habitations, école, commerce,
routes départementales) en centre-bourg sur les communes de Fumay et de
Rimogne. À ce titre, le BRGM recommande l’évaluation et la cartographie de l’aléa
affaissement / effondrement sur ces deux communes. Des investigations
complémentaires sont en cours au niveau des descenderies supposées, zones les
plus sujettes aux effondrements localisés.
Les ardoisières présentes sur les communes de Monthermé, Deville et Renwez sont
davantage situées en zone boisée, à l’écart d’enjeux (bâti, route). Certaines font
cependant l’objet des visites pluriannuelles dans le cadre de comptages de
chiroptères. Le BRGM propose alors de réaliser une étude spécifique de stabilité au
fond et d’établir des circuits de visites adaptés.
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CONSIGNES INDIVIDUELLES DE SÉCURITÉ
RISQUE MINIER
1. Se mettre à l’abri
2. Écouter la radio
3. Respecter les consignes
en cas d’effondrement du sol
AVANT
• S’informer des risques encourus et des consignes de sauvegarde.
PENDANT
• À l’intérieur :
Dès les premiers signes, évacuer les bâtiments et ne pas y retourner, ne pas prendre
l’ascenseur.
• À l’extérieur :
S’éloigner de la zone dangereuse ;
Respecter les consignes des autorités ;
Rejoindre le lieu de regroupement indiqué.
APRÈS
• Informer les autorités.
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Le risque sismique
Qu’est-ce qu’un séisme ?
Un séisme est une vibration du sol provoquée par une rupture brutale des roches en
profondeur le long d’une faille. Ces failles, ou zone de rupture en profondeur dans la
roche, se prolongent parfois jusqu’à la surface du sol, et leurs deux bords se
déplacent l’un par rapport à l’autre.
Le moteur de ces déplacements est la tectonique des plaques, c’est-à-dire le résultat
des mouvements entre les plaques rigides de la lithosphère induit par les
déformations des couches visqueuses en profondeur.
Comment se manifeste-t-il ?
Un séisme se traduit à la surface terrestre par des vibrations du sol et parfois par des
décalages de la surface du sol de part et d’autre des failles. L’ampleur des vibrations
dépend en premier lieu de la quantité d’énergie libérée, de la profondeur de la
rupture et de la distance à laquelle on se trouve. En outre, localement, ces
mouvements peuvent être modifiés par des effets de site.
En plus des mouvements vibratoires, d’autres phénomènes peuvent aggraver les
conséquences d’un phénomène sismique : tsunamis, mouvements de terrain,
liquéfaction des sols.
Par quoi est caractérisé un séisme ?
– sa magnitude mesure l'énergie libérée par le séisme au niveau du foyer (échelle de
Richter).
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Échelle de Richter
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DDRM 08 – 2026
– son intensité mesure les conséquences du séisme en surface (échelle EMS98 qui
comporte 12 degrés).
– son foyer (ou hypocentre) est la région de la faille où commence la rupture des
roches et d’où partent les premières ondes sismiques.
– son épicentre est le point situé à la surface terrestre à la verticale du foyer où
l’intensité du séisme est la plus importante.
– la fréquence et la durée des vibrations ont une incidence fondamentale sur les
effets en surface.
– la faille provoquée (verticale ou inclinée) peut se propager en surface.
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Échelle Macrosismique Européenne (EMS98)
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DDRM 08 – 2026
Le zonage sismique de la France
Les données de sismicité instrumentale et historique et des calculs de probabilité
permettent d’aboutir à l’élaboration d’un zonage sismique. Cette analyse
probabiliste représente la possibilité pour un lieu donné, d’être exposé à des
secousses telluriques.
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DDRM 08 – 2026
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DDRM 08 – 2026
Cette analyse prend en compte la répartition spatiale non uniforme de la sismicité
sur le territoire français et permet d’établir la cartographie page précédente qui
découpe le territoire français en cinq zones de sismicité :
• très faible ;
• faible ;
• modérée ;
• moyenne ;
• forte.
Dans le département des Ardennes, le zonage sismique classe :
• 351 communes en zone de sismicité 1 : très faible,
• 111 communes en zone de sismicité 2 : faible.
Les conséquences sur les personnes et les biens
– les conséquences sur l’homme :
Le séisme est le risque naturel majeur le plus meurtrier, tant par ses effets directs
(chutes d’objets, effondrements de bâtiments) que par les phénomènes induits
(mouvements de terrain, tsunamis, etc.). En outre, ces phénomènes peuvent
conduire à la rupture de réseaux de gaz, source d’incendies ou d’explosions,
provoquant un nombre important de victimes indirectes. Outre les victimes
possibles, un très grand nombre de personnes peuvent se retrouver, suite à un
séisme, sans abri et déplacées.
– les conséquences économiques :
Un séisme et ses éventuels phénomènes induits peuvent engendrer la destruction ou
l'endommagement des habitations, des outils de production (usines, bâtiments des
entreprises, etc.), des ouvrages (ponts, routes, voies ferrées, etc.), des réseaux d’eau,
d’énergie ou de télécommunications, causant des pertes matérielles directes et des
perturbations importantes de l’activité économique.
– les conséquences environnementales :
Les conséquences d’un séisme peuvent être à l’origine des pollutions importantes
des milieux naturels liées à la rupture ou la défaillance d’équipements industriels.
Dans le cas des séismes les plus forts, des modifications du paysage ont pu être
observées. Ces modifications sont généralement modérées.
Quelles sont les conséquences pour les constructeurs ?
Les constructeurs s’appuient sur le zonage sismique pour appliquer des dispositions
de constructions adaptées au degré d’exposition au risque sismique.
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DDRM 08 – 2026
La réglementation distingue quatre catégories d’importance (selon leur utilisation et
leur rôle dans la gestion de crise) :
I – bâtiments dans lesquels il n’y a aucune activité humaine nécessitant un
séjour de longue durée
II – bâtiments de faible hauteur, habitations individuelles
III – établissements recevant du public, établissements scolaires, logements
sociaux
IV – bâtiments indispensables à la sécurité civile et à la gestion de crise
(hôpitaux, casernes de pompiers, préfectures, …)
Si vous habitez, construisez votre maison ou effectuez des travaux :
• en zone 1, aucune règle parasismique n’est imposée ;
• en zone 2, aucune règle parasismique n’est imposée sur les maisons
individuelles et les petits bâtiments. Les règles de l’Eurocode 8 sont imposées
pour les logements sociaux et les immeubles de grande taille ;
• en zone 3 et 4, des règles simplifiées appelées CPMI –EC8 zone 3/4 peuvent
s’appliquer pour les maisons individuelles ;
• en zone 5, des règles simplifiées appelées CPMI-EC8 zone 5 peuvent
s’appliquer pour les maisons individuelles.
Pour connaître, votre zone de sismicité : https://www.georisques.gouv.fr/ rubrique
« Connaître les risques près de chez moi »
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DDRM 08 – 2026
Quelles sont les mesures prises dans le département des
Ardennes ?
Parmi les mesures prises ou à prendre pour réduire la vulnérabilité des enjeux, on
peut citer :
8 " ?
– la réduction de la vulnérabilité des bâtiments et infrastructures existants :
Diagnostic puis renforcement parasismique, consolidation des structures,
réhabilitation ou démolition et reconstruction.
– la construction parasismique :
Le zonage sismique de la France impose l’application de règles parasismiques pour
les constructions neuves et aux bâtiments existants dans le cas de certains travaux
d’extension notamment. Ces règles sont définies dans les normes Eurocode 8, qui
ont pour but d’assurer la protection des personnes contre les effets des secousses
sismiques. Elles définissent les conditions auxquelles doivent satisfaire les
constructions pour atteindre ce but.
En cas de secousse « nominale », c’est-à-dire avec une ampleur théorique maximale
fixée selon chaque zone, la construction peut subir des dommages irréparables, mais
elle ne doit pas s’effondrer sur ses occupants.
En cas de secousse plus modérée, l’application des dispositions définies dans les
règles parasismiques dit aussi permettre de limiter les endommagements et, ainsi, les
pertes économiques. Ces nouvelles règles sont applicables depuis le 1er mai 2011 à
tout type de construction.
Les grandes lignes de ces règles de construction parasismique sont :
• la prise en compte de la nature du sol et du mouvement du sol attendu ;
• la qualité des matériaux utilisés ;
• la conception générale de l’ouvrage (qui doit allier résistance et
déformabilité) ;
• l’assemblage des différents éléments qui composent le bâtiment (chaînages) ;
• la bonne exécution des travaux.
8 " " ?
– l’évaluation de vulnérabilité d’un bâtiment déjà construit et son renforcement :
• déterminer le mode de construction (maçonnerie en pierre, béton…) ;
• examiner la conception de la structure ;
• réunir le maximum de données relatives au sol et au site.
– les grands principes de construction parasismique :
• fondations reliées entre elles ;
• liaisonnement fondations-bâtiments-charpente ;
• chaînages verticaux et horizontaux avec liaison continue ;
• encadrement des ouvertures (portes, fenêtres) ;
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des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 86
DDRM 08 – 2026
• murs de refend ;
• panneaux rigides ;
• fixation de la charpente aux chaînages ;
• triangulation de la charpente ;
• chaînage sur les rampants ;
• toiture rigide.
Le respect des règles de construction parasismique ou le renforcement de sa maison
permettent d’assurer au mieux la protection des personnes et des biens contre les
effets des secousses sismiques.
– l’adaptation des équipements de la maison au séisme :
• renforcer l’accroche de la cheminée et l’antenne de TV sur la toiture ;
• accrocher les meubles lourds et volumineux aux murs ;
• accrocher solidement miroirs, tableaux… ;
• empêcher les équipements lourds de glisser ou tomber du bureau (ordinateur,
TV, imprimante, …) ;
• ancrer solidement le chauffe-eau ;
• enterrer au maximum ou accrocher solidement les canalisations de gaz et les
cuves ou réserves ;
• installer des flexibles à la place des tuyaux d’arrivée d’eau, de gaz et
d’évacuation.
L’information de la population
Le droit à l’information générale sur les risques majeurs s’applique. Chaque citoyen
doit prendre conscience de sa propre vulnérabilité face aux risques et pouvoir
l’évaluer pour la minimiser. Pour cela, il est primordial de se tenir informé sur la
nature des risques qui nous menacent, ainsi que sur les consignes de comportement
à adopter en cas d’événement.
8< "
Au-delà de vingt-quatre heures passées sous les décombres, les chances de retrouver
des survivants diminuent rapidement, d’où la nécessité d’une intervention rapide :
localisation de la région touchée (réseau national de surveillance sismique), alerte et
mobilisation des moyens, chaîne des secours (de la détection à la médicalisation).
8<
Les préjudices occasionnés par les séismes sont couverts au titre de la garantie
« catastrophes naturelles ».
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DDRM 08 – 2026
Liste des communes concernées par le risque sismique
(Aléa Faible)
111 communes sont soumises au risque sismique aléa faible
AIGLEMONT
ANCHAMPS
ANTHENY
AOUSTE
ARREUX
AUBRIVES
AUGE
AUVILLERS-LES-FORGES
BAZEILLES
BELVAL
BLOMBAY
BOGNY-SUR-MEUSE
BOSSUS-LES-RUMIGNY
BOURG-FIDELE
BROGNON
CERNION
CHAMPLIN
CHARLEVILLE-MEZIERES
CHARNOIS
CHILLY
CHOOZ
CLIRON
DAMOUZY
DEVILLE
DONCHERY
ESTREBAY
ETALLE
ETEIGNIERES
FEPIN
FLAIGNES-HAVYS
FLEIGNEUX
FLIGNY
FLOING
FOISCHES
FRANCHEVAL
FROMELENNES
FUMAY
GERNELLE
GESPUNSART
GIRONDELLE
GIVET
GIVONNE
GLAIRE
GUE-D'HOSSUS
HAM-LES-MOINES
HAM-SUR-MEUSE
HANNAPPES
HARCY
HARGNIES
HAUDRECY
HAULME
HAYBES
HIERGES
HOULDIZY
ILLY
ISSANCOURT-ET-RUMEL
JOIGNY-SUR-MEUSE
L'ECHELLE
LA CHAPELLE
LA GRANDVILLE
LA NEUVILLE-AUX-JOUTES
LAIFOUR
LANDRICHAMPS
LAVAL-MORENCY
LE CHATELET-SUR-SORMONNE
LES HAUTES-RIVIERES
LES MAZURES
LONNY
LUMES
MARBY
MAUBERT-FONTAINE
MONTCORNET
MONTCY-NOTRE-DAME
MONTHERME
MONTIGNY-SUR-MEUSE
MURTIN-ET-BOGNY
NEUFMANIL
NEUVILLE-LEZ-BEAULIEU
NOUZONVILLE
PREZ
PRIX-LES-MEZIERES
RANCENNES
REGNIOWEZ
REMILLY-LES-POTHEES
RENWEZ
REVIN
RIMOGNE
ROCROI
ROUVROY-SUR-AUDRY
RUMIGNY
SAINT-LAURENT
SAINT-MARCEL
SAINT-MENGES
SECHEVAL
SEVIGNY-LA-FORET
SIGNY-LE-PETIT
SORMONNE
SURY
TAILLETTE
TARZY
THILAY
TOURNAVAUX
TOURNES
TREMBLOIS-LES-ROCROI
VILLE-SUR-LUMES
VILLERS-SEMEUSE
VIREUX-MOLHAIN
VIREUX-WALLERAND
VIVIER-AU-COURT
VRIGNE-AUX-BOIS
WARCQ
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DDRM 08 – 2026
CONSIGNES INDIVIDUELLES DE SÉCURITÉ
RISQUE SISMIQUE
1. Se mettre à l’abri
2. Écouter la radio
3. Respecter les consignes
AVANT
• S’informer des risques encourus et des consignes de sauvegarde ;
• Privilégier les constructions sismiques ;
• Repérer les points de coupures de gaz, eau, électricité ;
• Fixer les appareils et meubles lourds ;
• Repérer un endroit où l’on pourra se mettre à l’abri ;
• Prévoir quelques équipements tels que radio portable avec piles, lampes de poche, eau
potable, papiers personnels médicaments urgents,…
PENDANT
• Rester où l’on est :
- à l’intérieur : se mettre à l’abri près d’un mur, une colonne porteuse ou sous des meubles
solides ; s’éloigner des fenêtres ;
- à l’extérieur : s’éloigner de ce qui peut s’effondrer (bâtiments, ponts, fils électriques), à
défaut s’abriter sous un porche ;
- en voiture : s’arrêter si possible à distance de constructions et de fils électriques et ne
pas descendre avant la fin de la secousse.
• Se protéger la tête avec les bras ;
• Ne pas allumer de flamme.
APRÈS
• Après la première secousse, se méfier des répliques : il peut y avoir d’autres secousses ;
• Vérifier l’eau, le gaz et l’électricité : en cas de fuite, ouvrir les fenêtres et les portes et prévenir
les autorités. Ne pas allumer de flamme et ne pas fumer ;
• Évacuer le plus rapidement possible les bâtiments ;
• Ne pas prendre l’ascenseur ;
• Si l’on est bloqué sous des décombres, garder son calme et signaler sa présence en frappant
sur l’objet le plus approprié (table, poutre, canalisation…) ;
• Ne pas aller chercher les enfants à l’école.
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DDRM 08 – 2026
Le risque feux de forêt
Qu’est-ce qu’un feu de forêt ?
On parle d’incendie de forêt lorsque le feu couvre une surface minimale de 0,5
hectare d’un seul tenant et qu’une partie au moins des étages arbustifs et/ou
arborés est détruite.
Le terme incendie vaut aussi pour les formations subforestières de plus petites tailles
que sont le maquis, la garrigue et les landes.
Conditions d’apparition et facteurs déclenchants
Avec 16,9 millions d’hectares de forêt sur son territoire métropolitain, la France est
le quatrième pays européen le plus boisé. L’importance de ses surfaces boisées la
rend vulnérable au risque incendie de forêt, notamment en période estivale.
2 )" > < "
Les feux de forêt peuvent avoir une origine naturelle (foudre, éruptions volcaniques)
ou humaine. Dans le cas de la responsabilité humaine, la cause peut être
intentionnelle, involontaire ou liée aux infrastructures.
90 % des départs de feux de forêt ont pour origine les activités humaines. On
distingue les causes suivantes :
• accidentelles : lignes électriques, chemin de fer, véhicules, dépôt d’ordures ;
• intentionnelles : malveillance ;
• involontaires dues aux travaux : travaux forestiers, travaux agricoles, travaux
industriels et publics ;
• involontaires dues aux particuliers : travaux, loisirs, jets d’objets
incandescents.
80 % des feux se déclenchent à moins de 50 mètres des habitations, du fait des
imprudences liées aux diverses activités de loisir (pique-nique, etc) qui se déroulent
souvent à proximité de parking, aux abords des forêts.
Plus de 50 % des départs de feux sont dus à des imprudences et à des
comportements dangereux. En appliquant les bons gestes au quotidien, plus de la
moitié des départs de feux pourraient être évités.
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DDRM 08 – 2026
8 " )"
Les effets du changement climatique peuvent aggraver le risque incendie de forêt :
les zones exposées à ce risque devraient s’étendre en France métropolitaine vers des
régions jusque-là peu concernées (Pays-de-la-Loire, Centre-Val-de-Loire et Bretagne,
Vosges, etc).
Dans les zones déjà touchées, les risques d'incendies pourraient s’étendre à la
moyenne montagne.
Il est également probable que la saison des incendies de forêt s’allonge dans l’année,
passant ainsi de 3 mois actuellement à 6 mois dans un avenir proche.
Les incendies devraient être plus intenses et plus rapides compte tenu des
sécheresses accrues, et l’augmentation de grands feux pourraient entraîner de fortes
régressions des peuplements forestiers dans les régions les plus exposées.
* "
Les facteurs qui interviennent dans le déclenchement et la propagation des feux de
forêts sont multiples.
Trois sont primordiaux :
• une source de chaleur : très souvent à cause de l’imprudence de l’homme
(travaux agricoles et forestiers, cigarettes, barbecue, dépôts d’ordures, etc) ou
par malveillance ;
• des conditions météorologiques : foudre, vent, sécheresse qui favorisent leur
apparition et/ou leur propagation ;
• un combustible : les risques du feu sont liés à la fois à l’état de la forêt
(peuplement, état d’entretien, densité, teneur en eau, maladie), à l’essence
forestière et à la présence de la fougère aigle à l’état d’épais tapis sec avant le
démarrage de la végétation en mars et avril, principalement sur les massifs de
l’Ardenne primaire et de l’Argonne.
Mesures prises pour lutter contre les feux de forêt
Face au risque feux de forêts, l’État et les Collectivités territoriales ont un rôle de
prévention, qui se traduit notamment par une maîtrise de l’urbanisation pour les
communes les plus menacées, une politique d’entretien et de gestion des espaces
forestiers, principalement aux interfaces habitat/forêt, ainsi que par des actions
d’information préventive.
Cependant, la population tout comme les propriétaires de terrains boisés, ont un
rôle essentiel à jouer pour que cette prévention porte ses fruits. La première doit
adopter un comportement approprié en cas de survenance d’un feu, tandis que les
seconds doivent mettre en œuvre tous les moyens existants afin de prévenir les
incendies sur les terrains privés.
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DDRM 08 – 2026
"
● l’information du citoyen et la sensibilisation des populations : le droit à
l’information générale sur les risques majeurs s’applique. Chaque citoyen doit
prendre conscience de sa propre vulnérabilité face aux risques et pouvoir
l’évaluer pour la minimiser. Pour cela il est primordial de se tenir informé sur la
nature des risques qui nous menacent, ainsi que sur les consignes de
comportement à adopter en cas d’événement.
À ce titre, une carte nationale de type vigilance dite « météo des forêts » est
disponible quotidiennement sur le site Météo France pour qualifier
l’exposition du territoire au risque de feux de forêts prévu le lendemain.
● l’usage du feu dans les espaces boisés est réglementé par le Nouveau Code
Forestier et le Code de l’environnement. La loi stipule notamment qu’il est
interdit de porter ou d’allumer du feu à l’intérieur et jusqu’à une distance de
200 mètres des bois, forêts, plantations, reboisements (article L.131-1 du code
forestier). Cette interdiction inclut également le fait de fumer en forêt. Le non-
respect de ces dispositions est sanctionné pénalement1.
l'aménagement des zones forestières : l’État subventionne au travers,
notamment, du Fonds Vert les projets d’aménagements concourant à la
Défense des Forêts Contre les Incendies portés par les collectivités, les EPCI,
les associations syndicales autorisées comportant au moins une commune et
les services d’incendie et de secours. Ces projets peuvent porter sur :
➢ Protection et défense des zones déjà urbanisées ;
➢ Réduction de la vulnérabilité de constructions et d’équipements
nécessaires à la gestion de crise ;
➢ Aménagement de la forêt aux abords des zones urbanisées ;
➢ Mise en œuvre des obligations légales de débroussaillement ;
➢ Détection précoce des départs de feux, surveillance ;
➢ Connaissance, information préventive et développement de la culture du
risque.
l'interdiction de construire sur certaines zones : le plan local d’urbanisme
(PLU), ex-plans d’occupation des sols (POS), ou intercommunal (PLUi) prévus
par le Code de l’urbanisme, sont des documents de synthèse en matière
d’urbanisme. Ils permettent de refuser ou d’accepter, sous certaines
conditions, un permis de construire dans des zones pouvant être soumises aux
incendies.
la surveillance régulière renforcée en période sensible (mars-avril avant
démarrage de la végétation) et estivale : la reconnaissance commune des
massifs publics, de leurs accès entre les services de l’Office National des Forêts
(ONF) et le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) hors
période sensible permet une meilleure réactivité face à un sinistre.
1 Cf. arrêté préfectoral n°2014-612 portant réglementation des activités de brûlage
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DDRM 08 – 2026
"
Les feux de forêts sont essentiellement combattus par les unités de sapeurs-
pompiers départementaux.
8<
Contrairement à d’autres risques naturels, ce n’est pas la garantie « catastrophes
naturelles » qui s’applique.
Les préjudices causés par les feux de forêts figurent en effet parmi les risques
assurables et peuvent donc faire l’objet d’un dédommagement au titre du régime de
l’assurance incendie.
Quels sont les risques de feux de forêts dans le
département des Ardennes ?
" +
Le département des Ardennes a une superficie de 523 658 ha dont 152 600 ha de
forêts représentant près de 30 % du territoire. Le taux de boisement de la partie
Nord (45 %) est très supérieur à celui de la partie Sud (10 %).
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des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 95
DDRM 08 – 2026
B)" "@
Le tableau ci-après présente l’historique des feux de végétation survenus de l’année
1976 à l’année 2025 dans le département des Ardennes. Ainsi, vingt-huit communes
ardennaises ont subi au moins un feu de végétation de plus 1 Ha depuis 1976, un
chiffre qui ne fera qu’augmenter à l’avenir :
ANNEES COMMUNES CONCERNEES SURFACE (ha)
1976
BOGNY SUR MEUSE
HAYBES
MONTHERME
NOUZONVILLE
REVIN
THILAY
3,23
26,62
11,66
9,49
41,01
2,3
1977 LES HAUTES RIVIERES 1,6
1978 HAYBES
THILAY
2
15,05
1979 REVIN
THILAY
32,75
3,6
1980
GIVONNE
REVIN
THILAY
1,4
1,5
3
1981 REVIN 2,25
1982
BOGNY SUR MEUSE
DEVILLE
FUMAY
LES HAUTES RIVIERES
HAYBES
MONTHERME
REVIN
1
6,2
6,8
47,5
2,5
26,76
4,8
1983 FUMAY
LES HAUTES RIVIERES
8,3
1
1984
BOGNY SUR MEUSE
CHOOZ
FROMELENNES
FUMAY
HAYBES
LES MAZURES
MONTHERME
REVIN
3
3
2,1
7,4
12,5
8,5
39,1
7,05
1985
CHOOZ
FUMAY
LES MAZURES
REVIN
2,38
5,4
1
3,8
1986
CHOOZ
FROMELENNES
LES HAUTES RIVIERES
MONTHERME
REVIN
THILAY
VIREUX MOLHAIN
2,5
3,2
3
2
13
1
1
1987
BOGNY SUR MEUSE
FUMAY
LES HAUTES RIVIERES
HAYBES
LAIFOUR
LES MAZURES
REVIN
THILAY
1
1
3
1
1
5
1
1
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DDRM 08 – 2026
ANNEES COMMUNES CONCERNEES SURFACE (ha)
1988
HAULME
LES HAUTES RIVIERES
REVIN
2
2
13,5
1989
BOGNY SUR MEUSE
HAULME
LES HAUTES RIVIERES
HAYBES
1
2,5
1,3
1
1990 FUMAY 1
1991 DEVILLE
FUMAY
4,6
3,4
1992 MONTHERME 5,3
1993
LES HAUTES RIVIERES
MONTHERME
NOUZONVILLE
THILAY
7
21,3
2,6
6,8
1994 REVIN 5,28
1996
BOGNY SUR MEUSE
FUMAY
HAYBES
LES MAZURES
MONTHERME
NOUZONVILLE
REVIN
THILAY
39,7
14,1
6,8
9,2
26,76
6,21
13,92
9,7
1997 FUMAY 2,6
1999 FUMAY 1,4
2002 BOGNY SUR MEUSE 1
2003 FUMAY
REVIN
1,8
15
2007 BOGNY SUR MEUSE 3,3
2008 REVIN 1,4
2010 ROCROI 1,5
2011 MAZERNY
BOGNY SUR MEUSE
1,5
8
2016 NOUZONVILLE 8
2017 LA CHAPELLE 1
2018 BOGNY-SUR-MEUSE 5
2020
ARREUX
BOGNY-SUR-MEUSE
LES MAZURES
GUIGNICOURT-SUR-VENCE
1
2,5
2
1
2021
CHARLEVILLE-MÉZIÈRES
BOGNY-SUR-MEUSE
NOUZONVILLE
1,5
6,5
1
2022
BOURG-FIDÈLE
SEMIDE
GESPUNSART
LANDRICHAMPS
THILAY
2
1,3
2,5
1
1
2025 SAINT-LOUP-TERRIER
SECHEVAL
1
1,6
Source : SDIS 08 et Base de Données sur les Incendies de Forêts en France
https://bdiff.agriculture.gouv.fr/
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des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 97
DDRM 08 – 2026
9" " F
Le département des Ardennes ne figure pas dans la liste des 32 départements
réputés particulièrement exposés au risque d’incendie (article L.133-1 du code
forestier), ne comporte pas de bois ou forêts classés comme exposés au risque
d’incendie (l’article L.132-1 du code forestier) et ne dispose pas de Plan de
Prévention des Risques d’Incendies de Forêts (PPRIF).
Cependant, le changement climatique que nous vivons a pour conséquences,
notamment, des épisodes de sécheresse répétés et la prolifération d’insectes
xylophages ou de maladies qui affaiblissent les arbres et les rendent plus vulnérables
au risque incendie.
Aussi, chaque année, en amont de la saison estivale, la Direction Départementale
des Territoires, avec le soutien du SDIS, de l’ONF, du CRPF, l’OFB, du PNRA et des
communes forestières, sensibilise la population pour rappeler aux promeneurs,
campeurs, travailleurs forestiers et habitants proches d’espaces boisés les
comportements vertueux vis-à-vis du risque incendie de forêts.
En outre, sous l’impulsion des politiques publiques portées conjointement par les
ministères de l’Intérieur et des Outre-mer, de l’Agriculture et de la Souveraineté
alimentaire et de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, les
services de l’État du département, en collaboration avec l’ONF, le SDIS et le Centre
Régional de la Propriété Forestière (CRPF), a mis en place un groupe de travail dont
l’objectif est de caractériser les massifs ardennais à risque feux de forêt. Un travail
qui permettra, au titre du code forestier, de classer les massifs les plus sensibles ce
qui rendra possible la mise en œuvre des obligations légales de débroussaillement
(OLD)2, la mise en place de servitudes sur les équipements DFCI et l’octroi d’aides
publiques en matière de DFCI.
Liste des communes concernées par le risque feu de
forêt
28 communes ont subi au moins un feu de végétation d’1ha ou plus depuis 1976
ARREUX
BOGNY SUR MEUSE
BOURG-FIDÈLE
CHARLEVILLE-MÉZIÈRES
CHOOZ
DEVILLE
FROMELENNES
FUMAY
GESPUNSART
GIVONNE
GUIGNICOURT-SUR-VENCE
HAULME
HAYBES
LA CHAPELLE
LAIFOUR
LANDRICHAMPS
LES HAUTES RIVIERES
LES MAZURES
MAZERNY
MONTHERME
NOUZONVILLE
REVIN
ROCROI
SAINT-LOUP-TERRIER
SECHEVAL
SEMIDE
THILAY
VIREUX MOLHAIN
2 plus d’information sur les OLD sur : https://www.ecologie.gouv.fr/lancement-campagne-old
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des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 99
DDRM 08 – 2026
CONSIGNES INDIVIDUELLES DE SÉCURITÉ
RISQUE FEUX DE FORET
1. Se mettre à l’abri
2. Écouter la radio
3. Respecter les consignes
AVANT
• Repérer les chemins d’évacuation, les abris ;
• Prévoir les moyens de lutte (points d’eau, matériels) ;
• Débroussailler ;
• Vérifier l’état des fermetures, portes et volets, la toiture ;
• Consulter les réseaux sociaux préfectoraux.
PENDANT
Si vous êtes témoin d’un départ de feu :
• Informer les pompiers (18 ou 112 sur un portable) le plus vite et le plus précisément possible ;
• Attaquer le feu, si possible.
Dans la nature, s’éloigner dos au vent :
• Si on est surpris par le front de feu, respirer à travers un linge humide ;
• À pied, rechercher un écran (rocher, mur…) ;
• Ne pas sortir de sa voiture.
Une maison bien protégée est le meilleur abri :
• Fermer et arroser volets, portes et fenêtres ;
• Occulter les aérations avec des linges humides ;
• Rentrer les tuyaux d’arrosage pour les protéger et pouvoir les réutiliser après.
APRÈS
• Éteindre les foyers résiduels.
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DDRM 08 – 2026
LES RISQUES TECHNOLOGIQUES
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DDRM 08 – 2026
Le risque industriel
Qu’est-ce que le risque industriel ?
Le risque industriel est un événement accidentel potentiellement dangereux
pouvant se produire sur un site industriel et entraîner des conséquences immédiates
graves pour le personnel, les riverains, les biens et/ou l’environnement.
Les générateurs de risques sont regroupés en deux familles :
– Les industries chimiques fabriquent des produits chimiques de base, des produits
destinés à l’agroalimentaire (notamment les engrais), les produits pharmaceutiques
et de consommation courante (ex : eau de javel) ;
– Les industries pétrochimiques produisent l’ensemble des produits dérivés du
pétrole (essences, goudrons, gaz de pétrole liquéfié).
Tous ces établissements sont des établissements fixes qui produisent, utilisent ou
stockent des produits répertoriés dans la nomenclature des installations classées.
Comment peut-il se manifester ?
Les principales manifestations du risque industriel sont regroupées sous trois
typologies d’effets qui peuvent se combiner :
– les effets thermiques sont liés à une combustion d’un produit inflammable ou à
une explosion.
– les effets mécaniques liés à une surpression résultant d’une onde de choc
(déflagration ou détonation) provoquée par une explosion. Celle-ci peut être issue
d’un explosif, d’une réaction chimique violente, d’une combustion violente
(combustion d’un gaz), d’une décompression brutale d’un gaz sous pression (ex :
explosion d’une bouteille d’air comprimé) ou de l’inflammation d’un nuage de
poussières combustibles. Pour ces conséquences, les spécialistes calculent la
surpression engendrée par l’explosion afin de déterminer les effets associés (ex :
lésions aux tympans, aux poumons, etc.).
– les effets toxiques résultent de l’inhalation d’une substance chimique toxique (ex :
chlore, ammoniac) suite à une fuite sur une installation. Les effets découlant de
cette inhalation peuvent être, par exemple, un œdème du poumon ou une atteinte
au système nerveux.
De ces manifestations découlent des risques pour les personnes physiques (de la
blessure légère au décès), pour l’outil économique (ex : destruction des entreprises,
des routes et des voies de chemin de fer) et pour l’environnement (ex : destruction
de la faune et de la flore, pollution d’une nappe phréatique).
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DDRM 08 – 2026
Les installations classées pour la protection de
l’environnement
Toute exploitation industrielle ou agricole susceptible de créer des risques ou de
provoquer des pollutions ou nuisances, notamment pour la sécurité et la santé des
riverains est une Installation Classée pour la Protection de l’Environnement (ICPE).
Une ICPE est soumise à de nombreuses réglementations de prévention des risques
environnementaux, notamment en termes d’autorisations.
8
La législation des installations classées vise à réduire les dangers ou inconvénients
que peuvent présenter les ICPE soit :
• pour la commodité du voisinage ;
• pour la santé, la sécurité, la salubrité publiques ;
• pour l’agriculture ;
• pour la protection de la nature, de l'environnement et des paysages ;
• la conservation des sites et des monuments ainsi que des éléments du
patrimoine archéologique.
Elle confère à l’État des pouvoirs :
• d’autorisation ou de refus d’autorisation de fonctionnement d’une
installation ;
• de réglementation (par exemple : imposer le respect de certaines dispositions
techniques) ;
• de contrôle ;
• de sanction.
Son application relève de l’inspection des installations classées, sous l’autorité des
préfets.
L’exploitation d’une installation, sans avoir effectué de déclaration ou
d’enregistrement préalable, ou obtenu l’autorisation obligatoire, rend l’exploitant
passible d’amendes administratives et/ou pénales.
Les installations visées par la législation sur les ICPE sont énumérées dans une
nomenclature qui les soumet à un régime de classement adapté à l’importance des
risques ou des inconvénients qu’elles peuvent engendrer.
! "
La nomenclature des installations classées détermine le régime de classement et le
statut SEVESO des installations classées.
Elle s’organise en quatre grandes familles de rubriques qui caractérisent soit l’activité
de l’installation classée, soit les substances qu’elle stocke, utilise ou produit.
Publiée au Journal Officiel, la nomenclature des installations classées peut également
être consultée sur le site d’information AIDA relatif au droit de l’environnement.
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DDRM 08 – 2026
Chaque rubrique de la nomenclature est identifiée par un numéro à 4 chiffres :
• les rubriques dont le numéro commence par 1xxx caractérisent les substances
utilisées dans l’installation (par exemple : 15xx : produits combustibles, 14xx :
produits inflammables, 17xx substances radioactives, …) ;
• les rubriques dont le numéro commence par 2xxx caractérisent l’activité de
l’installation (par exemple : 21xx : activités agricoles, 27xx : déchets, ...) ;
• les rubriques dont le numéro commence par 3xxx caractérisent les activités
relevant de la directive sur les émissions industrielles (IED) (par exemple : 3120
raffinage de pétrole et de gaz, 3532 valorisation de déchets non
dangereux, ...) ;
• les rubriques dont le numéro commence par 4xxx caractérisent les substances
relevant de la directive Seveso 3 (par exemple : 4719 : acétylène, 4742 :
propylamine, ...).
Chaque rubrique propose un descriptif de l’activité ainsi que les seuils éventuels
déterminant le régime de classement.
Le régime de classement est le critère déterminant pour l’application effective de la
législation sur les installations classées car c’est lui qui détermine le cadre juridique,
technique et financier dans lequel l’installation peut être créée ou peut continuer à
fonctionner.
Il est défini rubrique par rubrique dans la nomenclature des installations classées en
fonction de la gravité des dangers ou des inconvénients que peut présenter
l’exploitation d’une installation.
Les différents régimes de classement
Il existe quatre régimes de classement des installations :
• le régime de déclaration (D) s’applique aux installations dont les activités sont
les moins polluantes et/ou les moins dangereuses, qui ne présentent pas de
graves dangers ou de nuisances, mais qui doivent néanmoins respecter des
prescriptions générales en matière d’environnement. Il nécessite une simple
déclaration en préfecture ;
• le régime de déclaration avec contrôle périodique (DC) s’applique à certaines
catégories d’installations relevant du régime de déclaration. Il permet de
soumettre les installations à des contrôles périodiques effectués par des
organismes agréés dans l’objectif d’informer les exploitants de la conformité
de leurs installations avec les prescriptions réglementaires ;
• le régime d'enregistrement (E) s’applique aux installations telles que les
élevages, les stations-service, les entrepôts de produits combustibles (bois,
papier, plastiques, polymères, pneumatiques), les entrepôts frigorifiques pour
lesquelles les mesures techniques de prévention des inconvénients sont bien
connues et standardisées. Il correspond à un régime d’autorisation simplifiée.
Sous ce régime, l’exploitant doit faire une demande d’autorisation avant toute
mise en service, en justifiant qu’il respecte les mesures techniques de
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DDRM 08 – 2026
prévention des risques et des nuisances définies dans un arrêté de
prescriptions générales. Un avis de consultation du public doit être : affiché en
mairie et sur le site même de l’installation, pendant au moins 4 semaines et
publié dans 2 journaux diffusés dans le ou les départements concernés et sur
le site internet de la préfecture. Après consultation du public, le préfet peut
autoriser ou refuser le fonctionnement par arrêté préfectoral ;
• le régime d'autorisation (A) s’applique aux installations qui présentent de
graves risques ou nuisances pour l’environnement. Sous ce régime, l’exploitant
doit faire une demande d’autorisation avant toute mise en service,
démontrant l’acceptabilité du risque : étude d’impact et de dangers. Après
enquête publique, le préfet peut autoriser ou refuser le fonctionnement.
L’autorisation n’est définitivement délivrée qu’après la mise en place de
mesures spécifiées dans l’arrêté préfectoral d’autorisation.
" ,
Le statut SEVESO des ICPE est introduit par la directive n°2012/18/UE du 04/07/12
dite “SEVESO III” entrée en vigueur en France le 1er juin 2015.
Cette directive, dont l’application relève de l’inspection des installations classées,
impose de nouvelles exigences aux établissements afin de prévenir et de mieux gérer
les accidents majeurs impliquant des produits chimiques dangereux.
Le statut SEVESO s’applique aux installations utilisant les substances ou mélanges
énumérés dans la nomenclature des installations classées sous les rubriques 4xxx.
Seveso : seuil haut et seuil bas
Le statut SEVESO distingue deux types d’établissements, selon la quantité totale de
matières dangereuses susceptible d’être présente dans l’installation :
• les établissements Seveso seuil haut ;
• les établissements Seveso seuil bas.
À chacun de ces statuts correspondent des mesures de sécurité et des procédures
particulières définies dans la directive Seveso III.
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des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 106
DDRM 08 – 2026
Correspondance entre l’ampleur du risque et le classement ICPE ou Seveso
Nature du risque
ou de la nuisance Classement ICPE Classement Seveso
Nuisance ou risque assez
important Déclaration -
Nuisance ou risque important Autorisation ou enregistrement -
Risque important Autorisation Seuil bas
Risque majeur Autorisation avec servitude
d’utilité publique Seuil haut
Quels sont les risques dans le département des
Ardennes ?
Un établissement industriel classé SEVESO III seuil haut et cinq établissements
industriels classés SEVESO III seuil bas présentant un risque technologique ont été
retenus au titre de l’information préventive sur les risques majeurs :
2 " . , " "
Établissement Commune Activité Risque
METAL BLANC BOURG-FIDELE
(08230)
Recyclage de batteries
usagées pour la
production d’alliages
de plomb de seconde
fusion
Se référer
au paragraphe
ci-dessous*
*Compte tenu de la modification des rubriques relatives aux déchets de la
nomenclature des installations classées ainsi que le décret n° 2010-369 du 13 avril
2010, la société METAL BLANC est devenue « classée SEVESO seuil haut » pour son
stockage d’oxyde de plomb à compter du 14 avril 2011.
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DDRM 08 – 2026
) . , " .
Établissements Commune Activité Risque
COOPERATIVE AGRICOLE
de JUNIVILLE (siège social)
LE CHATELET SUR
RETOURNE
(08300)
Stockage de produits
agropharmaceutiques
Incendie,
nuage toxique
BRENNTAG ARDENNES CLIRON (08090)
Dépôt et
conditionnement de
produit chimique
divers
Explosion,
nuage toxique
EURO BENGALE
ORGANISATION SAUVILLE (08390)
Stockage et
manipulation d’engins
pyrotechniques
Explosion,
nuage toxique
ACTEGA RHENACOAT GLAIRE (08200) Fabrication de
peintures
Incendie,
nuage toxique
ITW Produits Chimiques
(ex SPRAYTEC)
VIREUX-MOLHAIN
(08320)
Conditionnement de
produits chimiques
Incendie,
explosion
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Situation géographique de l’établissement METAL BLANC sur la commune de Bourg-Fidèle
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Situation géographique de la Coopérative agricole de Juniville
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Situation géographique de l’établissement BRENNTAG ARDENNES sur la commune de Cliron
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Situation géographique de l’établissement EURO BENGALE ORGANISATION sur la commune de Sauville
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Situation géographique de l’établissement ACTEGA RHENACOAT dans la commune de Glaire
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Situation géographique de l’établissement ITW SPRAYTEC Produits Chimiques dans la commune de Vireux-Molhain
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des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 114
Liste des Installations Classées pour la Protection de
l’Environnement (ICPE) dans le département des
Ardennes
Soumises à autorisation au 17 mai 2026
Commune Nom établissement
Acy-Romance VIVESCIA (ex CHAMPAGNE CÉRÉALES)
Aire COOPÉRATIVE AGRICOLE DE JUNIVILLE
Alland'Huy-et-Sausseuil VIVESCIA
Annelles
PARC ÉOLIEN LE MONT D’ANNELLES (NITIS 1)
PARC ÉOLIEN LE MONT D’ANNELLES (NITIS 2)
SCEA LOUISIANE
Antheny VENT DE THIÉRACHE 01 SASU
VENT DE THIÉRACHE 02 SASU
Asfeld PARMENTIER DENIS
Attigny BEGHIN SAY SUCRERIE
Auboncourt-Vauzelles EARL VAUZELLES
Aubrives MAGOTTEAUX DÉCHARGE
MAGOTTEAUX SA
Auvillers-les-Forges DEVIN-MOINE ET GENDARME ET FILS RÉUNIS
Avançon ÉOLE MONT DE SAINT LOUP
SCEA DES FAUCHERELLES
Bairon et Ses Environs VIVESCIA (EX CHAMPAGNE CÉRÉALES)
Ballay COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DE L’ARGONNE ARDENNAISE
Banogne-Recouvrance ÉOLE LA MOTELLE
SCEA AVICOLE DES CARRIÈRES
Barby ÉOLE SORBON II – MONT-DE-GERSON II
LES ORLES DE LA TOMELLE
Bazeilles
FRANCE ARDENNE ALUMINIUM
NEXSTONE
UNILIN SAS
Belval-Bois-des-Dames PARC DE BELVAL
Blombay PARC ÉOLIEN DE BLOMBAY – L’ÉCHELLE
Bogny-sur-Meuse FAV-LCAB LA CHANDELLERIE
Boulzicourt STP DE LA VENCE SAS CARRIÈRE
Bourcq NORDDEUTSCHE ÉNERGIE WP BOURCQ SAS
SFE – PARC ÉOLIEN DE LEFFINCOURT
Bourg-Fidèle GALLOO FRANCE – BOURG FIDÈLE
MÉTAL BLANC SA
Bouvellemont AILES DES CRÊTES B1
Brienne-sur-Aisne FERRARI ROBERT
Chagny AILES DES CRÊTES C2
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des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 115
DDRM 08 – 2026
Commune Nom établissement
Chalandry-Elaire BIOGÉNIE FRANCE
SOCIÉTÉ ARDENNAISE D’AMÉLIORATION DU CADRE DE VIE
Challerange NESTLÉ FRANCE
Champlin CENTRALE ÉOLIENNE DES AILES DE FOULZY
VENT DE THIÉRACHE 03 SARL
Chappes FERME ÉOLIENNE DE CHAPPES ET REMAUCOURT
Charleville-Mézières
ARCAVI SAEM
BEKAERT (EX TREFILEST)
BODYCOTE
DEVILLE SA
GRANDRY CHARLEVILLE
HANON SYSTEMS CHARLEVILLE
PARC ANIMALIER
SOCIÉTÉ CAROLOMACERIENNE D’EXPLOITATION
Château-Porcien
ÉNERGIE DU PORCIEN SASU
ÉNERGIE SAINT LADE
PERRIER
VIVESCIA (EX CHAMPAGNE CÉRÉALES)
Clavy-Warby GAEC DE LA BASSE WARBY
Cliron BRENNTAG SA
Contreuve SCEA CHAMP BERNARD
Corny-Machéroménil PARC ÉOLIEN DE NOVION-CORNY SAS
Coulommes-et-Marqueny PARC ÉOLIEN DE VAUX – COULOMMES – SAS
Deville
COLLIGNON SN FONDERIES LA CARBONNIERE
COLLIGNON ST ÉLOI
SA FONDERIE LACROIX
Donchery DELPHI FRANCE SAS
WM LOGISTIC (EX FOSECO)
Douzy MATÉRIAUX CONCASSES ARDENNAIS
Écly ÉOLIENNES DES MYOSOTIS
Éteignières ARCAVI SAEM
Exermont ÉOLE LES BUISSONS
Foisches HOLCIM GRANULATS NORD
Fromelennes TREFIMETAUX SAS
Fumay SAS MANQUILLET SÉBASTIEN
SEDIAM
Givet
A SCHULMAN PLASTICS
CELLATEX
L2A (EX MIG)
PORT DE GIVET
SA BELGIAN SCRAPT TERMINAL NV
VIVESCIA (EX CHAMPAGNE CÉRÉALES)
Givry ETA DES REMPARTS
Glaire
ACTEGA-RHENACOAT
ARS-AGENCE RÉNOVATION DES SOLS (TECSOM)
TARKETT FRANCE
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DDRM 08 – 2026
Commune Nom établissement
Grivy-Loisy SCEA DU BOIS DES CHANZY
Hagnicourt PARC ÉOLIEN ÉNERGIE DU PARTAGE 3
Hannappes TRIGALLEZ TRANSPORT
Hannogne-Saint-Rémy SOCIÉTÉ AGRICOLE GOSSET
Haraucourt VIGNON FONDERIES
Harcy ARDOISIÈRES DE RIMOGNE ET DE SAINT-LOUIS-SUR-MEUSE
Haybes BARET
LA FONTE ARDENNAISE FA4
Hierges POUSSEUR
Jandun SOCIETE EXPLOITATION SOURCES ROXANE
Juniville EARL DU BOIS D’ARGENT – JUNIVILLE
La Besace ÉOLIENNES LA TABATIÈRE
La Neuville-en-Tourne-à-Fuy SARL VANAVI
Laifour COCHAUX
Le Châtelet-sur-Retourne
COOP AGRICOL TRANSFORM CONSERVATION VENT
COOPÉRATIVE AGRICOLE DE JUNIVILLE
EARL DES DUPUIT
Leffincourt OLIVA SAS (MÉTHANISEUR)
SARL ROSE ET VERT
Les Hautes-Rivières STEVENIN NOLLEVAUX (LINCHAMPS)
Lumes GALLOO FRANCE
Machault FERME ÉOLIENNE MACHAULT
SCEA HUREAU
Ménil-Annelles FERME ÉOLIENNE MENIL-ANNELLES
JONET SÉBASTIEN EI
Ménil-Lépinois AVICOLE MEHEE
EARL DU MONT D'AUSSONCE
Mont-Laurent FERME ÉOLIENNE DU MONT-LOUIS
Montcornet URANO
Monthois EARL LACROIX
VIVESCIA (EX CHAMPAGNE CÉRÉALES)
Mouzon ADLER PELZER FRANCE GRAND-EST
ARCELORMITTAL FRANCE
Neuflize EARL DU BOIS D’ARGENT – NEUFLIZE
SAS PYCOQ
Neuville-lez-Beaulieu URANO
Nouzonville
ESKA
FONDERIES NICOLAS
THOME GENOT
VAL-THOME S.A.
Novion-Porcien VIVESCIA (EX CHAMPAGNE CÉRÉALES)
Olizy-Primat PARC ARGONNE DÉCOUVERTE
Pauvres
CENTRALE ÉOLIENNE LE MONT DE MALAN
EARL TIMOTHEE
ÉNERGIE DU PARTAGE 10
LUZEAL
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DDRM 08 – 2026
Commune Nom établissement
Perthes EARL GOBERT
Poix-Terron SMURFIT SOCAR
Pouru-aux-Bois ROCHES OU CALCAIRE CONCASSÉ
Prez GAEC DEMORGNY
Raucourt-et-Flaba ÉOLIENNES RAUCOURT SNC
SASU ÉOLIENNES FLABA
Remilly-Aillicourt SOFIP
Renneville ÉOLE RENNEVILLE SCS
Rethel SAS FERRARI
Revin
CIBOX INTERACTIVE
FRICHE LEBEAU
GROUPE BOUHYER
IDÉAL STANDARD FRANCE
IDÉAL STANDARD FRANCE
SOCIÉTÉ ARDENNAISE INDUSTRIELLE
Rocquigny FERME ÉOLIENNE LA HOTTE
PARC ÉOLIEN LA THIÉRACHE SAS
Rocroi LA PERSÉVÉRANCE
Rouvroy-sur-Audry CANELIA
Saint-Clément-à-Arnes FUTURES ÉNERGIES MONT HEUDELAN SASU
PARC ÉOLIEN MONT DE LA GREVIERE
Saint-Étienne-à-Arnes
EARL HERBIN
EARL REGNIER MIQUEL – REGNIER MARC
SCEA REGNIER-ROUSSY
Saint-Fergeux ÉOLIENNES DE LONGUEVAL
Saint-Germainmont COSUCRA
ÉNERGIE DU PORCIEN – ST GERMAINMONT
Saint-Laurent CPE BÉTON CARRIÈRE
DÉCHARGE DE LA FONTINETTE
Saint-Remy-le-Petit SCEA GENTILS
Saulces-Champenoises
ÉNERGIE DU PARTAGE 1 SNC
ÉNERGIE DU PARTAGE 2 SNC
ÉNERGIE PARTAGE 9
GIE CHARDONNEUSE
URANO
Sault-les-Rethel PRESTABA
SMURFIT KAPPA PAPIER RECYCLE FRANCE
Sauville EURO BENGALE ORGANISATION
Sedan AFS SEDAN SAS
SITA DECTRA
Semide
PARC ÉOLIEN DE NONGEE
PARC ÉOLIEN LAMBERVILLE
PARC ÉOLIEN NONGEE 2
Sery AVICOLE DE LA MALMAISON
Seuil LHI GII1 WP SEUIL 2216 SASU
Sévigny-Waleppe ÉNERGIE DU PORCIEN – SEVIGNY WALEPPE
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DDRM 08 – 2026
Commune Nom établissement
SARL PAPIN
Signy-l'Abbaye BMI PRODUCTION FRANCE
Signy-l'Abbaye BMI PRODUCTION FRANCE CARRIÈRE
Sommauthe SUEZ RV NORD EST
Sorbon AGRICYCLAGE
ÉOLE SORBON
Taizy COOPÉRATIVE AGRICOLE DE JUNIVILLE
Tarzy PARC ÉOLIEN DE TARZY
Thilay THÉVENIN ET CIE
Thin-le-Moutier URANO
Tournes MAROQUINERIE DES ARDENNES
TSDM
Vaux-lès-Mouzon ÉOLIENNES VAUX-LES-MOUZON SNC
Vendresse DOMAINE DE VENDRESSE
Villers-devant-le-Thour ÉOLE COTE DU MOULIN
Villers-le-Tourneur LE MOULIN A COULEURS
Villers-Semeuse BRANCO IMPORT EXPORT
PEUGEOT CITROEN MÉCANIQUE DE L’EST
Villers-sur-le-Mont COLINET VINCENT
Vireux-Molhain ARCAVI
ITW SPRAYTEC
Vireux-Wallerand LA SCIERIE ARDENNAISE
Vivier-au-Court
DUPIRE INVICTA INDUSTRIE
LA FONTE ARDENNAISE FA1
LA FONTE ARDENNAISE FA5
ZINQ ARDENNES
Vouziers FORGEX MACHINING
Vrigne-aux-Bois FONTE ARDENNAISE FA3
MARCEL FRANCE MECANO GALVA
9" " F
Au titre de leurs attributions respectives, l’État, le maire et l’industriel ont pris un
certain nombre de mesures.
"
• une réglementation rigoureuse imposant aux établissements industriels
dangereux :
– une étude d’impact afin de réduire au maximum les nuisances causées par le
fonctionnement normal de l’installation.
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DDRM 08 – 2026
– une étude de dangers où l’industriel identifie de façon précise les accidents les plus
dangereux susceptibles de survenir dans son établissement et leurs conséquences ;
cette étude conduit l’industriel à prendre les mesures de prévention nécessaires et à
identifier les risques résiduels.
• un contrôle régulier effectué par le service d’inspection des installations
classées de la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et
du Logement (DREAL).
• la maîtrise de l’urbanisation autour du site avec détermination d’un périmètre
de danger où la construction est contrôlée, devant être repris dans les
documents d’urbanisme.
• l’information de la population sur les risques encourus et les mesures de
sauvegarde pour s’en protéger.
"
Les plans de secours sont élaborés, rédigés et mis en œuvre par :
• l’industriel : élaboration d’un Plan d’Opération Interne (P.O.I.) incluant
procédures d’alerte et organisation des secours.
• le Préfet : élaboration de plans prévoyant l’organisation des secours. Ils sont
déclenchés lorsque les moyens de secours à l’échelle de la commune sont
insuffisants.
L’indemnisation :
Le régime des assurances régit généralement cette indemnisation puisqu’en cas
d’accident, l’exploitant engage sa responsabilité civile, voire pénale (en cas
d’atteinte à la personne, aux biens et mise en danger d’autrui). L’État pourra parfois
compléter cette démarche par des moyens spécifiques, décidés face aux besoins
identifiés.
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DDRM 08 – 2026
Liste des communes concernées par le risque
industriel
SEVESO Seuil Haut et Seuil Bas
5 communes qui accueillent une ICPE classée SEVESO sont soumises au risque
industriel
BOURG FIDÈLE
LE CHÂTELET-SUR-RETOURNE
GLAIRE
SAUVILLE
VIREUX-MOLHAIN
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DDRM 08 – 2026
CONSIGNES INDIVIDUELLES DE SÉCURITÉ
RISQUE INDUSTRIEL
1. Se mettre à l’abri
2. Écouter la radio
3. Respecter les consignes
AVANT
• S’informer sur l’existence ou non d’un risque (car chaque citoyen a le devoir de s’informer) ;
• Évaluer sa vulnérabilité par rapport au risque (distance par rapport à l’installation, nature des
risques) ;
• Bien connaître le signal national d’alerte pour le reconnaître le jour de la crise.
PENDANT
• Si vous êtes témoin d’un accident, donner l’alerte : pompiers (18 ou 112), SAMU (15), Police (17)
en précisant si possible le lieu exact, la nature du sinistre (feu, fuite, nuage, explosion, etc.), le
nombre de victimes ;
• Évaluer sa vulnérabilité par rapport au risque (distance par rapport à l’installation, nature des
risques) ;
• Rejoindre le bâtiment le plus proche (si le nuage toxique vient vers soi, fuir selon un axe
perpendiculaire au vent) ;
• Boucher toutes les entrées d’air (portes, fenêtres, aérations, cheminées, etc.), arrêter
ventilation et climatisation ;
• S’éloigner des portes et fenêtres ;
• Ne pas fumer ;
• Ne pas chercher à rejoindre les membres de sa famille ;
• Ne pas téléphoner, sauf si urgence vitale ;
• Se laver en cas d’irritation et si possible se changer ;
• Ne sortir qu’en fin d’alerte.
APRÈS
• Aérer le local de mise à l’abri.
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DDRM 08 – 2026
Le risque nucléaire
Qu’est-ce que le risque nucléaire ?
Le risque nucléaire découle d’un événement accidentel, susceptible de provoquer
des rejets entraînant des risques d’irradiation ou de contamination pour le
personnel, les populations avoisinantes, les biens et/ou l’environnement. Les
accidents peuvent survenir :
– lors d’accidents de transport, car des sources radioactives intenses sont
quotidiennement transportées par route, rail, bateau, voire avion (aiguilles à usage
médical contenant de l’iridium 192 par exemple) ;
– lors d’utilisations médicales ou industrielles de radioéléments, tels les
appareils de contrôle des soudures (gammagraphes) ;
– en cas de dysfonctionnement grave sur une installation nucléaire industrielle
et particulièrement sur une centrale électronucléaire. L’exemple le plus grave d’un
tel accident est celui survenu dans le complexe de Tchernobyl en Ukraine.
Les accidents nucléaires sont caractérisés par un rejet important d’éléments
toxiques (notamment radioactifs) et/ou par une forte irradiation. Le rejet, qui peut
intervenir sous forme liquide ou gazeuse, est susceptible de se produire dans un
délai de quelques heures à quelques dizaines d’heures après le début de
l’événement.
L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) classe les événements ayant lieu sur un site
nucléaire en huit catégories, sur une échelle de 0 (simple écart) à 7 (accident
majeur). Ces différents niveaux de gravité des événements se produisant sur des
sites nucléaires font l’objet de critères précis.
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DDRM 08 – 2026
Quels sont les risques pour la population ?
En cas d’accident majeur, les risques sont de deux ordres :
– risque d’irradiation par une source radioactive : centrales nucléaires, matériel
radiologique hospitalier…
Pour se protéger des irradiations, des combinaisons radiologiques et des
écrans (plomb, métal) sont nécessaires. Le degré d’irradiation d’un individu
dépend de la durée d’exposition à la source radioactive, de la proximité de
la source mais également d’autres critères tels que l’âge, l’état de santé de
l’individu, …
– risque de contamination par les poussières radioactives en suspension dans l’air
respiré (nuage) ou fixées sur le sol, les végétaux, les objets, les aliments frais, …
la contamination est interne lorsque les poussières pénètrent dans le corps
humain par la respiration, par l’absorption d’aliments ou d’eau
contaminées, ou par une plaie. Les éléments radioactifs se fixent sur
certains organes particuliers et provoquent alors une irradiation interne.
C’est le cas de l’iode radioactif qui se fixe sur la thyroïde.
la contamination est externe lorsque les poussières sont déposées sur la
peau.
Les conséquences pour la santé de l’individu dépendent de la dose absorbée qui est
fonction de l’intensité de la source de rayonnement, la nature des rayonnements
émis, la proximité et le temps d’exposition.
En cas d’accident très grave à l’intérieur du réacteur de la centrale nucléaire, il
pourrait se produire une émission d’éléments radioactifs dans l’environnement.
Le plus important de ceux-ci serait de l’iode radioactif émis sous forme gazeuse.
L’iode inhalé a la propriété de se fixer sur la thyroïde et provoque une irradiation de
celle-ci. Pour éviter ou limiter la fixation de cet iode, il suffit de faire absorber,
préventivement ou dans l’heure qui suit le rejet accidentel, de l’iode non radioactif
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DDRM 08 – 2026
(ou iode stable) sous forme de comprimé. Ainsi, l’iode stable se fixera sur la thyroïde
et la saturera, évitant de ce fait une fixation ultérieure de l’élément radioactif.
" <@
Aucun accident majeur n’a été, à ce jour, enregistré en France.
Les deux incidents les plus graves enregistrés en France sont de niveau 4 sur l’échelle
INES. Ils se sont produit à la centrale de Saint-Laurent, dans le Loir-et-Cher. Le
premier, le 17 octobre 1969, a entraîné la fusion d’éléments combustibles dans le
réacteur. Ce scénario s’est répété le 13 mars 1980, lorsqu’un problème de
refroidissement du cœur d’un autre réacteur de la centrale a provoqué la fusion
d’une partie du combustible.
Quelles sont les mesures prises dans le département des
Ardennes ?
Aucun incident majeur n’a été enregistré dans le département à ce jour.
" " M
Le Centre Nucléaire de Production d’Électricité (CNPE) est situé sur la commune de
Chooz dans le département des Ardennes, en bord de Meuse, à 6 km au sud de
Givet, 12 km au nord de Fumay, 20 km au nord de Revin, 50 km environ au nord de
Charleville-Mézières et à 3,5 km de la frontière belge (province de Namur).
Le site, situé à la Pointe des Ardennes, est enclavé dans la Belgique, dont la frontière
est située à l’Est à 3 km, au Nord et à l’Ouest à 10 km environ. Il s’étend sur une
surface de 134 hectares.
Le CNPE de Chooz B comporte deux unités de production de 1 450 mégawatts (MW)
chacune, soit une puissance totale de 2 900 MW. Le CNPE a exploité une autre unité
de 1967 à 1991, Chooz A, premier réacteur à eau sous pression qui est actuellement
en cours de démantèlement.
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Centrale
nucléaire
de
Chooz B
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DDRM 08 – 2026
< " M
Le rayon du périmètre d’application du Plan Particulier d’Intervention (PPI) de Chooz
est de 20 km et a la particularité de concerner à la fois la France et la Belgique, mais
n’a vocation à s’appliquer qu’en France, le préfet des Ardennes n’ayant compétence
que sur le territoire français.
Le périmètre PPI est divisé en trois zones concentriques de 2, 5 et 20 km de rayon. La
délimitation de ces zones tient compte de la réalité géographique et sociale du
territoire. La mise en œuvre des mesures du PPI peut se faire sur tout ou partie des
communes situées dans ces périmètres, en fonction des éléments techniques
communiqués au préfet.
Le PPI s’applique sur 22 communes pour une population totale de 32 648 habitants
qui sont :
• Zone A (2 km) : Chooz et Ham-sur-Meuse
• Zone B (5 km) : les communes Zone A auxquelles s’ajoutent celles d’Aubrives,
Charnois, Foisches, Hierges, Landrichamps, Rancennes, Vireux-Wallerand et
Vireux-Molhain
• Zone C (20 km) : les communes Zone B auxquelles s’ajoutent celles
d’Anchamps, Fépin, Fromelennes, Fumay, Givet, Hargnies, Haybes, Les Hautes-
Rivières, Monthermé, Montigny-sur-Meuse, Revin et Thilay.
La zone C n’implique qu’une information privilégiée de la population, une possible
appartenance à la Commission Locale d’Information (CLI) et une prédistribution
d’iode dans les communes. Elle n’implique pas de mesures de protection ou
d’urgence spécifiques et ne limite pas l’action du préfet. Celui-ci peut décider
d’appliquer ces mesures de protection à des communes extérieures à ce périmètre si
la situation l’exige.
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DDRM 08 – 2026
"
Une réglementation rigoureuse s’impose aux centrales nucléaires :
une étude d’impact afin de réduire au maximum les nuisances causées par le
fonctionnement normal de l’installation ;
une étude de dangers permettant d’identifier de façon précise tous les
accidents pouvant survenir dans l’établissement et leurs conséquences ;
cette étude conduit à prendre les mesures de prévention et de protection
nécessaires (enceinte de confinement, séparation des circuits de
refroidissement, filtres à sable, ...) et à identifier les risques résiduels ;
une enquête publique ;
des autorisations délivrées par décret pour l’implantation et l’ouverture de
l’installation, pour les limites des rejets ;
la maîtrise de l’aménagement autour du site ;
l’information de la population sur les risques encourus et les mesures de
sauvegarde pour s’en protéger.
une formation initiale et continue du personnel à la sécurité.
un contrôle permanent de l’installation et des rejets sur le site et aux
alentours par l’exploitant, par l’autorité de sûreté nucléaire à Châlons-en-
Champagne, par des stations automatiques s’agissant de la Meuse afin de
protéger les travailleurs, les riverains et l’environnement des risques liés à
l’exploitation nucléaire.
"
Les plans de secours :
Différents plans de secours sont élaborés, rédigés et mis en œuvre par :
l’industriel : le Plan d’Urgence Interne (PUI) développé pour tout incident ou
accident interne à l’établissement, permettant de limiter les conséquences et
de ramener l’installation à un état sûr. Il vise à alerter le plus rapidement
possible les pouvoirs publics, les élus locaux et les médias.
le maire : le Plan Communal de Sauvegarde (PCS) réalisé par la commune. En
cas de danger, une cellule de crise regroupant élus, responsables municipaux,
sapeurs-pompiers, gendarmes est activée en mairie.
le président de la communauté de communes Ardennes, rives de Meuse : le
Plan intercommunal de Sauvegarde (PiCS) réalisé par la communauté de
communes. Complémentaire au PCS, il permet en outre de préparer et
organiser la solidarité intercommunale en situation de crise.
le Préfet : le Plan Particulier d’Intervention (PPI) prévoit l’organisation des
secours lorsqu’un incident a entraîné le déclenchement du PUI mais qu’un
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DDRM 08 – 2026
risque est susceptible d’avoir des répercussions à l’extérieur du site.
L’élaboration du PPI est réalisée en concertation avec les services, l’industriel
et les maires concernés. Le PPI de la Centrale Nucléaire de Production
d’Électricité (CNPE) de CHOOZ a été approuvé par le Préfet des Ardennes le 4
février 2019. Il est consultable en mairie. Ce plan est en cours de mise à jour.
● Les exercices et les simulations :
Ils permettent d’en vérifier l’efficacité tout au long de l’année (incendie, simulation
d’incident, intrusion…) et un exercice national avec déploiement de l’ensemble des
moyens de secours départementaux, régionaux et nationaux tous les 3 ans.
Le dernier exercice national de sûreté nucléaire et sécurité civile a été organisé dans
le département des Ardennes le 12 septembre 2023.
● La distribution de pastilles d’iode à la population :
La dernière campagne de distribution à l’ensemble des foyers du rayon de 10 km a
été faite en 2016.
La prise des comprimés d’iode stable constitue une mesure de protection des
populations, complémentaire à une mise à l’abri ou à une évacuation ; elle est donc
décidée par le DOS sur recommandation de l’ASN notamment.
La prise d’iode se fait uniquement sur décision du préfet.
● L’alerte et information de la population :
– Dans la zone A l’alerte aux populations est donnée par l’intermédiaire d’un réseau
de sirènes fixes, appelées « sirènes PPI », installées autour du site de l’exploitant et
doublée par le Système d’Alerte des Populations en Phase Réflexe (SAPPRE) géré
par le CNPE, qui permet de contacter les résidents situés dans le périmètre
immédiat en diffusant un message vocal sur les téléphones fixes. Les radios et
télévisions locales (médias conventionnées) permettent de relayer la conduite à
tenir par les populations.
Le signal émis par les sirènes est le signal
national d’alerte d’une durée de 1
minute et 41 secondes décomposée en
trois séquences séparées par un
intervalle de cinq secondes.
– Dans les zones B et C, les services de secours, les forces de l’ordre ainsi que les
communes mobiliseraient tous les moyens d’alerte disponibles (haut-parleurs,
appels téléphoniques…).
Une convention permet également la diffusion des messages à l’attention de la
population par le biais de RADIO FUGI.
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DDRM 08 – 2026
Implantation des sirènes
Les lieux d’accueil et d’hébergement, répartis sur tout le département, sont définis
dans le plan départemental d’hébergement de janvier 2006 qui est actuellement en
cours de révision.
● Le déclenchement du PPI :
Le PPI est déclenché sur décision ou sous contrôle du préfet lorsque les
conséquences d’un événement survenant au CNPE sont susceptibles d’affecter les
populations et/ou l’environnement en dehors du site de la centrale. Il prend la
direction des opérations de secours.
Compte tenu de la nature des évènements susceptibles de survenir sur le site, quatre
catégories de situations peuvent être rencontrées :
La phase de veille : Il y a crise nucléaire sans risque radiologique réel pour les
populations. Le PPI n’est pas déclenché mais le préfet met en place une cellule
de crise. Cette phase vise à capitaliser un maximum d’informations sur l’état
de l’installation et son évolution prévue, l’expertise et l’analyse du risque
radiologique, les conditions météorologiques et tous les éléments pouvant
influer sur les conséquences de l’événement.
La phase « réflexe » : Un accident se produit sur le site conduisant à un rejet
radioactif avéré, quasi immédiat et de courte durée (accident à cinétique
rapide), ou la situation ne permet pas de faire un diagnostic immédiat des
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DDRM 08 – 2026
conséquences de l’évènement (chute d’aéronef notamment). La conduite à
tenir est prédéterminée, elle consiste en une mise à l’abri systématique, dans
le périmètre de 2 km de rayon autour du site.
La phase « immédiate » : Un accident se produit sur le site pouvant
provoquer un rejet radioactif dans les 6 heures (accident à cinétique rapide)
et pour une longue durée, jusqu’à quelques jours voire quelques semaines. La
conduite à tenir est prédéterminée, elle consiste en une évacuation de
l’ensemble de la population, dans un périmètre de 5 km de rayon autour du
site. Après une rapide concertation, le préfet peut aussi activer cette phase en
cas de rejets de longue durée mais différés.
La phase « concertée » : Un accident se produit sur le site pouvant provoquer
un rejet radioactif au-delà des 6 heures (accident à cinétique lente), et pour
une longue durée, jusqu’à quelques jours voire quelques semaines. Les
conduites à tenir sont déterminées en fonction de l’analyse de l’événement et
de ses conséquences. Cette phase « concertée » peut aussi faire suite à la mise
en œuvre des phases « réflexe » ou « immédiate ».
● La mise à l’abri :
La mise à l’abri de la population doit être activée dès une exposition du corps à une
dose efficace prévisionnelle de 10 mSv, et de manière réflexe pour la zone A en cas
de risque de rejets radioactifs courts et immédiats.
L’alerte en mode réflexe est effectuée par l’exploitant, à qui le préfet des Ardennes a
donné délégation pour déclencher l’alerte sans information préalable, dès qu’un
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DDRM 08 – 2026
critère d’activation est atteint. L’autorité préfectorale est ensuite informée
immédiatement. La convention PUI/PPI encadre cette alerte.
Cette mesure de protection peut aussi concerner d’autres communes, sur décision
du préfet après concertation avec les experts.
Les consignes de la mise à l’abri réflexe sont détaillées dans la plaquette diffusée à la
population par l’exploitant et dans le message diffusé par les médias conventionnés.
La durée de mise à l’abri doit se limiter à quelques heures (12 h maximum).
● L’évacuation :
L’évacuation est une mesure visant à soustraire des populations menacées à
relativement brève échéance (~10 h) par un rejet radioactif. Il s’agit d’une mesure
d’anticipation.
En cas de risque de rejets radioactifs immédiats et de longue durée (phase
immédiate), l’évacuation de toute la population est systématique dans un rayon de
5 km autour du CNPE.
En cas de phase concertée, l’évacuation pourra concerner des communes au-delà de
ce rayon de 5 km, et au-delà même du périmètre PPI à 20 km. Avant toute décision
concernant les mesures de protection, trois critères doivent être pris en compte par
le DOS. Ces critères résultent de la transposition en droit français de la directive BSS
Euratom (articles R.1333-81, 82, 83 et D.1333-84 du Code de la santé publique) :
les conseils fournis par l’ASN, l’ASND, l’ARS et l’IRSN ;
le niveau de référence de 100 mSv en dose efficace reçue pendant la durée
de la situation d’urgence radiologique, comme seuil à partir duquel il est
justifié d’engager des actions de prévention ou de protection des populations ;
le préjudice associé aux mesures envisagées au regard du bénéfice
attendu.
L’évacuation peut être précédée d’une mise à l’abri.
L’ordre d’évacuer, accompagné des modalités et des destinations, est donné par le
directeur des opérations de secours (DOS) par tous les moyens d’information à sa
disposition et relayé par les maires et les services de l’État à leurs différents
partenaires et établissements sous tutelle.
Le DOS rappelle également les consignes générales d’évacuation aux autorités
chargées de la mise en œuvre :
l’auto-évacuation des populations autonomes est privilégiée et encouragée
● Les itinéraires :
Les différentes options d’itinéraires d’évacuation sont définies au préalable, et sont
communiquées aux entreprises et services publics de transports.
En cas d’inondations, des itinéraires bis ont été identifiés par les services de la DDT.
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Points potentiels d’accueil :
• Axes nord, est et ouest : points d’accueil en Belgique ;
• Axe sud : Charleville, région de Rethel, voire la Marne ;
• Axe ouest, sud-ouest : région de Rocroi, voire l’Aisne ;
• Axe est, sud-est : Sedan, région de Vouziers, voire la Meuse.
8< ?
L’indemnisation des dommages causés par un accident nucléaire est à la charge de
l’exploitant de l’installation accidentée, ceci au terme de conventions
internationales (convention de Paris en 1960, convention de Vienne en 1963).
L’exploitant doit disposer d’une garantie financière lui permettant éventuellement
d’assurer ces indemnisations. Le montant total des indemnisations à charge de
l’exploitant est actuellement limité à cent millions d’euros. Au-dessus de ce montant,
l’indemnisation est du ressort de l’État.
Liste des communes concernées par le risque
nucléaire
22 communes sont soumises au risque nucléaire
ANCHAMPS
AUBRIVES
CHARNOIS
CHOOZ
FEPIN
FOISCHES
FROMELENNES
FUMAY
GIVET
HAM-SUR-MEUSE
HARGNIES
HAYBES
HAUTES-RIVIERES
HIERGES
LANDRICHAMPS
MONTHERME
MONTIGNY-SUR-MEUSE
RANCENNES
REVIN
THILAY
VIREUX-MOLHAIN
VIREUX-WALLERAND
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DDRM 08 – 2026
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Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information
des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 135
DDRM 08 – 2026
CONSIGNES INDIVIDUELLES DE SÉCURITÉ
RISQUE NUCLÉAIRE
1. Se mettre à l’abri
2. Écouter la radio
3. Respecter les consignes
AVANT
• S’informer des risques encourus, des consignes de sécurité et des bons réflexes à mettre en
œuvre auprès de la mairie, dans les entreprises, auprès des médecins, pharmaciens et
personnels de santé ;
• S’informer auprès de la mairie ou de son entreprise pour bénéficier de comprimés d’iode.
PENDANT
• La première consigne est de se mettre à l'abri dans un bâtiment en dur ;
• Fermer toutes les entrées d’air (portes, fenêtres, aérations, cheminées, etc.), arrêter
ventilation et climatisation ;
• S’éloigner des portes et fenêtres ;
• Rester à l’écoute des consignes données par les autorités, à la radio (RADIO-FUGI), à la
télévision (France 3 Champagne-Ardenne) et sur les réseaux sociaux en suivant les comptes X
et Facebook officiels : @gouvernementFr, @place_Beauvau, Préfet des Ardennes ;
• Ne pas fumer, éviter toute flamme ou étincelle ;
• N’utiliser le téléphone qu’en cas d’urgence absolue ;
• Ne sortir qu’en fin d’alerte (elle sera annoncée par un signal continu, par message vocal ou sur
ordre d’évacuation) ;
• Ne pas consommer l’eau du robinet.
APRÈS
• Si l’on est absolument obligé de sortir, éviter de rentrer des poussières radio-actives dans la
pièce confinée (se protéger, passer par une pièce tampon, se laver les parties apparentes du
corps et changer de vêtements) ;
• Agir conformément aux consignes en matière de consommation de produits frais et en
matière d’administration éventuelle d’iode stable ;
• En cas d’irradiation : suivre les consignes des autorités, mais toujours privilégier les soins
d’autres blessures urgentes à soigner ;
• En cas de contamination : suivre les consignes spécifiques.
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