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Actes des préfectures · Ardennes

RAA 8-2026-125 du 30 juillet 2026

Recueil des actes administratifs publié le 30 juillet 2026 · partie 2 sur 2, pages 137 à 188

188pages

Les actes de cette partie

Les actes qui commencent entre les pages 137 et 188. Sommaire complet du recueil

Le sommaire de ce recueil n’est pas lisible automatiquement. Son contenu reste consultable dans le texte intégral ci-dessous.

Texte intégral · partie 2 sur 2

Pages 137 à 188 sur 188 du texte extrait du PDF publié par la préfecture. Seul le PDF officiel fait foi.

DDRM 08 – 2026 Le risque transport de matières dangereuses Qu’est-ce que le risque transport de matières dangereuses ? Le risque de transport de matières dangereuses est consécutif à un accident se produisant lors du transport de ces marchandises par voie routière, ferroviaire, voie d’eau ou canalisation. Il peut entraîner des conséquences graves pour la population, les biens et/ou l’environnement. Quels sont les risques pour la population ? Les produits dangereux sont nombreux. Ils peuvent être inflammables, toxiques, explosifs, corrosifs ou radioactifs : CLASSE DÉFINITION 1 a Substances explosives 1 b Munitions 1 c Artifices (allumettes) 2 Gaz comprimés, liquéfiés ou dissous 3 Liquides inflammables 4.1 Matières solides inflammables 4.2 Matières sujettes à l’inflammation spontanée 4.3 Matières qui, au contact de l’eau, dégagent des gaz inflammables 5.1 Matières comburantes 5.2 Peroxydes organiques 6.1 Matières toxiques 6.2 Matières infectes, répugnantes ou putrescibles 7 Matières radioactives 8 Matières corrosives 9 Matières et objets dangereux divers présentant un risque pour la santé et/ou l’environnement page 132/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 137
DDRM 08 – 2026 On peut observer trois types d’effets, qui peuvent être associés : – une explosion peut être occasionnée par un choc avec production d’étincelles (notamment pour les citernes de gaz inflammables), ou pour les canalisations de transport exposées aux agressions d’engins de travaux publics, par l’échauffement d’une cuve de produit volatil ou comprimé, par le mélange de plusieurs produits ou par l’allumage inopiné d’artifices ou de munitions. L’explosion peut avoir des effets à la fois thermiques et mécaniques (effet de surpression dû à l’onde de choc). Ces effets sont ressentis à proximité du sinistre et jusque dans un rayon de plusieurs centaines de mètres ; – un incendie peut être causé par l’échauffement anormal d’un organe du véhicule, un choc avec production d’étincelles, l’inflammation accidentelle d’une fuite (citerne ou canalisation de transport), une explosion au voisinage immédiat du véhicule, voire un sabotage. 60 % des accidents de TMD concernent des liquides inflammables. Un incendie de produits inflammables solides, liquides ou gazeux engendre des effets thermiques (brûlures), qui peuvent être aggravés par des problèmes d’asphyxie et d’intoxication, liés à l’émission de fumées toxiques ; – un dégagement de nuage toxique peut provenir d’une fuite de produit toxique (cuve, citerne, canalisation de transport) ou résulter d’une combustion (même d’un produit non toxique). En se propageant dans l’air, l’eau et/ou le sol, les matières dangereuses peuvent être toxiques par inhalation, par ingestion directe ou indirecte, par la consommation de produits contaminés, par contact. Selon la concentration des produits et la durée d’exposition, les symptômes varient d’une simple irritation de la peau ou d’une sensation de picotements de la gorge, à des atteintes graves (asphyxies, œdèmes pulmonaires). Ces effets peuvent être ressentis jusqu’à quelques kilomètres du lieu du sinistre. Rares sont les accidents de transport de matières dangereuses dus à une réaction spontanée ou incontrôlée de la matière, mais après l’accident, la matière joue souvent un rôle actif et aggravant. Il y a cependant des causes spécifiques : page 133/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 138
DDRM 08 – 2026 – le facteur humain : l’homme (conducteur, employé, tiers) est le maillon déterminant de la chaîne de sécurité : à la fois faible (non-respect des règles de sécurité : fatigue, négligence, inattention, alcoolémie, vitesse…) et fort (présence d’esprit, courage…) – les causes matérielles et externes : ce sont des défaillances techniques d’un ensemble insuffisamment surveillé (vannes, cuves, dômes pour les citernes par exemple), mais aussi : . pour le rail : rupture mécanique (essieux, freins…), fausse manœuvre, déraillement ; . pour la route : défaillance de freins, éclatement de pneumatiques, rupture d’attelage ; . pour les canalisations : corrosion, rupture, surpression… Plusieurs causes peuvent se combiner, constituant des facteurs d’aggravation. Quels sont les risques dans le département des Ardennes ? Les principales matières dangereuses transportées dans le département sont : ÉNERGIE : – les hydrocarbures (essence sans plomb 95 et 98, fioul domestique et gazole) – le gaz (essentiellement du propane) CHIMIE : – les engrais – les explosifs (carrières, ...) – l’ammoniac – les solvants (industrie du bois, ...) – les bitumes Les risques pris en considération concernent uniquement les flux de transit et non de desserte locale (à noter toutefois les risques sur les axes secondaires qui desservent les sites SEVESO II seuil bas ou les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement : ICPE). Les infrastructures suivantes ont été retenues en fonction des trafics estimés ou connus : Réseaux routiers national et départemental : Il est difficile de dresser une liste exhaustive des axes concernés par un trafic important de transports de matières dangereuses, ce risque étant particulièrement diffus. Néanmoins, les axes Nord/Sud (par RD 8051, RN 51, RN 43, A 304 et A 34 vers Reims ou par RD 987 et RD 977 vers Châlons-en-Champagne) sont particulièrement sensibles. page 134/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 139
DDRM 08 – 2026 À noter la présence de trois aires de stationnement conséquentes : – la première se situe en France sur la RN 58 au niveau des communes de Bazeilles et de La Chapelle dans le sens Belgique – France. Au niveau de ce poste frontière, il est constaté l’entrée régulière en France de transports de munitions et d’explosifs. Ces chargements prennent ensuite la direction de l’Italie. – la deuxième se trouve en Belgique sur le territoire de la commune de Couvin (village de Brûly) à la limite de la frontière française (commune de Gué d'Hossus sur la N51). Il est à noter l’entrée en France de transports de déchets radioactifs par le poste frontière de Gué-d'Hossus. – la troisième, aire de Faissault (aire de Woinic) se situe sur l’autoroute A 34 à Saulces-Monclin. Ces zones ont le statut de B.C.N.J, c’est-à-dire que des accords internationaux permettent aux forces de police et aux douanes belges et françaises d’effectuer des contrôles. Dans un souci d’économie kilométrique, la pointe des Ardennes (Givet et ses environs) est de plus en plus utilisée pour du transit de marchandises belges. C’est également le cas de la RD777 dite « route du transit » située entre les villages belges de Corbion (entité de Bouillon – Province du Luxembourg) et de Sugny (entité de Vresse-sur-Semois – Province de Namur). Cette route emprunte le territoire français sur une distance de cinq kilomètres environ. Voies ferrées : Le département des Ardennes est essentiellement un lieu de transit par voies ferrées. Il existe très peu de lieux de ruptures de charges. La zone de transfert de Vireux-Molhain comporte un risque puisqu’elle sert à l’évacuation des combustibles usés de la Centrale Nucléaire de Production d’Électricité (CNPE) de Chooz. Les gares de triage présentent elles aussi des risques non négligeables. Voies navigables : Aucun transport de matières dangereuses n’est répertorié sur les bassins de la Meuse et de l’Aisne. À noter toutefois un passage ponctuel et irrégulier de trafics de transit de carbonate de sodium neutre par le Canal des Ardennes et le Canal latéral à l’Aisne. Le port expéditeur est Dombasle sur Meurthe (54). Les ports destinataires sont essentiellement Arques (62), Prouvy (59), Masnières (59) et Cuise la Motte (60). Un transport d’engrais est également réalisé par cette voie d’eau. page 135/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 140
DDRM 08 – 2026 Canalisations : Ce type de transport se compose d’un ensemble de conduites sous pression, de diamètres variables, qui sert à déplacer de façon continue ou séquentielle des fluides ou des gaz liquéfiés. Les canalisations sont principalement utilisées pour véhiculer du gaz naturel (gazoducs), des hydrocarbures liquides ou liquéfiés (oléoducs, pipelines), certains produits chimiques (éthylène, propylène, etc) et de la saumure (saumoduc). Dans le département des Ardennes, 122 communes sont traversées par des canalisations transportant du gaz naturel (gazoduc). page 136/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 141
DDRM 08 – 2026 Quelles sont les mesures prises dans le département des Ardennes ? "    La réglementation en vigueur : Afin d’éviter la survenue d’accident lors du transport de matières dangereuses, plusieurs législations ont été mises en place : Le transport par voie routière : Le transport des matières dangereuses par route est soumis à la réglementation « Accord européen relatif au transport international des matières Dangereuses par Route » (ADR). Le règlement ADR concerne aussi la signalisation des véhicules, les opérations de chargement et de déchargement des marchandises. Il impose également des prescriptions techniques d’emballage, de contrôle et de construction des véhicules. Le transport par voie ferrée : Le transport ferroviaire est soumis au Règlement International pour le transport de matières Dangereuses (RID) par voie ferrée. Par ailleurs, la SNCF a entrepris une série d’actions : – vérification annuelle des châssis roulants et des citernes appartenant ou non à la SNCF ; – interdiction de l’attelage automatique ; – formation des mécaniciens sur les matières transportées ; – suivi informatisé des wagons à partir de chaque poste de commandement avec utilisation des codes de danger (les mêmes que pour la route) ; – mise en place de plans de transport évitant la traversée de zones très peuplées ; – interdiction de croisement sous tunnel de trains de voyageurs et de trains de T.M.D ; – composition de trains par catégorie de produits pour éviter la coexistence de produits réactifs ou incompatibles ; – équipement des convois en liaison radio et des voies en postes téléphoniques d’alerte. Le transport par voie navigable : Les transports fluviaux nationaux et internationaux sont régis par le règlement européen ADNR. page 137/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 142
DDRM 08 – 2026 Le transport par canalisation : Le transport par canalisation fait l’objet de différentes réglementations qui fixent les règles de conception, de construction, d’exploitation et de surveillance des ouvrages et qui permettent d’intégrer les zones de passage des canalisations dans les documents d’urbanisme des communes traversées (afin de limiter les risques en cas de travaux). Ces documents sont consultables en mairie. Les deux premières réglementations ont en commun une signalisation du danger, la présence à bord du train ou du véhicule de documents décrivant la composition de la cargaison et les risques générés par les matières transportées, la formation du conducteur ou du mécanicien, des prescriptions techniques pour la construction des véhicules et des wagons. Par ailleurs, la loi du 30 juillet 2003 impose à l’exploitant une étude de danger lorsque le stationnement, le chargement ou le déchargement de véhicules contenant des matières dangereuses, l’exploitation d’un ouvrage d’infrastructure de transport peut présenter de graves dangers. La signalisation : Une signalisation spécifique s’applique à tous les moyens de transport. En fonction des quantités de matières dangereuses transportées, les véhicules doivent être signalés : par une signalisation générale TMD, matérialisée : - soit par des plaques oranges vierges réfléchissantes (dimensions de 40 cm par 30 cm), placées à l’avant et à l’arrière ou sur les côtés du moyen de transport considéré - soit par une plaque orange réfléchissante indiquant le code matière et le code danger. Elle permet de connaître rapidement les principaux dangers présentés par la matière transportée. Les numéros d’identification ne sont utilisés que dans les cas de transports de matières dangereuses en citerne ou en vrac solide. page 138/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 143
DDRM 08 – 2026 page 139/183 8    Dans la partie supérieure du panneau orange, un nombre indique le ou les dangers présentés par la matière. Le premier chiffre indique le danger principal, le deuxième et le troisième indiquent un ou des dangers secondaires (voir tableau ci-dessous). S’il n’y a pas de danger secondaire, le deuxième chiffre est un zéro. Ainsi 36 se lira : « inflammable, toxique ». Le redoublement d’un chiffre indique une intensification du danger. Ainsi 33 se lira « très inflammable ». Ce numéro peut également être précédé d’un X, ce qui signifie que la matière réagit dangereusement au contact de l’eau et que l’emploi de l’eau est rigoureusement interdit. Numéro d’identification du danger (ou code danger) Numéro d’identification de la matière (ou code ONU) Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 144
DDRM 08 – 2026 par une plaque-étiquette de danger : Si la quantité transportée est telle que le transporteur doit faire apparaître sur son véhicule le code matière et le code danger de la matière transportée, il doit alors apposer également les plaques-étiquettes représentant les pictogrammes des principaux dangers. Cette opération s’appelle « le placardage ». Si le transport se fait en colis, une étiquette de danger matérialisée également par un losange et reproduisant le symbole du danger prépondérant de la matière, doit être apposée sur l’emballage. page 140/183 8      "   !2 Dans la partie inférieure du panneau orange est inscrit un numéro à quatre chiffres. Il s’agit du numéro d’identification de la matière, conformément à une nomenclature de l’ONU. Ainsi le code 2031 correspond à l’acide nitrique et le code 1017 au chlore. Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 145
DDRM 08 – 2026 page 141/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 146
DDRM 08 – 2026 Un seul produit dans une citerne monocuve (ou multicuve) : plaque "code danger" à l’avant et à l’arrière du camion, plaque "symbole danger" sur les côtés et à l’arrière de la cuve. Plusieurs produits différents présentant des dangers différents ; plaque "code danger" vierge à l’avant et à l’arrière, plaque "code danger" sur la cuve contenant le produit, plaques "symbole danger" à l’arrière et une sur la cuve contenant le produit. NB : Les citernes vides et non dégazées gardent leur signalisation – panneau orange barré. Les camions non – citernes : plaque "code danger" vierge, et sans liseré à l’avant et à l’arrière, plaque "symbole danger" à l’arrière et sur les côtés. NB : Plaque orange barrée ou enlevée en cas d’absence de matières dangereuses. page 142/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 147
DDRM 08 – 2026 Les règles de circulation : Le maire exerce la police de la circulation sur les routes nationales, les routes départementales et les voies de communication à l’intérieur des agglomérations, sous réserve des pouvoirs dévolus au représentant de l’État dans le département pour les routes à grande circulation. Le maire peut également prendre des arrêtés interdisant le passage de poids-lourds transportant des matières dangereuses sur sa commune, dans un objectif de sécurité publique (article L.2213-4 du CGCT). Sur certains axes, la circulation de matières dangereuses est totalement interdite et signalée par les trois panneaux suivants : page 143/183 8   "  Les véhicules transportant des matières dangereuses sont interdits sur l’ensemble des routes les samedis et jours fériés à partir de 12 h. Ils sont autorisés à reprendre la route à 24 h les dimanches et les jours fériés. Cependant, des dérogations peuvent être prises par les préfets de département, pour l’approvisionnement des stations-services, des hôpitaux ou de certains services et unités de production. Une dérogation générale peut se mettre en place pour la livraison de gaz liquéfiés à usage domestique et d’hydrocarbures, les samedis et les veilles de jours fériés, de 12 h à 20 h. Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 148
DDRM 08 – 2026 8      ? Le facteur humain étant l’une des principales causes d’accident, les conducteurs de véhicules transportant des matières dangereuses font l’objet de formations spéciales (connaissance des produits et des consignes de sécurité à appliquer, conduite à tenir lors des opérations de manutention) et d’une mise à niveau tous les cinq ans. De plus, toute entreprise qui charge ou transporte des matières dangereuses doit disposer d’un « conseiller à la sécurité » ayant suivi une formation spécifique. 8  G  <".   ? Ce n’est que dans le cas d’implantation d’une canalisation que la réglementation impose des contraintes d’occupation des sols de part et d’autre de l’implantation. "   L’annexe ORSEC « Transport de Matières Dangereuses » a été approuvée par le Préfet des Ardennes le 1er juillet 2010. Ce document prévoit les mesures à prendre et les moyens de secours publics et privés à mettre en œuvre pour faire face aux accidents de cette nature. L’annexe ORSEC « Transport de Matières Radioactives » a été approuvée par le Préfet des Ardennes le 1er juillet 2010. Ce document s’applique principalement en cas d’accident survenant au cours de transports par voie routière ou voie ferrée mettant en jeu des matières radioactives (classe 7 de la réglementation). Les dispositions de cette annexe ORSEC peuvent néanmoins s’étendre aux accidents de transport par voie navigable et par voie aérienne mettant en jeu le même type de matières. Au niveau de l’exploitant, les canalisations de transport font l’objet de Plans de Surveillance et d’Intervention (PSI) en vue de réduire les probabilités d’agressions externes involontaires et de réagir efficacement en cas d’accident. Dans les gares de triage, la SNCF met en place des Plans Marchandises Dangereuses (PMD) afin de mieux faire face à un éventuel accident. page 144/183 8   <   La circulation et le stationnement des véhicules transportant des matières dangereuses font l’objet de règles plus sévères que celles applicables aux poids lourds « classiques ». Certains ouvrages, en particulier les tunnels, sont en général interdits à la circulation des TMD ou sont soumis à des conditions particulières de circulation. Dans plusieurs grandes agglomérations, il existe des itinéraires conseillés et des itinéraires interdits aux TMD. Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 149
DDRM 08 – 2026 8<   ? Le régime des assurances régit généralement cette indemnisation, puisqu’en cas d’accident, l’exploitant engage sa responsabilité civile, voire pénale. L’État pourra parfois compléter cette démarche par des moyens spécifiques, décidés face aux besoins identifiés. "            " Le risque de transport de matières dangereuses est susceptible de toucher n’importe quelle commune du département du moment qu’elle est traversée par une voie routière. En effet, toutes les communes du département peuvent être potentiellement le lieu d’un accident impliquant un TMD (camion citerne par exemple). page 145/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 150
DDRM 08 – 2026 LES CONSIGNES INDIVIDUELLES DE SÉCURITÉ RISQUE TRANSPORT DE MATIÈRES DANGEREUSES 1. Se mettre à l’abri 2. Écouter la radio 3. Respecter les consignes AVANT • Savoir identifier un convoi de matières dangereuses : les panneaux et les pictogrammes apposés sur les unités de transport permettent d’identifier le ou les risques générés par la ou les matières transportées. PENDANT Si l’on est témoin d’un accident TMD : • Protéger : pour éviter un « sur-accident », baliser les lieux du sinistre avec une signalisation appropriée, et faire éloigner les personnes à proximité. Ne pas fumer ; • Donner l’alerte aux sapeurs-pompiers (18 ou 112), au 15 (SAMU) à la police ou la gendarmerie (17 ou 112) et, s’il s’agit d’une canalisation de transport, à l’exploitant dont le numéro d’appel 24 h/24 figure sur les balises. Dans le message d’alerte, préciser si possible : • Le lieu exact (commune, nom de la voie, point kilométrique, etc.) ; • Le moyen de transport (poids-lourd, canalisation, train, etc.) ; • La présence ou non de victimes ; • La nature du sinistre : feu, explosion, fuite, déversement, écoulement, etc ; • Le cas échéant, le numéro du produit et le code danger. En cas de fuite de produit : • Ne pas toucher ou entrer en contact avec le produit (en cas de contact : se laver et si possible se changer) ; • Quitter la zone de l’accident : s’éloigner si possible perpendiculairement à la direction du vent pour éviter un possible nuage toxique ; • Rejoindre le bâtiment le plus proche et se confiner (les mesures à appliquer sont les mêmes que les consignes générales) ; • Dans tous les cas, se conformer aux consignes de sécurité diffusées par les services de secours. APRÈS • Si vous vous êtes mis à l’abri, aérer le local à la fin de l’alerte diffusée par la radio. page 146/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 151
DDRM 08 – 2026 Le risque rupture de barrage Qu’est-ce qu’un barrage ? Un barrage est un ouvrage, le plus souvent artificiel, transformant généralement une vallée en un réservoir d’eau. Il se compose d’une fondation, d’un corps et d’ouvrages annexes. Les barrages servent principalement à la régulation des cours d’eau (ex : maintien d’un niveau minimum des eaux en période de sécheresse, barrage écrêteur de crue), l’alimentation en eau des zones urbanisées, l’irrigation des cultures, la production d’énergie électrique, le tourisme et les loisirs, la lutte contre les incendies. Qu’est-ce que le risque rupture de barrage ? Le risque rupture de barrage correspond à l’immersion brutale et rapide de la vallée entraînant de nombreuses victimes et des dégâts matériels et environnementaux importants. Comment se manifeste-t-il ? Le phénomène de rupture de barrage correspond à une destruction partielle ou totale d’un barrage. Les causes de rupture peuvent être diverses : – techniques : défaut de fonctionnement des vannes permettant l’évacuation des eaux, vices de conception, de construction ou de matériaux, vieillissement des installations ; – naturelles : séismes, crues exceptionnelles, glissements de terrain (soit de l’ouvrage lui-même, soit des terrains entourant la retenue et provoquant un déversement sur le barrage) ; – humaines : insuffisance des études préalables et du contrôle d’exécution, erreurs d’exploitation, de surveillance et d’entretien, malveillance. Le phénomène de rupture de barrage dépend des caractéristiques propres du barrage. Ainsi, la rupture peut être : – progressive : dans le cas des barrages en remblais, par érosion régressive, suite à une submersion de l’ouvrage et à une fuite à travers celle-ci ; page 147/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 152
DDRM 08 – 2026 – brutale : dans le cas des barrages en béton, par renversement ou par glissement d’un ou plusieurs plots. Une rupture de barrage entraîne la formation d’une onde de submersion se traduisant par une élévation brutale du niveau de l’eau à l’aval. Quels sont les risques dans le département des Ardennes ? Les barrages étant de mieux en mieux conçus, construits et surveillés, les ruptures de barrages sont des accidents rares de nos jours. Dans le département des Ardennes, EDF exploite la Station de Transfert d’Énergie par Pompage (STEP) de Revin Saint- Nicolas Les Mazures. Cet aménagement est constitué de deux barrages : un bassin supérieur dit « les Marquisades », et un bassin inférieur dit « Withaker » ainsi que d’une usine de production en partie souterraine. Aucun accident de rupture de barrage n’est survenu dans les Ardennes. page 148/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 153
DDRM 08 – 2026 Bassin des Marquisades (bassin supérieur) Bassin de Whitaker (bassin inférieur) page 149/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 154
DDRM 08 – 2026 page 150/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 155
DDRM 08 – 2026 Quelles sont les mesures prises dans le département des Ardennes ? "    ? • des études qui prennent en compte la géologie, l’hydrogéologie (écoulement de l’eau souterraine) et l’hydrologie (pluviométrie, débit des rivières), mais également des études de dangers réalisées par l’exploitant avant la construction du barrage • une surveillance et un contrôle pendant la construction du barrage (sondages, essais de résistance, mesures de perméabilité, percement de galeries de reconnaissance…) • des visites (annuelles et décennales) et une surveillance régulière par l’exploitant et les services de l’État chargés du contrôle : Direction Départementale des Territoires (DDT), Service de la Navigation, Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) pour prévenir toute dégradation, et à fortiori, toute rupture. • des essais réguliers des sirènes du RNA (Réseau National d’Alerte) • une réglementation de l’aménagement dans les zones les plus exposées • l’information de la population : chaque citoyen doit prendre conscience de sa propre vulnérabilité face aux risques et pouvoir l’évaluer pour la minimiser. Pour cela, il est primordial de se tenir informé sur la nature des risques qui nous menacent, ainsi que sur les consignes de comportement à adopter en cas d’événement. "   ? Un plan particulier de protection du site a été élaboré par l’exploitant, approuvé le 23 janvier 2004 par le Préfet des Ardennes. Des plans prévoyant l’organisation des secours ont également été approuvés par le Préfet. Ils sont déclenchés lorsque les moyens de secours à l’échelle de la commune sont insuffisants. L’indemnisation Les préjudices occasionnés par une rupture de barrage sont écartés du champ d’application de la garantie « catastrophes naturelles ». Ils sont couverts par les contrats d’assurance garantissant les dommages d’incendie ou les dommages aux biens ainsi que, le cas échéant, les dommages aux corps de véhicules terrestres à page 151/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 156
DDRM 08 – 2026 moteur. Cette garantie est étendue aux pertes d’exploitation si elles sont couvertes par le contrat de l’assuré. Liste des communes concernées par le risque rupture de barrage 4 communes sont soumises au risque rupture de barrage BOURG-FIDÈLE LES MAZURES REVIN ROCROI page 152/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 157
DDRM 08 – 2026 page 153/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 158
DDRM 08 – 2026 LES CONSIGNES INDIVIDUELLES DE SÉCURITÉ RISQUE RUPTURE DE BARRAGE 1. Se mettre à l’abri 2. Écouter la radio 3. Respecter les consignes AVANT • Connaître le système spécifique d’alerte pour la « zone de proximité immédiate » : il s’agit d’une corne de brume émettant un signal intermittent pendant au moins 2 min, avec des émissions de 2 s séparées d’interruptions de 3 s ; • Connaître les points hauts sur lesquels se réfugier (collines, étages élevés des immeubles résistants), les moyens et itinéraires d’évacuation. PENDANT • Évacuer et gagner le plus rapidement possible les points hauts identifiés les plus proches ou, à défaut, les étages supérieurs d’un immeuble élevé et solide ; • Ne pas prendre l’ascenseur ; • Ne pas revenir sur ses pas ; • Donner l’alerte aux sapeurs-pompiers (18 ou 112), au 15 (SAMU) à la police ou la gendarmerie (17 ou 112). APRÈS • Aérer et désinfecter les pièces ; • Ne rétablir l’électricité que sur une installation sèche ; • Chauffer dès que possible. page 154/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 159
DDRM 08 – 2026 Le risque « engins de guerre » Qu’est-ce que le risque « engins de guerre » ? On entend par risque « engins de guerre » le risque d’explosion et/ou d’intoxication lié à la manutention d’une ancienne munition de guerre (bombes, obus, mines, grenades, détonateurs, etc) après découverte, ou lié à un choc lors de travaux de terrassement par exemple. Quels sont les risques dans le département des Ardennes ? Le département des Ardennes a été fortement impliqué lors des deux guerres mondiales. L’ensemble du département est concerné par le problème des obus, des mines et autres engins de guerre. La découverte d’engins de guerre peut représenter un danger mortel pour la ou les personnes présentes sur place lorsqu’il y a manipulation ou transport de ces munitions abandonnées. Par conséquent, toute manipulation par des personnes non habilitées est à proscrire. Les risques sont : • l’explosion de l’engin par manipulation, choc ou au contact de la chaleur. • l’intoxication par inhalation, ingestion ou contact ; • la dispersion dans l’air de gaz toxiques : les armes chimiques, utilisées pendant la guerre, renferment en effet des agents toxiques mortels ; si leur enveloppe se rompt, des gaz toxiques sont susceptibles de contaminer l’air. De par la nature de leur localisation, il est difficile de donner une évaluation même approximative du nombre d’engins de guerre encore présents dans le sol ardennais. En effet, on peut les trouver dans divers endroits et leur découverte est souvent fortuite. Régulièrement, des bombes, des obus ou des grenades enfouis dans le sol, non éclatés, reviennent à la surface au hasard des travaux des champs, de terrassements ou par l’effet de la sécheresse ou de l’érosion naturelle. page 155/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 160
DDRM 08 – 2026 Quelles sont les mesures prises dans le département des Ardennes ? 8     ? Ce service est chargé de neutraliser, enlever et détruire tous les « engins de guerre », quels qu’ils soient. Un délai moyen de 3 jours est nécessaire avant le passage des démineurs sauf si la situation nécessite le déclenchement de la procédure d’urgence (fuite sur obus chimique, colis suspect, bombe piégée, engin mal situé). En effet, il faut distinguer la procédure normale qui couvre la plupart des cas de la procédure d’urgence qui relève d’une intervention 24 h/24 des services de déminage. Liste des interventions effectuées dans les Ardennes par le Service de Déminage de Châlons-en- Champagne Année Nombre de demandes Poids total Délai moyen d’intervention 2006 124 4 631 kg 1 semaine 2007 125 3 511 kg 1 semaine 2008 126 4 586 kg 4 à 5 jours 2009 125 3 540 kg 2 à 3 jours 2010 109 3 193 kg 2 à 3 jours ; 10 jours exceptionnellement suite aux intempéries de fin d’année 2011 149 5 525 kg 3 à 4 jours 2012 123 7 133,5 kg 3 à 4 jours 2013 114 4 730 kg 3 à 4 jours 2014 119 2 970 kg 3 à 4 jours 2015 142 7 662 kg 3 à 4 jours 2016 123 3 330 kg 3 à 4 jours 2017 138 3 125 kg 3 à 4 jours 2018 156 4 815 kg 2 à 3 jours 2019 160 6 505 kg 2 jours 2020 170 5 281 kg 1 à 2 jours 2021 154 3 706 kg 2 jours 2022 177 2 850 kg 1 à 2 jours page 156/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 161
DDRM 08 – 2026 LES CONSIGNES INDIVIDUELLES DE SÉCURITÉ RISQUE « ENGINS DE GUERRE » Toute personne découvrant des explosifs (balles, obus, fusées paragrêles, grenades, …) ou désirant s’en démettre doit : • éviter de les toucher ou de les déplacer • éviter de les jeter au feu ou de les scier et immédiatement : • alerter la Gendarmerie ou les services de Police • prévenir le maire de la commune La Gendarmerie, la Police ou le maire préviendra la Préfecture qui se mettra en relation avec le service de déminage qui se rendra sur place afin de retirer le ou les objets dangereux. En cas de découverte dans un endroit public et dans l’attente du passage des démineurs, les autorités communales mettront en place un périmètre de sécurité matérialisé par un minimum de balisage. page 157/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 162
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DDRM 08 – 2026 LES RISQUES PARTICULIERS page 161/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 166
DDRM 08 – 2026 Le risque radon Qu’est-ce que le radon ? Le radon est un gaz radioactif inodore et incolore d’origine naturelle provenant de la désintégration du radium, qui est lui-même issu de la désintégration de l’uranium contenu dans la croûte terrestre. Le radon est présent partout à la surface terrestre, principalement dans les sols granitiques et volcaniques, ainsi que dans des matériaux de construction. Comment se manifeste-t-il ? Le radon est présent dans le sol, l’air et l’eau. Le risque pour la santé résulte particulièrement de sa présence dans l’air, l’exposition au radon se fait donc par voie respiratoire. Les particules sont alors inhalées avec l’air respiré et se déposent dans les poumons. Sa concentration, mesurée en Bq/m³ (becquerel par mètre cube), fluctue cependant d’heure en heure et d’un endroit à un autre. Dans les endroits clos, tels que les caves, sous-sols et pièces d’habitation, le radon peut s’accumuler, et par effet de confinement, atteindre des concentrations élevées. L’infiltration et l’accumulation du radon dans les habitations et autres bâtiments résultent de plusieurs paramètres, notamment :  des caractéristiques propres au sol : concentration dans le sol, humidité du sol, …  des caractéristiques propres aux bâtiments : présence de fissures, passage de canalisations à travers les dalles et planchers, …  du comportement des occupants vis-à-vis de l’aération des locaux. page 162/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 167
DDRM 08 – 2026 8     "" L’arrêté du 22 juillet 2004 relatif aux modalités de gestion du risque lié au radon dans les lieux ouverts au public a dressé un inventaire des départements dits « prioritaires » face au risque radon. Si l’exposition au radon dans les départements « non prioritaires » est en moyenne plus faible, elle ne doit cependant pas être négligée. Source : www.developpement-durable.gouv.fr La réglementation fixe deux niveaux d’action au-dessus desquels il est nécessaire d’entreprendre des travaux en vue de réduire les concentrations en radon :  en dessous de 400 Bq/m³ : la situation ne justifie pas d’action correctrice particulière. Aérer et ventiler permet néanmoins d’améliorer la qualité de l’air intérieur des locaux et d’abaisser la concentration en radon ;  entre 400 et 1 000 Bq/m³ : il est souhaitable d’entreprendre des actions correctrices simples afin d’abaisser la concentration de radon en dessous de 400 Bq/m³ minimum ;  au-delà de 1 000 Bq/m³ : le propriétaire doit effectuer, sans délai, des actions simples sur le bâtiment destinées à réduire l’exposition des personnes au radon. Elles sont suivies immédiatement d’un diagnostic du bâtiment et, si nécessaire, de mesures de radon supplémentaires. Par ailleurs, prise sur le fondement de la loi n°2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, l’ordonnance n°2016-128 du 10 page 163/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 168
DDRM 08 – 2026 février 2016 portant diverses dispositions en matière nucléaire instaure une obligation d’informer les acquéreurs ou locataires de biens immobiliers situés dans des zones à potentiel radon par le vendeur ou le bailleur de l’existence de ces risques. Enfin, la transposition de la directive européenne 2013/59/Euratom va renforcer les dispositions de protection du public et des travailleurs vis-à-vis du risque d’exposition au radon. Les États membres doivent ainsi :  fixer un niveau national de référence pour les concentrations de radon à l’intérieur des bâtiments n’excédant pas 300 Bq/m³ ;  encourager le recensement des logements dans lesquels les concentrations de radon (en moyenne annuelle) dépassent le seuil de référence ;  veiller à ce que, aux niveaux local et national, des informations soient mises à disposition sur l’exposition au radon à l’intérieur des bâtiments et les risques sanitaires qui y sont associés, ainsi que sur l’importance de la mesure de l’exposition au radon et les moyens techniques permettant d’abaisser les concentrations de radon existantes. Prise sur le fondement de la loi n°2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, l’ordonnance n°2016-128 du 10 février 2016 portant diverses dispositions en matière nucléaire a ainsi introduit des dispositions législatives nouvelles dans le Code de la santé publique (qui sont entrées en vigueur le 1er juillet 2017) et le Code de l’environnement pour assurer une information pérenne de la population et pour mieux estimer l’exposition de la population au radon. Ces nouvelles dispositions visent à :  considérer la concentration en radon comme un paramètre de la qualité de l’air intérieur ;  instaurer une information obligatoire des propriétaires, nouveaux acquéreurs de biens immobiliers et bailleurs, dans les zones à fort potentiel radon ;  collecter les résultats des mesures de radon réalisées dans l’habitat à l’initiative des propriétaires ou des collectivités territoriales permettant de mieux estimer l’exposition de la population au radon. Quels sont les risques pour la population ? À long terme, une exposition régulière au radon à des concentrations excessives augmente le risque de développer un cancer du poumon. Cette augmentation du risque de cancer est toutefois proportionnelle à la durée d’exposition et à sa concentration dans l’air respiré. Pour une même exposition au radon, le risque de développer un cancer du poumon est nettement majoré pour un fumeur que pour un non-fumeur. Comment réduire l’exposition au radon ? Deux types d’action visent à diminuer la concentration en radon dans les bâtiments : page 164/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 169
DDRM 08 – 2026  évacuer le radon présent en améliorant le renouvellement de l’air intérieur : renforcement de l’aération naturelle ou mise en place d’une ventilation mécanique adaptée ;  empêcher le radon d’entrer en renforçant l’étanchéité entre le sol et le bâtiment : colmatage des fissures et des passages de canalisations, etc. Liste des communes concernées par le risque radon 10 communes sont soumises au risque radon CHILLY HARCY LAVAL-MORENCY LE CHATELET-SUR-SORMONNE LONNY MONTCORNET MURTIN-ET-BOGNY RIMOGNE SEVIGNY-LA-FORET TREMBLOIS-LES-ROCROI page 165/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 170
DDRM 08 – 2026 page 166/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 171
DDRM 08 – 2026 CONSIGNES INDIVIDUELLES DE SÉCURITÉ ET LES ACTIONS PRÉVENTIVES RISQUE RADON Empêcher le radon de pénétrer dans le bâtiment : • S’assurer de l’étanchéité à l’air mais aussi à l’eau entre le bâtiment et le sous-sol. Cette imperméabilité concerne principalement les joints entre le sol et les murs ; • Veiller à obturer les passages autour des gaines et traiter les éventuelles fissures des planchers et des murs. Évacuer le radon présent : • Aérer régulièrement votre logement en ouvrant les fenêtres (à minima 10 min par jour) ; • Vérifier que le bâtiment possède un système d’aération qui fonctionne et assure un renouvellement d’air suffisant ; • Traiter la base du bâtiment (vide sanitaire, cave, dallage sur terre plein…) en le ventilant mécaniquement ou naturellement. • En cas de doute, réaliser des mesures à l’aide d’un dosimètre. page 167/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 172
DDRM 08 – 2026 Le risque pollution atmosphérique Qu’est-ce que la pollution atmosphérique ? L’air ambiant contient différentes substances indésirables qui, à partir d’un certain seuil, constituent une pollution atmosphérique. L’article R.221-1 1° du code de l’environnement qualifie l’air ambiant « d’air extérieur de la troposphère, à l’exclusion des lieux de travail tels que définis à l’article R.4211-2 du code du travail et auxquels le public n’a normalement pas accès ». Le même article définit au 2° un polluant comme « toute substance présente dans l’air ambiant et pouvant avoir des effets nocifs sur la santé humaine ou sur l’environnement dans son ensemble ». Les polluants observés dans le département sont au nombre de trois : le dioxyde d’azote (NO2), l’ozone (O3) et les particules en suspension (PM10). Comment se manifeste-t-elle ? La quantité de ces trois polluants varie principalement en fonction des conditions météorologiques ou en fonction des activités humaines. Les seuils d’information et de recommandation et les seuils d’alerte relatifs aux particules en suspension (PM10), à l’ozone (O3) et au dioxyde d’azote (NO2) sont fixés par l’article R. 221-1 du code de l’environnement. Ils sont récapitulés dans le tableau ci-dessous : Polluant Seuil d’information et de recommandation Seuil d’alerte Particules en suspension (PM10) 50 g/m³ en moyenne journalière μ calculée de 0 h à 24 h* 80 g/m³ en moyenne journalière μ calculée de 0 h à 24 h* Déclenchement sur persistance : 50 g/m³ en moyenne journalière μ calculée de 0 h à 24 h* si constat de dépassement pour J-2 et J-1 et prévision de dépassement pour J et J+1 Ozone (O3) 180 g/m³ en moyenne horaire** μ dépassé pendant une heure 1er seuil : 240 g/m³ en moyenne μ horaire**, dépassé pendant 3 heures consécutives 2e seuil : 300 g/m³ en moyenne μ horaire**, dépassé pendant 3 heures consécutives 3e seuil : 360 g/m³ en moyenne μ horaire** page 168/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 173
DDRM 08 – 2026 Polluant Seuil d’information et de recommandation Seuil d’alerte Dioxyde d’azote (NO2) 200 g/m³ en moyenne horaire** μ dépassé pendant une heure 400 g/m³ en moyenne horaire** μ dépassé pendant trois heures consécutives OU 200 g/m³ en moyenne horaire** si la μ procédure d’information et de recommandation pour le dioxyde d’azote a été déclenchée la veille et le jour même et que les prévisions font craindre un dépassement pour le lendemain * Heure en Temps Universel ** Sur une heure civile Quels sont les risques pour la population ? Ces polluants peuvent être dangereux pour la santé humaine, tout le département des Ardennes est susceptible d’être concerné par ce phénomène. Les effets sur la santé peuvent se manifester à court terme. Ils concernent principalement les voies respiratoires (toux, expectoration, essoufflement). L’ozone a notamment des effets accrus sur les crises d’asthme et d’allergies. La pollution atmosphérique peut également entraîner une irritation des yeux, du nez et de la gorge. À long terme, peuvent apparaître des maladies cardio-vasculaires (infarctus du myocarde, angine de poitrine ou troubles du rythme cardiaque). La pollution atmosphérique peut donc être à l’origine de décès prématurés et de cancers. Certaines populations sont plus sensibles : les enfants, les personnes âgées, les personnes souffrant de pathologies chroniques, les diabétiques, les fumeurs. Quelles sont les mesures prises dans le département des Ardennes ? La qualité de l’air est mesurée en permanence par des prévisionnistes d’ATMO Grand-Est, association agréée de surveillance de la qualité de l’air couvrant tout le territoire du Grand-Est. La caractérisation d’un épisode de pollution se fonde sur la prévision de dépassement, à partir des outils et des modèles de prévision, avec un champ temporel d’un jour. Ainsi, à partir des seuils de concentration de polluants dans l’air mentionnés dans le tableau ci-dessus, des mesures d’information ou d’alerte sont mises en œuvre : page 169/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 174
DDRM 08 – 2026  1er seuil d’information et de recommandation : destiné à informer et délivrer des recommandations sanitaires et comportementales telles que d’être vigilant face à l’apparition de symptômes évocateurs (toux, gêne respiratoire) et réduire la vitesse de son véhicule.  2e seuil dit « d’alerte » : il correspond à un niveau de concentration du polluant dans l’air au-dessus duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé ou de dégradation de l’environnement. Le Préfet peut alors arrêter des mesures réglementaires de restriction ou de suspension des activités polluantes. page 170/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 175
DDRM 08 – 2026 ANNEXES page 171/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 176
DDRM 08 – 2026 page 172/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 177
DDRM 08 – 2026 Annexe 1 – Cerfa de demande communale de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle Ce formulaire est accessible sur le site Internet du Ministère de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales : www.interieur.gouv.fr (rubrique : vos démarches/sécurité civile/demande cerfa 13669*01 page 173/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 178
DDRM 08 – 2026 Cette notice est accessible sur le site Internet du Ministère de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales : www.interieur.gouv.fr (rubrique : vos démarches/sécurité civile/demande cerfa 51264*01 page 174/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 179
DDRM 08 – 2026 Annexe 2 – Procédure d’indemnisation page 175/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 180
DDRM 08 – 2026 page 176/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 181
DDRM 08 – 2026 Annexe 3 – Plan d’affichage L’information préventive de la population sur les risques majeurs doit être accompagnée d’une campagne d’affichage, ayant pour objet d’informer la population sur les risques et les comportements à adopter face à ces risques. Les affiches, établies à partir d’un modèle national, doivent être apposées dans tous les locaux ou terrains publics situés dans les zones de la commune susceptibles d’être concernées par ces risques. Le maire élabore le plan d’affichage dans les locaux ou terrains regroupant plus de 50 personnes et notifie aux propriétaires ou exploitants leurs obligations. Liste des locaux concernés : – Établissements Recevant du Public (E.R.P.) dont l’effectif du public et du personnel est supérieur à 50 personnes ; – Immeubles à vocation industrielle, commerciale, agricole ou de service, lorsque le nombre d’occupants est supérieur à 50 personnes ; – Terrains aménagés permanents pour l’accueil des campeurs et le stationnement des caravanes, d’une capacité supérieure soit à 50 campeurs sous tente, soit à 15 tentes ou caravanes à la fois ; – Locaux à usage d’habitation regroupant plus de 15 logements. Ces affiches sont mises en place aux frais de l’exploitant ou du propriétaire à l’entrée de chaque bâtiment. page 177/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 182
DDRM 08 – 2026 Arrêté du 9 février 2005 relatif à l’affichage des consignes de sécurité devant être portées à la connaissance du public (JO du 12 mars 2005) NOR : DEVP0540079A Le ministre de l’Intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales et le ministre de l'Écologie et du développement durable, Vu le décret n° 90-918 du 11 octobre 1990 modifié relatif à l’exercice du droit à l’information sur les risques majeurs, pris en application de l'article L. 125-2 du code de l’environnement, Arrêtent : Article 1er : L’annexe* au présent arrêté définit les modèles recommandés pour l’affichage des consignes de sécurité devant être portées à la connaissance du public fixé par le décret du 11 octobre 1990 susvisé. Article 2 : Les données correspondantes sont librement disponibles en préfecture et téléchargeables à partir du site Internet du ministère chargé de la prévention des risques majeurs. Article 3 : L’arrêté du 23 mai 2003 portant approbation des modèles d’affiches relatives aux consignes de sécurité devant être portées à la connaissance du public est abrogé. Article 4 : Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française. Fait à Paris, le 9 février 2005. Le ministre de l'Écologie et du développement durable, Pour le ministre et par délégation : Le directeur de la prévention des pollutions et des risques, délégué aux risques majeurs, T. Trouvé Le ministre de l'Intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales, Pour le ministre et par délégation : Le directeur de la défense et de la sécurité civiles, haut fonctionnaire de défense, C. Galliard de Lavernée UL’annexe de cet arrêté figure à la page suivante page 178/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 183
DDRM 08 – 2026 page 179/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 184
DDRM 08 – 2026 page 180/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 185
DDRM 08 – 2026 Annexe 4 – Coordonnées des services Préfecture des Ardennes (standard) 03.24.59.66.00 Bureau Gestion de Crise, Défense et Sécurité Nationale Conseil Départemental (standard) 03.24.59.60.60 Direction des Routes et des Infrastructures Direction Départementale des Territoires (standard) 03.51.16.50.00 Délégation Territoriale de l’Agence Régionale de Santé (standard) 03.24.59.72.21 Météo-France 08 99 71 02 51 Direction départementale des Services d’Incendie et de Secours 18 Urgence SAMU 15 Police/gendarmerie 17 Urgence Unité territoriale de la Direction régionale de l’Environnement, 03.24.59.71.20 de l’Aménagement et du Logement (standard) Bureau de Recherches Géologiques et Minières : BRGM 03.26.84.47.70 page 181/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 186
DDRM 08 – 2026 page 182/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 187
DDRM 08 – 2026 Annexe 5 – Bibliographie Préfecture des Ardennes : www.ardennes.gouv.fr Direction Départementale des Territoires : www.ardennes.gouv.fr Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) Grand-est : www.grand-est.developpement-durable.gouv.fr Conseil Départemental : www.cd08.fr Météo-France : www.meteofrance.com ou www.meteo.fr Vigilance crues : www.vigicrues.gouv.fr Établissement Public d’Aménagement de la Meuse et de ses Affluents (EPAMA) : www.epama.fr Entente Interdépartementale Oise-Aisne : www.oise-aisne.net Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) : – argiles : www.georisques.gouv.fr – mouvements de terrain : www.georisques.gouv.fr page 183/183 Direction Départementale des Territoires (DDT) des Ardennes - 8-2026-07-18-00001 - Arrêté n°2026-459 relatif au droit à l'information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs. 188

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