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Actes des préfectures · Hérault

Recueil spécial n°77 du 25 mars 2026

Recueil des actes administratifs publié le 25 mars 2026

34pages

Les actes de ce recueil

Arrêtés, décisions et récépissés, dans l’ordre du sommaire publié par la préfecture.

Le sommaire de ce recueil n’est pas lisible automatiquement. Son contenu reste consultable dans le texte intégral ci-dessous.

Texte intégral

Le texte extrait du PDF publié par la préfecture, 34 pages. Seul le PDF officiel fait foi.

RECUEIL DES ACTES ADMINISTRATIFS Recueil spécial n°77 du 25 mars 2026 Direction Départementale de la protection des populations Service animaux et environnement Arrêté préfectoral N°2026-03-DRCL-0096 portant autorisation environnementale d’une installation classée pour la protection de l’environnement, pour la construction et l’exploitation d’un crématorium animalier par la SAS Crématorium Animalier du Languedoc sur le territoire de la commune de Béziers.
Direction départementale de la protection des populations Service animaux et environnement Montpellier, le 9 mars 2026 ARRÊTÉ PRÉFECTORAL N° 2026.03.DRCL.0096 Portant autorisation environnementale d’une installation classée pour la protection de l’environnement, pour la construction et l’exploitation d’un crématorium animalier par la SAS Crématorium Animalier du Languedoc sur le territoire de la commune de Béziers (34500) La préfète de l’Hérault Chevalier de la Légion d’Honneur Officier de l’Ordre National du Mérite VU le règlement (CE) n°1069/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 établissant des règles sanitaires applicables aux sous-produits animaux et produits dérivés non destinés à la consommation humaine et abrogeant le règlement (CE) n°1772/2002 (règlement relatif aux sous- produits animaux) ; VU le règlement (UE) n°142/2011 du 25 février 2011 portant application du règlement (CE) n°1069/2009 du parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 établissant des règles sanitaires applicables aux sous-produits animaux et produits dérivés non destinés à la consommation humaine ; VU le Code de l’environnement, notamment son titre VIII du livre Ier, ses titres I et II du livre II et son titre 1er du livre V ; VU la nomenclature des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement ; VU la nomenclature des installations, ouvrages, travaux et activités soumis à autorisation ou à déclaration en application des articles L. 214-1 à L. 214-6 du code de l’environnement ; VU la loi n° 2023-973 du 23 octobre 2023 relative à l'industrie verte ; VU le décret 2024-742 du 6 juillet 2024 portant diverses dispositions d'application de la loi industrie verte et de simplification en matière d'environnement ; VU l’arrêté ministériel du 23 janvier 1997 relatif à la limitation des bruits émis dans l’environnement par les installations classées pour la protection de l’environnement ; 1/33 Direction départementale de la protection des populations 190 avenue du Père Soulas - CS 87377 34184 MONTPELLIER Cedex 4 Accueil du public : du lundi au vendredi de 9 h à 11 h30 ddpp@herault.gouv.fr
VU l’arrêté ministériel du 2 février 1998 relatif aux prélèvements et à la consommation d’eau ainsi qu’aux émissions de toute nature des installations classées pour la protection de l’environnement soumise à autorisation ; VU l’arrêté ministériel du 31 janvier 2008 relatif au registre et à la déclaration annuelle des émissions et de transferts de polluants et des déchets ; VU l’arrêté ministériel du 4 octobre 2010 modifié relatif à la prévention des risques accidentels au sein des installations classées pour la protection de l’environnement soumises à autorisation ; VU l’arrêté ministériel du 6 juin 2018 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations relevant du régime de l’autorisation au titre de la rubrique 2740 de la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement (incinération de cadavres d’animaux) ; VU le décret du 2 décembre 2025 portant nomination Mme Chantal MAUCHET en qualité de préfète de l'Hérault ; VU le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) Rhône Méditerranée approuvé le 23/03/2022 ; VU le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) Orb-Libron approuvé par l’arrêté inter- préfectoral n°DDTM34-2018-07-09628 du 11/07/2018 ; VU le Schéma de Cohérence Territoriale (ScoT) du Biterrois approuvé le 3/07/2023 ; VU le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de Béziers approuvé dans sa dernière version le 25/03/2024 ; VU le Plan de Prévention des Risques Inondations et Mouvement de Terrain (PPRIMT) de la commune de Béziers approuvé le 06/06/2010 ; VU les prescriptions techniques fixées par le gestionnaire du réseau de transport d’électricité (RTE) relatives aux ouvrages de transport d’électricité à très haute tension traversant le site, telles que reprises dans le dossier de demande d’autorisation environnementale ; VU le récépissé de déclaration loi sur l’eau n°34-2017-00145 du 29/09/2017 au titre de la nomenclature IOTA de la ZAC ZABO II ; VU le permis de construire n°PC 34032 24 T0243 déposé le 20/12/2024, complété le 08/04/2025 et accordé par la commune de Béziers le 10/04/2025 ; VU la demande d’examen au cas par cas préalable à la réalisation éventuelle d’une évaluation environnementale (CERFA n°14734*04) réceptionnée le 14/08/2024 par l’autorité environnementale et dont le dossier a été jugé complet le 02/09/2024 (n° d’enregistrement : 2024-13677) ; VU la décision du 25/09/2024 de la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) d’Occitanie, dispensant la société d’étude d’impact après examen au cas par cas en application de l’article R.122-3-1 du code de l’environnement, pour son projet de construction et d’exploitation d’un crématorium animalier au sein de la ZAC ZABO II, sur la commune de Béziers (34500) ; VU la demande transmise par téléprocédure en date du 02/04/2025 par la société SAS Crématorium Animalier du Languedoc (SIRET : 982 957 334 000 13) dont le siège social est situé route de Corneilhan – 34500 BEZIERS, en vue d’obtenir une autorisation environnementale d’exploiter un établissement d’incinération de cadavres d’animaux (rubrique 2740 de la nomenclature des ICPE) situé ZAC ZABO II sur la commune de BEZIERS ; 2/33
Direction départementale de la protection des populations Service animaux et environnement VU le courrier du Bureau de l’environnement de la préfecture de l’Hérault en date du 07/05/2025 demandant au Président du tribunal administratif de Montpellier de désigner un commissaire enquêteur conformément aux dispositions du code de l’environnement pour diligenter une consultation du public parallélisée ; VU la décision n°E25000061/34 du 14/05/2025 du Tribunal Administratif de Montpellier actant de la désignation d’un commissaire-enquêteur et de son suppléant dans le cadre de la procédure ; VU le courrier du Bureau de l’environnement de la préfecture de l’Hérault en date du 12/06/2025 informant le directeur de la société SAS Crématorium Animalier du Languedoc de la complétude et de la régularité du dossier de demande d’autorisation environnementale, de l’ouverture de la phase d’examen et de consultation, ainsi que du recours à une consultation parallélisée ; VU la consultation numérique faite le 26/06/2025 par l’inspection des installations classées de la Direction départementale de la Protection des Populations de l’Hérault (DDPP) conformément aux dispositions de l’article D.181-17-1 du code de l’environnement, auprès des services de l’État ; VU la consultation par voie électronique du 30/06/2025 de la Mairie de Béziers, lieu d’implantation du projet et siège de la consultation ainsi que des communes comprises dans le rayon d’affichage de 1 km à savoir Maraussan, Montady et Maureilhan ; VU les avis exprimés par les services et organismes consultés en application des articles R.181-18 à R.181- 32 du code de l’environnement : • le 16/06/2025 par la DREAL Occitanie ; • le 27/06/2025 par le Service Régional Archéologique de la DRAC Occitanie ; • le 01/07/2025 par le Service Agriculture et Forêt (SAF) de la DDTM34 ; • le 07/07/2025 par le Service, Eau, Risques et Nature (SERN) de la DDTM34 ; • le 10/07/2025 pour l’Agence Régionale de la Santé (ARS) Occitanie, délégation départementale de l’Hérault ; • le 14/08/2025 par le Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS) ; VU l’arrêté préfectoral n°2025-07-DRCL-0267 du 11/07/2025 portant ouverture de la consultation du public parallélisée (par voie électronique) relative à la demande d’autorisation environnementale présentée par la société SAS crématorium animalier du Languedoc en vue de la création et l’exploitation d’un crématorium pour animaux sur la commune de Béziers ; VU l’accomplissement des formalités d’affichage de l’avis de consultation de public « parallélisé » réalisé dans les communes concernées ; 3/33 Direction départementale de la protection des populations 190 avenue du Père Soulas - CS 87377 34184 MONTPELLIER Cedex 4 Accueil du public : du lundi au vendredi de 9 h à 11 h30 ddpp@herault.gouv.fr
VU la publication en date du 24/07/2025 concernant cet avis deux journaux locaux (Midi libre et Hérault juridique et économique ; VU l’accomplissement des formalités de publication sur le site internet de la préfecture de l’Hérault ; VU l’avis favorable émis lors du Conseil Municipal de Maureilhan le 25/08/2025 ; VU l’avis favorable émis lors du Conseil Municipal de Béziers le 06/10/2025 ; VU l’absence de réponses des communes de Montady et Maraussan ; VU le rapport de conclusions motivées du commissaire-enquêteur établi le 25/11/2025 et réceptionné le 02/12/2025 par le bureau de l’environnement de la Préfecture de l’Hérault ; VU le rapport et les propositions de l’inspection des installations classées de la DDPP de l’Hérault en date du 24/02/2026 ; VU le projet d’arrêté d’autorisation notifié à la société SAS Crématorium Animalier du Languedoc par courriel le 11/02/2026 ; VU le courriel en date du 17/02/2026 par lequel l’exploitant a transmis ses observations sur le projet d’arrêté préfectoral d’autorisation environnementale, et notamment les éléments relatifs à la nature et description des installations (caractéristiques des fours, précisions sur les installations et les activités) ; VU la transmission à l’exploitant des avis émis par les services consultés dans le cadre de l’instruction de la demande d’autorisation environnementale ; Considérant que le projet déposé par le pétitionnaire relève de la procédure d’autorisation environnementale au titre de la rubrique n°2740 de la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement pour l’incinération de cadavres d’animaux ; Considérant que le dossier a été jugé complet et régulier le 12/06/2025 ; Considérant la décision de dispense d’évaluation environnementale après examen au cas par cas en application de l’article R.122-3-1 du code de l’environnement en date du 25/09/2024 ; Considérant les avis exprimés par les différents services et organismes consultés dans le délai imparti fixé à 45 jours ; Considérant les avis exprimés par les communes de Béziers et de Maureilhan ; Considérant l’absence de réponse des communes de Montady et Maraussan ; Considérant que la participation du public a été organisée par la mise à disposition du dossier par voie électronique, la tenue de permanences et l’organisation de réunions publiques lui permettant de formuler des observations et propositions tout au long de la durée de la consultation ; Considérant que la consultation du public a été réalisée dans les formes prévues par l’article L.181-10-1 du Code de l’environnement ; Considérant que les consultations effectuées n’ont pas mis en évidence la nécessité de modifier substantiellement le projet initial ; Considérant l’absence d’observations et de contributions du public pendant la phase de consultation ; Considérant que le projet est compatible avec les orientations et dispositions du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux Rhône-Méditerranée, du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux Orb-Libron, et qu’il n’est pas de nature à méconnaître les prescriptions du Plan de 4/33
Direction départementale de la protection des populations Service animaux et environnement Prévention des Risques d’Inondation par remontée de nappe et mouvements de terrain (PPRIMT) applicable sur le territoire de la commune de Béziers ; Considérant que le site d’implantation du projet est grevé d’une servitude d’utilité publique de type I4 relative à des ouvrages de transport d’électricité à très haute tension, constitués de deux lignes traversant le site, et que le projet n’est pas de nature à méconnaître les prescriptions techniques et les servitudes associées, telles que fixées par le gestionnaire du Réseau de Transport d’Électricité (RTE); Considérant qu’en application des dispositions de l’article L.181-3 du code de l’environnement, l’autorisation ne peut être accordée que si les dangers ou inconvénients de l’installation peuvent-être prévenus par des mesures que spécifie l’arrêté préfectoral ; Considérant que les conditions d’aménagement et d’exploitation, les modalités d’implantation, telles que définies par le présent arrêté, permettent de prévenir les dangers et les inconvénients de l’installation pour les intérêts mentionnés à l’article L.511-1 du titre Ier du livre V du code de l’environnement notamment pour la commodité du voisinage, pour la santé, la sécurité, la salubrité publique et pour la protection de la nature et de l’environnement ; Considérant la nécessité d’obtenir un agrément sanitaire au titre du règlement (CE) n°1069/2009 et du règlement (UE) n°142/2011 ; Considérant que les conditions légales de délivrance de l’autorisation sont réunies ; Considérant que le projet d’arrêté a été porté à la connaissance de l’exploitant, par courriel du 11/02/2026 et dont l’exploitant a accusé réception le 11/02/2026 ; Considérant que les observations émises le 17/02/2026 par l’exploitant ont été prises en compte partiellement ; Considérant toutefois que la demande de retrait du projet de jardin du souvenir, au profit de l’implantation d’un cimetière animalier, ne peut être retenue dès lors que cette activité n’a pas été présentée ni instruite dans le cadre du dossier de demande d’autorisation environnementale, et qu’elle est susceptible de relever d’une analyse spécifique au regard de la réglementation applicable et des incidences environnementales potentielles ; Sur proposition de la secrétaire générale de la préfecture de l’Hérault ; ARRÊTE : 5/33 Direction départementale de la protection des populations 190 avenue du Père Soulas - CS 87377 34184 MONTPELLIER Cedex 4 Accueil du public : du lundi au vendredi de 9 h à 11 h30 ddpp@herault.gouv.fr
TITRE 1 – PORTÉE DE L’AUTORISATION ET CONDITIONS GÉNÉRALES CHAPITRE 1.1 BÉNÉFICIAIRE ET PORTÉE DE L’AUTORISATION ARTICLE 1.1.1 Exploitant titulaire de l’autorisation La société SAS Crématorium Animalier du Languedoc (SIRET : 982 957 334 000 13), dont le siège social est situé Route de Corneilhan – 34500 BEZIERS est autorisée, sous réserve du respect des prescriptions du présent arrêté, à exploiter un crématorium animalier localisé au sein de ZAC ZABO II sur le territoire de la commune de BEZIERS (34500). ARTICLE 1.1.2 Localisation de l’établissement Les installations autorisées sont situées sur la commune, parcelle et adresse suivantes : Commune Adresse Parcelle cadastrale Surface BÉZIERS (34500) ZAC ZABO II N°164 section AX 7017 m2 ARTICLE 1.1.3 Installations non visées par la nomenclature ou soumises à déclaration Ces prescriptions s'appliquent également aux autres installations ou équipements exploités dans l'établissement, qui, mentionnées ou non dans la nomenclature, sont de nature par leur proximité ou leur connexité avec une installation soumise à autorisation à modifier les dangers ou inconvénients de cette installation conformément à l’article L.181-1 du Code de l’environnement. ARTICLE 1.1.4 Agrément des installations L'autorisation préfectorale ne vaut pas agrément sanitaire au titre du Règlement (CE) n°1069/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 établissant des règles sanitaires applicables aux sous-produits animaux et produits dérivés non destinés à la consommation humaine et abrogeant le règlement (CE) n°1774/2002 (règlement relatif aux sous-produits animaux). Celui-ci devra être obtenu avant la mise en exploitation des installations visées par le présent arrêté. CHAPITRE 1.2 NATURE ET DESCRIPTION DES INSTALLATIONS ARTICLE 1.2.1 Nature des installations concernées par une rubrique de la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) Les installations exploitées relèvent de la rubrique ICPE suivante : Rubrique Libellé de la rubrique Régime 2740 Incinération de cadavres d’animaux (à l’exclusion des installations classées au titre de la rubrique 3650) Autorisation (A) ARTICLE 1.2.2 Activités générales 6/33
Direction départementale de la protection des populations Service animaux et environnement L’établissement est exclusivement autorisé à procéder à l’incinération des cadavres d’animaux de compagnie, à savoir les chiens, les chats ainsi que les Nouveaux Animaux de Compagnie (NAC) relevant d’espèces domestiques (petits rongeurs (lapins, cochons d’inde...), oiseaux). L’activité se fait grâce à deux appareils de crémation dont les caractéristiques sont les suivantes : • un CRA50 ou modèle équivalent, d’une capacité de 49 kg/h en crémation collective et de 30 à 45 kg/h en crémation individuelle ; • un CRA100 ou modèle équivalent, d’une capacité de 100 kg/h en crémation collective et de 60 à 70 kg/h en crémation individuelle. Ces appareils de crémation permettront d’atteindre environ 15 000 crémations par an au bout de la troisième année de fonctionnement. Les installations seront susceptibles de fonctionner du lundi au samedi de 6h à 21h. Les horaires d’ouverture au public seront du lundi au samedi de 9h à 18h. L’incinération a lieu en présence d’un opérateur formé et qualifié pour l’activité. ARTICLE 1.2.3 Consistance des installations Les principales installations sont les suivantes : • Un bâtiment principal d’une surface plancher d’environ 590 m² qui accueillera l’ensemble des activités de crémation. Le bâtiment sera pour partie classé en tant qu’Établissement Recevant du Public (ERP) de 5 ème catégorie. Ce dernier sera composé : ◦ d’une zone technique (une cour technique, un local technique de crémation, un local de préparation des corps, un local de stockage de produits réactifs, une chambre froide, un local de stockage, un hall d’accueil technique, un local TGBT) ; ◦ d’une zone recevant du public (un hall d’entrée avec borne d’accueil, deux salons de recueillement, une salle de visualisation, des sanitaires) ; ◦ d’une zone administration (bureaux, une salle de réunion, des sanitaires, un local d’entretien, une salle du personnel) ; • des emplacements de stationnement pour les véhicules légers ; • une cuve tampon pour les eaux industrielles ; • un jardin du souvenir ; 7/33 Direction départementale de la protection des populations 190 avenue du Père Soulas - CS 87377 34184 MONTPELLIER Cedex 4 Accueil du public : du lundi au vendredi de 9 h à 11 h30 ddpp@herault.gouv.fr
• des voiries et des espaces verts. L’établissement prévoit d’équiper la toiture du bâti de panneaux photovoltaïques pour une surface de 184 m². CHAPITRE 1.3 CONFORMITÉ AU DOSSIER DE DEMANDE D’AUTORISATION ARTICLE 1.3.1 Conformité Les installations et leurs annexes, objet du présent arrêté, sont disposées, aménagées et exploitées conformément aux plans et données techniques contenus dans le dossier télétransmis par l'exploitant. Le plan détaillé précisant les emplacements des différents équipements et les dispositifs associés ainsi que les adaptations réalisées, est mis à jour chaque fois que nécessaire. En tout état de cause, elles respectent par ailleurs les dispositions du présent arrêté et les réglementations autres en vigueur. CHAPITRE 1.4 IMPLANTATION ET SERVITUDE D’UTILITÉ PUBLIQUE ARTICLE 1.4.1 Distances d’implantation Les locaux dans lesquels se déroulent les opérations de réception, de stockage et d'incinération des cadavres d'animaux, ainsi que les locaux destinés au lavage et au stationnement des véhicules de transport des cadavres, au prétraitement et, le cas échéant, au traitement des effluents sont implantés à une distance minimale de 10 mètres des limites de l'établissement. Ils sont implantés à une distance minimale de 100 mètres des lieux publics de baignade, des plages, des stades ou des terrains de camping agréés, des habitations occupées par des tiers, des crèches, des écoles, des maisons de retraite et des établissements de santé, des puits et des forages extérieurs au site, des sources, des aqueducs en écoulement libre, de toute installation souterraine ou semi-enterrée utilisée pour le stockage des eaux destinées à l'alimentation en eau potable, des rivages et des berges des cours d'eau. ARTICLE 1.4.2 Servitude d’utilité publique aux ouvrages de transport et de distribution d’électricité aériens ou souterrains Le site d’implantation de l’établissement est soumis à une servitude de type I4 relative à des ouvrages de transport d’électricité à très haute tension, constitués de deux lignes traversant le site (la ligne HTB 225 kV Saint-Vincent-Livière et la ligne HTP 225 kV Saint-Vincent-Gaudière). Cette servitude I4 inclus la mise en place de deux types de servitudes : • pour l’ancrage, le surplomb, l’appui de passage et l’ébranchage ou l’abattage d’arbres ; • en lien avec le voisinage avec la présence d’une ligne électrique aérienne de tension supérieure ou égale à 130 Kv. Les prescriptions techniques applicables aux terrains de la ZAC ZABO II sont établies par le gestionnaire du Réseau de Transport d’Électricité (RTE) et doivent être respectées. CHAPITRE 1.5 DURÉE DE L’AUTORISATION ET CADUCITÉ ARTICLE 1.5.1 Caducité 8/33
Direction départementale de la protection des populations Service animaux et environnement L’arrêté d’autorisation environnementale cesse de produire effet lorsque le projet n’a pas été mise en service ou réalisé dans un délai de trois ans à compter du jour de la notification de l’autorisation, sauf cas de force majeure ou de demande justifiée et acceptée de prorogation de délai. CHAPITRE 1.6 MODIFICATION ET CESSATION D’ACTIVITÉ ARTICLE 1.6.1 Porter à connaissance Toute modification notable apportée aux activités, installations, ouvrages et travaux autorisés, à leurs modalités d'exploitation ou de mise en œuvre ainsi qu'aux autres équipements, installations et activités mentionnés au dernier alinéa de l'article L.181-1 inclus dans l'autorisation doit être portée à la connaissance du préfet avant sa réalisation par le bénéficiaire de l'autorisation avec les éléments d'appréciation. Toute modification substantielle des activités, installations, ouvrages ou travaux qui relèvent de l’autorisation est soumise à la délivrance d’une nouvelle autorisation, qu’elle intervienne avant la réalisation du projet ou lors de sa mise en œuvre ou de son exploitation. ARTICLE 1.6.2 Mise à jour des études d'impact et de dangereux Les études d'impact et de danger sont actualisées à l'occasion de toute modification notable telle que prévue à l'article R. 181-46. Ces compléments sont systématiquement communiqués au préfet qui pourra demander une analyse critique d'éléments du dossier justifiant des vérifications particulières, effectuée par un organisme extérieur expert dont le choix est soumis à son approbation. Tous les frais engagés à cette occasion sont supportés par l'exploitant. ARTICLE 1.6.3 Équipements abandonnés Les équipements abandonnés ne doivent pas être maintenus dans les installations. Toutefois, lorsque leur enlèvement est incompatible avec les conditions immédiates d'exploitation, des dispositions matérielles interdiront leur réutilisation afin de garantir leur mise en sécurité et la prévention des accidents. ARTICLE 1.6.4 Transfert sur un autre site Tout transfert sur un autre emplacement des installations visées sous l'article 1.2.1 du présent arrêté nécessite une nouvelle demande d'autorisation, d'enregistrement ou de déclaration. 9/33 Direction départementale de la protection des populations 190 avenue du Père Soulas - CS 87377 34184 MONTPELLIER Cedex 4 Accueil du public : du lundi au vendredi de 9 h à 11 h30 ddpp@herault.gouv.fr
ARTICLE 1.6.5 Changement d’exploitation En application des articles L.181-15 et R.181-47 du Code de l'environnement, lorsque le bénéfice de l'autorisation est transféré à une autre personne, le nouveau bénéficiaire en fait la déclaration au préfet dans les trois mois qui suivent ce transfert. ARTICLE 1.6.6 Cessation d’activité et remise en état Conformément à l’article R.512-39-1 du Code de l’environnement, lorsqu’il procède à une cessation d'activité telle que définie à l'article R.512-75-1, l'exploitant notifie au préfet la date d'arrêt définitif des installations trois mois au moins avant celle-ci, ainsi que la liste des terrains concernés. Ce délai est porté à six mois dans le cas des installations mentionnées à l'article R.512-35. Il est donné récépissé sans frais de cette notification. La notification prévue indique les mesures prises ou prévues, ainsi que le calendrier associé, pour assurer, dès l’arrêt définitif des installations, la mise en sécurité, telle que définie à l’article R.512-75-1, des terrains concernés du site. Dès que les mesures pour assurer la mise en sécurité sont mises en œuvre, l'exploitant fait attester, conformément à l'avant-dernier alinéa de l'article L.512-6-1 du Code de l’environnement, de cette mise en œuvre par une entreprise certifiée dans le domaine des sites et sols pollués ou disposant de compétences équivalentes en matière de prestations de services dans ce domaine. L'exploitant transmet cette attestation à l'inspection des installations classées. La cessation d'activité se compose des différentes opérations définies à l’article R.512-75-1 du Code de l’environnement auxquelles l’exploitant est tenu de se conformer. CHAPITRE 1.7 ASPECT RÉGLEMENTAIRE ARTICLE 1.7.1 Référentiel Sans préjudice de la réglementation en vigueur, sont notamment applicables à l'établissement les prescriptions qui la concernent des textes cités ci-dessous (liste non exhaustive) : • l'arrêté ministériel du 23 janvier 1997 relatif à la limitation des bruits émis dans l'environnement par les installations classées pour la protection de l'environnement ; • l'arrêté ministériel du 2 février 1998 relatif aux prélèvements et à la consommation d'eau ainsi qu'aux émissions de toute nature des installations classées pour la protection de l'environnement soumises à autorisation ; • l'arrêté ministériel du 31 janvier 2008 relatif au registre et à la déclaration annuelle des émissions et de transferts de polluants et des déchets (GEREP) ; • l'arrêté ministériel du 4 octobre 2010 modifié relatif à la prévention des risques accidentels au sein des installations classées pour la protection de l'environnement soumises à autorisation ; • l'arrêté ministériel du 6 juin 2018 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations relevant du régime de l'autorisation au titre de la rubrique n 02740 de la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement (incinérateur de cadavres d'animaux). 10/33
Direction départementale de la protection des populations Service animaux et environnement CHAPITRE 1.8 RESPECT DES AUTRES LÉGISLATIONS ET RÉGLEMENTATION ARTICLE 1.8.1 Législation Les dispositions de cet arrêté préfectoral sont prises sans préjudice des autres législations et réglementations applicables, et notamment le Code minier, le code civil, le Code du travail et le Code général des collectivités territoriales, la réglementation sur les équipements sous pression, le règlement (CE) n°1069/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 établissant des règles sanitaires applicables aux sous-produits animaux et produits dérivés non destinés à la consommation humaine et abrogeant le règlement (CE) n °1774/2002 (règlement relatif aux sous-produits animaux). Les droits des tiers sont et demeurent expressément réservés. La présente autorisation ne vaut pas permis de construire. TITRE 2 – GESTION DE L’ÉTABLISSEMENT CHAPITRE 2.1 DISPOSITIONS GÉNÉRALES ARTICLE 2.1.1 Objectifs généraux L'exploitant prend toutes les dispositions nécessaires dans la conception, l'aménagement, l'entretien et l'exploitation des installations pour : • utiliser de façon efficace, économe et durable de la ressource en eau ; • limiter les émissions de polluants dans l'environnement ; • respecter les valeurs limites d'émissions pour les substances polluantes définies ; • gérer les effluents et déchets en fonction de leurs caractéristiques, et réduire les quantités rejetées ; • prévenir en toutes circonstances, l'émission, la dissémination ou le déversement, chroniques ou accidentels, directs ou indirects, de matières ou substances qui peuvent présenter des dangers ou inconvénients pour la commodité de voisinage, pour la santé, la sécurité, la salubrité publique, pour l'agriculture, pour la protection de la nature, de l'environnement et des paysages, pour l'utilisation rationnelle de l'énergie ainsi que pour la conservation des sites et des monuments ainsi que des éléments du patrimoine archéologique ; 11/33 Direction départementale de la protection des populations 190 avenue du Père Soulas - CS 87377 34184 MONTPELLIER Cedex 4 Accueil du public : du lundi au vendredi de 9 h à 11 h30 ddpp@herault.gouv.fr
• prévenir les incidents et accidents susceptibles de concerner les installations et en limiter les conséquences. Il organise sous sa responsabilité les mesures appropriées, pour obtenir et maintenir cette prévention des risques, dans les conditions normales d'exploitation, les situations transitoires et dégradées, depuis la construction jusqu'à la remise en état du site après exploitation. Il met en place le dispositif nécessaire pour en obtenir l'application et le maintien ainsi que pour détecter et corriger les écarts éventuels. ARTICLE 2.1.2 Consignes d’exploitation Sans préjudice des dispositions du Code du travail, l’exploitant établit des consignes d’exploitation pour l’ensemble des installations comportant explicitement les vérifications à effectuer en conditions d’exploitation normale, en période de démarrage, de dysfonctionnement ou d’arrêt momentané de façon à permettre en toutes circonstances le respect des dispositions du présent arrêté. Les consignes sont tenues à jour et portées à la connaissance du personnel. L'exploitation doit se faire sous la surveillance de personnes nommément désignées par l'exploitant et ayant une connaissance des dangers des produits stockés ou utilisés dans l'installation. Les personnes étrangères à l'établissement ne doivent pas avoir un accès libre aux installations. CHAPITRE 2.2 RÉSERVES DE PRODUITS OU MATIÈRES CONSOMMABLES ARTICLE 2.2.1 Réserves de produits L’établissement dispose de réserves suffisantes de produits ou matières consommables utilisés de manière courant ou occasionnelle pour assurer la protection de l’environnement (manches de filtre, produits de neutralisation, liquides inhibiteurs, produits absorbants). ARTICLE 2.2.2 Connaissance des produits – étiquetage Sans préjudice des dispositions du Code du travail, l'exploitant dispose des documents lui permettant de connaître la nature et les risques des produits dangereux présents dans l'installation, en particulier les fiches de données de sécurité. À l’intérieur du site, les fûts, réservoirs et autres emballages portent en caractères lisibles le nom des produits et les symboles de danger conformément, s'il y a lieu, à la réglementation des substances et préparations chimiques dangereuses. L'exploitant tient à jour un registre indiquant la nature et la quantité des produits dangereux détenus, auquel est annexé un plan général des stockages. Ce registre est tenu à la disposition des services d'incendie et de secours. CHAPITRE 2.3 INTÉGRATION DANS LE PAYSAGE - PROPRETÉ ARTICLE 2.3.1 Intégration paysagère L’exploitant prend les dispositions appropriées qui permettent d’intégrer l'installation dans le paysage. Les abords de l'installation, placés sous le contrôle de l’exploitant, sont aménagés et maintenus en bon état de propreté. L’installation est entourée d’une clôture. Un écran visuel efficace doit être mis en 12/33
Direction départementale de la protection des populations Service animaux et environnement place autour de l'installation. ARTICLE 2.3.2 Propreté et lutte contre les insectes et nuisibles L'ensemble des installations est maintenu propre et entretenu en permanence. Toutes dispositions sont prises en permanence pour empêcher l'introduction et la pullulation des insectes et des nuisibles, ainsi que pour assurer la destruction. L’exploitant met en œuvre une lutte permanente contre les nuisibles, comprenant un contrôle mensuel réalisé par un prestataire spécialisé. Cette démarche repose notamment sur les mesures de gestion suivantes : • l’installation de dispositifs permanents de piégeage, en intérieur et en extérieur, dans les zones identifiées à risque, en vue de prévenir la présence de rongeurs ; • l’application d’un plan de lutte formalisé et régulièrement actualisé ; • l’entretien régulier et la désinfection des zones en communication avec l’extérieur. CHAPITRE 2.4 INCIDENT OU ACCIDENT ARTICLE 2.4.1 Déclaration des accidents et incidents L'exploitant est tenu de déclarer dans les meilleurs délais à l'inspection des installations classées les accidents ou incidents survenus du fait du fonctionnement de son installation qui sont de nature à porter atteinte aux intérêts mentionnés à l'article L .511-1 du Code de l'environnement. Un rapport d’accident ou, sur demande de l'inspection des installations classées, un rapport d'incident est transmis par l'exploitant à l'inspection des installations classées. Il précise notamment les circonstances et les causes de l'accident ou l'incident, les effets sur les personnes et l'environnement, les mesures prises ou envisagées pour éviter un accident ou un incident similaire et pour pallier les effets à moyen ou long terme. Ce rapport est transmis sous 15 jours à l'inspection des installations classées. Si le fonctionnement des installations fait apparaître des inconvénients ou dangers que les prescriptions du présent arrêté ne suffisent pas à prévenir, l'exploitant doit en faire dans les meilleurs délais la déclaration à l'inspecteur des installations classées. CHAPITRE 2.5 RÉCAPITULATIF DES DOCUMENTS TENUS A LA DISPOSITION DE L’INSPECTION 13/33 Direction départementale de la protection des populations 190 avenue du Père Soulas - CS 87377 34184 MONTPELLIER Cedex 4 Accueil du public : du lundi au vendredi de 9 h à 11 h30 ddpp@herault.gouv.fr
ARTICLE 2.5.1 Dossier installation classée L'exploitant établit et tient à jour un dossier comportant les documents suivants : • une copie de la demande d'autorisation et du dossier qui l'accompagne ; • le dossier d'autorisation tenu à jour et daté en fonction des modifications apportées à l'installation ; • l'arrêté préfectoral d'autorisation délivré par le préfet ainsi que tout arrêté préfectoral relatif à l'installation ; • les résultats des mesures sur les effluents des dix dernières années ; • les résultats des mesures sur le bruit au cours des cinq dernières années • le registre rassemblant l'ensemble des déclarations d'accidents ou d'incidents faites à l'inspection des installations classées ; • le plan de localisation des risques identifiés sur le site ; • le registre indiquant la nature et la quantité des produits dangereux détenus ; • le registre relatif aux cadavres et quantités collectées et incinérées quotidiennement dans chaque four ; • le plan général des stockages ; • les fiches des données de sécurités des produits présents dans l'installation ; • les justificatifs attestant des propriétés de résistance au feu des locaux à risques ; • les éléments justifiant la conformité, l'entretien et la vérification des installations électriques, des équipements de sécurité et des matériels de production, entretien des fours, filtres, etc. • les consignes d'exploitation ; • le registre de consommation des prélèvements d'eau ; • le plan des réseaux de collecte des effluents ; • le registre des résultats des mesures des principaux paramètres permettant de s'assurer de la bonne marche de l'installation de traitement des effluents si elle existe ; • le programme de surveillance des émissions. Ce dossier est tenu à la disposition de l'inspection des installations classées. TITRE 3 – PRÉVENTION DE LA POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE CHAPITRE 3.1 CONCEPTION DES INSTALLATIONS ARTICLE 3.1.1 Dispositions générales L'exploitant prend toutes les dispositions nécessaires dans la conception, l'exploitation et l'entretien des installations de manière à limiter les émissions à l'atmosphère, y compris diffuses, notamment par 14/33
Direction départementale de la protection des populations Service animaux et environnement la mise en œuvre de technologies propres, le développement de techniques de valorisation, la collecte sélective et le traitement des effluents en fonction de leurs caractéristiques et la réduction des quantités rejetées en optimisant notamment l'efficacité énergétique. La dilution des effluents est interdite. Les installations d'incinération doivent être conçues, exploitées et entretenues de manière : • à faire face aux variations de débit, température et composition des effluents ; • à réduire au minimum leur durée de dysfonctionnement et d'indisponibilité. Si une indisponibilité est susceptible de conduire à un dépassement des valeurs limites imposées, l'exploitant devra prendre les dispositions nécessaires pour réduire la pollution émise en réduisant ou en arrêtant les installations concernées. Les consignes d'exploitation de l'ensemble des installations comportent explicitement les contrôles à effectuer, en marche normale et à la suite d'un arrêt pour travaux de modification ou d'entretien, de façon à permettre en toute circonstance le respect des dispositions du présent arrêté. Le brûlage à l'air libre est interdit à l'exclusion des essais incendie. Dans ce cas, les produits brûlés sont identifiés en qualité et quantité. ARTICLE 3.1.2 Pollutions accidentelles Les dispositions appropriées sont prises pour réduire la probabilité des émissions accidentelles et pour que les rejets correspondants ne présentent pas de danger pour la santé et la sécurité publique. La conception et l'emplacement des dispositifs de sécurité destinés à protéger les appareils contre une surpression interne devraient êtres tels que cet objectif soit satisfait, sans pour cela diminuer leur efficacité ou leur fiabilité. ARTICLE 3.1.3 Odeurs Toutes dispositions nécessaires sont prises pour que l'établissement ne soit pas à l'origine d'émission de gaz odorants susceptibles d'incommoder le voisinage et de nuire à la santé et à la salubrité publiques. Pour toutes les installations, le débit d'odeurs des gaz émis à l'atmosphère par l'ensemble des sources odorantes canalisées, canalisables et diffuses, ne dépasse pas les valeurs suivantes : Hauteur d'émission (en m) Débit d'odeur (en uoE/h) 0 1 000 x 103 15/33 Direction départementale de la protection des populations 190 avenue du Père Soulas - CS 87377 34184 MONTPELLIER Cedex 4 Accueil du public : du lundi au vendredi de 9 h à 11 h30 ddpp@herault.gouv.fr
5 3 600 x 103 10 21 000 x 103 20 180 000 x 103 (Les cheminées mesurent 13 mètres) La concentration d'odeur (ou niveau d'odeur) est le facteur de dilution qu'il faut appliquer à un effluent pour qu'il ne soit plus ressenti comme odorant par 50 % des personnes constituant un échantillon de population. Elle s'exprime en unité d'odeur européenne par m3 (uoE/m 3). Elle est obtenue suivant la norme NF EN 13 725. Le débit d'odeur est défini comme étant le produit du débit d'air rejeté exprimé en m3/h par la concentration d'odeur. Il s'exprime en unité d'odeur européenne par heure (uoE/h). L'inspection des installations classées peut prescrire la réalisation d'une étude de dispersion des odeurs par un organisme compétent à la charge de l'exploitant. ARTICLE 3.1.4 Voies de circulation Sans préjudice des règlements d'urbanisme, l'exploitant doit prendre les dispositions nécessaires pour prévenir les envols de poussières et de matières diverses : • les voies de circulation et aires de stationnement des véhicules sont aménagées (formes de pente, revêtement, etc.), et convenablement nettoyées ; • les véhicules sortant de l'installation n'entraînent pas de dépôt de poussière ou de boue sur les voies de circulation. Pour cela des dispositions telles que le lavage des roues des véhicules doivent être prévues en cas de besoin ; • les surfaces où cela est possible sont engazonnées ; • des écrans de végétation sont mis en place le cas échéant. Des dispositions équivalentes peuvent être prises en lieu et place de celles-ci. CHAPITRE 3.2 CONDITIONS DE REJET ARTICLE 3.2.1 Dispositions générales Les rejets à l'atmosphère sont, dans toute la mesure du possible, collectés et évacués, après traitement, par l'intermédiaire de cheminées pour permettre une bonne diffusion des rejets. La forme des conduits, notamment dans leur partie la plus proche du débouché à l'atmosphère, est conçue de façon à favoriser au maximum l'ascension des gaz dans l'atmosphère. La partie terminale de la cheminée peut comporter un convergent réalisé suivant les règles de l'art lorsque la vitesse d'éjection est plus élevée que la vitesse choisie pour les gaz dans la cheminée. L'emplacement de ces conduits est tel qu'il ne peut y avoir à aucun moment siphonnage des effluents rejetés dans les conduits ou prises d'air avoisinants. Les contours des conduits ne présentent pas de point anguleux et la variation de la section des conduits au voisinage du débouché est continue et lente. ARTICLE 3.2.2 Conduits et installations raccordées 16/33
Direction départementale de la protection des populations Service animaux et environnement Conformément aux dispositions réglementaires applicables, la hauteur des cheminées ne peut être inférieure à 6 mètres. Le calcul réglementaire réalisé par l’exploitant conclut à une hauteur minimale requise de 6,55 mètres. Les gaz issus de l’incinération des cadavres sont rejetés dans l’atmosphère par l’intermédiaire de deux cheminées distinctes, chacune associée à un appareil de crémation. Ces cheminées présentent une hauteur de 13 mètres par rapport au terrain naturel. Chaque cheminée comporte un moyen de prélèvement d'échantillons d'effluents gazeux. Les modalités opératoires décrites par la norme NF X 44-052 (version mai 2002) sont réputées garantir le respect des exigences de prélèvement des échantillons prévues par cet arrêté. Les points de mesure sont aménagés de manière à permettre des interventions en toute sécurité. ARTICLE 3.2.3 Vitesse d'éjection des gaz La vitesse d'éjection des gaz en marche continu nominale est d'au moins égale à 8 m/s. ARTICLE 3.2.4. Valeurs limites des concentrations dans les rejets atmosphériques Les valeurs limites s'imposent à des mesures, prélèvements et analyses moyens réalisés sur une durée qui est fonction des caractéristiques de l'appareil et du polluant et voisine d'une heure. Les concentrations en polluants sont exprimées en milligramme(s) ou nanogramme(s) par mètre cube rapportées aux conditions normalisées de température (273 kelvins) et de pression (101,3 kilopascals) après déduction de la vapeur d'eau (gaz sec) pour une teneur en oxygène des gaz résiduaires de 11 %. Les valeurs limites d'exposition (VLE) respecteront à minima les données chiffrées figurant dans le tableau ci-dessous : Polluants VALEURS LIMITES RÉGLEMENTAIRES Article 26 de l'arrêté du 6 juin 2018 (installation d’une capacité inférieure à 10 tonnes par jour) Poussière totales (mg/Nm 3) 100 17/33 Direction départementale de la protection des populations 190 avenue du Père Soulas - CS 87377 34184 MONTPELLIER Cedex 4 Accueil du public : du lundi au vendredi de 9 h à 11 h30 ddpp@herault.gouv.fr
monoxyde de carbone Co (mg/Nm 3) 100 150 (pour les installations de faible capacité) composés organiques volatils non méthaniques COV (mg/Nm 3) 20 40 (pour les installations de faible capacité) oxydes d’azote NOx (mg/Nm 3) 500 chlorure d'hydrogène (mg/Nm3) 100 dioxyde de soufre (mg/Nm3) 300 total des métaux lourds (antimoine + arsenic + chrome + cobalt + cuivre + manganèse + nickel + plomb + vanadium) mg/Nm3 5 dioxines et furanes (ng/Nm³) 0,1 ARTICLE 3.2.5 Autosurveillance des rejets atmosphériques L'installation correcte et le fonctionnement des équipements de mesure en continu et en semi-continu des polluants atmosphérique sont soumis à un contrôle et un essai annuel de vérification par une personne ou un organisme compétent. Les résultats des mesures sont transmis annuellement à l'inspection des installations classées et immédiatement en cas d'anomalie. Les mesures sont réalisées à chaque point de rejet, sauf pour la température et le taux d'oxygène qui sont mesurés à proximité de la paroi interne ou en un autre point représentatif de chaque chambre de post-combustion. Pour les installations de grande capacité et d'une capacité inférieure à 10 tonnes par jour, l'exploitant réalise les mesures suivantes : • en continu : la température et le taux d'oxygène des gaz ; le suivi qualitatif du rejet de poussières par opacimétrie ou procédé équivalent ; • tous les six mois : les poussières totales, les composés organiques volatils non méthaniques et le monoxyde de carbone ; • la première année de fonctionnement, tous les six mois, puis tous les deux ans, si les résultats sont conformes aux valeurs limites définies à l'article 26 : les oxydes d'azote, le chlorure d'hydrogène, le dioxyde de soufre, les métaux lourds et les dioxines et furanes. Si les résultats en dioxines et furanes sont non conformes, une nouvelle mesure du chlorure d'hydrogène, des dioxines et furanes et des métaux lourds est réalisée tous les six mois pendant un an. Pour les éléments définis ci-dessus autres que dioxines et furanes, en cas de résultat de mesure non conforme, une nouvelle mesure est réalisée au plus tard six mois après la mesure ayant donné des 18/33
Direction départementale de la protection des populations Service animaux et environnement résultats défavorables. Mise en place d’un dispositif de filtration des fumées et de moyens de surveillance par l’exploitant pour assurer les meilleures performances possibles en matière de rejets atmosphériques. Ce dispositif concerne le traitement par lavage à sec des effluents gazeux de la crémation qui retient les résidus de métaux lourds, mercure, poussières, dioxines, furanes ainsi que les gaz acides contenus dans les fumées avant de libérer des fumées « propres » dans l’atmosphère. TITRE 4 – PROTECTION DE LA RESSOURCE EN EAU ET DES MILIEUX AQUATIQUES CHAPITRE 4.1 COMPATIBILITÉ AVEC LES OBJECTIFS DE QUALITÉ DU MILIEU ARTICLE 4.1.1 Compatibilité L'installation et le fonctionnement de l'installation sont compatibles avec les objectifs de qualité et de quantité des eaux visés au IV de l'article L.212-1 du Code de l'environnement. Elles respectent les dispositions du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) Rhône Méditerranée et le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) Orb-Libron. La conception et l'exploitation de l'installation permettent de limiter la consommation d’eau et les flux de polluants. CHAPITRE 4.2 PRÉLÈVEMENTS ET CONSOMMATION D’EAU ARTICLE 4.2.1 Dispositions générales Les installations de prélèvement d'eau sont munies d’un dispositif de mesure totalisateur. Ce dispositif est relevé journellement si le débit prélevé est susceptible de dépasser 100 m3/j, hebdomadairement si ce débit est inférieur. Ces résultats sont portés sur un registre qui peut être informatisé. ARTICLE 4.2.2 Protection des réseaux d'eau potable L'ouvrage de prélèvement au réseau public est équipé d'un dispositif de dis-connexion. CHAPITRE 4.3 COLLECTE ET STOCKAGE DES EFFLUENTS LIQUIDES ARTICLE 4.3.1 Dispositions générales Tous les effluents aqueux sont canalisés. 19/33 Direction départementale de la protection des populations 190 avenue du Père Soulas - CS 87377 34184 MONTPELLIER Cedex 4 Accueil du public : du lundi au vendredi de 9 h à 11 h30 ddpp@herault.gouv.fr
Il est interdit d'établir des liaisons directes entre les réseaux de collecte des effluents devant subir un traitement ou être détruits et le milieu récepteur, à l'exception des cas accidentels où la sécurité des personnes ou des installations serait compromise. Le réseau de collecte est de type séparatif permettant d'isoler les eaux résiduaires polluées des eaux pluviales non susceptibles d'être polluées. Les effluents aqueux rejetés par les installations ne sont pas susceptibles de dégrader les réseaux de l'installation ou de dégager des produits toxiques ou inflammables dans ces réseaux, éventuellement par mélange avec d'autres effluents. Ces effluents ne contiennent pas de substances de nature à gêner le bon fonctionnement des ouvrages de traitement du site. Les collecteurs véhiculant des eaux polluées par des liquides inflammables, ou susceptibles de l'être, sont équipés d'une protection efficace contre le danger de propagation de flammes. ARTICLE 4.3.2 Plan des réseaux Un schéma de tous les réseaux et un plan des égouts du site sont établis par l'exploitant, régulièrement mis à jour, notamment après chaque modification notable, et datés. Ils sont tenus à la disposition de I’inspection des installations classées ainsi que des services d'incendie et de secours. Le plan des réseaux de collecte des effluents fait apparaître : • l’origine et la distribution de l'eau d'alimentation ; • les dispositifs de protection de l'alimentation (bac de dis-connexion, implantation des disconnecteurs ou tout autre dispositif permettant un isolement avec la distribution alimentaire…) ; • les secteurs collectés et les réseaux associés ; • les ouvrages de toutes sortes (vannes, compteurs...) ; • les ouvrages d’épuration interne avec leurs points de contrôle et les points de rejet de toute nature (interne ou au milieu). ARTICLE 4.3.3 Entretien et surveillance Les réseaux de collecte des effluents sont conçus et aménagés de manière à être curables, étanches et résister dans le temps aux actions physiques et chimiques des effluents ou produits susceptibles d'y transiter. L'exploitant s'assure par des contrôles appropriés et préventifs de leur bon état et de leur étanchéité. Les résultats de ces enregistrements sont consignés sur un registre. ARTICLE 4.3.4 Stockage des effluents Les eaux de nettoyage et de désinfection des matériels de transport seront collectées par des siphons de sols équipés de systèmes de cribles dont les mailles n’excéderont pas 6 mm. Les eaux seront stockées dans une cuve d’un volume de 5 m³ avant d’être évacuées et traitées selon la réglementation en vigueur. CHAPITRE 4.4 TYPE D’EFFLUENTS, OUVRAGES D’ÉPURATION ET CARACTÉRISTIQUES DE REJET AU MILIEU ARTICLE 4.4.1 Eaux pluviales 20/33
Direction départementale de la protection des populations Service animaux et environnement Les eaux pluviales sont collectées et dirigées vers un ouvrage de stockage commun à l’ensemble de la ZAC ZABO II. ARTICLE 4.4.2 Effluents industriels Les installations sont équipées, au minimum, de dispositifs de prétraitement des effluents liquides constitués de cribles dont les mailles n'excèdent pas 6 mm ou de systèmes équivalents. Les refus de dégrillage sont incinérés. Les eaux usées industrielles ne sont pas rejetées dans le réseau d'eaux usées domestiques collectif. Les eaux usées industrielles ne doivent pas contenir de polluants nocifs. ARTICLE 4.4.3 Entretien du dispositif de stockage et traitement des effluents industriels Selon les dispositions de l’article 18 de l’arrêté ministériel du 02/02/1998 relatif aux prélèvements et à la consommation d'eau ainsi qu'aux émissions de toute nature des installations classées pour la protection de l'environnement soumises à autorisation, les installations de stockage sont conçues et exploitées de manière à faire face aux variations de débit, de température ou de composition des effluents à stocker en particulier à l'occasion du démarrage ou de l'arrêt des installations. Les installations de stockage sont correctement entretenues. Les principaux paramètres permettant de s’assurer de leur bonne marche sont mesurés périodiquement. Les résultats de ces mesures sont portés sur un registre et conservés dans le dossier de l’installation pendant cinq ans. ARTICLE 4.4.4 Effluents sanitaires Les effluents sanitaires comprennent les eaux usées sanitaires et domestiques pour les usages du personnel et sont raccordés aux réseaux eaux usées de la ZAC ZABO II. ARTICLE 4.4.5 Prélèvement Sur chaque ouvrage de rejet d’effluents liquides est prévu un point de prélèvement d'échantillons et des points mesures (débit, température, concentration en polluant…) qui doivent être aménagés de manière à être aisément accessibles et permettre des interventions en toute sécurité. Toutes dispositions sont également prises pour faciliter l'intervention d'organismes extérieurs à la demande de l'inspection des installations classées. Les rejets aqueux de l'installation peuvent faire l'objet de contrôles inopinés par l'inspection. 21/33 Direction départementale de la protection des populations 190 avenue du Père Soulas - CS 87377 34184 MONTPELLIER Cedex 4 Accueil du public : du lundi au vendredi de 9 h à 11 h30 ddpp@herault.gouv.fr
Les frais inhérents aux prélèvements et analyses sont à la charge de l'exploitant. ARTICLE 4.4.6 Émission dans les sols Les rejets directs dans les sols sont interdits. TITRE 5 – DÉCHETS CHAPITRE 5.1 PRINCIPE DE GESTION ARTICLE 5.1.1 Limitation de la production de déchets L’exploitant prend toutes les dispositions nécessaires dans la conception, l'aménagement, et l'exploitation de ses installations pour assurer une bonne gestion des déchets de son entreprise et en limiter la production. ARTICLE 5.1.2 Séparation des déchets L'exploitant effectue à l'intérieur de son établissement la séparation des déchets (dangereux ou non) de façon à faciliter leur traitement ou leur élimination dans des filières autorisées spécifiques à leur nature et à leur dangerosité. Les déchets doivent être classés selon la liste unique de déchets prévue à l’article R.541-7 du Code de l’environnement. Les déchets dangereux sont définis par l'article R.541-8 du Code de l'environnement. Les déchets d'emballage visés par les articles R.543-66 à R.543-72 du Code de l'environnement sont valorisés par réemploi, recyclage ou toute autre action visant à obtenir des déchets valorisables ou de l'énergie. ARTICLE 5.1.3 Conception et exploitation des installations d'entreposage internes des déchets Les déchets et résidus produits, entreposés dans l'établissement, avant leur traitement ou leur élimination, doivent l'être dans des conditions ne présentant pas de risques de pollution (prévention d'un lessivage par des eaux météoriques, d'une pollution des eaux superficielles et souterraines, des envols et des odeurs) pour les populations avoisinantes et l'environnement. En particulier, les aires d'entreposage de déchets susceptibles de contenir des produits polluants sont réalisées sur des aires étanches et aménagées pour la récupération des éventuels liquides épandus et des eaux météoriques souillées. ARTICLE 5.1.4 Déchets traités ou éliminés à l'extérieur de l'établissement L'exploitant élimine ou fait éliminer les déchets produits dans des conditions propres à garantir les intérêts visés à l'article L.511-1 et L.541-1 du Code de l'environnement. Il s'assure que la personne à qui il remet les déchets est autorisée à les prendre en charge et que les installations destinataires (installations de traitement ou intermédiaire) des déchets sont autorisées à cet effet. ARTICLE 5.1.5 Déchets traités ou éliminés à l'intérieur de l'établissement 22/33
Direction départementale de la protection des populations Service animaux et environnement A l'exception des installations spécifiquement autorisées, toute élimination de déchets dans l'enceinte de l'établissement (incinération à l'air libre, mise en dépôt à titre définitif) est interdite. Le mélange de déchets dangereux de catégories différentes, le mélange de déchets dangereux avec des déchets non dangereux contenant des substances sont interdits. ARTICLE 5.1.6 Transport Chaque lot de déchets dangereux expédié vers l'extérieur doit être déclaré via le service en ligne dédié à la gestion des bordereaux de suivi de déchets (Trackdéchets). Les opérations de transport de déchets doivent respecter les dispositions des articles R.541-50 à R.54164 et R.541-79 du Code de l'environnement relatif au transport par route au négoce et au courtage de déchets. La liste mise à jour des transporteurs utilisés par l'exploitant, est tenue à la disposition de l'inspection des installations classées. L'importation ou l'exportation de déchets ne peut être réalisée qu'après accord des autorités compétentes en application du règlement (CE) n°1013/2006 du Parlement européen et du Conseil du 14 juin 2006 concernant les transferts de déchets. TITRE 6 – PRÉVENTION DES NUISANCES SONORES CHAPITRE 6.1 DISPOSITIONS GÉNÉRALES ARTICLE 6.1.1 Aménagements Les installations de l'établissement doivent être construites, équipées et exploitées de façon que leur fonctionnement ne puisse être à l'origine de bruits transmis par voie aérienne ou solidienne susceptibles de compromettre la santé ou la sécurité du voisinage ou de constituer une gêne pour sa tranquillité. Les prescriptions de l'arrêté ministériel du 23 janvier 1997 modifié relatif à la limitation des bruits émis dans l'environnement par les installations relavant du titre V titre I du Code de l'environnement, ainsi que les règles techniques annexées à la circulaire du 23 juillet 1986 relative aux vibrations mécaniques émises dans l'environnement par les installations classées sont applicables. ARTICLE 6.1.2 Véhicules Les véhicules de transport, les matériels de manutention utilisés à l’intérieur de l’établissement, et susceptibles de constituer une gêne pour le voisinage doivent être conformes à la réglementation en 23/33 Direction départementale de la protection des populations 190 avenue du Père Soulas - CS 87377 34184 MONTPELLIER Cedex 4 Accueil du public : du lundi au vendredi de 9 h à 11 h30 ddpp@herault.gouv.fr
vigueur en matière de limitation de leurs émissions sonores. ARTICLE 6.1.3 Appareils de communication L'usage de tous appareils de communication par voie acoustique (sirènes, avertisseurs, haut-parleurs, etc.) gênants pour le voisinage est interdit, sauf si leur emploi est exceptionnel et réservé à la prévention ou au signalement d'incidents graves ou d’accidents. CHAPITRE 6.2 NIVEAUX ACOUSTIQUES ARTICLE 6.2.1 Valeurs limites d’émergence Les émissions sonores dues aux activités des installations ne doivent pas engendrer une émergence supérieure aux valeurs admissibles fixées dans le tableau ci-après, dans les zones à émergence réglementée. Niveau de bruit ambiant existant dans les zones à émergence réglementée (incluant le bruit de l'établissement) Émergence admissible pour la période allant de 7 h à 22 h, sauf dimanches et jours fériés Émergence admissible pour la période allant de 22 h à 7 h, ainsi que les dimanches et jours fériés Supérieur à 35 dB (A) et inférieur ou égal à 45 dB (A) 6 dB (A) 4 dB (A) Supérieur à 45 dB (A) 5 dB (A) 3 dB (A) ARTICLE 6.2.2 Valeurs limites de bruit en limite de propriété Le niveau de bruit en limite de propriété de l'installation ne dépasse pas, lorsqu'elle est en fonctionnement, 70 dB (A) pour la période de jour et 60 dB (A) pour la période de nuit, sauf si le bruit résiduel pour la période considérée est supérieur à cette limite. ARTICLE 6.2.3 Surveillance par l'exploitant des émissions sonores Une mesure du niveau de bruit et de l'émergence est effectuée par une personne ou un organisme qualifié au cours des trois mois suivant le début de l'exploitation. Cette mesure est renouvelée à tout moment sur demande de l'inspection. Les mesures sont effectuées selon la méthode définie en annexe de l'arrêté du 23 janvier 1997 susvisé. Ces mesures sont effectuées dans des conditions représentatives du fonctionnement de l’installation sur une durée d'une demi-heure au moins. De nouvelles mesures auront lieu, notamment à la demande du préfet, si l'installation fait l'objet de plaintes relatives aux nuisances sonores. TITRE 7 – PRÉVENTION DES RISQUES TECHNOLOGIQUES CHAPITRE 7.1 GÉNÉRALITÉS ARTICLE 7.1.1 Principes généraux Toutes dispositions sont prises pour éviter les risques d'incendie et d'explosion et pour protéger les 24/33
Direction départementale de la protection des populations Service animaux et environnement installations contre la foudre et l'accumulation éventuelle d'électricité statique. L'ensemble des dispositifs de lutte contre l'incendie doit être maintenu en bon état de service et régulièrement vérifié par du personnel compétent. Toutes dispositions sont prises pour la formation du personnel susceptible d'intervenir en cas de sinistre et pour permettre une intervention rapide des équipes de secours. ARTICLE7.1.2 Localisation des risques L'exploitant recense, sous sa responsabilité, les parties de l'installation qui, en raison des caractéristiques qualitatives et quantitatives des matières mises en œuvre, stockées, utilisées ou produites, sont susceptibles d'être à l'origine d'un sinistre pouvant avoir des conséquences directes ou indirectes sur l'environnement, la sécurité publique ou le maintien en sécurité de l'installation. L’exploitant détermine pour chacune de ces parties de l'installation la nature du risque (incendie, atmosphères explosives ou émanations toxiques). Ce risque est signalé. L’exploitant doit disposer d'un plan général des ateliers et des stockages indiquant les différentes zones de danger correspondant à ces risques. ARTICLE 7.1.3 Contrôle de l'accès L’exploitant prend les dispositions nécessaires au contrôle des accès. Les personnes étrangères à l'établissement n'ont pas accès libre à l'installation. L’ensemble des installations est efficacement clôturé sur la totalité de sa périphérie. ARTICLE 7.14 Circulation dans l'établissement L’exploitant fixe les règles de circulation et de stationnement, applicables à l'intérieur de l'établissement. Les règles sont portées à la connaissance des intéressés par une signalisation adaptée et une information appropriée. Les voies de circulation et d'accès sont notamment délimitées, maintenues en constant état de propreté et dégagées de tout objet susceptible de gêner le passage. Ces voies sont aménagées pour que les engins des services d’incendie puissent évoluer sans difficulté. CHAPITRE 7.2 DISPOSITIONS D’EXPLOITATION ARTICLE 7.2.1 Surveillance de l'exploitation 25/33 Direction départementale de la protection des populations 190 avenue du Père Soulas - CS 87377 34184 MONTPELLIER Cedex 4 Accueil du public : du lundi au vendredi de 9 h à 11 h30 ddpp@herault.gouv.fr
L'exploitation doit se faire sous la surveillance, directe ou indirecte, d’une personne nommément désignée par l'exploitant et ayant une connaissance de la conduite de l'installation, des dangers et inconvénients que son exploitation induit, des produits utilisés ou stockés dans l'installation et des dispositions à mettre en œuvre en cas d’incident. ARTICLE 7.2.2 Interdiction de feu Il est interdit d'apporter du feu sous une forme quelconque (feu, point chaud ou appareil susceptible de produire une étincelle) dans les zones présentant des risques d’incendie ou d'explosion (que les installations soient en marche ou à l'arrêt), sauf pour la réalisation de travaux ayant fait l'objet d’un « permis de feu ». Cette interdiction doit être affichée en limite de zone, en caractères apparents. ARTICLE 7.2.3 Permis de feu Dans les zones présentant des risques d'incendie ou d'explosion, tous les travaux de réparation ou d'aménagement, sortant du domaine courant et nécessitant l'emploi d'une flamme ou d'une source chaude, ne peuvent être effectués qu’après délivrance d'un « permis de feu » dûment signé par l'exploitant ou par la personne que ce dernier aura nommément désignée. Ces travaux ne peuvent s'effectuer qu'en respectant les règles d'une consigne particulière, établie sous la responsabilité de l'exploitant, et jointe au « permis de feu ». Lorsque les travaux sont effectués par une entreprise extérieure, le « permis de feu » et la consigne particulière peuvent être établis soit par l'exploitant, soit par l'entreprise extérieure, mais doivent être signés par l’exploitant et l'entreprise extérieure ou les personnes qu'ils auront nommément désignées. Lorsque des travaux ont lieu dans une zone présentant des risques importants, celle-ci doit être à l'arrêt et avoir été débarrassée de toutes poussières. Après la fin des travaux et avant la reprise de l'activité une vérification des installations doit être effectuée. ARTICLE 7.2.4 Vérification périodique et maintenance des équipements L'exploitant assure et fait effectuer la vérification périodique et la maintenance des matériels de sécurité et de lutte contre l'incendie mis en place (exutoires, systèmes de détection et d’extinction, extincteurs, portes coupe-feu, colonne sèche par exemple) ainsi que des installations électriques et de chauffage, conformément aux référentiels en vigueur. Les vérifications périodiques de ces matériels doivent être inscrites sur un registre sur lequel sont également mentionnées les suites données à ces vérifications. CHAPITRE 7.3 DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES ARTICLE 7.3.1 Comportement au feu et dispositions constructives Les bâtiments et locaux sont conçus et aménagés de façon à pouvoir détecter rapidement un départ d’incendie et s’opposer à la propagation d’un incendie. Les locaux contenant les incinérateurs sont isolés des locaux adjacents par des parois (murs) de 26/33
Direction départementale de la protection des populations Service animaux et environnement propriétés REI 120, dont la ou les baies de communication intérieure sont obturées par un ou des blocs REI 60. Les locaux d’incinération ne comprennent que les matériels et matériaux nécessaires au fonctionnement des fours d’incinération. Des dispositifs d'arrêt d'urgence des circuits électriques, d'éclairage et de force motrice des incinérateurs sont placés à l'extérieur des locaux d'incinération et convenablement repérés par des panneaux précisant leur fonction. L'exploitant affiche dans les locaux susceptibles d’être à l'origine d'un incendie des consignes de sécurité afin de prévenir ces incendies, ainsi que les procédures à suivre en cas d'incendie et les modalités d'alerte des services de secours. La vanne de coupure d’urgence de l’arrivée du combustible est signalée par des plaques indiquant sa position à l'extérieur du bâtiment. L'exploitant établit dans l'étude de dangers les fréquences et la nature des contrôles périodiques des installations à réaliser. Ces contrôles portent notamment sur les brûleurs, les canalisations et les dispositifs de stockage de combustible, les dispositifs de prévention des incendies ou des explosions ainsi que sur les appareils de surveillance des rejets. Les rapports de ces contrôles sont mis à la disposition de l'inspection. L’exploitant tient à la disposition de l'inspection des installations classées les éléments justifiant que ses installations électriques sont réalisées conformément aux règles en vigueur, entretenues en bon état et vérifiées. Les équipements métalliques sont mis à la terre conformément aux règlements et aux normes applicables. CHAPITRE 7.4 INTERVENTION DES SERVICES DE SECOURS ARTICLE 7.4.1 Accessibilité L'installation dispose en permanence d'un accès au moins pour permettre à tout moment l'intervention des services d'incendie et de secours. Ce dernier s’effectuera par la voie de desserte de la ZAC ZABO II, depuis l’entrée principale du site. Les véhicules dont la présence est liée à l'exploitation de l'installation stationnent sans occasionner de gêne pour l'accessibilité des engins des services d’incendie et de secours depuis les voies de circulation externes à l'installation, même en dehors des heures d'exploitation et d'ouverture de l'installation. 27/33 Direction départementale de la protection des populations 190 avenue du Père Soulas - CS 87377 34184 MONTPELLIER Cedex 4 Accueil du public : du lundi au vendredi de 9 h à 11 h30 ddpp@herault.gouv.fr
ARTICLE 7.4.2 Moyens de lutte contre l'incendie L’installation est dotée de moyens de lutte contre l'incendie appropriés aux risques. L'installation comprend des extincteurs répartis dans les lieux présentant des risques spécifiques, et à proximité des dégagements, bien visibles et facilement accessibles. Les agents d'extinction sont appropriés aux risques à combattre et compatibles avec les matières stockées. Un plan des zones de dangers devra être disponible. Le site ne sera pas doté d’un réseau interne de poteaux incendie, cependant dans le cadre de l’aménagement de la ZAC, un poteau incendie est présent au nord du site, à moins de 200 m des installations. Le débit du poteau incendie est de 140 m³/heure. Le réseau sera en mesure de délivrer un débit réglementaire minimal de 60 m³/h pendant deux heures. Les moyens de lutte contre l'incendie sont capables de fonctionner efficacement quelle que soit la température de l'installation et notamment en période de gel. L'exploitant s'assure de la vérification périodique et de la maintenance des matériels de sécurité et de lutte contre l'incendie conformément aux référentiels en vigueur. CHAPITRE 7.5 DISPOSITIFS DE PRÉVENTION DES ACCIDENTS ARTICLE 7.5.1 Installations électriques Les installations électriques ainsi que leurs mises à la terre sont conçues, réalisées et entretenues conformément aux normes en vigueur. Une vérification de l'ensemble de l'installation électrique est effectuée au minimum une fois par an par un organisme compétent qui mentionne très explicitement les défectuosités relevées dans son rapport. L'exploitant conserve une trace écrite des éventuelles mesures correctives prises. ARTICLE 7.5.2 Dispositifs d’arrêt d’urgence Un dispositif d’arrêt d’urgence des circuits électriques, d’éclairage et de force motrice des appareils de crémation sera placé à l’extérieur de la salle de crémation et repéré par un panneau précisant sa fonction. ARTICLE 7.5.3 Rétention des eaux d’extinction d’incendie En cas d’incendie au niveau du bâtiment, les eaux d’extinction seront collectées par le réseau d’eaux pluviales du site puis dirigées de manière gravitaire vers un bassin étanche d’un volume de 140 m³ de rétention des eaux pluviales et confinement des eaux d’extinction. TITRE 8 – CONDITIONS PARTICULIÈRES APPLICABLES A CERTAINES INSTALLATIONS DE L’ÉTABLISSEMENT Les installations de crémation d’animaux de compagnie sont implantées et exploitées conformément aux dispositions de l'arrêté ministériel du 6 juin 2018 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations relevant du régime de l'autorisation au titre de la rubrique n°2740 de la nomenclature des 28/33
Direction départementale de la protection des populations Service animaux et environnement installations classées pour la protection de l'environnement (incinération de cadavres d'animaux). Elles doivent également respecter les dispositions suivantes. CHAPITRE 8.1 CONDITIONS DE RÉCEPTION, DE STOCKAGE ET DE TRANSPORT DES CADAVRES ARTICLE 8.1.1 Conditions de réception des cadavres Les cadavres ou lots de cadavres d'un poids atteignant au maximum 100 kg sont livrés dans des emballages étanches. Les cadavres de plus de 100 kg ne peuvent être introduits sur le site qu'en véhicules couverts, dans des housses étanches et fermées le temps du transport. Chaque emballage porte une identification permettant de faire le lien avec les informations fournies par le détenteur ou le propriétaire du cadavre. Hormis les parties de cadavres issues d’actes vétérinaires, les cadavres sont réceptionnés entiers et aucune découpe n’est réalisée entre la réception et l'incinération. Tout cadavre ou lot de cadavres ne peut être réceptionné que s’il est accompagné des informations suivantes, ces informations ayant été fournies par le détenteur ou le propriétaire du cadavre : • l'espèce et éventuellement la race ; • la cause déclarée de la mort ; • sa provenance (adresse du détenteur) ; • son numéro d'identification. Pour chaque cadavre ou pour chaque lot livré, l’exploitant enregistre et conserve pendant deux ans les informations suivantes, qu’il peut enregistrer sur le document commercial ou le certificat sanitaire prévus par les règlements susvisés : • la date de réception ; • la date d'incinération ; • le poids du cadavre ou du lot. L'exploitant conserve l'ensemble des informations précédemment décrites au minimum cinq ans et les tient à disposition de l"inspection des installations classées. ARTICLE 8.1.2 Locaux de stockage de cadavres Les locaux de stockage des cadavres sont construits en matériaux imperméables, résistants aux chocs, 29/33 Direction départementale de la protection des populations 190 avenue du Père Soulas - CS 87377 34184 MONTPELLIER Cedex 4 Accueil du public : du lundi au vendredi de 9 h à 11 h30 ddpp@herault.gouv.fr
et sont revêtus de matériaux permettant le nettoyage et la désinfection. Le sol est étanche et conçu de façon à faciliter l'écoulement des jus d'égouttage et des eaux de nettoyage vers les installations de collecte des eaux souillées. ARTICLE 8.1.3 Conditions de stockage des cadavres Si les cadavres ne peuvent pas être incinérés dès leur arrivée, ils sont immédiatement stockés en chambre froide. Excepté en cas de soins mortuaires, les cadavres sont sortis de la chambre froide au maximum une heure avant leur incinération. La conservation des cadavres s'effectue en chambre froide négative à une température inférieure à -14 °c, La durée de conservation des cadavres dans ces conditions ne peut excéder un mois, sauf en cas de procédure d’expertise pour une assurance. Les chambres froides à température positive maintiennent en permanence une température inférieure à 5°C. La durée de conservation des cadavres ne peut excéder 48 heures. La température de la chambre froide est enregistrée en continu. Les données enregistrées sont facilement consultables et archivées pendant une période minimale d’un an. Un dispositif d’alarme est mis en place permettant de constater tout dysfonctionnement du système frigorifique et toute anomalie de température. Le dispositif d'alarme est mis en place de manière à ce qu’un responsable techniquement compétent puisse être alerté et intervenir en moins de 8 heures sur les lieux en toute circonstance. Les dysfonctionnements, anomalies et descriptifs des suites données sont consignés dans un registre. En cas de dysfonctionnement et si la température négative n’a pas pu être respectée, les cadavres concernés sont incinérés sans délai. ARTICLE 8.1.4 Odeurs La dispersion des odeurs issues des opérations de réception et de stockage des cadavres est limitée en : • assurant la fermeture permanente des locaux d'entreposage et de stockage des cadavres en dehors des mouvements de personnes ou de véhicules ; • effectuant un nettoyage et une désinfection appropriés des locaux ; • exploitant et entretenant les aires de réception des cadavres de façon à limiter les dégagements d'odeurs à proximité de l'établissement. Ces aires sont étanches et aménagées de telle sorte que les écoulements de liquides en provenance des cadavres ne puissent pas rejoindre directement le milieu naturel et soient collectés et traités conformément aux dispositions du présent arrêté. Toutes les dispositions nécessaires sont prises pour que l'établissement ne soit pas à l'origine d'émission de gaz odorants susceptibles d'incommoder le voisinage et de nuire à la santé et à la salubrité publiques. Conformément à l'article 22 de l'arrêté ministériel du 6 juin 2018 pré-cité, si l'installation fait l'objet de plaintes relatives aux nuisances olfactives, à la demande du préfet, des mesures du débit d'odeur seront effectuées. 30/33
Direction départementale de la protection des populations Service animaux et environnement ARTICLE 8.1.5 Nettoyage et désinfection Les opérations de nettoyage et de désinfection des matériels de transport des animaux seront réalisées à l’intérieur du bâtiment et feront l’objet de procédures adaptées. CHAPITRE 8.2 DÉCHETS ET CENDRES ARTICLE 8.2.1 Élimination L'exploitant prend les dispositions nécessaires dans la conception et l'exploitation de l'installation pour permettre l'élimination des déchets issus de ses activités et notamment des cendres et des résidus de traitement des fumées. Les cendres pourront être : • répandues au jardin souvenir dans un puit de dispersion proche au crématorium ; • placées dans une urne et rendues aux propriétaires. Le puit de dispersion sera étanche et abrité des eaux pluviales et des envols. Les cendres seront collectées périodiquement pour être valorisées dans une installation autorisée, au même titre que les cendres issues de crémations collectives conformément au règlement n°1069/2009 établissant les règles sanitaires applicables aux sous-produits animaux et produits dérivés. CHAPITRE 8.3 INSTALLATION DE PANNEAUX PHOTOVOLTAÏQUES ARTICLE 8.3.1 Installation et prescriptions L’installation de panneaux photovoltaïques en toiture du bâti, d’une surface de 184 m² et destinés à l’alimentation des différentes installations, devra être réalisée conformément aux prescriptions réglementaires en vigueur et devra être validée par le SDIS 34. TITRE 9 – PUBLICITÉ ET MODALITÉS D’EXÉCUTION-VOIES DE RECOURS ARTICLE 9.1 Frais Les frais inhérents à l’application des prescriptions du présent arrêté sont à la charge de l’exploitant. ARTICLE 9.2 Publicité 31/33 Direction départementale de la protection des populations 190 avenue du Père Soulas - CS 87377 34184 MONTPELLIER Cedex 4 Accueil du public : du lundi au vendredi de 9 h à 11 h30 ddpp@herault.gouv.fr
Conformément à l’article R.181-44 du Code de l’environnement, en vue de l’information des tiers : 1° Une copie de l'arrêté d'autorisation environnementale est déposée à la mairie de Béziers et peut y être consultée ; 2° Un extrait de ces arrêtés est affiché à la mairie de Béziers pendant une durée minimum d'un mois ; procès-verbal de l'accomplissement de cette formalité est dressé par les soins du maire ; 3° L'arrêté est adressé à chaque conseil municipal et aux autres autorités locales ayant été consultées en application de l'article R.181-38 du Code de l’environnement, à savoir : Maureilhan, Montady et Maraussan ; 4° L'arrêté est publié sur le site internet des services de l’État de l’Hérault, pendant une durée minimale de quatre mois. L'information des tiers s'effectue dans le respect du secret de la défense nationale, du secret industriel et de tout secret protégé par la loi. ARTICLE 9.3 Voies et délais de recours Conformément à l’article L.514-6 du Code l’environnement, le présent arrêté est soumis à un contentieux de pleine juridiction. En application du III de ce même article, les tiers qui n'ont acquis ou pris à bail des immeubles ou n'ont élevé des constructions dans le voisinage d'une installation classée que postérieurement à l'affichage ou à la publication de l'acte portant autorisation ou enregistrement de cette installation ou atténuant les prescriptions primitives ne sont pas recevables à déférer ledit arrêté à la juridiction administrative. Conformément à l’article R.181-50 du Code de l’environnement et sans préjudice de l'article L.411-2 du Code des relations entre le public et l’administration, les décisions mentionnées aux articles L.181-12 à L. 181-15-1 peuvent être déférées auprès du tribunal administratif de Montpellier, notamment par la voie dématérialisée depuis le portail « Télérecours citoyen » accessible à l’adresse www.telerecours.fr : 1° Par les pétitionnaires ou exploitants, dans un délai de deux mois à compter du jour où la décision leur a été notifiée ; 2° Par les tiers intéressés en raison des inconvénients ou des dangers pour les intérêts mentionnés à l'article L.181-3, dans un délai de deux mois à compter de : a) L'affichage en mairie dans les conditions prévues au 2° de l'article R.181-44 du Code de l’environnement ; b) La publication de la décision sur le site internet de la préfecture prévue au 4° du même article. Le délai court à compter de la dernière formalité accomplie. Si l'affichage constitue cette dernière formalité, le délai court à compter du premier jour d'affichage de la décision. Pour les décisions mentionnées à l’article R.181-51 du Code de l’environnement, l'affichage et la publication mentionnent l'obligation de notifier tout recours administratif ou contentieux à l'auteur de la décision et au bénéficiaire de la décision, à peine, selon le cas, de non prorogation du délai de recours contentieux ou d'irrecevabilité du recours contentieux. Cette notification doit être adressée 32/33
Direction départementale de la protection des populations Service animaux et environnement par lettre recommandée avec accusé de réception dans un délai de quinze jours francs à compter de la date d’envoi du recours administratif ou du dépôt du recours contentieux (article R.181-51 du Code de l’environnement). Le présent arrêté peut faire l’objet d’un recours gracieux ou hiérarchique dans le délai de deux mois. ARTICLE 9.4 Sanctions Les infractions ou l’inobservation des conditions légales fixées par le présent arrêté entraînent l’application des sanctions administratives et pénales prévue par le titre VII du livre Ier du Code de l’environnement. ARTICLE 9.5 Exécution – notification La secrétaire générale de la préfecture de l’Hérault, le directeur départemental de la protection des populations de l’Hérault chargé de l’inspection des installations classées, le maire de Béziers sont chargés, chacun en qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au recueil des actes administratifs de la préfecture et dont une copie sera adressée à : • Madame la Maire de Maraussan ; • Monsieur le Maire de Maureilhan ; • Monsieur le Maire de Montady ; • Monsieur le Maire de Béziers. Le présent arrêté est notifié à la société SAS Crématorium Animalier du Languedoc. La préfète, 33/33 Direction départementale de la protection des populations 190 avenue du Père Soulas - CS 87377 34184 MONTPELLIER Cedex 4 Accueil du public : du lundi au vendredi de 9 h à 11 h30 ddpp@herault.gouv.fr

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