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La France insoumise
LFI · Gauche
Ce qu'il faut retenir
L'essentiel sur LFI en un coup d'œil.
Positionnement politique
Lecture rapide du parti.
Présentation
Origines, positionnement et grandes orientations.
🇫🇷 La France insoumise (LFI)
Genèse, organisation et culture militante
Lancée en 2016 autour de Jean-Luc Mélenchon, La France insoumise se structure comme un mouvement plus qu’un parti : “groupes d’appui” locaux, campagnes thématiques, usage intensif du numérique pour former, délibérer et mobiliser. Le corpus programmatique, L’Avenir en commun, agrège des influences républicaines sociales, écosocialistes et altermondialistes, avec l’objectif d’une VIᵉ République (fin du présidentialisme, référendum d’initiative citoyenne, indépendance de la justice, démocratie participative).Boussole politique
- Planification écologique : rénovation thermique de masse, transport ferroviaire et urbain, relocalisations industrielles bas-carbone, sortie planifiée des énergies fossiles, débat stratégique sur le nucléaire et montée des ENR pilotables, protection de la biodiversité et des eaux.
- République sociale : revalorisation du SMIC, sécurisation des parcours (emploi-formation), retraite à 60 ans, renforcement des services publics (hôpital, école, justice, recherche), lutte contre la précarité et le non-recours.
- Partage des richesses : progressivité fiscale renforcée, lutte anti-évasion, conditionnalité sociale et écologique des aides aux entreprises, contrôle public de secteurs stratégiques.
- République laïque et universaliste : défense des libertés, égalité femmes-hommes, lutte contre toutes les discriminations.
- Europe et international : critique du cadre jugé libéral des traités ; stratégie “désobéir pour bifurquer” si nécessaire, avec une ambition de refondation écologique et sociale. En diplomatie : priorité au droit international, au multilatéralisme et au non-alignement.
Trajectoire électorale et parlementaire
Après des percées présidentielles (2017, 2022), LFI devient en 2022 la principale force de gauche à l’Assemblée, dans la dynamique d’une alliance électorale plus large. Son groupe parlementaire investit les thèmes sociaux (retraites, salaires, prix de l’énergie) et institutionnels (référendums, contrôle du gouvernement), tout en menant des campagnes locales (villes, Outre-mer) qui consolident un ancrage dans les métropoles populaires et la jeunesse.Méthode, critiques et réponses
La stratégie d’agitation démocratique (auditions offensives, propositions de loi, recours constitutionnels, actions de terrain) suscite débats et controverses : relations aux autres forces de gauche, positionnements internationaux, rythme de transformation. Les insoumis revendiquent une clarté de cap (égalité + climat), une capacité de mobilisation et une pédagogie sur les alternatives budgétaires (impôt sur la fortune climatique, prêts publics verts, planification sectorielle).En bref
LFI propose une rupture écosociale articulant justice et urgence climatique, avec un récit institutionnel (VIᵉ) et un style mouvementiste qui veut remettre le citoyen au centre de la décision.Représentation institutionnelle
Présence du parti dans les assemblées.
Élus en exercice
87 élusParlementaires et élus locaux recensés, au-delà des seuls effectifs institutionnels ci-dessus. Les anciens élus et les responsables sans mandat sont regroupés dans Membres.
Femmes Hommes
14 élus sans sexe renseigné dans la source qui liste les élus locaux du parti, exclus du calcul.
Part calculée sur les 73 élus dont le sexe est connu, sur 87 recensés.
Membres sans mandat en exercice
Responsables, anciens élus et personnalités rattachés au parti sans mandat électif en cours.
Personnes recensées
13 personnesPropositions de programme
Les mesures portées par le parti. Leur analyse par SensPo est à venir.
Chiffrage du programme
Ce que le programme du parti coûterait ou rapporterait aux finances publiques, mesure par mesure.
Estimations SensPo du programme publié par LFI, mesure par mesure. Ce ne sont pas des montants annoncés par le parti.
Coût net pour les finances publiques, par an
266,6 Md€
Une fois toutes les mesures durables en place · 80 mesures chiffrées sur 80
Si toutes les estimations se trompaient dans le même sens : de −47,1 Md€ à +688,1 Md€ par an.
En plus, une fois : investissements et dépenses exceptionnelles
403 Md€ au total
Réparti sur les années de réalisation, et non compté dans le montant annuel · 72 mesures concernées
D'où vient ce montant
- Dépenses nouvelles
- Recettes nouvelles
- Économies
- Coût net
Année par année, pendant le quinquennat
Effet net par an, de 2027 à 2032 : 2027 +37,7 Md€, 2028 +178,5 Md€, 2029 +241,3 Md€, 2030 +299,1 Md€, 2031 +330,5 Md€, 2032 +328,3 Md€.
Par thème
- Économie4 mesures · plus 4 Md€ ponctuels au total
- Social24 mesures · plus 83,6 Md€ ponctuels au total
- Écologie19 mesures · plus 190,5 Md€ ponctuels au total
- Territoires4 mesures · plus 40,6 Md€ ponctuels au total
- Démocratie et institutions17 mesures · plus 38 Md€ ponctuels au total
- Éducation7 mesures · plus 52,9 Md€ ponctuels au total
- Europe5 mesures · plus 1,4 Md€ ponctuels au total
Qui paie, qui encaisse
- ÉtatDépenses 262,9 Md€ · recettes 111,9 Md€ · économies 25,9 Md€ · plus 324,9 Md€ ponctuels au total
- Sécurité socialeDépenses 197,6 Md€ · recettes 86,1 Md€ · économies 10,2 Md€ · plus 23,7 Md€ ponctuels au total
- Collectivités localesDépenses 48,8 Md€ · recettes 6,5 Md€ · économies 1,8 Md€ · plus 54,4 Md€ ponctuels au total
- Union européenneRecettes 300 M€
Estimations SensPo, méthode « v5.8-chiffrage », révision 2, mises à jour le 20 septembre 2026. Chaque mesure est chiffrée à partir du texte publié par la formation, avec une fourchette et un niveau de confiance ; les montants annoncés par la formation sont signalés quand ils existent.
Effet sur la dette publique
Le chiffrage du programme appliqué à la trajectoire de la dette, avec des hypothèses réglables.
Ce que le programme du parti ferait à la dette
Le coût net annuel du programme est retranché du solde public de chaque année, à partir de 2027. La dette ainsi créée paie des intérêts, qui creusent la dette à leur tour : c’est l’effet « boule de neige », et il est compris dans la courbe. Réglez les hypothèses pour voir ce qui tient à elles.
Pour situer : le traité européen fixe une valeur de référence de 60 % du PIB, très loin sous la trajectoire actuelle.
Hypothèses
Hausse du volume de la production, hors inflation, chaque année.
D’où vient la valeur par défaut (1,2 % par an) ?
Source : Haut Conseil des finances publiques, avis n° HCFP-2026-3 relatif au rapport d'avancement annuel 2026, 17 avril 2026, § 74 et tableau 11 : croissance potentielle estimée par le Gouvernement à 1,2 % par an (1,0 % en 2029) ; la prévision de croissance pour 2026 est de 0,9 %. consulter le document (nouvel onglet)
Hausse des prix de la production nationale (déflateur du PIB), qui gonfle le PIB en euros et allège d'autant le poids de la dette.
D’où vient la valeur par défaut (1,3 % par an) ?
Source : Haut Conseil des finances publiques, avis n° HCFP-2026-3, 17 avril 2026, § 37 : « La prévision de déflateur du PIB est révisée à la baisse à 1,3 % (contre 1,5 % au PLF 2026). Cette prévision est plausible ». consulter le document (nouvel onglet)
Taux auquel l'État emprunte à dix ans. Il ne pèse d'abord que sur la dette renouvelée, puis gagne peu à peu toute la dette.
D’où vient la valeur par défaut (3,8 %) ?
Source : Sénat, rapport général n° 139 (2025-2026), Engagements financiers de l'État : hypothèse du projet de loi de finances pour 2026, « les taux à 10 ans continueraient à croître, pour s'élever à 3,7 % fin 2025 et à 3,8 % fin 2026 ». consulter le document (nouvel onglet)
Solde des comptes publics avant intérêts, en part du PIB. Négatif, l'État emprunte aussi pour ses dépenses courantes ; positif, il dégage de quoi payer une partie des intérêts. Par défaut, le niveau de 2025 : aucun effort.
D’où vient la valeur par défaut (−2,9 % du PIB) ?
Source : Niveau de 2025 : déficit public de 152,5 Md€ moins 64,7 Md€ d'intérêts, soit −2,94 % du PIB (INSEE, Informations rapides n° 78, 27 mars 2026 ; Insee Première n° 2105, 29 mai 2026) [calcul], arrondi à −2,9 %. consulter le document (nouvel onglet)
Année où le solde primaire visé est atteint ; il y va en ligne droite depuis 2025, puis y reste.
D’où vient la valeur par défaut (2029) ?
Source : Échéance du retour du déficit public sous 3 % du PIB fixée dans la procédure pour déficit excessif : « faire revenir sous 3 points de PIB le déficit d'ici 2029 » (Haut Conseil des finances publiques, avis n° HCFP-2026-3, 17 avril 2026, synthèse). consulter le document (nouvel onglet)
Dette publique, en % du PIB
- Sans le programme
- Avec le programme du parti
- Fourchette du chiffrage
Intérêts payés dans l’année, en milliards d’euros
- Sans le programme
- Avec le programme du parti
| Année | Dette sans (% PIB) | Dette avec (% PIB) | Fourchette (% PIB) | Intérêts sans (Md€) | Intérêts avec (Md€) |
|---|---|---|---|---|---|
| 2025 (constaté) | 115,7 % | 115,7 % | — | — | — |
| 2026 | 118,2 % | 118,2 % | 118,2 % à 118,2 % | 73 Md€ | 73 Md€ |
| 2027 | 120,9 % | 122,1 % | 121,9 % à 122,3 % | 83 Md€ | 83 Md€ |
| 2028 | 123,7 % | 130,4 % | 129,5 % à 131,6 % | 94 Md€ | 95 Md€ |
| 2029 | 126,7 % | 140,8 % | 138,6 % à 143,6 % | 104 Md€ | 110 Md€ |
| 2030 | 129,9 % | 152,8 % | 149,0 % à 157,6 % | 115 Md€ | 128 Md€ |
| 2031 | 133,2 % | 165,8 % | 160,0 % à 172,8 % | 126 Md€ | 148 Md€ |
| 2032 | 136,7 % | 178,6 % | 170,7 % à 187,9 % | 137 Md€ | 171 Md€ |
| 2033 | 140,3 % | 189,7 % | 179,7 % à 201,3 % | 149 Md€ | 194 Md€ |
| 2034 | 144,1 % | 200,9 % | 188,8 % à 214,7 % | 161 Md€ | 217 Md€ |
| 2035 | 148,0 % | 212,1 % | 198,0 % à 228,1 % | 173 Md€ | 241 Md€ |
Ce simulateur applique une formule comptable, sans modèle économique : un effort budgétaire n'y ralentit pas la croissance, et une dette plus lourde n'y fait pas monter les taux. Les curseurs sont constants sur toute la période.
Le taux apparent de départ et le solde primaire de 2025 sont calculés à partir des comptes de l'INSEE ; la formule reproduit la dette de fin 2025 à 0,15 point près, l'écart tenant aux opérations qui touchent la dette sans passer par le déficit.
Deux hypothèses s’ajoutent ici : le chiffrage du programme est pris tel qu’il est publié sur cette page, et au-delà de 2032 le programme est supposé appliqué en entier, ses dépenses exceptionnelles étant passées.
Communications du parti
Actualités, communiqués et annonces publiés par LFI sur son site officiel lafranceinsoumise.fr.
La Poste va fermer 441 de ses bureaux : LFI appelle à la mobilisation le 10 octobre
Source : lafranceinsoumise.fr
Alerte : l’antifasciste Gino ne doit pas être livré à l’Allemagne
_Communiqué du groupe LFI à l’Assemblée nationale_
L’eurodéputée italienne Ilaria Salis, Maja, Gabriele, Gino et Zaid font tous partie d’un groupe d’antifascistes poursuivis par Orbàn et la Hongrie depuis 2023, pour avoir participé à une manifestation contre un immense rassemblement néonazi à Budapest.
Gino et Zaid ont trouvé refuge en France, où ils se débattent depuis des mois contre les mandats d’arrêt européens, émis successivement par la Hongrie et l’Allemagne.
L’Allemagne a d’ores et déjà emprisonné plusieurs militants antifascistes et livré Maja à la Hongrie malgré la décision contraire de sa propre Cour constitutionnelle. Les militants Gabriele et Maja viennent d’être condamnés respectivement à 6 et 7 ans de prison à Budapest, après des années d’intimidations, de harcèlement et d’incarcération dans des conditions indignes.
Aujourd’hui, la Cour de cassation française a définitivement entériné la décision de justice d’extrader Gino vers l’Allemagne, se rendant complice de cette chasse à l’homme. Gino risque d’être ensuite transféré vers la Hongrie, où les mauvais traitements des prisonniers politiques ont largement survécu au règne Orbàn. Extrader Gino, c’est le livrer à une vengeance politique contre l’antifascisme.
A l’heure de la montée en puissance de l’internationale d’extrême droite, le combat contre le fascisme et le néonazisme est un honneur. Nous demandons au gouvernement d’Emmanuel Macron de s’opposer à l’exécution de cette décision et de réengager un dialogue diplomatique.
Nous soutiendrons les initiatives de protection citoyenne du militant Gino. Soutien à Gino et Zaid qui doivent rester en France.
Source : lafranceinsoumise.fr
La Macronie et l’extrême droite menacent le droit à l’IVG : le 28 septembre, journée mondiale de lutte pour le droit à l’avortement, mobilisons-nous pour le défendre !
_Communiqué du groupe LFI à l’Assemblée nationale_
Le droit à l’IVG est un droit constitutionnel, pourtant largement inaccessible.
Alors qu’une femme sur trois y aura recours dans sa vie et que les besoins augmentent (7 219 IVG de plus en 2025), Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu en menacent chaque année l’accès en poursuivant les coupes budgétaires soutenues par le Rassemblement national. Ce Gouvernement, composé de soutiens de la Manif pour tous comme Gérald Darmanin, nous annonce une nouvelle saignée pour 2027.
Ces politiques libérales ont conduit à la fermeture de 180 centres IVG et 40% des maternités en vingt ans. 1 femme sur 4 doit changer de département pour avorter. 3 femmes sur 4 ayant avorté dans un établissement de santé ont attendu plus de 7 jours pour obtenir leur rendez-vous, contre les 5 jours que recommande l’OMS.
Le budget dédié aux 3 séances annuelles d’éducation à la vie affective et sexuelle (EVARS) - mises en place l’année dernière avec 24 ans de retard - n’est toujours pas à la hauteur et n’a jamais fait l’objet d’un chiffrage précis.
Le Planning familial, qui fête ses 70 ans, est en danger. 7 des 12 centres de santé sexuelle ont fermé dans la Drôme. En Pays de la Loire, sa subvention régionale a été tout bonnement supprimée.
L’extrême droite n’a jamais cessé de menacer ce droit fondamental. Le maire RN de Carpentras vient de supprimer la subvention municipale du Planning familial. Le RN a investi plusieurs candidat·es anti-IVG pour les élections sénatoriales. Marion Maréchal Le Pen, nièce de Marine Le Pen s’est rendue ce mois-ci à une exposition anti-IVG au Parlement européen.
Deux femmes sur trois ont déjà ressenti des pressions lors de l’avortement. Le Président Emmanuel Macron lui-même participe à cette atmosphère irrespirable en enjoignant les femmes à un « réarmement démographique » absurde.
En 2027, avec Jean-Luc Mélenchon, nous rendrons ce droit fondamental effectif pour toutes. Nous rouvrirons les centres IVG fermés et formerons les professionnels de santé. Nous verserons des subventions pérennes aux associations, et mettrons enfin les moyens pour que tous les élèves bénéficient des heures d’EVARS.
Source : lafranceinsoumise.fr
À 7 mois de l’élection présidentielle, la France insoumise fait son entrée historique au Sénat
Dans une indifférence générale, des élections sénatoriales sans enjeux lisibles ont organisé une nouvelle répartition des sièges entre les droites. Le Rassemblement National progresse ainsi sur les décombres d’un parti LR en pleine dérive vers l’extrême droite.
Pour la troisième fois après les élections municipales de 2026 et sénatoriales de 2023, l’ancienne gauche a tenté de faire barrage à LFI avec l’objectif de lui interdire toute représentation au Sénat.
Mais ses manœuvres ont échoué. Dans le Rhône et en Haute-Garonne, nous faisons élire deux sénateurs : Gabriel Amard à la tête d’une liste insoumise dans le Rhône et Marc Péré à la tête d’une liste LFI-EELV-Gs en Haute-Garonne. Nous manquons à 3 voix près l’élection de Martha Pecina chez les Français de l’étranger en raison des combinaisons de la direction des Écologistes, qui a mobilisé toutes ses ressources pour lui barrer la route. Au final, les sectaires du PS et d’EELV voient leur représentation sénatoriale reculer.
Partout ailleurs dans le pays, nos candidats et nos listes réalisent des scores manifestant une poussée considérable pour le mouvement insoumis. Nous enregistrons le soutien d’élus trois, quatre, cinq, dix fois plus nombreux que revendiqués comme soutenant notre mouvement.
Nous remercions l’ensemble de nos candidats et des grands électeurs qui ont permis ces résultats.
À sept mois de l’élection présidentielle, c’est la gauche de rupture organisée autour du programme porté par Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle qui trace le chemin de l’alternative.
Source : lafranceinsoumise.fr
Parcoursup trie, nous l’abolirons : l’acces à l’enseignement supérieur doit être garanti pour toutes et tous
_Communiqué du groupe LFI_
Le groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale est interpellé par un nombre important de lycéens, de lycéennes et de parents d’élèves dans l’ensemble de nos circonscriptions qui nous font part de leur angoisse.
En effet, en cette rentrée, 126 652 élèves, soit 1 élève sur 8 se retrouvent exclus de l’enseignement supérieur à cause de Parcoursup. Ce système n’est plus tenable et la situation empire chaque année : 77 000 candidats sans proposition en 2023, 103 582 en 2025, soit une explosion de 64,5 % en seulement trois ans. Ces chiffres sont inacceptables et révèlent un système qui aggrave les inégalités d’accès à l’enseignement supérieur.
Cette sélection résulte de choix politiques austéritaires délibérément mis en place par les différents gouvernements macronistes. Ils ont organisé, par leurs coupes budgétaires, la sclérose de l’enseignement supérieur public et par la même occasion l’essor de l’enseignement supérieur privé à but lucratif. Les élèves non-affectés, lorsqu’ils le peuvent, n’ont alors d’autre choix que de se tourner vers des établissements privés hors-
Parcoursup, extrêmement coûteux.
Nous ne pouvons pas nous résoudre à abandonner l’avenir des jeunes à des établissements voraces comme Galiléo, à la sélection, aux phases complémentaires et aux commissions d’accès à l’enseignement supérieur (CAES), qui les orientent trop souvent vers des formations qu’ils n’ont pas choisies.
Le groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, par ses propositions de loi et la bataille sur le budget, défendra l’abolition de Parcoursup, l’ouverture de 150 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur, la hausse des moyens alloués aux établissements publics et la possibilité pour tout bachelier de s’inscrire dans la formation de son choix comme la constitution le prévoit. Il est temps que le ministre s’y conforme.
Source : lafranceinsoumise.fr
Le gouvernement refuse de transposer la directive sur la présomption de salariat
_Communiqué du groupe LFI_
Le 23 octobre 2024, la députée européenne insoumise Leïla Chaibi arrache aux libéraux une directive européenne introduisant une présomption de salariat pour les travailleur·ses de plateforme.
Le gouvernement a jusqu’au 2 décembre 2026 pour la transposer. Il a mandaté une mission d’experts, choisis sur mesure, chargés d’établir les orientations d’un futur projet de loi de transposition. Les conclusions de cette mission ont été présentées le 15 septembre 2026. La proposition de transposition qui est faite est minimaliste, et les orientations communiquées sont contraires à l’article 5 de la directive puisqu’aucune présomption de salariat n’est retenue, conformément aux exigences d’Uber et autres plateformes. La directive, pourtant protégée par les règles de fonctionnement de l’Union Européenne, n’est donc pas respectée.
De plus, le gouvernement a organisé le calendrier législatif pour empêcher l’adoption de cette présomption de salariat. Le 11 septembre, le ministre du travail a avoué qu’il ne porterait aucune loi pour les travailleur·ses de plateforme avant fin décembre. Il a également émis des doutes sur la possibilité de présenter une loi au Parlement avant l’arrêt des travaux parlementaires en mars 2027. Ainsi, le groupe parlementaire la France insoumise retient qu’aucune loi relative au travail de plateforme ne sera adoptée avant la fin du quinquennat, alors que le gouvernement en a l’obligation.
Ces manœuvres politiciennes sont au service d’une ligne politique définie depuis les années d’Emmanuel Macron à Bercy. Le gouvernement préfère faire payer à la France une amende à l’Union européenne plutôt que de mettre fin à son soutien inconditionnel aux plateformes numériques.
Cette loi est attendue par les travailleur·ses des plateformes. Avec Jean-Luc Mélenchon, nous légifèrerons pour défendre leurs droits.
Source : lafranceinsoumise.fr
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