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Actes des préfectures · Haute-Vienne

Recueil n° 87-2026-040 du 10 mars 2026

Recueil des actes administratifs publié le 10 mars 2026

5actes
42pages

Les actes de ce recueil

Arrêtés, décisions et récépissés, dans l’ordre du sommaire publié par la préfecture.

5 actes

Direction Départementale des Territoires 87 / Service Eau, Environnement, Forêt

  1. Arrêté n° 2026-FL/PE148 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à la vidange du plan d'eau "Beaune 1" destiné à l'alimentation en eau potable, situé au lieu-dit "La Lande", commune de Limoges

    Acte du 9 mars 20265 pages87-2026-03-09-00002

  2. Arrêté n° PC/2026/PE152 du 09 mars 2026 portant prescriptions spécifiques à déclaration au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de pisciculture à valorisation touristique, situé au lieu-dit "Peux Maux", commune de Thouron

    Acte du 9 mars 20269 pages87-2026-03-09-00003

  3. Arrêté n° PC/2026/PE153 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de pisciculture à valorisation touristique, situé au lieu-dit "Fontanet", commune de Videix

    Acte du 9 mars 202610 pages87-2026-03-09-00004

  4. Arrêté n° PC/2026/PE155 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de pisciculture à valorisation touristique, situé au lieu-dit "Fayollas", commune de Bussière-Galant

    Acte du 9 mars 20269 pages87-2026-03-09-00005

Préfecture de la Haute-Vienne / Direction de la Citoyenneté

  1. Arrêté du 06 mars 2026 portant institution de la commission de propagande pour le second tour des élections municipales et communautaires du 22 mars 2026.

    Acte du 6 mars 20262 pages87-2026-03-06-00002

Texte intégral

Le texte extrait du PDF publié par la préfecture, 42 pages. Seul le PDF officiel fait foi.

HAUTE-VIENNE RECUEIL DES ACTES ADMINISTRATIFS N°87-2026-040 PUBLIÉ LE 10 MARS 2026
Sommaire Direction Départementale des Territoires 87 / Service Eau, Environnement, Forêt 87-2026-03-09-00002 - Arrêté n° 2026-FL/PE148 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à la vidange du plan d'eau "Beaune 1" destiné à l'alimentation en eau potable, situé au lieu-dit "La Lande", commune de Limoges (5 pages) Page 3 87-2026-03-09-00003 - Arrêté n° PC/2026/PE152 du 09 mars 2026 portant prescriptions spécifiques à déclaration au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de pisciculture à valorisation touristique, situé au lieu-dit "Peux Maux", commune de Thouron (9 pages) Page 9 87-2026-03-09-00004 - Arrêté n° PC/2026/PE153 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de pisciculture à valorisation touristique, situé au lieu-dit "Fontanet", commune de Videix (10 pages) Page 19 87-2026-03-09-00005 - Arrêté n° PC/2026/PE155 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de pisciculture à valorisation touristique, situé au lieu-dit "Fayollas", commune de Bussière-Galant (9 pages) Page 30 Préfecture de la Haute-Vienne / Direction de la Citoyenneté 87-2026-03-06-00002 - Arrêté du 06 mars 2026 portant institution de la commission de propagande pour le second tour des élections municipales et communautaires du 22 mars 2026. (2 pages) Page 40 2
Direction Départementale des Territoires 87 87-2026-03-09-00002 Arrêté n° 2026-FL/PE148 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à la vidange du plan d'eau "Beaune 1" destiné à l'alimentation en eau potable, situé au lieu-dit "La Lande", commune de Limoges Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00002 - Arrêté n° 2026-FL/PE148 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à la vidange du plan d'eau "Beaune 1" destiné à 3
Direction départementale des territoires Arrêté n° 2026 – FL / PE 148 du 09 mars 2026 Portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l’environnement, relatives à la vidange du plan d’eau « Beaune 1 » destiné à l’alimentation en eau potable, situé au lieu-dit « La Lande », commune de Limoges Le préfet de la Haute-Vienne Chevalier de la Légion d’Honneur, Officier de l’Ordre National du Mérite, Vu le code de l'environnement et notamment ses articles L.110-1, L.163-1 à L.163-5, R.181-1 à D.181-57 et R.214-1 et suivants ; Vu le code civil, et notamment son article 640 ; Vu l’arrêté préfectoral du 18 décembre 2007, autorisant la commune de Limoges à prélever dans les étangs de Beaune-Les-Mines n° 1 et n° 2, communes de Limoges, Bonnac-La-Côte et Rilhac-Rancon, en vue de produire de l’eau destinée à la consommation humaine et déclarant d’utilité publique les travaux de dérivation des eaux de la rivière La Mazelle ainsi que l’établissement de périmètres de protection sanitaire ; Vu l’arrêté préfectoral du 20 février 2020 portant changement de bénéficiaire des autorisations préfectorales d’exploitation de la retenue d’eaux brutes de Beaune Les Mines n° 1 sur les communes de Limoges, Bonnac La Côte et Rilhac-Rancon pour la production d’eau destinée à la consommation humaine ; Vu l’arrêté ministériel du 9 juin 2021 fixant les prescriptions techniques générales applicables aux plans d'eau, y compris en ce qui concerne les modalités de vidange, relevant de la rubrique 3.2.3.0 de la nomenclature annexée à l’article R.214-1 du code de l’environnement ; Vu l’arrêté ministériel du 12 mai 2015 relatif aux règles applicables aux ouvrages construits ou aménagés en vue de prévenir les inondations et aux règles de sûreté des ouvrages hydrauliques ; Vu l’arrêté ministériel du 10 mars 2022 portant approbation du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) du bassin Loire-Bretagne ; Vu le schéma d’aménagement des eaux du bassin de la Vienne approuvé par arrêté inter-préfectoral du 8 mars 2013 ; Vu le règlement sanitaire départemental de la Haute-Vienne ; Vu l’arrêté du 30 janvier 2026 portant délégation de signature à Monsieur Jean-François Moras directeur départemental des territoires de la haute-vienne par intérim en matière d’administration générale ; Le Pastel 22 rue des Pénitents Blancs 87000 Limoges ddt@haute-vienne.gouv.fr 1/5 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00002 - Arrêté n° 2026-FL/PE148 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à la vidange du plan d'eau "Beaune 1" destiné à 4
Vu la décision du 2 février 2026 donnant subdélégation de signature en matière d’administration générale dans le cadre de l’arrêté préfectoral du 30 janvier 2026 ; Vu le dossier de demande au titre du code de l’environnement présenté le 3 mars 2026 par Limoges Métropole – Communauté Urbaine, Direction du Cycle de l’Eau au 19, rue Bernard Palissy 87031 LIMOGES Cedex 1, représenté par Messieurs Anthony Rouffet et Jean-Luc Viallesseche, relatif à la vidange du plan d’eau « Beaune 1 » destiné à l’alimentation en eau potable, situé au lieu-dit « La Lande », dans la commune de Limoges ; Considérant que conformément à l’article R.214-39 du code de l’environnement, le préfet peut fixer par arrêté toutes les prescriptions additionnelles que la protection des éléments mentionnés à l’article L.211-1 rend nécessaires ; Considérant l’impact du plan d’eau sur le cours d’eau en aval, en termes de risque de départ en phase de vidange dans le milieu aquatique aval des sédiments accumulés dans le plan d’eau, et la nécessité d’y remédier par le maintien de dispositifs de gestion adaptés et les ouvrages de décantation ; Considérant l’incidence du plan d’eau sur le milieu aquatique aval ; Considérant que les dispositions prises permettent l’exploitation du plan d’eau dans son intégralité pour l’alimentation en eau potable ; Considérant que les mesures envisagées au dossier présenté par le pétitionnaire, et les prescriptions du présent arrêté, permettent de garantir les intérêts mentionnés à l’article L.211-1 du code de l’environnement ; Sur proposition du directeur départementale des territoires de la Haute-Vienne ; Arrête Section I – Objet de l'Autorisation Article premier : Limoges Métropole – Communauté Urbaine, Direction du Cycle de l’Eau au 19, rue Bernard Palissy 87031 LIMOGES Cedex 1, représenté par Messieurs Anthony Rouffet et Jean-Luc Viallesseche dénommé ci-après bénéficiaire est autorisée à vidanger son plan d’eau destiné à l’alimentation en eau potable, situé au lieu-dit « La Lande », dans la commune de Limoges, objet de la demande susvisée au regard de la période demandée, du 1er avril 2026 (abaissement du niveau d’eau pour atteindre un niveau d’eau administratif au 22 avril 2026), au 29 avril 2026 (récupération du poisson) avec l’aide de la société Fish – Agri SARL, pisciculteur à Mézières-En-Brenne (36290) et des éléments en ma possession. Le plan d'eau est enregistré au service de la police de l’eau sous le numéro 87000456. Article 2 : L'autorisation est accordée, pour la durée de l’opération de vidange du plan d’eau « Beaune 1 », à dater de la notification du présent arrêté, sauf retrait ou modification en application des articles suivants dans le cadre du présent arrêté. Article 3 : Les ouvrages et l’activité constitutifs de ces aménagements relèvent de la nomenclature annexée à l’article R.214-1 du code de l’environnement : Rubrique Intitulé Régime Arrêtés de prescriptions générales correspondants 3.2.3.0 Plans d’eau, permanents ou non : 1° Dont la superficie est supérieure à 3 ha Les modalités de vidange de ces plans d'eau sont définies dans le cadre des actes délivrés au titre de la présente rubrique. Autorisation Arrêté du 9 juin 2021 2/5 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00002 - Arrêté n° 2026-FL/PE148 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à la vidange du plan d'eau "Beaune 1" destiné à 5
Section II – Prescriptions techniques Article 4 : le bénéficiaire doit respecter les engagements figurant au dossier déposé et les prescriptions du présent arrêté. Les installations, ouvrages, travaux ou activités, objets de la présente déclaration, sont situés, installés et exploités conformément aux plans et au contenu du dossier. En particulier, afin d’assurer la sécurité ou de réduire les impacts de cet aménagement, le bénéficiaire doit à compter de la date de notification du présent arrêté : - Mettre en œuvre toutes les mesures et précautions utiles pour éviter toute pollution du milieu aquatique à l’aval en phase travaux, Article 5 : Gestion des sédiments : La gestion des sédiments est réalisée au moyen d’un bassin de décantation d’une superficie minimale de 200,00 m². Ce bassin de décantation est déconnectable de l’écoulement normal du cours d’eau aval. L’ensemble doit permettre la conduite de la vidange, la maîtrise et la régulation des débits et la limitation de départ des sédiments vers le cours d’eau ou le milieu récepteur. Le plan d’eau et le bassin de décantation doivent être curés et nettoyés entre chaque vidange, ou chaque fois que cela est nécessaire. Article 6 : Récupération des poissons et crustacés : Des dispositions doivent être prises pour permettre la récupération des poissons et crustacés dévalant lors des vidanges, notamment afin d'éviter leur passage dans le milieu récepteur en aval. Ce dispositif permanent compte au minimum une grille dont l'espacement entre les barreaux est au maximum de 10 mm. Article 7 : Le poisson présent dans le plan d’eau a le caractère de « res-nulius » ce qui signifie qu’il est la propriété du bénéficiaire. La récupération et la gestion s’effectuent par les organismes identifiés au sein du dossier, objet de la présente demande. Les espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques et les poissons en mauvais état sanitaire seront détruits. Article 8 : Le plan d'eau doit pouvoir être entièrement vidangé. Article 9 : Suivi de l’impact : L’opérateur de la vidange maintient une surveillance régulière des opérations. Tout incident est déclaré immédiatement au service de police de l’eau et au service départemental de l’office français de la biodiversité. La vitesse de descente du plan d’eau est limitée, voire annulée momentanément si nécessaire, pour éviter l’entraînement de sédiments à l’aval du plan d’eau. Durant la vidange, les eaux rejetées dans les cours d’eau ne doivent pas dépasser les valeurs suivantes en moyenne sur 2 heures : • matières en suspension (MES) : 1 gramme par litre, • ammonium (NH4+) : 2 milligrammes par litre. De plus la teneur en oxygène dissous (O2) ne doit pas être inférieure à 3 milligrammes par litre. À tout moment, les eaux du plan d’eau et les eaux restituées ne doivent nuire ni à la vie du poisson, ni à sa reproduction, ni à sa valeur alimentaire. Le milieu aval ne doit subir aucun dommage du fait de la vidange, tel que le déversement de boues, sédiments ou vase. Le préfet peut le cas échéant imposer un suivi de la qualité des eaux pendant la vidange. En tout temps, il doit être procédé aux mesures des trois données (matières en suspension, l’oxygène dissous, ammonium), au droit des deux stations prévues au sein du dossier, objet de la demande susvisée. . Les rapports d’analyses doivent être transmis aux services de la DDT / SEEF, aux adresses suivantes : ddt-etangs@haute-vienne.gouv.fr et eric.hulot@haute-vienne.gouv.fr chaque jour, y compris 3/5 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00002 - Arrêté n° 2026-FL/PE148 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à la vidange du plan d'eau "Beaune 1" destiné à 6
les week-end et jours fériés, en rappelant sur chaque rapport les valeurs guides. Si une des valeurs dépasse la valeur guide, il faudra prendre des mesures pour réduire l'impact (contact avec le SEEF impératif). Article 10 : Conformément aux dispositions de l’article L.214-4 du code de l’environnement, l'autorisation peut être retirée ou modifiée, sans indemnité de la part de l'État exerçant ses pouvoirs de police, dans les cas suivants : 1° Dans l'intérêt de la salubrité publique, et notamment lorsque ce retrait ou cette modification est nécessaire à l'alimentation en eau potable des populations ; 2° Pour prévenir ou faire cesser les inondations ou en cas de menace pour la sécurité publique ; 3° En cas de menace majeure pour le milieu aquatique, et notamment lorsque les milieux aquatiques sont soumis à des conditions hydrauliques critiques non compatibles avec leur préservation ; Section III - Dispositions diverses Article 11 : A toute époque, les bénéficiaires sont tenus de donner aux agents chargés de la police de l’eau et aux agents du service départemental de l’office français de la biodiversité libre accès aux ouvrages dans les conditions prévues aux articles L.171-1 et suivants du code de l’environnement. Sur leur demande, ils doivent les mettre à même de procéder, à leurs frais, à toutes mesures et vérifications utiles pour constater l'exécution du présent arrêté. Article 12 : Il est précisé toutefois que les prescriptions du présent arrêté, tout comme les contrôles éventuels effectués par les services compétents, ne sauraient avoir pour effet d'exonérer les bénéficiaires de leur responsabilité, qui demeure pleine et entière, tant en ce qui concerne la conception et la réalisation des ouvrages que leur entretien et leur exploitation. Article 13 : Les droits des tiers sont et demeurent expressément réservés. Article 14 : Publication : En vue de l'information des tiers : 1° Le maire de la commune de Limoges, reçoit copie du présent arrêté, qui est affiché à la mairie pendant un mois au moins, 2° Un certificat d’affichage, accomplissement de cette formalité, est dressé par le maire de la commune et envoyé à la DDT de la Haute-Vienne, Service Eau, Environnement, Fôret, Le Pastel, 22 Rue de Pénitents Blancs – 87000 LIMOGES, 3° Le présent arrêté est publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Haute-Vienne et mis à la disposition du public sur le site internet des services de l’État dans la Haute-Vienne pendant une durée d’au moins 4 mois, 4° Un exemplaire du dossier est mis à la disposition du public pour information à la Direction départementale des territoires de la Haute-Vienne. Article 15 : Voies de délais de recours : Il peut être introduit un recours devant le juge administratif : 1° dans un délai de deux mois pour le bénéficiaire à compter de la notification du présent arrêté, 2° dans un délai de deux mois à compter de la publication du présent arrêté pour les tiers, Il peut être fait par les tiers une réclamation gracieuse à compter de la mise en service de l’installation pour constater l’insuffisance ou l’inadaptation des prescriptions. Après un recours gracieux ou hiérarchique, le délai du recours contentieux ne court qu'à compter du rejet explicite ou implicite de l'un de ces deux recours. Tout recours doit être adressé en recommandé avec accusé de réception. 4/5 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00002 - Arrêté n° 2026-FL/PE148 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à la vidange du plan d'eau "Beaune 1" destiné à 7
Article 16 : Exécution : Le secrétaire général de la préfecture, le directeur départemental des territoires par intérim, le maire de Limoges, le commandant du groupement de gendarmerie départementale, le chef du service départemental de l’office français de la biodiversité de la Haute-Vienne et les agents du service de police de l’eau, sont chargés, chacun en ce qui les concerne, de l'exécution du présent arrêté qui leur sera notifié ainsi qu’au permissionnaire. Limoges, le 09 mars 2026 Pour le préfet et par délégation, Pour le directeur par intérim et par délégation Le chef de service Eau, Environnement et Forêt Signé, Eric HULOT Arrêté n° 2026 – FL / PE 148 du 09 mars 2026 Portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l’environnement, relatives à la vidange du plan d’eau « Beaune 1 » destiné à l’alimentation en eau potable, situé au lieu-dit « La Lande », commune de Limoges 5/5 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00002 - Arrêté n° 2026-FL/PE148 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à la vidange du plan d'eau "Beaune 1" destiné à 8
Direction Départementale des Territoires 87 87-2026-03-09-00003 Arrêté n° PC/2026/PE152 du 09 mars 2026 portant prescriptions spécifiques à déclaration au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de pisciculture à valorisation touristique, situé au lieu-dit "Peux Maux", commune de Thouron Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00003 - Arrêté n° PC/2026/PE152 du 09 mars 2026 portant prescriptions spécifiques à déclaration au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 9
     Arrêté n° PC/2026/PE 152 du 09 mars 2026 portant prescriptions spécifiques à déclaration au titre du code de l’environnement, relatives à l’exploitation d’un plan d’eau existant à usage de pisciculture à valorisation touristique, situé au lieu- dit « Peux Maux », commune de Thouron Le préfet de la Haute-Vienne Chevalier de la Légion d’Honneur, Officier de l’Ordre National du Mérite Vu le code de l'environnement et notamment les articles L.110-1, L.163-1, L.163-3 et L.163-5, et les articles R.214-1 et suivants et R.181-1 et suivants du code de l’environnement relatifs aux autorisations et déclarations des opérations soumises à autorisation ou à déclaration en application des articles L.214-1 à L.214-6 ; Vu le code civil, et notamment son article 640 ; Vu l’arrêté du 9 juin 2021 fixant les prescriptions techniques générales applicables aux plans d’eau, y compris en ce qui concerne les modalités de vidange, relevant de la rubrique 3.2.3.0 de la nomenclature annexée à l’article R.214-1 du code de l’environnement ; Vu l’arrêté du 12 mai 2015 relatif aux règles applicables aux ouvrages construits ou aménagés en vue de prévenir les inondations et aux règles de sûreté des ouvrages hydrauliques ; Vu l’arrêté du 18 mars 2022 portant approbation du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) du bassin Loire-Bretagne ; Vu l’arrêté réglementaire permanent relatif à l’exercice de la pêche en eau douce dans le département de la Haute-Vienne ; Vu le règlement sanitaire départemental de la Haute-Vienne ; Vu l'arrêté du 30 janvier 2026 portant délégation de signature en matière d’administration générale à M. Jean-François Moras, directeur départemental des territoires de la Haute-Vienne par intérim ; Vu la décision du 2 février 2026 donnant subdélégation de signature en matière d'administration générale à M. Eric HULOT, chef du service eau environnement forêt de la direction départementale des territoires de la Haute-Vienne ; Vu la demande de régularisation au titre du code de l’environnement présentée le 17 octobre 2025 et en dernier lieu le 13 janvier 2026 par Mounier Suzanne, propriétaire du plan d’eau, demeurant au n° 48 Rue Jules Noriac, 87000 Limoges, relative à l'exploitation d’un plan d'eau enregistré sous le n° 87003486, à usage de pisciculture à valorisation touristique, situé au lieu-dit « Peux Maux », sur les parcelles 0B n° 0006, 0007, 1172 à 1174, 1579 et 1582, sur la commune de Thouron ; Vu l'avis du pétitionnaire saisi sur le projet d’arrêté ; Considérant que conformément à l’article R.214-39 du code de l’environnement, le préfet peut fixer Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00003 - Arrêté n° PC/2026/PE152 du 09 mars 2026 portant prescriptions spécifiques à déclaration au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 10
par arrêté toutes les prescriptions additionnelles que la protection des éléments mentionnés à l’article L.211-1 rend nécessaires ; Considérant l’incidence de l’impact du plan d’eau sur le milieu aquatique du cours d’eau en aval, en termes de risque de départ en phase de vidange dans le milieu aquatique aval des sédiments accumulés dans le plan d’eau, et la nécessité d’y remédier par le maintien de dispositifs de gestion adaptés et les ouvrages de décantation ; Considérant que le barrage constitue un obstacle à l’écoulement des crues, qu’il en résulte un risque en termes de sécurité, et qu’il est en conséquence nécessaire d’aménager des ouvrages évacuateurs de crue suffisamment dimensionnés tout en garantissant une revanche suffisante ; Considérant l’impact thermique que représente l’évacuation des eaux de surface d’un plan d’eau sur les eaux des cours d’eau avec lesquelles il communique et la nécessité d’y remédier par la mise en place d’un système d’évacuation des eaux de fond ; Considérant la mise en place d’un dispositif permettant le respect du débit réservé comme étant de nature à réduire l’impact du plan d’eau sur le milieu aquatique à l’aval ; Considérant que les mesures envisagées par le pétitionnaire, et les prescriptions du présent arrêté, permettent de garantir les intérêts mentionnés à l’article L.211-1 du code de l’environnement ; Sur proposition du directeur départemental des territoires de la Haute-Vienne ; Arrête Section I – Objet de l'Autorisation Article premier : Il est donné autorisation, au titre des articles L 214-1 à L 214-6 du code de l’environnement à Mounier Suzanne, demeurant au n° 48 Rue Jules Noriac, 87000 Limoges, concernant l ‘aménagement et l’exploitation d’un plan d’eau d’une superficie d’environ 0,5 hectare, à usage de pisciculture à valorisation touristique. L'ensemble des ouvrages se situent au lieu-dit « Peux Maux », sur les parcelles 0B n° 0006, 0007, 1172 à 1174, 1579 et 1582, sur la commune de Thouron. Le plan d’eau, alimenté par des sources internes et des eaux de ruissellement, est enregistré au service de police de l’eau sous le numéro 87003486. Article 2 : L'autorisation est accordée, pour une durée de trente ans à dater de la notification du présent arrêté, sauf retrait ou modification en application des articles suivants dans le cadre du présent arrêté. Article 3 : Les ouvrages et l’activité constitutifs de ces aménagements relèvent de la nomenclature annexée à l’article R.214-1 du code de l’environnement : Rubrique Intitulé Régime Arrêtés de prescriptions générales correspondants 2/9 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00003 - Arrêté n° PC/2026/PE152 du 09 mars 2026 portant prescriptions spécifiques à déclaration au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 11
3.2.3.0 Plans d’eau permanents ou non : 2° Dont la superficie est supérieure à 0,1 ha mais inférieure à 3 ha Les modalités de vidange de ces plans d'eau sont définies dans le cadre des actes délivrés au titre de la présente rubrique. Déclaration Arrêté du 9 juin 2021 3.2.7.0 Piscicultures d’eau douce mentionnées à l’article L431-6 du code de l’environnement Déclaration Arrêté du 1er avril 2008 Section II – Prescriptions techniques Article 4 : Le propriétaire doit respecter les engagements figurant au dossier déposé et les prescriptions du présent arrêté. Les installations, ouvrages, travaux ou activités, objets de la présente déclaration, sont situés, installés et exploités conformément aux plans et contenu du dossier. En particulier, afin d’assurer la sécurité ou de réduire les impacts de cette création, le pétitionnaire doit dans un délai de deux ans à compter de la date de notification du présent arrêté : • Mettre en œuvre toutes les mesures et précautions utiles pour éviter toute pollution du milieu aquatique à l’aval en phase travaux ; • Mettre en place des grilles à tous les exutoires de la pisciculture • Procéder au nettoyage du barrage et maintenir les pentes avale et amont du barrage et les différents ouvrages accessibles et sans végétation ligneuse ; • Mettre en place un dispositif anti-batillage et prévoir une réfection ponctuelle du sommet du barrage ; • Mettre en place un déversoir de crue comme prévu au dossier ; • Mettre en place un dispositif de décantation, mise en place d’un bassin de décantation déconnecté du milieu aval ; • Mettre en place un dispositif garantissant en tout temps le maintien d’un débit restitué de 0,15 l/s, ainsi que son moyen de contrôle ; • Maintenir opérationnel le dispositif permettant la récupération du poisson et crustacés lors des vidanges. À l’issue de la réalisation des travaux et avant sa mise en eau, le propriétaire devra en informer par courrier le service de police de l’eau, qui donnera, le cas échéant, l’autorisation de le mettre en eau. Article 5 : Faute par le propriétaire de se conformer aux dispositions du présent arrêté dans les délais impartis, le préfet peut, après mise en demeure conformément à l’article L.171-7 du code de l’environnement, suspendre l’exploitation de l’ouvrage, à savoir imposer sa mise en assec, voire son effacement, jusqu’à l’exécution des conditions imposées et prendre les mesures conservatoires nécessaires aux frais du propriétaire. Article 6 : Toute modification apportée aux ouvrages, installations, à leur mode d’utilisation, à la réalisation des travaux ou à l’aménagement en résultant, à l’exercice des activités ou à leur voisinage et entraînant un changement notable des éléments du dossier doit être portée à la connaissance du préfet (service de police de l’eau), par écrit, avant sa réalisation, conformément aux dispositions de l’article R.214-40 du code de l’environnement. Section III - Dispositions relatives à la réalisation des ouvrages et à leur exploitation 3/9 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00003 - Arrêté n° PC/2026/PE152 du 09 mars 2026 portant prescriptions spécifiques à déclaration au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 12
Article 7 : Barrage. Le barrage est établi conformément aux règles de l'art, de façon à assurer la stabilité des ouvrages et la sécurité des personnes et des biens. Le permissionnaire doit limiter la pousse de végétation ligneuse ou semi-ligneuse (arbres, arbustes,...) par un entretien régulier. Article 8 : Ouvrage de vidange. Le plan d’eau est équipé d’un dispositif de vidange permettant l’abaissement lent et la gestion des sédiments en toute circonstance. Il doit pouvoir être entièrement vidangé. Les vidanges seront conduites sous la responsabilité et la surveillance du permissionnaire. Article 9 : Gestion des sédiments. Un bassin de décantation déconnecté du milieu aval est mis en place en aval de la conduite de vidange. Le plan d’eau doit être curé entre chaque vidange, ou chaque fois que cela est nécessaire. L’ensemble devra permettre la conduite de vidange, la maîtrise et la régulation des débits et la limitation de départ des sédiments vers le milieu récepteur. Article 10 : Évacuateur de crue. Le plan d’eau est équipé d’un déversoir de crue, conçu de façon à résister à une surverse et dimensionné de façon à évacuer au minimum une crue centennale et le débit maximal d’alimentation, tout en respectant une revanche d’exploitation de 0,40 m entre le dessus du barrage et le seuil du déversoir. La surverse ne doit causer de désordre ni à l’ouvrage ni aux biens et personnes situés à l’aval du site. Le déversoir et sa conduite d’évacuation doivent être entretenus et maintenus opérationnels en tout temps. Article 11 : Système d’Évacuation des Eaux de Fond. Le plan d’eau est équipé d’une canalisation de 150 mm de diamètre permettant d’évacuer les eaux de fond en priorité. Article 12 : Bassin de pêche. Un ouvrage maçonné est présent à l’aval de la conduite de vidange pour permettre la récupération des poissons et crustacés dévalant lors des vidanges, notamment afin d'éviter leur passage dans le milieu récepteur en aval. Ce dispositif permanent compte au minimum une grille dont l'espacement entre les barreaux est au maximum de 10 mm. Article 13 : Débit restitué : L’ouvrage doit permettre le maintien dans le cours d’eau à l’aval d’un débit minimal garantissant en permanence la vie, la circulation et la reproduction des espèces. Ce débit restitué ne peut pas être inférieur à 0,15 l/s, correspondant au dixième du module du cours d’eau au droit de l’ouvrage, ou au débit à l’amont immédiat de l’ouvrage si celui-ci est inférieur. Il est assuré par une canalisation siphon de diamètre 50 mm, équipée d’un T d’amorçage et d’une vanne de réglage. Le rejet se fera au niveau de la pêcherie dans une sablière béton avec une encoche de 2 cm de long par 3 cm de haut qui permettra le contrôle de ce débit. Article 14 : Entretien. L’exploitant est tenu d'assurer en tout temps le fonctionnement et l'entretien des ouvrages ainsi que des grilles, du barrage et des abords du plan d'eau conformément à son usage sans engendrer de nuisances à l'environnement, en particulier aux eaux superficielles. La qualité de l'eau doit être maintenue suffisante pour ne pas risquer de dégrader la qualité des eaux superficielles ou souterraines environnantes. Section IV – Dispositions relatives aux vidanges de l’ouvrage Article 15 : Le plan d’eau doit pouvoir être entièrement vidangé. Les vidanges auront lieu de préférence au moins une fois tous les trois ans et seront conduites sous la responsabilité et la surveillance du permissionnaire. Article 16 : Période. La vidange est autorisée du 1er avril au 31 octobre et ne devra pas être réalisée en période de forte pluviométrie ou de sécheresse. Le permissionnaire assurera un suivi des conditions météorologiques durant l'opération de manière à prendre le cas échéant toute mesure préventive appropriée. 4/9 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00003 - Arrêté n° PC/2026/PE152 du 09 mars 2026 portant prescriptions spécifiques à déclaration au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 13
Le préfet peut déroger à cette période dès lors que le propriétaire en fait la demande motivée dans les délais impartis et que ce dernier peut justifier d’un intérêt économique de la pisciculture (présence d’un pisciculteur professionnel pour la gestion du cheptel piscicole). Article 17 : Le service de police de l'eau est prévenu au plus tard un mois avant le début des opérations de vidange et de la remise en eau. Si des conditions particulières (sécurité, salubrité, etc) le justifient, l'administration se réserve le droit d'exiger l'ajournement de cette opération. Article 18 : Suivi de l’impact. L’opérateur de la vidange maintient une surveillance régulière des opérations. Tout incident sera déclaré immédiatement au service de police de l’eau et au service départemental de l’office français de la biodiversité. La vitesse de descente du plan d’eau sera limitée, voire annulée momentanément si nécessaire, pour éviter l’entraînement de sédiments à l’aval du plan d’eau. Durant la vidange, les eaux rejetées dans les cours d’eau ne devront pas dépasser les valeurs suivantes en moyenne sur 2 heures : • matières en suspension (MES) : 1 gramme par litre, • ammonium (NH4+) : 2 milligrammes par litre. De plus la teneur en oxygène dissous (O2) ne devra pas être inférieure à 3 milligrammes par litre. À tout moment, les eaux du plan d’eau et les eaux restituées ne devront nuire ni à la vie du poisson, ni à sa reproduction, ni à sa valeur alimentaire. Le milieu aval ne devra subir aucun dommage du fait de la vidange, tel que le déversement de boues, sédiments ou vase. Le préfet pourra le cas échéant imposer un suivi de la qualité des eaux pendant la vidange. Article 19 : Population piscicole. Les poissons et crustacés présents dans le plan d'eau devront être récupérés de manière à éviter leur dévalaison dans le cours d'eau, triés et gérés. Les espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques et les poissons en mauvais état sanitaire seront détruits. Article 20 : Curage. Si nécessaire, le curage « vieux bord, vieux fond » du plan d'eau est effectué en assec et les matériaux enlevés seront entreposés en un lieu non inondable et extérieur à toute zone humide (zéro mètre carré de zone humide impactée). Toutes précautions doivent être prises afin que les matériaux mis en stock n'apportent aucune nuisance au milieu aval immédiat. Leur composition doit être compatible avec la protection des sols et des eaux, notamment en ce qui concerne les métaux lourds et autres éléments toxiques qu’ils pourraient contenir. Article 21 : Remise en eau. Le remplissage du plan d'eau est interdit du 15 juin au 30 septembre. Lors du remplissage, un débit minimal, au moins égal au débit réservé devra être maintenu dans le cours d’eau aval. Section V – Dispositions piscicoles Article 22 : La pisciculture comporte à l'amont et à l'aval des grilles fixes et permanentes la délimitant, empêchant la libre circulation des poissons entre l'exploitation et le cours d'eau aval. La taille des mailles ou des ouvertures de la grille n'excède pas 10 millimètres de bord à bord, et ce sur toute une hauteur définie, afin de maintenir un état de clôture permanent au niveau de tous les dispositifs d’évacuation des eaux. Le nettoyage et l’entretien fréquent de ces grilles sont nécessaires. Article 23 : L’élevage de poissons autorisé est de type extensif. Article 24 : La réglementation générale de la pêche n'est pas applicable au plan d'eau, à l'exception des dispositions relatives au peuplement (espèces, état sanitaire), aux pollutions, aux vidanges et aux travaux dans le lit du cours d'eau. La capture du poisson à l'aide de lignes est autorisée. 5/9 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00003 - Arrêté n° PC/2026/PE152 du 09 mars 2026 portant prescriptions spécifiques à déclaration au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 14
Article 25 : Le poisson présent dans le plan d’eau a le caractère de « res propria » ce qui signifie qu’il est la propriété du permissionnaire. Article 26 : Seules des espèces telles que les salmonidés, leurs espèces d'accompagnement (vairon, goujon) et des espèces cyprinicoles peuvent y être introduites. Conformément à l’article L.432-10 du code de l’environnement, sont strictement interdites : • l'introduction d'espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques (poisson- chat, perche soleil, et écrevisses autres que les espèces suivantes : écrevisses à pattes rouges, écrevisses des torrents, écrevisses à pattes blanches et les écrevisses à pattes grêles), • l’introduction des espèces interdites en 1ère catégorie (brochet, perche, sandre et black bass), • l'introduction de poissons et autres espèces, non représentés dans les cours d'eau français. Toute présence avérée des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques et des espèces non représentées dans les cours d’eau français devra être suivie d’un assec du plan d’eau afin de procéder à leur élimination définitive. Article 27 : L'introduction de poissons ou d'alevins provenant d'établissements de pisciculture ou d'aquaculture non agréés au plan sanitaire est interdite. Conformément à l’article L.436-9 du code de l’environnement, en l’absence d’autorisation administrative, le transport à l’état vivant de spécimens appartenant à des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques est interdit. Conformément à l’article L.432-12 du code de l’environnement, il est interdit de céder ou de vendre le poisson à l’état vif en vue du repeuplement d’autres plans d’eau, s’il ne provient pas d’un établissement de pisciculture ou d’aquaculture agréé par la Direction Départementale de l’Emploi, du Travail, des Solidarités et de la Protection des Populations. Article 28 : En cas de suspicion de maladie du poisson, le propriétaire alertera sans délai la Direction Départementale de l’Emploi, du Travail, des Solidarités et de la Protection des Populations, aux fins de prendre toutes mesures utiles. Section VI : Renouvellement de l’autorisation Article 29 : Avant l’expiration de la présente autorisation, le permissionnaire, s’il souhaite en obtenir le renouvellement, devra adresser au préfet une demande dans les conditions définies à l’article R.181-49 du code de l’environnement. Section VII : Retrait de l’autorisation Article 30 : Si le plan d'eau reste en assec pendant une période supérieure à deux ans consécutifs, l'exploitant du plan d’eau devra en faire la déclaration au préfet au plus tard dans le mois suivant l'expiration du délai de deux ans. Le préfet peut décider que la remise en eau sera subordonnée à une nouvelle demande d’autorisation ou déclaration dans les cas prévus par l’article R.214-47 du code de l’environnement. En cas de cessation définitive d'exploitation et d'absence prolongée d'entretien du plan d'eau, le déclarant procédera au rétablissement des écoulements naturels tels qu'ils existaient antérieurement, à l'isolement des ouvrages abandonnés, afin de prévenir tout danger pour la salubrité et la sécurité publiques. Article 31 : Conformément aux dispositions de l’article L.214-4 du code de l’environnement, l'autorisation peut être retirée ou modifiée, sans indemnité de la part de l'État exerçant ses pouvoirs de police, dans les cas suivants : 1° Dans l'intérêt de la salubrité publique, et notamment lorsque ce retrait ou cette modification est nécessaire à l'alimentation en eau potable des populations ; 2° Pour prévenir ou faire cesser les inondations ou en cas de menace pour la sécurité publique ; 6/9 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00003 - Arrêté n° PC/2026/PE152 du 09 mars 2026 portant prescriptions spécifiques à déclaration au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 15
3° En cas de menace majeure pour le milieu aquatique, et notamment lorsque les milieux aquatiques sont soumis à des conditions hydrauliques critiques non compatibles avec leur préservation. Section VIII - Dispositions diverses Article 32 : A toute époque, le propriétaire est tenu de donner aux agents chargés de la police de l’eau et aux agents du service départemental de l’office français de la biodiversité libre accès aux ouvrages dans les conditions prévues aux articles L.171-1 et suivants du code de l’environnement. Sur leur demande, il devra les mettre à même de procéder, à ses frais, à toutes mesures et vérifications utiles pour constater l'exécution du présent arrêté. Article 33 : Il est précisé toutefois que les prescriptions du présent arrêté, tout comme les contrôles éventuels effectués par les services compétents, ne sauraient avoir pour effet d'exonérer le permissionnaire de sa responsabilité, qui demeure pleine et entière, tant en ce qui concerne la conception et la réalisation des ouvrages que leur entretien et leur exploitation. Article 34 : La présente autorisation est accordée à titre personnel, précaire et révocable sans indemnité de l’État exerçant ses pouvoirs de police. Lorsque le bénéfice en est transmis à une autre personne que celle qui était mentionnée au dossier de déclaration, le nouveau bénéficiaire en fait la déclaration au préfet, dans les trois mois qui suivent la prise en charge de l'ouvrage, de l'installation, des travaux ou des aménagements ou le début de l'exercice de son activité. Le préfet donne acte de cette déclaration dans les trois mois. Article 35 : Les droits des tiers sont et demeurent expressément réservés. Article 36 : La présente autorisation ne dispense en aucun cas le permissionnaire de faire les déclarations ou d’obtenir les autorisations requises par d’autres réglementations. Article 37 : Publication. En vue de l'information des tiers : 1° Le maire de la commune Thouron reçoit copie du présent arrêté, qui sera affiché à la mairie pendant un mois au moins, 2° Un certificat d’affichage, accomplissement de cette formalité, est dressé par le maire de la commune, 3° Ces documents sont mis à disposition du public sur le site internet des services de l’état pendant une durée minimale de six mois. 4° Un exemplaire du dossier est mis à la disposition du public pour information à la Direction départementale des territoires de la Haute-Vienne. Le présent arrêté sera inséré au recueil des actes administratifs de la Préfecture de la Haute-Vienne. Article 38 : Voies de délais de recours. Dans un délai de deux mois, le déclarant peut présenter un recours gracieux. Le silence gardé par l’administration pendant plus de deux mois sur la demande de recours gracieux emporte décision implicite de rejet de cette demande conformément aux articles R.421-1 à R.421-5 du code de justice administrative. Celui-ci prolonge le délai de recours contentieux qui doit être introduit dans les deux mois suivant la réponse : 1° Par les pétitionnaires ou exploitants, dans un délai de deux mois à compter du jour où la décision leur a été notifiée ; 2° Par les tiers intéressés en raison des inconvénients ou des dangers pour les intérêts mentionnés aux articles du code de l’environnement, dans un délai de quatre mois à compter de : a) l'affichage en mairie dans les conditions prévues au 2° de l'article cité ci-dessus ; b) la publication de la décision sur le site internet de la préfecture. Article 39 : Exécution. Le secrétaire général de la préfecture, la sous-préfète de Bellac, le directeur départemental des territoires, le maire de la commune de Thouron, le commandant du groupement 7/9 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00003 - Arrêté n° PC/2026/PE152 du 09 mars 2026 portant prescriptions spécifiques à déclaration au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 16
de gendarmerie départementale, le chef du service départemental de l’office français de la biodiversité de la Haute-Vienne et les agents du service de police de l’eau, sont chargés, chacun en ce qui les concerne, de l'exécution du présent arrêté qui leur sera notifié ainsi qu’au permissionnaire. Limoges, le 09 mars 2026 Pour le préfet, par délégation le directeur par intérim, par délégation le chef du service eau, environnement, forêt, Signé, Eric HULOT Arrêté n° PC/2026/PE 152 du 09 mars 2026 portant prescriptions spécifiques à déclaration au titre du code de l’environnement, relatives à l’exploitation d’un plan d’eau existant à usage de pisciculture à valorisation touristique, situé au lieu-dit «Peux Maux», commune de Thouron 8/9 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00003 - Arrêté n° PC/2026/PE152 du 09 mars 2026 portant prescriptions spécifiques à déclaration au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 17
Fiche synoptique rappelant les dimensionnements d’ouvrages Propriétaire du plan d’eau : Madame Mounier Suzanne Bureau d’étude : Question Etangs Ouvrages / Caractéristiques Projet du propriétaire Surface : 5000 m² / BV : 12 H Q100 : 0,180 m³/s Module : 1,53 l/s Débit réservé : 0,15 l/s Mode d’alimentation Le plan d’eau est alimenté par des sources et des eaux de ruissellement. Chaussée (=barrage du plan d'eau) Hauteur maximale de 4,00 m Largeur en crête de 2,20 m Longueur totale de 75,00 m Supprimer les arbres présents sur le barrage et mettre en place un dispositif anti-batillage. Distance entre le dessus du barrage et la lame déversante du déversoir Revanche prévue de 0,40 m. Ouvrage de sécurité - Déversoir de crues Mise en place d’un déversoir de crue implanté en rive gauche avec avaloir de 1,50 m de large et d’une profondeur de 0,45 m avec talonnette de 0,05 m à l’entrée, poursuivi par une canalisation de 400 mm de diamètre. Grille réglementaire de 20 cm de haut. Système de vidange Présence d’une vanne amont poursuivi par une canalisation de 200 mm. Évacuation des Eaux de Fond Mise en place d’un tuyau PVC de 150 mm, exutoire dans l’avaloir. Mise en place d’une grille réglementaire. Rétention des vases Dispositif de décantation Mise en place d’un bassin de décantation déconnecté du milieu aval 25 m², 1,00 m minimum de profondeur. Bassin de pêche Bassin existant : 4,90 m x 0,55 m x 0,80 m. Entretien à prévoir. Respect du débit restitué 0,15 l/s Mise en place d‘une canalisation siphon de diamètre 50 mm avec T d’amorçage équipée d’une vanne aval. Prise d’eau positionnée à – 1,00 m par rapport au dessus du barrage. Moyen de contrôle : sablière béton avec encoche de 2 cm de large x 3 cm de haut pour contrôler la valeur du débit, positionnée dans la pêcherie. Utilisation du plan d’eau PVT Périodicité des vidanges Les vidanges totales sont préconisées tous les 3 ans. Première vidange par pompage ou siphonnage. 9/9 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00003 - Arrêté n° PC/2026/PE152 du 09 mars 2026 portant prescriptions spécifiques à déclaration au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 18
Direction Départementale des Territoires 87 87-2026-03-09-00004 Arrêté n° PC/2026/PE153 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de pisciculture à valorisation touristique, situé au lieu-dit "Fontanet", commune de Videix Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00004 - Arrêté n° PC/2026/PE153 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 19
     Arrêté n° PC/2026/PE 153 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l’environnement, relatives à l’exploitation d’un plan d’eau existant à usage de pisciculture à valorisation touristique, situé au lieu-dit « Fontanet », commune de Videix Le préfet de la Haute-Vienne Chevalier de la Légion d’Honneur, Officier de l’Ordre National du Mérite Vu le code de l'environnement et notamment les articles L.110-1, L.163-1, L.163-3 et L.163-5, et les articles R.214-1 et suivants et R.181-1 et suivants du code de l’environnement relatifs aux autorisations et déclarations des opérations soumises à autorisation ou à déclaration en application des articles L.214-1 à L.214-6 ; Vu le code civil, et notamment son article 640 ; Vu l’arrêté du 1er avril 2008 fixant les prescriptions générales applicables aux installations, ouvrages, travaux ou activités soumis à déclaration en application des articles L.214-1 à L.214-6 du code de l'environnement et relevant de la rubrique 3.2.7.0 de la nomenclature annexée au tableau de l'article R.214-1 du code de l'environnement (piscicultures d'eau douce mentionnées à l'article L. 431-6) ; Vu l’arrêté du 9 juin 2021 fixant les prescriptions techniques générales applicables aux plans d’eau, y compris en ce qui concerne les modalités de vidange, relevant de la rubrique 3.2.3.0 de la nomenclature annexée à l’article R.214-1 du code de l’environnement ; Vu l’arrêté du 12 mai 2015 relatif aux règles applicables aux ouvrages construits ou aménagés en vue de prévenir les inondations et aux règles de sûreté des ouvrages hydrauliques ; Vu l’arrêté du 10 mars 2022 portant approbation du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) du bassin Adour-Garonne ; Vu le schéma d'aménagement des eaux du bassin de la Charente approuvé par arrêté inter-préfectoral du 19 novembre 2019 ; Vu l’arrêté réglementaire permanent relatif à l’exercice de la pêche en eau douce dans le département de la Haute-Vienne ; Vu le règlement sanitaire départemental de la Haute-Vienne ; Vu l'arrêté du 30 janvier 2026 portant délégation de signature en matière d’administration générale à M. Jean-François Moras, directeur départemental des territoires de la Haute-Vienne par intérim ; Vu la décision du 2 février 2026 donnant subdélégation de signature en matière d'administration générale à M. Eric HULOT, chef du service eau environnement forêt de la direction départementale des territoires de la Haute-Vienne ; Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00004 - Arrêté n° PC/2026/PE153 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 20
Vu la demande de régularisation au titre du code de l’environnement présentée le 3 novembre 2025, et en dernier lieu le 19 janvier 2026 par Monsieur et Madame Dejugnac Aurélien, relative à l'exploitation d’un plan d'eau, enregistré sous le n° 87001119, à usage de pisciculture à valorisation touristique, situé au lieu-dit « Fontanet », sur la parcelle cadastrée 0B n° 0196, dans la commune de Videix ; Vu l'avis du pétitionnaire saisie sur le projet d’arrêté ; Considérant que conformément à l’article R.214-39 du code de l’environnement, le préfet peut fixer par arrêté toutes les prescriptions additionnelles que la protection des éléments mentionnés à l’article L.211-1 rend nécessaires ; Considérant l’incidence de l’impact du plan d’eau sur le milieu aquatique du cours d’eau en aval, en termes de risque de départ en phase de vidange dans le milieu aquatique aval des sédiments accumulés dans le plan d’eau, et la nécessité d’y remédier par le maintien de dispositifs de gestion adaptés et les ouvrages de décantation ; Considérant que le barrage constitue un obstacle à l’écoulement des crues, qu’il en résulte un risque en termes de sécurité, et qu’il est en conséquence nécessaire d’aménager des ouvrages évacuateurs de crue suffisamment dimensionnés tout en garantissant une revanche suffisante ; Considérant l’impact thermique que représente l’évacuation des eaux de surface d’un plan d’eau sur les eaux des cours d’eau avec lesquelles il communique et la nécessité d’y remédier par la mise en place d’un système d’évacuation des eaux de fond ; Considérant la mise en place d’un dispositif permettant le respect du débit réservé comme étant de nature à réduire l’impact du plan d’eau sur le milieu aquatique à l’aval ; Considérant que les mesures envisagées au dossier présenté par le pétitionnaire, et les prescriptions du présent arrêté, permettent de garantir les intérêts mentionnés à l’article L.211-1 du code de l’environnement ; Sur proposition du directeur départemental des territoires de la Haute-Vienne ; Arrête Section I – Objet de l'Autorisation Article premier : Il est donné autorisation, au titre des articles L 214-1 à L 214-6 du code de l’environnement, à Monsieur et Madame Dejugnac Aurélien, demeurant au n° 323 Rue de l’Eglise, 16410 Garat, concernant l’exploitation d’un plan d'eau alimenté par un cours d’eau non dénommé, enregistré sous le n° 87001119, d’une superficie d’environ 0,44 hectare à usage de pisciculture à valorisation touristique. L'ensemble des ouvrages se situent au lieu-dit »Fontanet », sur la parcelle cadastrée 0B n° 0196, dans la commune de Videix ; Article 2 : L'autorisation est accordée, pour une durée de trente ans à dater de la notification du présent arrêté, sauf retrait ou modification en application des articles suivants dans le cadre du présent arrêté. 2/10 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00004 - Arrêté n° PC/2026/PE153 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 21
Article 3 : Les ouvrages et l’activité constitutifs de ces aménagements relèvent de la nomenclature annexée à l’article R.214-1 du code de l’environnement : Rubrique Intitulé Régime Arrêtés de prescriptions générales correspondants 1.2.1.0 Prélèvements, installations et ouvrages permettant le prélèvement, y compris par dérivation, dans un cours d’eau, dans sa nappe d’accompagnement ou dans un plan d’eau ou canal alimenté par ce cours d’eau ou cette nappe d’une capacité totale maximale comprise entre 400 et 1 000 m3/heure ou entre 2 et 5 % du débit du cours d’eau ou, à défaut, du débit global d’alimentation du plan d’eau. Déclaration Arrêté du 11 septembre 2003 Modifié 3.1.1.0 Installations, ouvrages, remblais et épis, dans le lit mineur d’un cours d’eau, constituant un obstacle à la continuité écologique entraînant une différence de niveau supérieure ou égale à 50 cm, pour le débit moyen annuel de la ligne d’eau entre l’amont et l’aval de l’ouvrage ou de l’installation. Autorisation Arrêté du 11 septembre 2015 Modifié 3.1.2.0 Installations, ouvrages, travaux ou activités conduisant à modifier le profil en travers du lit en long ou le profil en travers du lit mineur d’un cours d’eau, à l’exclusion de ceux visés à la rubrique 3.1.4.0 ou conduisant à la dérivation d’un cours d’eau : 1° inférieure à 100 m Déclaration Arrêté du 28 novembre 2007 3.2.3.0 Plans d’eau permanents ou non : 2° Dont la superficie est supérieure à 0,1 ha mais inférieure à 3 ha Les modalités de vidange de ces plans d'eau sont définies dans le cadre des actes délivrés au titre de la présente rubrique. Déclaration Arrêté du 9 juin 2021 3.2.7.0 Piscicultures d’eau douce mentionnées à l’article L431-6 du code de l’environnement Déclaration Arrêté du 1er avril 2008 Section II – Prescriptions techniques Article 4 : Le déclarant doit respecter les engagements figurant au dossier déposé et les prescriptions du présent arrêté. Les installations, ouvrages, travaux ou activités, objets de la présente déclaration, sont situés, installés et exploités conformément aux plans et contenu du dossier. En particulier, afin d’assurer la sécurité ou de réduire les impacts de cette création, le pétitionnaire doit dans un délai de deux ans à compter de la date de notification du présent arrêté : 3/10 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00004 - Arrêté n° PC/2026/PE153 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 22
• Mettre en œuvre toutes les mesures et précautions utiles pour éviter toute pollution du milieu aquatique à l’aval en phase travaux ; • Supprimer les arbres présents sur le barrage et maintenir les pentes avale et amont du barrage et les différents ouvrages accessibles et sans végétation ligneuse ; • Réaliser la première vidange par pompage ou siphonnage du fait que la dernière ne soit pas connue ; • Mettre en place des grilles à toutes les entrées et exutoires de la pisciculture ; • Mise en place d’un déversoir de crue de manière à évacuer la crue centennale avec une revanche d’au moins 0,40 m au-dessus de la cote normale d’exploitation ; • Mettre en place un dispositif permettant d’évacuer les eaux de fond vers le milieu aval en priorité ; • Mettre en place un dispositif de décantation, bassin de décantation déconnecté du milieu aval. • Mettre en place un dispositif garantissant en tout temps le maintien d’un débit réservé de 0,30 l/s, ainsi que son moyen de contrôle ; • Mettre en place un dispositif permettant la récupération du poisson et crustacés lors des vidanges. À l’issue de la réalisation des travaux et avant sa mise en eau, le propriétaire devra en informer par courrier le service de police de l’eau, qui donnera, le cas échéant, l’autorisation de le mettre en eau. Article 5 : Faute par le déclarant de se conformer aux dispositions du présent arrêté dans les délais impartis, le préfet peut, après mise en demeure conformément à l’article L.171-7 du code de l’environnement, suspendre l’exploitation de l’ouvrage, à savoir imposer sa mise en assec, voire son effacement, jusqu’à l’exécution des conditions imposées et prendre les mesures conservatoires nécessaires aux frais du propriétaire. Article 6 : Toute modification apportée aux ouvrages, installations, à leur mode d’utilisation, à la réalisation des travaux ou à l’aménagement en résultant, à l’exercice des activités ou à leur voisinage et entraînant un changement notable des éléments du dossier doit être portée à la connaissance du préfet (service de police de l’eau), par écrit, avant sa réalisation, conformément aux dispositions de l’article R.214-40 du code de l’environnement. Section III - Dispositions relatives à la réalisation des ouvrages et à leur exploitation Article 7 : Barrage. Le barrage doit être établi conformément aux règles de l'art, de façon à assurer la stabilité des ouvrages et la sécurité des personnes et des biens. Le permissionnaire doit limiter la pousse de végétation ligneuse ou semi-ligneuse (arbres, arbustes,...) par un entretien régulier. Article 8 : Ouvrage de vidange. Le plan d’eau est équipé d’un dispositif de vidange permettant l’abaissement lent et la gestion des sédiments en toute circonstance. Il doit pouvoir être entièrement vidangé. Les vidanges seront conduites sous la responsabilité et la surveillance du permissionnaire. Article 9 : Gestion des sédiments. Un moine est présent sur le plan d’eau et un bassin de décantation déconnecté du milieu aval est mis en place en aval de la conduite de vidange. Le plan d’eau doit être curé entre chaque vidange, ou chaque fois que cela est nécessaire. L’ensemble devra permettre la conduite de vidange, la maîtrise et la régulation des débits et la limitation de départ des sédiments vers le milieu récepteur. Article 10 : Évacuateur de crue. Le plan d’eau est équipé d’un déversoir de crue, conçu de façon à résister à une surverse et dimensionné de façon à évacuer au minimum une crue centennale et le débit maximal d’alimentation, tout en respectant une revanche d’exploitation de 0,40 m entre le dessus du barrage et le seuil du déversoir. La surverse ne doit causer de désordre ni à l’ouvrage ni aux biens et personnes situés à l’aval du site. Le déversoir et sa conduite d’évacuation doivent être entretenus et maintenus opérationnels en tout temps. 4/10 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00004 - Arrêté n° PC/2026/PE153 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 23
Article 11 : Système d’Évacuation des Eaux de Fond. Le plan d’eau est équipé d’un moine permettant d’évacuer les eaux de fond en priorité. Article 12 : Bassin de pêche. Des dispositions doivent être prises pour permettre la récupération des poissons et crustacés dévalant lors des vidanges, notamment afin d'éviter leur passage dans le milieu récepteur en aval. Ce dispositif permanent compte au minimum une grille dont l'espacement entre les barreaux est au maximum de 10 mm. Article 13 : Débit réservé. L’ouvrage doit permettre le maintien dans le cours d'eau à l’aval d’un débit réservé biologique garantissant en permanence la vie, la circulation et la reproduction des espèces. Ce débit réservé ne doit pas être inférieur à 0,30 litre/seconde, correspondant au dixième du module du cours d’eau au droit de l’ouvrage, ou au débit à l’amont immédiat de l’ouvrage si celui-ci est inférieur. Il est assuré, sur le plan d’eau, par un orifice de diamètre 25 mm dans le moine positionné à une cote de – 1,00 m sous la cote normale d’exploitation. Un dispositif de contrôle est présent : la validation du diamètre de l’orifice validera le dispositif de contrôle. Article 14 : Entretien. L’exploitant est tenu d'assurer en tout temps le fonctionnement et l'entretien des ouvrages ainsi que des grilles, du barrage et des abords du plan d'eau conformément à son usage sans engendrer de nuisances à l'environnement, en particulier aux eaux superficielles. La qualité de l'eau doit être maintenue suffisante pour ne pas risquer de dégrader la qualité des eaux superficielles ou souterraines environnantes. Section IV – Dispositions relatives aux vidanges de l’ouvrage Article 15 : Le plan d’eau doit pouvoir être entièrement vidangé. Les vidanges auront lieu de préférence au moins une fois tous les trois ans et seront conduites sous la responsabilité et la surveillance du permissionnaire. Article 16 : Période. La vidange est autorisée du 1er avril au 31 octobre et ne devra pas être réalisée en période de forte pluviométrie ou de sécheresse. Le permissionnaire assurera un suivi des conditions météorologiques durant l'opération de manière à prendre le cas échéant toute mesure préventive appropriée. Le préfet peut déroger à cette période dès lors que le propriétaire en fait la demande motivée dans les délais impartis et que ce dernier peut justifier d’un intérêt économique de la pisciculture (présence d’un pisciculteur professionnel pour la gestion du cheptel piscicole). Article 17 : Le service de police de l'eau sera prévenu au plus tard un mois avant le début des opérations de vidange et de la remise en eau. Si des conditions particulières (sécurité, salubrité, etc) le justifient, l'administration se réserve le droit d'exiger l'ajournement de cette opération. Article 18 : Suivi de l’impact. L’opérateur de la vidange maintiendra une surveillance régulière des opérations. Tout incident sera déclaré immédiatement au service de police de l’eau et au service départemental de l’office français de la biodiversité. La vitesse de descente du plan d’eau sera limitée, voire annulée momentanément si nécessaire, pour éviter l’entraînement de sédiments à l’aval du plan d’eau. Durant la vidange, les eaux rejetées dans les cours d’eau ne devront pas dépasser les valeurs suivantes en moyenne sur 2 heures : • matières en suspension (MES) : 1 gramme par litre, • ammonium (NH4+) : 2 milligrammes par litre. De plus la teneur en oxygène dissous (O2) ne devra pas être inférieure à 3 milligrammes par litre. À tout moment, les eaux du plan d’eau et les eaux restituées ne devront nuire ni à la vie du poisson, ni à sa reproduction, ni à sa valeur alimentaire. Le milieu aval ne devra subir aucun dommage du fait de la vidange, tel que le déversement de boues, sédiments ou vase. Le préfet pourra le cas échéant imposer un suivi de la qualité des eaux pendant la vidange. 5/10 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00004 - Arrêté n° PC/2026/PE153 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 24
Article 19 : Population piscicole. Les poissons et crustacés présents dans le plan d'eau devront être récupérés de manière à éviter leur dévalaison dans le cours d'eau, triés et gérés. Les espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques et les poissons en mauvais état sanitaire seront détruits. Article 20 : Curage. Si nécessaire, le curage « vieux bord, vieux fond » du plan d'eau est effectué en assec et les matériaux enlevés seront entreposés en un lieu non inondable et extérieur à toute zone humide (zéro mètre carré de zone humide impactée). Toutes précautions doivent être prises afin que les matériaux mis en stock n'apportent aucune nuisance au milieu aval immédiat. Leur composition doit être compatible avec la protection des sols et des eaux, notamment en ce qui concerne les métaux lourds et autres éléments toxiques qu’ils pourraient contenir. Article 21 : Remise en eau. Le remplissage du plan d'eau est interdit du 15 juin au 30 septembre. Lors du remplissage, un débit minimal, au moins égal au débit réservé devra être maintenu dans le cours d’eau aval. Section V – Dispositions piscicoles Article 22 : La pisciculture comporte à l'amont et à l'aval des grilles fixes et permanentes la délimitant, empêchant la libre circulation des poissons entre l'exploitation et le cours d'eau aval. La taille des mailles ou des ouvertures de la grille n'excède pas 10 millimètres de bord à bord, et ce sur toute une hauteur définie, afin de maintenir un état de clôture permanent au niveau de tous les dispositifs d’évacuation des eaux. Le nettoyage et l’entretien fréquent de ces grilles sont nécessaires. Article 23 : L’élevage de poissons autorisé est de type extensif. Article 24 : La réglementation générale de la pêche n'est pas applicable au plan d'eau, à l'exception des dispositions relatives au peuplement (espèces, état sanitaire), aux pollutions, aux vidanges et aux travaux dans le lit du cours d'eau. La capture du poisson à l'aide de lignes est autorisée. Article 25 : Le poisson présent dans le plan d’eau a le caractère de « res propria » ce qui signifie qu’il est la propriété du permissionnaire. Article 26 : Seules des espèces telles que les salmonidés, leurs espèces d'accompagnement (vairon, goujon) et des espèces cyprinicoles peuvent y être introduites. Conformément à l’article L.432-10 du code de l’environnement, sont strictement interdites : • l'introduction d'espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques (poisson- chat, perche soleil, et écrevisses autres que les espèces suivantes : écrevisses à pattes rouges, écrevisses des torrents, écrevisses à pattes blanches et les écrevisses à pattes grêles), • l’introduction des espèces interdites en 1ère catégorie (brochet, perche, sandre et black bass), • l'introduction de poissons et autres espèces, non représentés dans les cours d'eau français. Toute présence avérée des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques et des espèces non représentées dans les cours d’eau français devra être suivie d’un assec du plan d’eau afin de procéder à leur élimination définitive. Article 27 : L'introduction de poissons ou d'alevins provenant d'établissements de pisciculture ou d'aquaculture non agréés au plan sanitaire est interdite. Conformément à l’article L.436-9 du code de l’environnement, en l’absence d’autorisation administrative, le transport à l’état vivant de spécimens appartenant à des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques est interdit. Conformément à l’article L.432-12 du code de l’environnement, il est interdit de céder ou de vendre le poisson à l’état vif en vue du repeuplement d’autres plans d’eau, s’il ne provient pas d’un établissement de pisciculture ou d’aquaculture agréé par la Direction Départementale de l’Emploi, du Travail, des Solidarités et de la Protection des Populations. 6/10 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00004 - Arrêté n° PC/2026/PE153 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 25
Article 28 : En cas de suspicion de maladie du poisson, le propriétaire alertera sans délai la Direction Départementale de l’Emploi, du Travail, des Solidarités et de la Protection des Populations, aux fins de prendre toutes mesures utiles. Section VI : Renouvellement de l’autorisation Article 29 : Avant l’expiration de la présente autorisation, le permissionnaire, s’il souhaite en obtenir le renouvellement, devra adresser au préfet une demande dans les conditions définies à l’article R.181-49 du code de l’environnement. Section VII : Retrait de l’autorisation Article 30 : Si le plan d'eau reste en assec pendant une période supérieure à deux ans consécutifs, l'exploitant du plan d’eau devra en faire la déclaration au préfet au plus tard dans le mois suivant l'expiration du délai de deux ans. Le préfet peut décider que la remise en eau sera subordonnée à une nouvelle demande d’autorisation ou déclaration dans les cas prévus par l’article R.214-47 du code de l’environnement. En cas de cessation définitive d'exploitation et d'absence prolongée d'entretien du plan d'eau, le déclarant procédera au rétablissement des écoulements naturels tels qu'ils existaient antérieurement, à l'isolement des ouvrages abandonnés, afin de prévenir tout danger pour la salubrité et la sécurité publiques. Article 31 : Conformément aux dispositions de l’article L.214-4 du code de l’environnement, l'autorisation peut être retirée ou modifiée, sans indemnité de la part de l'État exerçant ses pouvoirs de police, dans les cas suivants : 1° Dans l'intérêt de la salubrité publique, et notamment lorsque ce retrait ou cette modification est nécessaire à l'alimentation en eau potable des populations ; 2° Pour prévenir ou faire cesser les inondations ou en cas de menace pour la sécurité publique ; 3° En cas de menace majeure pour le milieu aquatique, et notamment lorsque les milieux aquatiques sont soumis à des conditions hydrauliques critiques non compatibles avec leur préservation. Section VIII - Dispositions diverses Article 32 : A toute époque, le permissionnaire est tenu de donner aux agents chargés de la police de l’eau et aux agents du service départemental de l’office français de la biodiversité libre accès aux ouvrages dans les conditions prévues aux articles L.171-1 et suivants du code de l’environnement. Sur leur demande, il devra les mettre à même de procéder, à ses frais, à toutes mesures et vérifications utiles pour constater l'exécution du présent arrêté. Article 33 : Il est précisé toutefois que les prescriptions du présent arrêté, tout comme les contrôles éventuels effectués par les services compétents, ne sauraient avoir pour effet d'exonérer le permissionnaire de sa responsabilité, qui demeure pleine et entière, tant en ce qui concerne la conception et la réalisation des ouvrages que leur entretien et leur exploitation. Article 34 : La présente autorisation est accordée à titre personnel, précaire et révocable sans indemnité de l’État exerçant ses pouvoirs de police. Lorsque le bénéfice en est transmis à une autre personne que celle qui était mentionnée au dossier de déclaration, le nouveau bénéficiaire en fait la déclaration au préfet, dans les trois mois qui suivent la prise en charge de l'ouvrage, de l'installation, des travaux ou des aménagements ou le début de l'exercice de son activité. Le préfet donne acte de cette déclaration dans les trois mois. Article 35 : Les droits des tiers sont et demeurent expressément réservés. Article 36 : La présente autorisation ne dispense en aucun cas le permissionnaire de faire les déclarations ou d’obtenir les autorisations requises par d’autres réglementations. Article 37 : Publication. En vue de l'information des tiers : 7/10 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00004 - Arrêté n° PC/2026/PE153 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 26
1° Le maire de la commune de Videix reçoit copie du présent arrêté, qui sera affiché à la mairie pendant un mois au moins, 2° Un certificat d’affichage, accomplissement de cette formalité, est dressé par le maire de la commune, 3° Ces documents sont mis à disposition du public sur le site internet des services de l’état pendant une durée minimale de six mois. 4° Un exemplaire du dossier est mis à la disposition du public pour information à la Direction départementale des territoires de la Haute-Vienne. Le présent arrêté sera inséré au recueil des actes administratifs de la Préfecture de la Haute-Vienne. Article 38 : Voies de délais de recours. Dans un délai de deux mois, le déclarant peut présenter un recours gracieux. Le silence gardé par l’administration pendant plus de deux mois sur la demande de recours gracieux emporte décision implicite de rejet de cette demande conformément aux articles R.421-1 à R.421-5 du code de justice administrative. Celui-ci prolonge le délai de recours contentieux qui doit être introduit dans les deux mois suivant la réponse : 1° Par les pétitionnaires ou exploitants, dans un délai de deux mois à compter du jour où la décision leur a été notifiée ; 2° Par les tiers intéressés en raison des inconvénients ou des dangers pour les intérêts mentionnés aux articles du code de l’environnement, dans un délai de quatre mois à compter de : a) l'affichage en mairie dans les conditions prévues au 2° de l'article cité ci-dessus ; b) la publication de la décision sur le site internet de la préfecture. Article 39 : Exécution. Le secrétaire général de la préfecture, le sous-préfet de Rochechouart, le directeur départemental des territoires, le maire de la commune de Videix, le commandant du groupement de gendarmerie départementale, le chef du service départemental de l’office français de la biodiversité de la Haute-Vienne et les agents du service de police de l’eau, sont chargés, chacun en ce qui les concerne, de l'exécution du présent arrêté qui leur sera notifié ainsi qu’au permissionnaire. Limoges, le 09 mars 2026 Pour le préfet, par délégation le directeur par intérim, par délégation le chef du service eau, environnement, forêt, Signé, Eric HULOT Arrêté n° PC/2026/PE 153 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l’environnement, relatives à l’exploitation d’un plan d’eau existant à usage de pisciculture à valorisation touristique, situé au lieu-dit «Fontanet», commune de Videix 8/10 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00004 - Arrêté n° PC/2026/PE153 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 27
Fiche synoptique rappelant les dimensionnements des ouvrages proposés et extraits du dossier définitif en date du 19 janvier 2026. Propriétaire : Monsieur et Madame DEJUGNAC 9/10 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00004 - Arrêté n° PC/2026/PE153 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 28
Bureau d’études : Conseils Etudes Environnement. Plan d’eau n° 87001119 Ouvrages / Caractéristiques Projet du propriétaire Données Hydrologiques Surface : 4430 m² / BV : 21 Ha / Q100 : 0,590 m 3/s Module : 2,70 l/s QMNA5 : 0,30 l/s Mode d’alimentation Le plan d’eau est alimenté par un cours d’eau non dénommé intermittent, affluent rive droite de « La Treize » (1600 m). Chaussée (=barrage du plan d'eau) Hauteur maximale de 4,00 m Largeur en crête de 3,00 m Longueur totale de 64,00 m Supprimer les arbres. Distance entre le dessus du barrage et la lame déversante du déversoir Revanche Prévue de 0,40 m. Ouvrage de sécurité - Déversoir de crues Avaloir de 0,80 m de large et 0,40 m de profondeur poursuivi par une buse de 300 mm de diamètre. Grille réglementaire de 20 cm de haut. Système de vidange Moine en place à restaurer. Évacuation des Eaux de Fond Moine permettant d’évacuer les eaux de fond en priorité. La dernière planche est calée 10 cm en dessous du radier du déversoir. Rétention des vases Dispositif de décantation Moine en place + réalisation d’un bassin de décantation déconnecté du milieu aval de 30 m² et d’une profondeur minimum de 1 m. Bassin de pêche Bassin de pêche de dimensions : 4,50 m x 1,00 m x 0,50 m de profondeur avec grille permanente de 10 mm entre fers. Respect du débit réservé 0,30 l/s Orifice de 25 mm de diamètre dans le moine positionné à une cote de – 1,00 m sous la cote normale d’exploitation Moyen de contrôle : validation du diamètre de l’orifice. Utilisation du plan d’eau PVT Périodicité des vidanges Les vidanges totales sont préconisées tous les 3 ans. 10/10 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00004 - Arrêté n° PC/2026/PE153 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 29
Direction Départementale des Territoires 87 87-2026-03-09-00005 Arrêté n° PC/2026/PE155 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de pisciculture à valorisation touristique, situé au lieu-dit "Fayollas", commune de Bussière-Galant Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00005 - Arrêté n° PC/2026/PE155 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 30
     Arrêté n° PC/2026/PE 155 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l’environnement, relatives à l’exploitation d’un plan d’eau existant à usage de pisciculture à valorisation touristique, situé au lieu-dit « Fayollas », commune de Bussière-Galant Le préfet de la Haute-Vienne Chevalier de la Légion d’Honneur, Officier de l’Ordre National du Mérite Vu le code de l'environnement et notamment les articles L.110-1, L.163-1, L.163-3 et L.163-5, et les articles R.214-1 et suivants et R.181-1 et suivants du code de l’environnement relatifs aux autorisations et déclarations des opérations soumises à autorisation ou à déclaration en application des articles L.214-1 à L.214-6 ; Vu le code civil, et notamment son article 640 ; Vu l’arrêté du 9 juin 2021 fixant les prescriptions techniques générales applicables aux plans d’eau, y compris en ce qui concerne les modalités de vidange, relevant de la rubrique 3.2.3.0 de la nomenclature annexée à l’article R.214-1 du code de l’environnement ; Vu l’arrêté du 12 mai 2015 relatif aux règles applicables aux ouvrages construits ou aménagés en vue de prévenir les inondations et aux règles de sûreté des ouvrages hydrauliques ; Vu l’arrêté du 10 mars 2022 portant approbation du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) du bassin Adour-Garonne ; Vu le schéma d’aménagement des eaux du bassin Isle-Dronne approuvé par arrêté inter-préfectoral du 2 août 2021 ; Vu l’arrêté réglementaire permanent relatif à l’exercice de la pêche en eau douce dans le département de la Haute-Vienne ; Vu le règlement sanitaire départemental de la Haute-Vienne ; Vu l'arrêté du 30 janvier 2026 portant délégation de signature en matière d’administration générale à M. Jean-François Moras directeur départemental des territoires de la Haute-Vienne par intérim ; Vu la décision du 2 février 2026 donnant subdélégation de signature en matière d'administration générale à M. Eric HULOT, chef du service eau environnement forêt de la direction départementale des territoires de la Haute-Vienne ; Vu la demande de régularisation au titre du code de l’environnement présentée le 12 novembre 2025 et en dernier lieu le 14 janvier 2026 par Monsieur Reymond Cédric, propriétaire du plan d’eau, demeurant au n° 3, Fayollas, 87230 Bussière-Galant, relative à l'exploitation d’un plan d'eau enregistré sous le n° 87006088 et de sa serve amont enregistrée sous le n° 87011631, à usage de pisciculture à valorisation touristique, situés au lieu-dit « Fayollas », sur la parcelle XA n° 0033, sur la commune de Bussière-Galant ; Vu l'avis du pétitionnaire saisi sur le projet d’arrêté ; Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00005 - Arrêté n° PC/2026/PE155 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 31
Considérant que conformément à l’article R.214-39 du code de l’environnement, le préfet peut fixer par arrêté toutes les prescriptions additionnelles que la protection des éléments mentionnés à l’article L.211-1 rend nécessaires ; Considérant l’incidence de l’impact du plan d’eau sur le milieu aquatique du cours d’eau en aval, en termes de risque de départ en phase de vidange dans le milieu aquatique aval des sédiments accumulés dans le plan d’eau, et la nécessité d’y remédier par le maintien de dispositifs de gestion adaptés et les ouvrages de décantation ; Considérant que le barrage constitue un obstacle à l’écoulement des crues, qu’il en résulte un risque en termes de sécurité, et qu’il est en conséquence nécessaire d’aménager des ouvrages évacuateurs de crue suffisamment dimensionnés tout en garantissant une revanche suffisante ; Considérant l’impact thermique que représente l’évacuation des eaux de surface d’un plan d’eau sur les eaux des cours d’eau avec lesquelles il communique et la nécessité d’y remédier par la mise en place d’un système d’évacuation des eaux de fond ; Considérant la mise en place d’un dispositif permettant le respect du débit réservé comme étant de nature à réduire l’impact du plan d’eau sur le milieu aquatique à l’aval ; Considérant que les mesures envisagées par le pétitionnaire, et les prescriptions du présent arrêté, permettent de garantir les intérêts mentionnés à l’article L.211-1 du code de l’environnement ; Sur proposition du directeur départemental des territoires de la Haute-Vienne ; Arrête Section I – Objet de l'Autorisation Article premier : Il est donné autorisation, au titre des articles L 214-1 à L 214-6 du code de l’environnement à Monsieur Cédric Reymond, demeurant au n° 3 Fayollas, 87230 Bussière-Galant, concernant l ‘aménagement et l’exploitation d’un plan d’eau d’une superficie d’environ 0,18 hectare et de sa serve amont d’une superficie d’environ 0,08 hectare à usage de pisciculture à valorisation touristique,. L'ensemble des ouvrages se situent au lieu-dit « Fayollas », sur la parcelle XA n° 0033, commune de Bussière-Galant. Le plan d’eau, alimenté par un cours d’eau non dénommé, est enregistré au service de police de l’eau sous le numéro 87006088 et sa serve amont sous le n° 87011631. Article 2 : L'autorisation est accordée, pour une durée de trente ans à dater de la notification du présent arrêté, sauf retrait ou modification en application des articles suivants dans le cadre du présent arrêté. Article 3 : Les ouvrages et l’activité constitutifs de ces aménagements relèvent de la nomenclature annexée à l’article R.214-1 du code de l’environnement : Rubrique Intitulé Régime Arrêtés de prescriptions générales correspondants 2/9 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00005 - Arrêté n° PC/2026/PE155 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 32
1.2.1.0 Prélèvements, installations et ouvrages permettant le prélèvement, y compris par dérivation, dans un cours d’eau, dans sa nappe d’accompagnement ou dans un plan d’eau ou canal alimenté par ce cours d’eau ou cette nappe d’une capacité totale maximale comprise entre 400 et 1 000 m³/h ou entre 2 et 5 % du débit du cours d’eau ou, à défaut, du débit global d’alimentation du canal ou du plan d’eau. Déclaration Arrêté du 11 septembre 2003 Modifié 3.1.1.0 Installations, ouvrages, remblais et épis, dans le lit mineur d’un cours d’eau, constituant un obstacle à la continuité écologique entraînant une différence de niveau supérieure ou égale à 50 cm, pour le débit moyen annuel de la ligne d’eau entre l’amont et l’aval de l’ouvrage ou de l’installation. Autorisation Arrêté du 11 septembre 2015 Modifié 3.1.2.0 Installations, ouvrages, travaux ou activités conduisant à modifier le profil en travers du lit en long ou le profil en travers du lit mineur d’un cours d’eau, à l’exclusion de ceux visés à la rubrique 3.1.4.0 ou conduisant à la dérivation d’un cours d’eau : 1° Sur une longueur de cours d’eau inférieure à 100 m Déclaration Arrêté du 28 novembre 2007 3.2.3.0 Plans d’eau permanents ou non : 2° Dont la superficie est supérieure à 0,1 ha mais inférieure à 3 ha Les modalités de vidange de ces plans d'eau sont définies dans le cadre des actes délivrés au titre de la présente rubrique. Déclaration Arrêté du 9 juin 2021 3.2.7.0 Piscicultures d’eau douce mentionnées à l’article L431-6 du code de l’environnement Déclaration Arrêté du 1er avril 2008 Section II – Prescriptions techniques Article 4 : Le propriétaire doit respecter les engagements figurant au dossier déposé et les prescriptions du présent arrêté. Les installations, ouvrages, travaux ou activités, objets de la présente déclaration, sont situés, installés et exploités conformément aux plans et contenu du dossier. En particulier, afin d’assurer la sécurité ou de réduire les impacts de cette création, le pétitionnaire doit dans un délai de deux ans à compter de la date de notification du présent arrêté : 3/9 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00005 - Arrêté n° PC/2026/PE155 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 33
• Mettre en œuvre toutes les mesures et précautions utiles pour éviter toute pollution du milieu aquatique à l’aval en phase travaux ; • Mettre en place des grilles à toutes les entrées et tous les exutoires de la pisciculture • Maintenir les pentes avale et amont du barrage et les différents ouvrages accessibles et sans végétation ligneuse ; • Mettre en place un déversoir de crue complémentaire comme prévu au dossier ; • Mettre en place un dispositif de décantation, mise en place d’un bassin de décantation déconnecté du milieu aval ; • Mettre en place un dispositif garantissant en tout temps le maintien du débit réservé de 0,30 l/s, ainsi que son moyen de contrôle ; • Maintenir opérationnel le dispositif permettant la récupération du poisson et crustacés lors des vidanges. À l’issue de la réalisation des travaux et avant sa mise en eau, le propriétaire devra en informer par courrier le service de police de l’eau, qui donnera, le cas échéant, l’autorisation de le mettre en eau. Article 5 : Faute par le propriétaire de se conformer aux dispositions du présent arrêté dans les délais impartis, le préfet peut, après mise en demeure conformément à l’article L.171-7 du code de l’environnement, suspendre l’exploitation de l’ouvrage, à savoir imposer sa mise en assec, voire son effacement, jusqu’à l’exécution des conditions imposées et prendre les mesures conservatoires nécessaires aux frais du propriétaire. Article 6 : Toute modification apportée aux ouvrages, installations, à leur mode d’utilisation, à la réalisation des travaux ou à l’aménagement en résultant, à l’exercice des activités ou à leur voisinage et entraînant un changement notable des éléments du dossier doit être portée à la connaissance du préfet (service de police de l’eau), par écrit, avant sa réalisation, conformément aux dispositions de l’article R.214-40 du code de l’environnement. Section III - Dispositions relatives à la réalisation des ouvrages et à leur exploitation Article 7 : Barrage. Le barrage est établi conformément aux règles de l'art, de façon à assurer la stabilité des ouvrages et la sécurité des personnes et des biens. Le permissionnaire doit limiter la pousse de végétation ligneuse ou semi-ligneuse (arbres, arbustes,...) par un entretien régulier. Article 8 : Ouvrage de vidange. Le plan d’eau est équipé d’un dispositif de vidange permettant l’abaissement lent et la gestion des sédiments en toute circonstance. Il doit pouvoir être entièrement vidangé. Les vidanges seront conduites sous la responsabilité et la surveillance du permissionnaire. Article 9 : Gestion des sédiments. Un moine est présent sur le plan d’eau et un bassin de décantation déconnecté du milieu aval est mis en place en aval de la conduite. Le plan d’eau doit être curé entre chaque vidange, ou chaque fois que cela est nécessaire. L’ensemble devra permettre la conduite de vidange, la maîtrise et la régulation des débits et la limitation de départ des sédiments vers le milieu récepteur. Article 10 : Évacuateur de crue. Le moine en place est utilisé comme déversoir principal. Il est conçu de façon à résister à une surverse et dimensionné de façon à évacuer au minimum une crue centennale et le débit maximal d’alimentation, tout en respectant une revanche d’exploitation de 0,45 m entre le dessus du barrage et la dernière planche du moine. La surverse ne doit causer de désordre ni à l’ouvrage ni aux biens et personnes situés à l’aval du site. En complément, un point bas de sécurité de 2,20 m de large au sommet et 1,20 m de large en fond pour une profondeur de 0,28 m, est mis en place. Le déversoir de crue doit être entretenu et maintenu opérationnel en tout temps. Article 11 : Système d’Évacuation des Eaux de Fond. Le plan d’eau est équipé d’un moine permettant d’évacuer les eaux de fond. 4/9 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00005 - Arrêté n° PC/2026/PE155 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 34
Article 12 : Bassin de pêche. Un ouvrage maçonné est présent à l’aval de la conduite de vidange pour permettre la récupération des poissons et crustacés dévalant lors des vidanges, notamment afin d'éviter leur passage dans le milieu récepteur en aval. Ce dispositif permanent compte au minimum une grille dont l'espacement entre les barreaux est au maximum de 10 mm. Article 13 : Débit réservé : L’ouvrage doit permettre le maintien dans le cours d’eau à l’aval d’un débit minimal garantissant en permanence la vie, la circulation et la reproduction des espèces. Ce débit réservé ne peut pas être inférieur à 0,15 l/s, correspondant au dixième du module du cours d’eau au droit de l’ouvrage, ou au débit à l’amont immédiat de l’ouvrage si celui-ci est inférieur. Il est assuré, sur le plan d’eau, par un orifice de diamètre 15 mm dans le moine à une cote de – 0,50 m sous la cote normale d’exploitation. Un dispositif de contrôle est présent : la validation du diamètre de l’orifice validera le dispositif de contrôle. Article 14 : Entretien. L’exploitant est tenu d'assurer en tout temps le fonctionnement et l'entretien des ouvrages ainsi que des grilles, du barrage et des abords du plan d'eau conformément à son usage sans engendrer de nuisances à l'environnement, en particulier aux eaux superficielles. La qualité de l'eau doit être maintenue suffisante pour ne pas risquer de dégrader la qualité des eaux superficielles ou souterraines environnantes. Section IV – Dispositions relatives aux vidanges de l’ouvrage Article 15 : Le plan d’eau doit pouvoir être entièrement vidangé. Les vidanges auront lieu de préférence au moins une fois tous les trois ans et seront conduites sous la responsabilité et la surveillance du permissionnaire. Article 16 : Période. La vidange est autorisée du 1er avril au 31 octobre et ne devra pas être réalisée en période de forte pluviométrie ou de sécheresse. Le permissionnaire assurera un suivi des conditions météorologiques durant l'opération de manière à prendre le cas échéant toute mesure préventive appropriée. Le préfet peut déroger à cette période dès lors que le propriétaire en fait la demande motivée dans les délais impartis et que ce dernier peut justifier d’un intérêt économique de la pisciculture (présence d’un pisciculteur professionnel pour la gestion du cheptel piscicole). Article 17 : Le service de police de l'eau est prévenu au plus tard un mois avant le début des opérations de vidange et de la remise en eau. Si des conditions particulières (sécurité, salubrité, etc) le justifient, l'administration se réserve le droit d'exiger l'ajournement de cette opération. Article 18 : Suivi de l’impact. L’opérateur de la vidange maintient une surveillance régulière des opérations. Tout incident sera déclaré immédiatement au service de police de l’eau et au service départemental de l’office français de la biodiversité. La vitesse de descente du plan d’eau sera limitée, voire annulée momentanément si nécessaire, pour éviter l’entraînement de sédiments à l’aval du plan d’eau. Durant la vidange, les eaux rejetées dans les cours d’eau ne devront pas dépasser les valeurs suivantes en moyenne sur 2 heures : • matières en suspension (MES) : 1 gramme par litre, • ammonium (NH4+) : 2 milligrammes par litre. De plus la teneur en oxygène dissous (O2) ne devra pas être inférieure à 3 milligrammes par litre. À tout moment, les eaux du plan d’eau et les eaux restituées ne devront nuire ni à la vie du poisson, ni à sa reproduction, ni à sa valeur alimentaire. Le milieu aval ne devra subir aucun dommage du fait de la vidange, tel que le déversement de boues, sédiments ou vase. Le préfet pourra le cas échéant imposer un suivi de la qualité des eaux pendant la vidange. Article 19 : Population piscicole. Les poissons et crustacés présents dans le plan d'eau devront être récupérés de manière à éviter leur dévalaison dans le cours d'eau, triés et gérés. Les espèces 5/9 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00005 - Arrêté n° PC/2026/PE155 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 35
susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques et les poissons en mauvais état sanitaire seront détruits. Article 20 : Curage. Si nécessaire, le curage « vieux bord, vieux fond » du plan d'eau est effectué en assec et les matériaux enlevés seront entreposés en un lieu non inondable et extérieur à toute zone humide (zéro mètre carré de zone humide impactée). Toutes précautions doivent être prises afin que les matériaux mis en stock n'apportent aucune nuisance au milieu aval immédiat. Leur composition doit être compatible avec la protection des sols et des eaux, notamment en ce qui concerne les métaux lourds et autres éléments toxiques qu’ils pourraient contenir. Article 21 : Remise en eau. Le remplissage du plan d'eau est interdit du 15 juin au 30 septembre. Lors du remplissage, un débit minimal, au moins égal au débit réservé devra être maintenu dans le cours d’eau aval. Section V – Dispositions piscicoles Article 22 : La pisciculture comporte à l'amont et à l'aval des grilles fixes et permanentes la délimitant, empêchant la libre circulation des poissons entre l'exploitation et le cours d'eau aval. La taille des mailles ou des ouvertures de la grille n'excède pas 10 millimètres de bord à bord, et ce sur toute une hauteur définie, afin de maintenir un état de clôture permanent au niveau de tous les dispositifs d’évacuation des eaux. Le nettoyage et l’entretien fréquent de ces grilles sont nécessaires. Article 23 : L’élevage de poissons autorisé est de type extensif. Article 24 : La réglementation générale de la pêche n'est pas applicable au plan d'eau, à l'exception des dispositions relatives au peuplement (espèces, état sanitaire), aux pollutions, aux vidanges et aux travaux dans le lit du cours d'eau. La capture du poisson à l'aide de lignes est autorisée. Article 25 : Le poisson présent dans le plan d’eau a le caractère de « res propria » ce qui signifie qu’il est la propriété du permissionnaire. Article 26 : Seules des espèces telles que les salmonidés, leurs espèces d'accompagnement (vairon, goujon) et des espèces cyprinicoles peuvent y être introduites. Conformément à l’article L.432-10 du code de l’environnement, sont strictement interdites : • l'introduction d'espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques (poisson- chat, perche soleil, et écrevisses autres que les espèces suivantes : écrevisses à pattes rouges, écrevisses des torrents, écrevisses à pattes blanches et les écrevisses à pattes grêles), • l’introduction des espèces interdites en 1ère catégorie (brochet, perche, sandre et black bass), • l'introduction de poissons et autres espèces, non représentés dans les cours d'eau français. Toute présence avérée des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques et des espèces non représentées dans les cours d’eau français devra être suivie d’un assec du plan d’eau afin de procéder à leur élimination définitive. Article 27 : L'introduction de poissons ou d'alevins provenant d'établissements de pisciculture ou d'aquaculture non agréés au plan sanitaire est interdite. Conformément à l’article L.436-9 du code de l’environnement, en l’absence d’autorisation administrative, le transport à l’état vivant de spécimens appartenant à des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques est interdit. Conformément à l’article L.432-12 du code de l’environnement, il est interdit de céder ou de vendre le poisson à l’état vif en vue du repeuplement d’autres plans d’eau, s’il ne provient pas d’un établissement de pisciculture ou d’aquaculture agréé par la Direction Départementale de l’Emploi, du Travail, des Solidarités et de la Protection des Populations. 6/9 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00005 - Arrêté n° PC/2026/PE155 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 36
Article 28 : En cas de suspicion de maladie du poisson, le propriétaire alertera sans délai la Direction Départementale de l’Emploi, du Travail, des Solidarités et de la Protection des Populations, aux fins de prendre toutes mesures utiles. Section VI : Renouvellement de l’autorisation Article 29 : Avant l’expiration de la présente autorisation, le permissionnaire, s’il souhaite en obtenir le renouvellement, devra adresser au préfet une demande dans les conditions définies à l’article R.181-49 du code de l’environnement. Section VII : Retrait de l’autorisation Article 30 : Si le plan d'eau reste en assec pendant une période supérieure à deux ans consécutifs, l'exploitant du plan d’eau devra en faire la déclaration au préfet au plus tard dans le mois suivant l'expiration du délai de deux ans. Le préfet peut décider que la remise en eau sera subordonnée à une nouvelle demande d’autorisation ou déclaration dans les cas prévus par l’article R.214-47 du code de l’environnement. En cas de cessation définitive d'exploitation et d'absence prolongée d'entretien du plan d'eau, le déclarant procédera au rétablissement des écoulements naturels tels qu'ils existaient antérieurement, à l'isolement des ouvrages abandonnés, afin de prévenir tout danger pour la salubrité et la sécurité publiques. Article 31 : Conformément aux dispositions de l’article L.214-4 du code de l’environnement, l'autorisation peut être retirée ou modifiée, sans indemnité de la part de l'État exerçant ses pouvoirs de police, dans les cas suivants : 1° Dans l'intérêt de la salubrité publique, et notamment lorsque ce retrait ou cette modification est nécessaire à l'alimentation en eau potable des populations ; 2° Pour prévenir ou faire cesser les inondations ou en cas de menace pour la sécurité publique ; 3° En cas de menace majeure pour le milieu aquatique, et notamment lorsque les milieux aquatiques sont soumis à des conditions hydrauliques critiques non compatibles avec leur préservation. Section VIII - Dispositions diverses Article 32 : A toute époque, le propriétaire est tenu de donner aux agents chargés de la police de l’eau et aux agents du service départemental de l’office français de la biodiversité libre accès aux ouvrages dans les conditions prévues aux articles L.171-1 et suivants du code de l’environnement. Sur leur demande, il devra les mettre à même de procéder, à ses frais, à toutes mesures et vérifications utiles pour constater l'exécution du présent arrêté. Article 33 : Il est précisé toutefois que les prescriptions du présent arrêté, tout comme les contrôles éventuels effectués par les services compétents, ne sauraient avoir pour effet d'exonérer le permissionnaire de sa responsabilité, qui demeure pleine et entière, tant en ce qui concerne la conception et la réalisation des ouvrages que leur entretien et leur exploitation. Article 34 : La présente autorisation est accordée à titre personnel, précaire et révocable sans indemnité de l’État exerçant ses pouvoirs de police. Lorsque le bénéfice en est transmis à une autre personne que celle qui était mentionnée au dossier de déclaration, le nouveau bénéficiaire en fait la déclaration au préfet, dans les trois mois qui suivent la prise en charge de l'ouvrage, de l'installation, des travaux ou des aménagements ou le début de l'exercice de son activité. Le préfet donne acte de cette déclaration dans les trois mois. Article 35 : Les droits des tiers sont et demeurent expressément réservés. Article 36 : La présente autorisation ne dispense en aucun cas le permissionnaire de faire les déclarations ou d’obtenir les autorisations requises par d’autres réglementations. Article 37 : Publication. En vue de l'information des tiers : 7/9 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00005 - Arrêté n° PC/2026/PE155 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 37
1° Le maire de la commune Bussière-Galant reçoit copie du présent arrêté, qui sera affiché à la mairie pendant un mois au moins, 2° Un certificat d’affichage, accomplissement de cette formalité, est dressé par le maire de la commune, 3° Ces documents sont mis à disposition du public sur le site internet des services de l’état pendant une durée minimale de six mois. 4° Un exemplaire du dossier est mis à la disposition du public pour information à la Direction départementale des territoires de la Haute-Vienne. Le présent arrêté sera inséré au recueil des actes administratifs de la Préfecture de la Haute-Vienne. Article 38 : Voies de délais de recours. Dans un délai de deux mois, le déclarant peut présenter un recours gracieux. Le silence gardé par l’administration pendant plus de deux mois sur la demande de recours gracieux emporte décision implicite de rejet de cette demande conformément aux articles R.421-1 à R.421-5 du code de justice administrative. Celui-ci prolonge le délai de recours contentieux qui doit être introduit dans les deux mois suivant la réponse : 1° Par les pétitionnaires ou exploitants, dans un délai de deux mois à compter du jour où la décision leur a été notifiée ; 2° Par les tiers intéressés en raison des inconvénients ou des dangers pour les intérêts mentionnés aux articles du code de l’environnement, dans un délai de quatre mois à compter de : a) l'affichage en mairie dans les conditions prévues au 2° de l'article cité ci-dessus ; b) la publication de la décision sur le site internet de la préfecture. Article 39 : Exécution. Le secrétaire général de la préfecture, le directeur départemental des territoires, le maire de la commune de Bussière-Galant, le commandant du groupement de gendarmerie départementale, le chef du service départemental de l’office français de la biodiversité de la Haute-Vienne et les agents du service de police de l’eau, sont chargés, chacun en ce qui les concerne, de l'exécution du présent arrêté qui leur sera notifié ainsi qu’au permissionnaire. Limoges, le 09 mars 2026 Pour le préfet, par délégation le directeur par intérim, par délégation le chef du service eau, environnement, forêt, Signé, Eric HULOT Arrêté n° PC/2026/PE 155 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l’environnement, relatives à l’exploitation d’un plan d’eau existant à usage de pisciculture à valorisation touristique, situé au lieu-dit «Fayollas», commune de Bussière-Galant 8/9 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00005 - Arrêté n° PC/2026/PE155 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 38
Fiche synoptique rappelant les dimensionnements d’ouvrages Propriétaire du plan d’eau : Monsieur Cédric Reymond Bureau d’étude : Monsieur Cédric Reymond Ouvrages / Caractéristiques Projet du propriétaire Surface : 1800 m² / BV : 8 H Q100 : 0,320 m³/s Module : 1,50 l/s Débit réservé : 0,15 l/s Mode d’alimentation Le plan d’eau est alimenté par un cours d’eau non dénommé, affluent rive gauche de « La Dronne » (850 m), Bassin de L’Isle. Chaussée (=barrage du plan d'eau) Hauteur maximale de 2,10 m Largeur en crête de 5,00 m Longueur totale de 55,00 m Distance entre le dessus du barrage et la lame déversante du déversoir Revanche prévue de 0,45 m. Ouvrage de sécurité - Déversoir de crues Moine en place. A réaliser point bas de sécurité en rive droite : 2,20 m de large au sommet et 1,20 m de large en fond pour une profondeur de 0,28 m. Système de vidange Moine en place poursuivi par une canalisation de 200 mm. Évacuation des Eaux de Fond Moine en place. Mettre en place une grille réglementaire. Rétention des vases Dispositif de décantation Moine en place et mise en place d’une fosse de décantation déconnecté du milieu aval lors de chaque vidange. Bassin de pêche Bassin existant : 5,40 m x 1,10 m x 0,85 m. Dérivation - Respect du débit réservé 0,15 l/s - Le débit réservé (0,15 l/s) est assuré par un orifice de diamètre 15 mm dans le moine à une cote de – 0,50 m sous la cote normale d’exploitation. - Dispositif de contrôle : la validation du diamètre de l’orifice validera le dispositif de contrôle. Utilisation du plan d’eau PVT Périodicité des vidanges Les vidanges totales sont préconisées tous les 3 ans. 9/9 Direction Départementale des Territoires 87 - 87-2026-03-09-00005 - Arrêté n° PC/2026/PE155 du 09 mars 2026 portant prescriptions complémentaires à autorisation au titre du code de l'environnement, relatives à l'exploitation d'un plan d'eau existant à usage de 39
Préfecture de la Haute-Vienne 87-2026-03-06-00002 Arrêté du 06 mars 2026 portant institution de la commission de propagande pour le second tour des élections municipales et communautaires du 22 mars 2026. Préfecture de la Haute-Vienne - 87-2026-03-06-00002 - Arrêté du 06 mars 2026 portant institution de la commission de propagande pour le second tour des élections municipales et communautaires du 22 mars 2026. 40
DIRECTION DE LA CITOYENNETÉ Bureau des élections et de la réglementation Arrêté du 6 mars 2026 portant institution de la commission de propagande pour le second tour des élections municipales et communautaires du 22 mars 2026 Le préfet de la Haute-Vienne Chevalier de la Légion d’Honneur, Officier de l’Ordre National du Mérite, Vu le code électoral, et notamment les articles L. 241 et R. 31 ; Vu le décret n° 2025-848 du 27 août 2025 fixant la date de renouvellement des conseillers municipaux et communautaires, des conseillers métropolitains de Lyon, des conseillers de Paris, et des conseillers d’arrondissement de Paris, Lyon et Marseille et portant convocation des électeurs ; Vu l’ordonnance du Premier Président de la Cour d’Appel de Limoges en date du 20 janvier 2026 ; Vu le courrier de la déléguée au développement régional Nouvelle Aquitaine de la Poste en date du 12 décembre 2025 ; Sur proposition du secrétaire général de la préfecture de la Haute-Vienne. Arrête Article premier : en vue du second tour des élections municipales et communautaires du 22 mars 2026, il est institué, dans les communes de plus de 2500 habitants du département de la Haute-Vienne, une commission de propagande ayant la responsabilité de l’envoi des documents électoraux aux électeurs et chargée d’assurer les opérations prescrites par l’article R. 34 du code électoral. Article 2 : cette commission est composée comme suit pour le second tour de scrutin du 22 mars 2026 : Présidente : ● Titulaire : Madame Laëtitia CLERC, vice-présidente chargée des fonctions de juge de l’application des peines au tribunal judiciaire de Limoges ● Suppléante : Madame Lucie BUSTREAU, juge au tribunal judiciaire de Limoges Fonctionnaire désigné par le préfet de la Haute-Vienne : ● Titulaire : Madame Marielle HARAU, cheffe de bureau ● Suppléante : Madame Delphine PEDRETTI, adjointe à la cheffe de bureau Représentant désigné par l’opérateur chargé de l’envoi de la propagande : ● Titulaire : Monsieur Frédéric ARRAUD, responsable de la performance logistique ● Suppléant : Monsieur Claude FRANÇOIS, responsable de l’exploitation et du service aux clients Préfecture de la Haute-Vienne - 87-2026-03-06-00002 - Arrêté du 06 mars 2026 portant institution de la commission de propagande pour le second tour des élections municipales et communautaires du 22 mars 2026. 41
Article 3 : cette commission siégera dans les communes de plus de 2500 habitants, présentes au second tour et sera chargée : 1- du contrôle de la conformité : - des circulaires, aux dispositions des articles R. 27 et R. 29 du code électoral - des bulletins de vote, aux prescriptions des articles R. 30 et R. 117-4 du code électoral 2- de l’envoi des documents électoraux aux électeurs conformément aux dispositions de l’article R. 34 du code électoral. A ce titre, elle devra ● faire procéder au libellé du matériel d’envoi aux électeurs ; ● procéder à l’envoi au plus tard, le jeudi 19 mars 2026 à 18h00 pour le second tour, des circulaires et bulletins de vote à tous les électeurs ; ● adresser, au plus tard, dans chaque mairie, à la même date que celle indiquée ci-dessus, les bulletins de vote de chaque liste en nombre égal au moins à celui des électeurs inscrits. Article 4 : Les circulaires et les bulletins de vote doivent être livrés à la commission de propagande à plat et non pliés, le mardi 17 mars 2026 au plus tard à 18h00. Les quantités de document à fournir et les lieux de livraison de ces documents, par commune, seront notifiés aux candidats lors du dépôt de leur candidature. Article 5 : Le secrétaire général de la préfecture de la Haute-Vienne, la sous-préfète de Bellac et le sous-préfet de Rochechouart, la présidente de la commission de propagande, sont chargés chacun en ce qui les concerne, de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Recueil des Actes Administratifs de la préfecture de la Haute-Vienne. A Limoges, le 6 mars 2026 Pour le préfet et par délégation, Le secrétaire général, signé Laurent MONBRUN Arrêté du 6 mars 2026 portant institution de la commission de propagande pour le second tour des élections municipales et communautaires du 22 mars 2026 2/2 Préfecture de la Haute-Vienne - 87-2026-03-06-00002 - Arrêté du 06 mars 2026 portant institution de la commission de propagande pour le second tour des élections municipales et communautaires du 22 mars 2026. 42

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