Partis & groupes · Parti politique
Rassemblement National
RN · Extrême droite
Ce qu'il faut retenir
L'essentiel sur RN en un coup d'œil.
Positionnement politique
Lecture rapide du parti.
Présentation
Origines, positionnement et grandes orientations.
🇫🇷 Rassemblement National (RN)
Origines, stratégie et transformation
Fondé en 1972 sous le nom de Front national, le courant mené aujourd’hui par Marine Le Pen a opéré une stratégie de « dédiabolisation » à partir des années 2010 : adoucissement de certains codes, accent sur le pouvoir d’achat, attention aux services publics de proximité, normalisation institutionnelle (présidence de groupe, mairies, régions). En 2018, le mouvement adopte le nom Rassemblement National. Son socle demeure national-conservateur : priorité nationale, frontières plus strictes, ordre public, critique de certaines politiques européennes et de la mondialisation.Boussole idéologique et offre sociale
Le RN lie souveraineté et protection sociale. Axes récurrents :- Immigration et sécurité : contrôle des frontières, durcissement des critères de séjour et de naturalisation, expulsion des étrangers délinquants, renforcement des effectifs et des moyens policiers/justice, lutte contre l’insécurité du quotidien.
- Pouvoir d’achat : baisse de certaines taxes, critiques des « coûts » de la transition, mesures ciblées sur carburants et énergie, défense des retraités modestes.
- Économie : préférence pour la relocalisation, prudence vis-à-vis des accords de libre-échange, soutien aux PME, protection de secteurs stratégiques.
- Services publics : hôpital, école et justice présentés comme priorités, avec promesse d’une recentralisation ciblée là où l’État serait affaibli.
Europe, monnaie, diplomatie
Le RN a évolué de mots d’ordre de sortie (euro, UE) vers un souverainisme plus pragmatique : critique des traités, volonté de renégociations, accent sur la subsidiarité et le refus des transferts jugés excessifs. En diplomatie, le parti met en avant une France indépendante, protectrice de ses intérêts, et prône un réalisme dans les relations commerciales et énergétiques.Énergie, climat, industrie
Sur la transition, le RN insiste sur les coûts supportés par les ménages et l’industrie : priorité aux réseaux et à la sécurité d’approvisionnement, au nucléaire et aux filières locales, calendrier graduel des objectifs et protection des insiders (salariés, retraités). Il se montre sceptique vis-à-vis de normes environnementales perçues comme punitives, tout en affirmant soutenir des solutions efficaces (rénovation, entretien, modernisation).Électorat, implantation et critiques
Le RN a construit des bastions municipaux et une présence parlementaire significative. Son électorat est fort dans les territoires populaires et périurbains, mais aussi dans certaines ruralités. Les critiques visent sa vision des libertés, sa conception de la laïcité et ses réponses économiques jugées insuffisantes par ses adversaires ; le parti rétorque qu’il rend la parole aux oubliés de la mondialisation et des métropoles.En bref
Un national-conservatisme qui promet protection et ordre, une trajectoire européenne plus critique, et une offre sociale orientée vers le pouvoir d’achat et les services de proximité.Représentation institutionnelle
Présence du parti dans les assemblées.
Élus en exercice
171 élusParlementaires et élus locaux recensés, au-delà des seuls effectifs institutionnels ci-dessus. Les anciens élus et les responsables sans mandat sont regroupés dans Membres.
Femmes Hommes
52 élus sans sexe renseigné dans la source qui liste les élus locaux du parti, exclus du calcul.
Part calculée sur les 119 élus dont le sexe est connu, sur 171 recensés.
Membres sans mandat en exercice
Responsables, anciens élus et personnalités rattachés au parti sans mandat électif en cours.
Personnes recensées
21 personnesPropositions de programme
Les mesures portées par le parti. Leur analyse par SensPo est à venir.
Chiffrage du programme
Ce que le programme du parti coûterait ou rapporterait aux finances publiques, mesure par mesure.
Estimations SensPo du programme publié par RN, mesure par mesure. Ce ne sont pas des montants annoncés par le parti.
Coût net pour les finances publiques, par an
45,9 Md€
Une fois toutes les mesures durables en place · 16 mesures chiffrées sur 16
Si toutes les estimations se trompaient dans le même sens : de +2,9 Md€ à +111,4 Md€ par an.
En plus, une fois : investissements et dépenses exceptionnelles
23,5 Md€ au total
Réparti sur les années de réalisation, et non compté dans le montant annuel · 12 mesures concernées
D'où vient ce montant
- Dépenses nouvelles
- Recettes nouvelles
- Économies
- Coût net
Année par année, pendant le quinquennat
Effet net par an, de 2027 à 2032 : 2027 +10,7 Md€, 2028 +29,4 Md€, 2029 +39,7 Md€, 2030 +43,8 Md€, 2031 +46,5 Md€, 2032 +48,4 Md€.
Par thème
- Économie5 mesures · plus 1,9 Md€ ponctuels au total
- Social2 mesures · plus 1,5 Md€ ponctuels au total
- Écologie2 mesures · plus 12,1 Md€ ponctuels au total
- Territoires1 mesure · plus 200 M€ ponctuels au total
- Démocratie et institutions1 mesure · plus 150 M€ ponctuels au total
- Éducation1 mesure · plus 600 M€ ponctuels au total
- Sécurité3 mesures · plus 7 Md€ ponctuels au total
- Culture1 mesure · plus 40 M€ ponctuels au total
Qui paie, qui encaisse
- ÉtatDépenses 40,6 Md€ · recettes 3,4 Md€ · économies 5,4 Md€ · plus 22,1 Md€ ponctuels au total
- Sécurité socialeDépenses 20,6 Md€ · recettes 2,3 Md€ · économies 3,6 Md€ · plus 1,3 Md€ ponctuels au total
- Collectivités localesDépenses 800 M€ · économies 1,5 Md€ · plus 120 M€ ponctuels au total
Estimations SensPo, méthode « v5.8-chiffrage », révision 2, mises à jour le 20 septembre 2026. Chaque mesure est chiffrée à partir du texte publié par la formation, avec une fourchette et un niveau de confiance ; les montants annoncés par la formation sont signalés quand ils existent.
Effet sur la dette publique
Le chiffrage du programme appliqué à la trajectoire de la dette, avec des hypothèses réglables.
Ce que le programme du parti ferait à la dette
Le coût net annuel du programme est retranché du solde public de chaque année, à partir de 2027. La dette ainsi créée paie des intérêts, qui creusent la dette à leur tour : c’est l’effet « boule de neige », et il est compris dans la courbe. Réglez les hypothèses pour voir ce qui tient à elles.
Pour situer : le traité européen fixe une valeur de référence de 60 % du PIB, très loin sous la trajectoire actuelle.
Hypothèses
Hausse du volume de la production, hors inflation, chaque année.
D’où vient la valeur par défaut (1,2 % par an) ?
Source : Haut Conseil des finances publiques, avis n° HCFP-2026-3 relatif au rapport d'avancement annuel 2026, 17 avril 2026, § 74 et tableau 11 : croissance potentielle estimée par le Gouvernement à 1,2 % par an (1,0 % en 2029) ; la prévision de croissance pour 2026 est de 0,9 %. consulter le document (nouvel onglet)
Hausse des prix de la production nationale (déflateur du PIB), qui gonfle le PIB en euros et allège d'autant le poids de la dette.
D’où vient la valeur par défaut (1,3 % par an) ?
Source : Haut Conseil des finances publiques, avis n° HCFP-2026-3, 17 avril 2026, § 37 : « La prévision de déflateur du PIB est révisée à la baisse à 1,3 % (contre 1,5 % au PLF 2026). Cette prévision est plausible ». consulter le document (nouvel onglet)
Taux auquel l'État emprunte à dix ans. Il ne pèse d'abord que sur la dette renouvelée, puis gagne peu à peu toute la dette.
D’où vient la valeur par défaut (3,8 %) ?
Source : Sénat, rapport général n° 139 (2025-2026), Engagements financiers de l'État : hypothèse du projet de loi de finances pour 2026, « les taux à 10 ans continueraient à croître, pour s'élever à 3,7 % fin 2025 et à 3,8 % fin 2026 ». consulter le document (nouvel onglet)
Solde des comptes publics avant intérêts, en part du PIB. Négatif, l'État emprunte aussi pour ses dépenses courantes ; positif, il dégage de quoi payer une partie des intérêts. Par défaut, le niveau de 2025 : aucun effort.
D’où vient la valeur par défaut (−2,9 % du PIB) ?
Source : Niveau de 2025 : déficit public de 152,5 Md€ moins 64,7 Md€ d'intérêts, soit −2,94 % du PIB (INSEE, Informations rapides n° 78, 27 mars 2026 ; Insee Première n° 2105, 29 mai 2026) [calcul], arrondi à −2,9 %. consulter le document (nouvel onglet)
Année où le solde primaire visé est atteint ; il y va en ligne droite depuis 2025, puis y reste.
D’où vient la valeur par défaut (2029) ?
Source : Échéance du retour du déficit public sous 3 % du PIB fixée dans la procédure pour déficit excessif : « faire revenir sous 3 points de PIB le déficit d'ici 2029 » (Haut Conseil des finances publiques, avis n° HCFP-2026-3, 17 avril 2026, synthèse). consulter le document (nouvel onglet)
Dette publique, en % du PIB
- Sans le programme
- Avec le programme du parti
- Fourchette du chiffrage
Intérêts payés dans l’année, en milliards d’euros
- Sans le programme
- Avec le programme du parti
| Année | Dette sans (% PIB) | Dette avec (% PIB) | Fourchette (% PIB) | Intérêts sans (Md€) | Intérêts avec (Md€) |
|---|---|---|---|---|---|
| 2025 (constaté) | 115,7 % | 115,7 % | — | — | — |
| 2026 | 118,2 % | 118,2 % | 118,2 % à 118,2 % | 73 Md€ | 73 Md€ |
| 2027 | 120,9 % | 121,2 % | 121,1 % à 121,3 % | 83 Md€ | 83 Md€ |
| 2028 | 123,7 % | 125,0 % | 124,6 % à 125,5 % | 94 Md€ | 94 Md€ |
| 2029 | 126,7 % | 129,2 % | 128,4 % à 130,3 % | 104 Md€ | 105 Md€ |
| 2030 | 129,9 % | 133,7 % | 132,4 % à 135,5 % | 115 Md€ | 117 Md€ |
| 2031 | 133,2 % | 138,4 % | 136,6 % à 140,9 % | 126 Md€ | 129 Md€ |
| 2032 | 136,7 % | 143,2 % | 140,9 % à 146,5 % | 137 Md€ | 142 Md€ |
| 2033 | 140,3 % | 148,1 % | 145,4 % à 152,1 % | 149 Md€ | 156 Md€ |
| 2034 | 144,1 % | 153,2 % | 149,9 % à 157,9 % | 161 Md€ | 170 Md€ |
| 2035 | 148,0 % | 158,3 % | 154,5 % à 163,7 % | 173 Md€ | 184 Md€ |
Ce simulateur applique une formule comptable, sans modèle économique : un effort budgétaire n'y ralentit pas la croissance, et une dette plus lourde n'y fait pas monter les taux. Les curseurs sont constants sur toute la période.
Le taux apparent de départ et le solde primaire de 2025 sont calculés à partir des comptes de l'INSEE ; la formule reproduit la dette de fin 2025 à 0,15 point près, l'écart tenant aux opérations qui touchent la dette sans passer par le déficit.
Deux hypothèses s’ajoutent ici : le chiffrage du programme est pris tel qu’il est publié sur cette page, et au-delà de 2032 le programme est supposé appliqué en entier, ses dépenses exceptionnelles étant passées.
Communications du parti
Actualités, communiqués et annonces publiés par RN sur son site officiel rassemblementnational.fr.
Communiqué de presse de Julien SANCHEZ, directeur de campagne de Marine LE PEN
Plusieurs nominations interviennent à compter de ce jour dans l'équipe de campagne de Marine LE PEN.
- Hélène LAPORTE, vice-présidente de l’Assemblée nationale, députée du Lot-et-Garonne, est nommée coordinatrice du pôle agriculture de la campagne présidentielle.
- Jean-Philippe TANGUY, président délégué du groupe RN à l’Assemblée nationale, député de la Somme, est nommé coordinateur du pôle économie et finances de la campagne présidentielle.
- Jérôme SAINTE-MARIE, sondeur et politologue, est nommé responsable du suivi des études et des sondages dans le cadre de la campagne présidentielle.
- Edwige DIAZ, présidente du groupe RN-UDR au Sénat, sénatrice de la Gironde, est nommée responsable du suivi des parrainages d’élus dans le cadre de la campagne présidentielle.
Source : rassemblementnational.fr
Carburants : après avoir fait le plein de taxes, Macron fait le plein de promesses
Le 18 septembre, Emmanuel Macron a adressé une lettre à Ursula von der Leyen afin de demander le report d’un an de certaines obligations déclaratives liées aux émissions de méthane des secteurs pétrolier et gazier, ainsi que l’assouplissement des règles européennes sur la qualité des carburants. Après avoir laissé prospérer et soutenu l’excès de normes et de taxes qui pèsent sur les automobilistes, le Président tente désormais de se présenter en défenseur de leur pouvoir d’achat.
Cette initiative française a surpris bon nombre de diplomates qui affirment ne pas avoir été préalablement informés en amont et décrivent une France « imprévisible », qui « fait du zigzag d’une position à l’autre ». Personne n’est dupe même au sein de la Commission européenne qui évoque un « coup de com’ en contexte électoral ».
Cette démarche tardive ne s’attaque pas aux principales causes de la flambée des prix. Elle ne vise ni à réduire les lourdes taxes françaises sur les carburants ni à lever les contraintes européennes qui empêchent notamment l’application d’un taux réduit de TVA. Elle ne remet pas davantage en cause l’ETS2, qui entraînera dès 2028 une nouvelle hausse pouvant atteindre 15 centimes par litre.
Les automobilistes français n’ont pas besoin d’une nouvelle opération de communication, mais de décisions concrètes et immédiates. La délégation française du groupe Patriotes pour l’Europe demande une baisse durable de la fiscalité sur les carburants, la suppression des contraintes européennes qui l’interdisent et l’abandon de l’ETS2. Après neuf années de renoncements, Emmanuel Macron ne trompera plus personne, pas même les technocrates de Bruxelles !
Source : rassemblementnational.fr
Carburants : que Bruxelles laisse enfin les États baisser les taxes !
La hausse des prix à la pompe frappe directement le pouvoir d’achat des Français, notamment ceux qui doivent utiliser leur voiture pour travailler. Face à cette urgence, je déposerai une proposition de résolution au Parlement européen afin de rendre aux États les moyens de réduire réellement la fiscalité sur les carburants.
L’Union européenne impose aujourd’hui des niveaux minimums d’accises et empêche l’application d’un taux réduit de TVA aux carburants. Lorsque l’Espagne a temporairement abaissé cette TVA de 21 % à 10 %, la Commission européenne a contesté cette décision. Bruxelles limite donc directement la capacité des gouvernements à protéger leurs populations.
La résolution demande la suspension des minima d’accises en cas de prix exceptionnels et une révision de la directive européenne sur la TVA. Elle invite aussi les États disposant déjà d’une marge fiscale à l’utiliser immédiatement. C’est notamment le cas de la France : le gouvernement d’Emmanuel Macron peut déjà réduire les accises, mais choisit de ne pas le faire.
Le texte demande enfin l’abandon de l’ETS2, nouvelle taxe carbone européenne prévue dès 2028. La France doit immédiatement utiliser les marges fiscales dont elle dispose déjà, mais l’Union européenne doit également desserrer ses contraintes. Face à la crise, la priorité doit être de défendre les travailleurs, les familles et nos entreprises.
Source : rassemblementnational.fr
Pêche : le gouvernement noie le poisson.
Communiqué de presse de Mme France Jamet, Député français au Parlement européen, membre de la commission de la pêche.
Les premières rencontres entre notre ministre et les pêcheurs de la Méditerranée, à Sète, ont conduit au déblocage. Il semble clair, malheureusement, que les discussions ont été menées en toute mauvaise foi par le gouvernement.
Lorsque la ministre affirme, concernant le catastrophique plan WestMed construit par la Commission européenne, que celle-ci n’avait pas anticipé tous les problèmes qu’il engendrerait, c’est faux. Ces problèmes étaient connus de tous, aussi bien dans la sphère technocratique que dans la classe politique, de LR aux socialistes en passant par les macronistes, qui ont tous voté ce plan.
Nous avions été les seuls à dénoncer dès 2019 un plan hors de toute réalité qui allait détruire un peu plus notre filière pêche en Méditerranée.
La réalité, c’est que derrière des promesses illusoires, aucune réponse n’a été apportée aux sujets de fond et il est à craindre de grandes déceptions pour nos pêcheurs dans le futur s’ils font confiance à ce gouvernement.
Tant que des questions fondamentales, comme la débureaucratisation de la politique commune de la pêche, la levée des freins à la modernisation de la flotte et l’injuste système des quotas, n’auront pas été abordées et traitées en profondeur, rien ne pourra avancer sereinement.
Avec le groupe des Patriotes pour l’Europe, nous nous battons pour que cela advienne, et nous allons continuer à le faire aux côtés de nos pêcheurs.
Source : rassemblementnational.fr
Communiqué de Marine Le Pen et Jordan Bardella sur la détérioration de la situation sécuritaire en Europe et les actions hybrides russes
La décision prise par les autorités russes de placer sous administration temporaire les filiales et actifs en Russie de plusieurs entreprises françaises et européennes constitue un acte hostile à l’encontre des intérêts de la France et des Nations d’Europe. Cette décision, qui porte directement atteinte aux intérêts et aux droits de nos entreprises, doit être condamnée fermement.
Par ailleurs, depuis plusieurs semaines, les actes d’hostilité commis en Europe par des agents opérant pour le compte de la Russie se sont multipliés et aggravés.
À l’aéroport de Leipzig, en Allemagne, un drone chargé d’explosifs a pris pour cible des appareils de transport ukrainiens. L’enquête a permis de rattacher les auteurs de cette opération aux services de renseignement russes. La France n’est pas épargnée par ces actions, qui visent notamment nos intérêts économiques et des entreprises de notre industrie de défense.
Parallèlement, ces derniers jours, les plus hautes autorités de plusieurs pays européens, notamment celles de la Pologne, ont mis en garde contre un risque d’escalade des opérations visant les États soutenant l’Ukraine. Cette dégradation de la situation sécuritaire a été confirmée par nos services de renseignement aux formations politiques françaises à l’occasion de la réunion des chefs de partis qui s’est tenue à l’Elysée ce 18 septembre autour du Président de la République et des services de l’Etat.
Ces faits doivent être considérés avec le plus grand sérieux. Si nul ne peut aujourd’hui prédire, ni exclure à plus ou moins long terme, la survenue d’opérations d’une intensité supérieure, la menace à laquelle nous sommes actuellement confrontés relève principalement d’actions hybrides et de campagnes ayant pour cible nos sociétés et nos opinions publiques.
Il s’agit, pour des commanditaires liés au renseignement russe, qui recourent notamment à des agents dits « jetables » de diverses nationalités pour conduire leurs opérations, de chercher à faire apparaître le soutien à l’Ukraine comme la cause de l’escalade qu’ils orchestrent eux-mêmes.
Cette situation, d’une particulière gravité, nécessite de réaffirmer avec la plus grande clarté notre position.
Le questionnement des orientations diplomatiques et stratégiques de la France a légitimement toute sa place dans le débat démocratique, a fortiori dans le cadre d’une élection présidentielle. Il doit pouvoir porter, notamment, sur le niveau du soutien financier accordé à l’Ukraine et sur les conditions de ce soutien, comme sur l’insuffisance des initiatives visant à rechercher des formats d’échange diplomatique susceptibles de contribuer à une issue au conflit.
Ces débats sont légitimes. Les pressions étrangères ne le sont pas.
Nous ne tolérerons jamais qu’une puissance étrangère, en l’occurrence la Russie, puisse espérer dicter directement ou indirectement la politique de notre pays par l’intimidation, la menace, la déstabilisation ou la pression psychologique.
Aucune provocation, aucune opération clandestine et aucune action de déstabilisation ne sauraient conduire la France à faciliter l’obtention par la Russie de ses buts de guerre en Ukraine. La politique étrangère de la France se décide à Paris, souverainement, en fonction des seuls intérêts de la Nation. Elle ne saurait être déterminée à Moscou, pas davantage que dans aucune autre capitale étrangère.
La France ne saurait, de plus, laisser impunie toute action hostile entreprise sur son territoire, contre ses infrastructures, ses intérêts stratégiques ou son peuple. Toute opération de cette nature doit faire l’objet d’une réponse proportionnée, dans le respect de notre droit, de nos intérêts nationaux et de nos engagements internationaux.
Dans ces circonstances, nous soutenons l’ensemble des mesures nécessaires au renforcement de la sécurité de nos infrastructures stratégiques, de nos installations sensibles et des entreprises participant directement à notre défense nationale. La protection du territoire, de nos capacités industrielles et technologiques et de nos concitoyens constitue une responsabilité première de l’État.
De même, nous réaffirmons notre plus vive solidarité à l’égard des pays européens alliés qui ont fait l’objet d’actes hostiles ou de campagnes de déstabilisation.
La fermeté face aux actions hostiles et la recherche d’une issue diplomatique à la guerre ne sont pas contradictoires. Elles procèdent d’une même exigence : préserver la sécurité des Français, défendre la souveraineté de notre pays et empêcher que l’Europe ne soit entraînée dans une escalade incontrôlée.
Dans cette période de tensions, notre responsabilité est de ne céder ni à l’intimidation, ni à la surenchère. La France doit demeurer maîtresse de ses décisions, assurer la protection de son territoire et de ses intérêts, tenir ses engagements et conserver toute sa liberté d’initiative diplomatique.
C’est une exigence de souveraineté. C’est aussi une condition de la sécurité et de l’indépendance nationales.
Marine Le Pen
Jordan Bardella
Source : rassemblementnational.fr
Règlement sur les emballages ( PPWR ) : il est temps de libérer les PME du carcan bureaucratique européen !
“Des contraintes rigides et contre-productives” : le constat vient désormais de la présidente du Parlement européen elle-même. En reconnaissant les dérives bureaucratiques liées au règlement européen sur les emballages (PPWR), Roberta Metsola confirme ce que les députés de la délégation du Rassemblement National dénoncent depuis des années : à force d’accumuler normes, obligations et formalités administratives, l’Union européenne finit par pénaliser ceux qu’elle devrait soutenir.
L’obligation de désigner un mandataire dans le cadre de la responsabilité élargie du producteur (REP) en est l’illustration parfaite. Une petite entreprise artisanale qui souhaite commercialiser ses produits dans différents États européens se retrouve contrainte de désigner un mandataire dans chacun des États-membres concernés par son activité ! Un véritable non-sens économique, alors que la Commission estime elle-même à 15 à 20 milliards d’euros par an les redevances supportées par les entreprises au titre de ces normes ! Cela représente entre 600 et 2000 euros de frais par an pour une entreprise.
Le marché européen devrait permettre à nos PME de grandir en Europe, pas les obliger à collectionner les intermédiaires et les formalités administratives dans chaque État.
C’est pourquoi, les Patriotes pour l’Europe ont déposé des amendements visant à exempter de l’obligation de désigner un représentant agréé les micros, petites et moyennes entreprises.
La simplification ne peut rester un simple slogan bruxellois : elle doit se traduire concrètement par moins d’obligations et de coûts. Protéger l'environnement et développer l’économie circulaire ne doit pas se faire au détriment de ceux qui produisent, innovent et créent des emplois en Europe.
Source : rassemblementnational.fr
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