Partis & groupes · Parti politique
Debout la France
DLF · Droite
Présentation
Origines, positionnement et grandes orientations.
🇫🇷 Debout la France (DLF)
Origines, positionnement et cap gaulliste
Créé en 2008 par Nicolas Dupont-Aignan, Debout la France se présente comme l’héritier d’un gaullisme indépendantiste et social, opposé à la dilution de la souveraineté et à la technocratie européenne. Sa promesse : rendre à la nation sa maîtrise des décisions essentielles (frontières, sécurité, industrie, énergie, monnaie), redonner confiance aux classes moyennes et populaires par le travail, la protection des services publics et la probité.Souveraineté démocratique et institutions
DLF plaide pour une République claire : référendums d’initiative, contrôle du Parlement sur les normes européennes, lutte contre les conflits d’intérêts, open data des politiques publiques. La laïcité garantie protège la liberté de conscience et la cohésion. La justice doit être rapide et effective, les peines exécutées, la police dotée de moyens humains et technologiques. En immigration, le parti défend la maîtrise des flux, la préférence nationale pour l’emploi public et un parcours d’intégration par la langue, l’école et le respect des lois.Économie, industrie et pouvoir d’achat
DLF met l’accent sur la réindustrialisation et la protection des insiders (salariés, retraités, indépendants). Outils : baisse des impôts qui pèsent sur la production, commande publique orientée made in France, lutte contre les délocalisations, préférence pour les entreprises respectant normes sociales et environnementales, plan d’apprentissage et de requalification. Pouvoir d’achat : baisse ciblée de taxes sur énergie et carburants, lutte contre l’inflation réglementaire, renforcement de la concurrence dans les secteurs oligopolistiques.Europe, monnaie et diplomatie
Le parti défend une autre Europe : subsidiarité stricte, primauté du droit national quand l’intérêt vital est en jeu, possibilité de désobéir ou de renégocier les traités. Monnaie : débat ouvert (réforme de la zone euro, mécanismes de flexibilité) avec l’objectif de restaurer des marges de manœuvre. Diplomatie : indépendance stratégique, réalisme énergétique et commercial, coopération choisie, défense d’une industrie européenne non vassalisée.Services publics, école et santé
DLF veut une école d’exigence : fondamentaux, autorité des enseignants, orientation réhabilitant les filières technologiques et professionnelles. En santé, priorité à la médecine de proximité, à la prévention, à la territorialisation des parcours, au soutien aux soignants, et à la lutte contre les déserts médicaux. Les services publics doivent être proches, évalués, à l’abri des effets d’aubaine et des rentes.Énergie et transition
La stratégie est pragmatique : nucléaire pilier, réseaux renforcés, rénovation thermique, soutien aux renouvelables quand elles améliorent la sécurité et le coût à long terme. DLF refuse une écologie punitive : la transition doit être prévisible pour les ménages et l’industrie, avec des boucliers ciblés.En bref
Un gaullisme social et souverainiste : État fort sur le régalien, protection de l’industrie, maîtrise démocratique des choix nationaux, et priorité au pouvoir d’achat et à la cohésion.Ce qu'il faut retenir
L'essentiel sur DLF en un coup d'œil.
Positionnement politique
Lecture rapide du parti.
Représentation institutionnelle
Présence du parti dans les assemblées. Un parti et un groupe parlementaire sont des entités distinctes : leurs sièges ne s'additionnent pas.
Effectifs non renseignés pour ce parti à ce jour.
Membres sans mandat en exercice
Responsables, anciens élus et personnalités rattachés au parti sans mandat électif en cours.
Personnes recensées
1 personnePropositions de programme
Les mesures portées par le parti. 32 sont analysées et notées sur 6 dimensions par SensPo ; les autres le seront à leur tour.
Toutes les propositions
Économie
5 propositions · par axe- Intelligence ArtificielleProgrammeOn entend souvent dire que seule l’Europe peut garantir une vraie souveraineté dans le domaine de l’intelligence artificielle. Cette idée est répétée par nos dirigeants et les élites…4.4/ 10
- Produire en FranceProgrammeAprès vingt ans de délocalisations successives, notre industrie manufacturière s’est rétrécie, selon Les Échos, au point de ne représenter désormais que 9% du PIB, contre 15% pour l’Italie…3.9/ 10
- ÉconomieProgrammeTOUS LES VOYANTS SONT AU ROUGE ÉCARLATE La France paie le prix exorbitant de la politique dictée par l’Union européenne depuis 40 ans et avalisée par les gouvernements successifs…3.3/ 10
- Sciences, souveraineté industrielle et numériqueProgrammeLa recherche scientifique, la conversion des progrès techniques et des inventions en innovations industrielles et la capacité à protéger nos savoirs, seront les armes les plus efficaces…5.2/ 10
- TourismeProgrammeLa France a une Histoire incroyable, notre pays a engendré un nombre incalculable de génies et de visionnaires qui ont laissé une empreinte qui demeurera visible pendant des millénaires :…4.0/ 10
International & Europe
4 propositions · par axe- Affaires européennesProgrammeLa France est une grande nation libre et millénaire. Son peuple s’est battu pour protéger ses valeurs et conserver son âme, pour faire rayonner sa culture, son économie, ses arts et ses…2.4/ 10
- Affaires étrangèresProgramme« Il y a un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde » La « grandeur », c’est non seulement l’indépendance nationale et la capacité de l’assurer au…4.3/ 10
- Le grand partenariat entre la France et l’AfriqueProgrammeFondée sur plusieurs siècles d’histoire commune, notre pays entretient une relation étroite avec un grand nombre de pays africains. Cependant, la France et l’Afrique sont aujourd’hui…5.2/ 10
- Français de l’étrangerProgrammeLe nombre d’inscrits au registre des Français de l’Étranger au 31 décembre 2024 s’élève à 1 741 942, et le nombre d’électeurs inscrits sur la Liste Électorale Consulaire LEC à 1 617 523. On…4.7/ 10
Territoires
4 propositions · par axe- Politique de la merProgrammeLe navigateur britannique Walter Raleigh disait que « Quiconque contrôle la mer contrôle le commerce ». Quelques chiffres témoignent de la véracité accrue de ces propos à l’heure actuelle:…5.1/ 10
- Équilibre du territoireProgrammeLe général De Gaulle écrivait dans ses « Mémoires de guerre et d’espoir » : « La France vient du fond des âges. Les siècles l’appellent. Mais elle demeure elle-même au long du temps. Ses…3.7/ 10
- Outre-merProgrammeAu sein de notre République une et indivisible, les Outremers occupent une place singulière liée à leur histoire et à leur éloignement. Alors qu’un très fort sentiment d’appartenance à la…5.4/ 10
- Automobilistes et MotardsProgrammeLes gouvernements de la présidence Macron n’ont cessé de harceler les automobilistes et les motards avec des réglementations tatillonnes sans jamais prendre en compte leur avis. Pire, de…2.8/ 10
Éducation & jeunesse
3 propositions · par axe- Culture et patrimoineProgrammeLa culture n’est pas un luxe, mais une nécessité. La culture n’est pas une fantaisie mais une ardente obligation. La culture n’est pas un boulet mais un atout. La culture n’est pas une…5.3/ 10
- ÉducationProgramme« Une société qui n’enseigne pas est une société qui ne s’aime pas ; qui ne s’estime pas », écrivait Charles Péguy. Ces mots d’une surprenante modernité semblent vouloir décrire sans…5.0/ 10
- Enseignement supérieurProgrammeUn système à refondre L’avenir de la France passe par une refonte de notre système de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle, par une économie de la connaissance, par…4.6/ 10
Sécurité & justice
3 propositions · par axe- SécuritéProgrammeRétablir l’ordre en France Jamais l’offensive contre l’ordre public n’a été aussi frontale. En une décennie, narcotrafiquants, bandes violentes et délinquance de voie publique ont pris une…4.4/ 10
- Défense nationaleProgrammeUn nouveau contexte international Nous vivons aujourd’hui dans un monde multipolaire dans lequel l’Occident ne pourra plus imposer ses volontés et ses valeurs – qu’il a cru universelles –…4.7/ 10
- Immigration et assimilationProgrammeLa submersion migratoire La France est un beau, un grand pays, mais sa générosité originelle a été dévoyée. La France, ayant renoncé à ses frontières, a aussi renoncé à son modèle…3.8/ 10
Transition écologique
3 propositions · par axe- AgricultureProgrammeL’agriculture française face à la crise L’agriculture française traverse une période critique. Soumise à une pression constante de normes bureaucratiques et de directives européennes…3.0/ 10
- Environnement et ÉnergieProgrammeNous fêtions en 2022 le 20 e anniversaire de la célèbre déclaration de Jacques Chirac au IVe sommet de la Terre de Johannesbourg : « notre maison brûle et nous regardons ailleurs. » Cette…4.8/ 10
- Bien-être animalProgrammeLongtemps considérés comme de simples objets, les animaux sont encore beaucoup trop souvent victimes de traitements intolérables. Nos 16 mesures 1. Rendre obligatoire la vidéosurveillance…5.1/ 10
Démocratie & institutions
2 propositions · par axe- Refonder et moraliser notre démocratieProgrammeLa démocratie dévoyée L’esprit de la Ve République a été trahi par les partis. Nos dirigeants ne nous consultent plus depuis qu’ils ont été désavoués par le référendum de 2005 sur la…3.1/ 10
- JusticeProgrammeDepuis plus de vingt ans, l’institution judiciaire française s’enlise dans un double marasme, budgétaire et procédural, qui mine sa crédibilité. Avec un budget par habitant quasiment deux…3.6/ 10
Chiffrage du programme
Ce que le programme du parti coûterait ou rapporterait aux finances publiques, mesure par mesure.
Estimations SensPo du programme publié par DLF, mesure par mesure. Ce ne sont pas des montants annoncés par le parti.
Coût net pour les finances publiques, par an
245,7 Md€
Une fois toutes les mesures durables en place · 32 mesures chiffrées sur 32
Si toutes les estimations se trompaient dans le même sens : de +118,3 Md€ à +418,5 Md€ par an.
Après effets sur l'activité, par an
311,1 Md€
Le ralentissement de l’activité coûterait 65,4 Md€ par an aux finances publiques (effet durable de −3,83 % sur le PIB en 2040). Fourchette : de +249,8 Md€ à +378 Md€.
Mesure par mesure, les effets d’offre cumulaient −4,17 % du PIB en 2040. Une relecture du programme entier, qui retire les doubles comptes entre mesures agissant par le même canal, en retient −3,83 % (ordre de grandeur de comparaison retenu par la relecture : −3,5 %).
Ce que la relecture a retenu, canal par canal
- Offre de travail : 70 % retenu — Dix-sept mesures mobilisent ce canal. Les effets négatifs reposent sur des publics distincts et sont conservés largement : les seniors pour « Retraites », les parents pour « Combat pour les femmes », une classe d'âge pour « Défense nationale », la population active immigrée pour « Immigration et assimilation ». Les effets positifs, en revanche, se recouvrent fortement : « Santé », « Handicap », « Dépendance et fin de vie » et « Famille » revendiquent tous la libération d'aidants familiaux dans les mêmes ménages, et « Repenser l’école de la République », « Enseignement supérieur » et « Outre-mer » un même effet de qualification dont l'essentiel se situe après 2040. Le gain a donc été partagé, le mécanisme le mieux identifié du grand âge étant retenu à titre principal.
- Investissement : 90 % retenu — Canal très concentré : la quasi-totalité du montant vient du retrait de l'Union européenne, dont l'effet sur l'investissement des entreprises est conservé intégralement faute d'estimation plus solide dans le programme. Les dix-sept autres mesures portent des montants faibles et partiellement redondants : « Logement », « Équilibre du territoire » et « Automobilistes et Motards » revendiquent des gains sur les mêmes infrastructures, « Sciences, souveraineté industrielle et numérique » et « Intelligence Artificielle » sur les mêmes capacités numériques. Elles ont été réduites de moitié en moyenne, l'investissement portuaire et ferroviaire de « Politique de la mer » restant le mieux identifié.
- Productivité : 90 % retenu — Vingt mesures, mais un seul montant déterminant : la perte de productivité attachée à la sortie du marché unique, conservée en entier. Les pertes revendiquées par « Agriculture », « Produire en France » et « Tourisme » recouvrant largement ce même choc commercial, elles ont été réduites de moitié. Côté positif, les gains de productivité annoncés par les chapitres d'éducation et de recherche se matérialisent au-delà de 2040, et ceux de « Justice », « Refonder et moraliser notre démocratie » ou « Culture et patrimoine » relèvent d'organisation administrative sans canal mesurable : ils ont été fortement réduits.
- Confiance : 100 % retenu — Quatre mesures seulement, dont une porte la totalité du montant : l'effet de confiance attaché au retrait de l'Union européenne, conservé. Les canaux de confiance invoqués par « Sécurité » et « Justice » ne sont pas chiffrés et ont été réduits de moitié, mais leur poids est négligeable à l'échelle du programme ; la moyenne du canal reste donc proche de un.
- Prix de l’énergie : 100 % retenu — Trois mesures, dont une concentre pratiquement tout le montant : le renchérissement de l'énergie associé à la sortie des marchés européens de l'électricité et du gaz, conservé en entier. Les effets attribués à « Environnement et Énergie » et à « Tourisme » portent sur le même mécanisme et ont été réduits, sans effet sensible sur la moyenne du canal.
- Compétitivité : 84 % retenu — Canal le plus redondant du programme : dix-sept mesures y revendiquent un effet, alors que le choc de compétitivité est presque entièrement déterminé par le retrait du marché unique, de Schengen et des accords commerciaux. Cette estimation, la plus documentée, est conservée ; les pertes de compétitivité annoncées par « Agriculture », « Produire en France », « Tourisme », « Bien-être animal » et « Immigration et assimilation » en sont pour l'essentiel la déclinaison sectorielle et ont été réduites de moitié ou presque. Les gains de compétitivité attendus de « Affaires étrangères », du « grand partenariat entre la France et l’Afrique » ou de « Culture et patrimoine » ne sont adossés à aucun chiffrage et sont en outre contredits par la sortie du marché unique : ils ont été ramenés à un tiers.
- Demande des ménages : 83 % retenu — Toutes les mesures sont rattachées à ce canal. Les coefficients retenus ici ne portent que sur la part durable d'offre : la part de demande, transitoire et éteinte en 2040, n'est pas modifiée par cette relecture. Le coefficient affiché est la simple moyenne, pondérée par les montants, des parts d'offre retenues sur l'ensemble du programme.
Sources invoquées par la relecture (texte du modèle)
PIB de référence : Insee, « Les comptes de la Nation en 2025 », Insee Première n° 2105 (comptes provisoires, 29 mai 2026), 2 991 Md€. La semi-élasticité du solde public au PIB retenue par SensPo (0,57 ; loi de programmation 2023-2027 et document de travail DG Trésor n° 2025/2) sert à convertir l'effet d'activité en solde, non à l'estimer.
Sur le canal dominant, la sortie de l'Union européenne, du marché unique et de Schengen, la littérature économique fournit des ordres de grandeur convergents : les travaux de Mayer, Vicard et Zignago sur le « coût du non-Europe » (Economic Policy, 2019) chiffrent les gains de l'intégration commerciale européenne en plusieurs points de revenu réel pour les pays membres ; l'Office for Budget Responsibility britannique retient, depuis 2016, une hypothèse de perte de productivité de long terme de l'ordre de 4 % liée à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne ; les travaux du CEPII sur le Brexit vont dans le même sens. Une perte durable de l'ordre de 2,5 points de PIB pour la seule sortie de l'Union, de Schengen et des accords commerciaux — hors sortie de l'euro, non chiffrée — se situe à l'intérieur de cette fourchette, plutôt dans sa partie basse.
Sur le report de l'âge de la retraite, l'étude d'impact de la réforme de 2023 et les projections du Conseil d'orientation des retraites chiffrent l'effet d'un décalage de l'âge d'ouverture des droits sur l'emploi et l'activité en quelques dixièmes de point à un point de PIB : l'effet symétrique d'un retour à 62 ans, de l'ordre de 0,6 point, est cohérent avec ces évaluations.
Sur la réduction durable des flux migratoires, aucune évaluation publique française ne chiffre précisément l'effet de long terme sur le niveau du PIB ; l'ordre de grandeur repose sur la seule arithmétique de la population active, et sur rien de publié. Il en va de même pour l'allongement du congé parental et pour le service national.
L'ordre de grandeur de comparaison affiché, environ −3,5 % du PIB, n'est pas un chiffre publié : il est construit par analogie, en additionnant la fourchette basse des estimations disponibles pour une sortie de l'Union et du marché unique (2 à 3 points), l'effet documenté d'un retour à 62 ans (environ un demi-point à un point) et un effet de population active non documenté, puis en retranchant les gains d'offre, faibles et mal identifiés, des chapitres de dépense. Il est affiché comme repère de comparaison et non comme une évaluation du programme.
Le modèle estime l’effet de chaque mesure sur le PIB ; SensPo le convertit avec une semi-élasticité du solde public de 0,57 (Loi de programmation des finances publiques 2023-2027 ; DG Trésor, document de travail n° 2025/2 « Relecture structurelle du déficit », août 2025), appliquée à un PIB de 2 991,1 Md€ (Insee, « Les comptes de la Nation en 2025 », Insee Première n° 2105, comptes provisoires du 29 mai 2026).
En plus, une fois : investissements et dépenses exceptionnelles
237,7 Md€ au total
Réparti sur les années de réalisation, et non compté dans le montant annuel · 31 mesures concernées
D'où vient ce montant
- Dépenses nouvelles
- Recettes nouvelles
- Économies
- Coût net
Année par année, jusqu’en 2050
Effet net par an, de 2027 à 2050 : 2027 +92,8 Md€, 2028 +198,2 Md€, 2029 +229,5 Md€, 2030 +263,1 Md€, 2031 +258,7 Md€, 2032 +264,1 Md€, 2033 +262,9 Md€, 2034 +261,9 Md€, 2035 +259,4 Md€, 2036 +259 Md€, 2037 +245,6 Md€, 2038 +245,9 Md€, 2039 +246,1 Md€, 2040 +245,4 Md€, 2041 +245,7 Md€, 2042 +246 Md€, 2043 +246,3 Md€, 2044 +246,6 Md€, 2045 +246,9 Md€, 2046 +247,2 Md€, 2047 +247,5 Md€, 2048 +247,9 Md€, 2049 +248,2 Md€, 2050 +248,6 Md€.