Aller au contenu
SensPoObservatoire politique indépendant

Présentation

Origines, positionnement et grandes orientations.

🇫🇷 Debout la France (DLF)

Origines, positionnement et cap gaulliste

Créé en 2008 par Nicolas Dupont-Aignan, Debout la France se présente comme l’héritier d’un gaullisme indépendantiste et social, opposé à la dilution de la souveraineté et à la technocratie européenne. Sa promesse : rendre à la nation sa maîtrise des décisions essentielles (frontières, sécurité, industrie, énergie, monnaie), redonner confiance aux classes moyennes et populaires par le travail, la protection des services publics et la probité.

Souveraineté démocratique et institutions

DLF plaide pour une République claire : référendums d’initiative, contrôle du Parlement sur les normes européennes, lutte contre les conflits d’intérêts, open data des politiques publiques. La laïcité garantie protège la liberté de conscience et la cohésion. La justice doit être rapide et effective, les peines exécutées, la police dotée de moyens humains et technologiques. En immigration, le parti défend la maîtrise des flux, la préférence nationale pour l’emploi public et un parcours d’intégration par la langue, l’école et le respect des lois.

Économie, industrie et pouvoir d’achat

DLF met l’accent sur la réindustrialisation et la protection des insiders (salariés, retraités, indépendants). Outils : baisse des impôts qui pèsent sur la production, commande publique orientée made in France, lutte contre les délocalisations, préférence pour les entreprises respectant normes sociales et environnementales, plan d’apprentissage et de requalification. Pouvoir d’achat : baisse ciblée de taxes sur énergie et carburants, lutte contre l’inflation réglementaire, renforcement de la concurrence dans les secteurs oligopolistiques.

Europe, monnaie et diplomatie

Le parti défend une autre Europe : subsidiarité stricte, primauté du droit national quand l’intérêt vital est en jeu, possibilité de désobéir ou de renégocier les traités. Monnaie : débat ouvert (réforme de la zone euro, mécanismes de flexibilité) avec l’objectif de restaurer des marges de manœuvre. Diplomatie : indépendance stratégique, réalisme énergétique et commercial, coopération choisie, défense d’une industrie européenne non vassalisée.

Services publics, école et santé

DLF veut une école d’exigence : fondamentaux, autorité des enseignants, orientation réhabilitant les filières technologiques et professionnelles. En santé, priorité à la médecine de proximité, à la prévention, à la territorialisation des parcours, au soutien aux soignants, et à la lutte contre les déserts médicaux. Les services publics doivent être proches, évalués, à l’abri des effets d’aubaine et des rentes.

Énergie et transition

La stratégie est pragmatique : nucléaire pilier, réseaux renforcés, rénovation thermique, soutien aux renouvelables quand elles améliorent la sécurité et le coût à long terme. DLF refuse une écologie punitive : la transition doit être prévisible pour les ménages et l’industrie, avec des boucliers ciblés.

En bref

Un gaullisme social et souverainiste : État fort sur le régalien, protection de l’industrie, maîtrise démocratique des choix nationaux, et priorité au pouvoir d’achat et à la cohésion.

Ce qu'il faut retenir

L'essentiel sur DLF en un coup d'œil.

Bloc politique
Droite
Rattachement politique indicatif.
Représentation
—
Effectifs non renseignés.
Création
1999
Année de fondation
Mandats nationaux
—
Assemblée + Sénat + Parlement européen

Positionnement politique

Lecture rapide du parti.

DroiteParti politiqueFondé en 1999

Représentation institutionnelle

Présence du parti dans les assemblées. Un parti et un groupe parlementaire sont des entités distinctes : leurs sièges ne s'additionnent pas.

Effectifs non renseignés pour ce parti à ce jour.

Membres sans mandat en exercice

Responsables, anciens élus et personnalités rattachés au parti sans mandat électif en cours.

Personnes recensées

1 personne

Propositions de programme

Les mesures portées par le parti. 32 sont analysées et notées sur 6 dimensions par SensPo ; les autres le seront à leur tour.

Toutes les propositions

32 propositions

International & Europe

4 propositions · par axe

Éducation & jeunesse

3 propositions · par axe

Sécurité & justice

3 propositions · par axe

Transition écologique

3 propositions · par axe

Démocratie & institutions

2 propositions · par axe

Chiffrage du programme

Ce que le programme du parti coûterait ou rapporterait aux finances publiques, mesure par mesure.

Estimations SensPo du programme publié par DLF, mesure par mesure. Ce ne sont pas des montants annoncés par le parti.

Coût net pour les finances publiques, par an

245,7 Md€

Une fois toutes les mesures durables en place · 32 mesures chiffrées sur 32

Estimation SensPoFourchette : les écarts entre mesures se compensent en partie+ creuse le déficit, − le réduit

Si toutes les estimations se trompaient dans le même sens : de +118,3 Md€ à +418,5 Md€ par an.

Après effets sur l'activité, par an

311,1 Md€

Le ralentissement de l’activité coûterait 65,4 Md€ par an aux finances publiques (effet durable de −3,83 % sur le PIB en 2040). Fourchette : de +249,8 Md€ à +378 Md€.

Mesure par mesure, les effets d’offre cumulaient −4,17 % du PIB en 2040. Une relecture du programme entier, qui retire les doubles comptes entre mesures agissant par le même canal, en retient −3,83 % (ordre de grandeur de comparaison retenu par la relecture : −3,5 %).

Ce que la relecture a retenu, canal par canal
  • Offre de travail : 70 % retenu — Dix-sept mesures mobilisent ce canal. Les effets négatifs reposent sur des publics distincts et sont conservés largement : les seniors pour « Retraites », les parents pour « Combat pour les femmes », une classe d'âge pour « Défense nationale », la population active immigrée pour « Immigration et assimilation ». Les effets positifs, en revanche, se recouvrent fortement : « Santé », « Handicap », « Dépendance et fin de vie » et « Famille » revendiquent tous la libération d'aidants familiaux dans les mêmes ménages, et « Repenser l’école de la République », « Enseignement supérieur » et « Outre-mer » un même effet de qualification dont l'essentiel se situe après 2040. Le gain a donc été partagé, le mécanisme le mieux identifié du grand âge étant retenu à titre principal.
  • Investissement : 90 % retenu — Canal très concentré : la quasi-totalité du montant vient du retrait de l'Union européenne, dont l'effet sur l'investissement des entreprises est conservé intégralement faute d'estimation plus solide dans le programme. Les dix-sept autres mesures portent des montants faibles et partiellement redondants : « Logement », « Équilibre du territoire » et « Automobilistes et Motards » revendiquent des gains sur les mêmes infrastructures, « Sciences, souveraineté industrielle et numérique » et « Intelligence Artificielle » sur les mêmes capacités numériques. Elles ont été réduites de moitié en moyenne, l'investissement portuaire et ferroviaire de « Politique de la mer » restant le mieux identifié.
  • Productivité : 90 % retenu — Vingt mesures, mais un seul montant déterminant : la perte de productivité attachée à la sortie du marché unique, conservée en entier. Les pertes revendiquées par « Agriculture », « Produire en France » et « Tourisme » recouvrant largement ce même choc commercial, elles ont été réduites de moitié. Côté positif, les gains de productivité annoncés par les chapitres d'éducation et de recherche se matérialisent au-delà de 2040, et ceux de « Justice », « Refonder et moraliser notre démocratie » ou « Culture et patrimoine » relèvent d'organisation administrative sans canal mesurable : ils ont été fortement réduits.
  • Confiance : 100 % retenu — Quatre mesures seulement, dont une porte la totalité du montant : l'effet de confiance attaché au retrait de l'Union européenne, conservé. Les canaux de confiance invoqués par « Sécurité » et « Justice » ne sont pas chiffrés et ont été réduits de moitié, mais leur poids est négligeable à l'échelle du programme ; la moyenne du canal reste donc proche de un.
  • Prix de l’énergie : 100 % retenu — Trois mesures, dont une concentre pratiquement tout le montant : le renchérissement de l'énergie associé à la sortie des marchés européens de l'électricité et du gaz, conservé en entier. Les effets attribués à « Environnement et Énergie » et à « Tourisme » portent sur le même mécanisme et ont été réduits, sans effet sensible sur la moyenne du canal.
  • Compétitivité : 84 % retenu — Canal le plus redondant du programme : dix-sept mesures y revendiquent un effet, alors que le choc de compétitivité est presque entièrement déterminé par le retrait du marché unique, de Schengen et des accords commerciaux. Cette estimation, la plus documentée, est conservée ; les pertes de compétitivité annoncées par « Agriculture », « Produire en France », « Tourisme », « Bien-être animal » et « Immigration et assimilation » en sont pour l'essentiel la déclinaison sectorielle et ont été réduites de moitié ou presque. Les gains de compétitivité attendus de « Affaires étrangères », du « grand partenariat entre la France et l’Afrique » ou de « Culture et patrimoine » ne sont adossés à aucun chiffrage et sont en outre contredits par la sortie du marché unique : ils ont été ramenés à un tiers.
  • Demande des ménages : 83 % retenu — Toutes les mesures sont rattachées à ce canal. Les coefficients retenus ici ne portent que sur la part durable d'offre : la part de demande, transitoire et éteinte en 2040, n'est pas modifiée par cette relecture. Le coefficient affiché est la simple moyenne, pondérée par les montants, des parts d'offre retenues sur l'ensemble du programme.

Sources invoquées par la relecture (texte du modèle)

PIB de référence : Insee, « Les comptes de la Nation en 2025 », Insee Première n° 2105 (comptes provisoires, 29 mai 2026), 2 991 Md€. La semi-élasticité du solde public au PIB retenue par SensPo (0,57 ; loi de programmation 2023-2027 et document de travail DG Trésor n° 2025/2) sert à convertir l'effet d'activité en solde, non à l'estimer.

Sur le canal dominant, la sortie de l'Union européenne, du marché unique et de Schengen, la littérature économique fournit des ordres de grandeur convergents : les travaux de Mayer, Vicard et Zignago sur le « coût du non-Europe » (Economic Policy, 2019) chiffrent les gains de l'intégration commerciale européenne en plusieurs points de revenu réel pour les pays membres ; l'Office for Budget Responsibility britannique retient, depuis 2016, une hypothèse de perte de productivité de long terme de l'ordre de 4 % liée à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne ; les travaux du CEPII sur le Brexit vont dans le même sens. Une perte durable de l'ordre de 2,5 points de PIB pour la seule sortie de l'Union, de Schengen et des accords commerciaux — hors sortie de l'euro, non chiffrée — se situe à l'intérieur de cette fourchette, plutôt dans sa partie basse.

Sur le report de l'âge de la retraite, l'étude d'impact de la réforme de 2023 et les projections du Conseil d'orientation des retraites chiffrent l'effet d'un décalage de l'âge d'ouverture des droits sur l'emploi et l'activité en quelques dixièmes de point à un point de PIB : l'effet symétrique d'un retour à 62 ans, de l'ordre de 0,6 point, est cohérent avec ces évaluations.

Sur la réduction durable des flux migratoires, aucune évaluation publique française ne chiffre précisément l'effet de long terme sur le niveau du PIB ; l'ordre de grandeur repose sur la seule arithmétique de la population active, et sur rien de publié. Il en va de même pour l'allongement du congé parental et pour le service national.

L'ordre de grandeur de comparaison affiché, environ −3,5 % du PIB, n'est pas un chiffre publié : il est construit par analogie, en additionnant la fourchette basse des estimations disponibles pour une sortie de l'Union et du marché unique (2 à 3 points), l'effet documenté d'un retour à 62 ans (environ un demi-point à un point) et un effet de population active non documenté, puis en retranchant les gains d'offre, faibles et mal identifiés, des chapitres de dépense. Il est affiché comme repère de comparaison et non comme une évaluation du programme.

Le modèle estime l’effet de chaque mesure sur le PIB ; SensPo le convertit avec une semi-élasticité du solde public de 0,57 (Loi de programmation des finances publiques 2023-2027 ; DG Trésor, document de travail n° 2025/2 « Relecture structurelle du déficit », août 2025), appliquée à un PIB de 2 991,1 Md€ (Insee, « Les comptes de la Nation en 2025 », Insee Première n° 2105, comptes provisoires du 29 mai 2026).

29,8 % du budget général de l'État voté pour 2026 (448,3 Md€) : la part du coût portée par l'État.

En plus, une fois : investissements et dépenses exceptionnelles

237,7 Md€ au total

Réparti sur les années de réalisation, et non compté dans le montant annuel · 31 mesures concernées

D'où vient ce montant

  1. Dépenses nouvelles
  2. Recettes nouvelles
  3. Économies
  4. Coût net
Creuse le déficitLe réduitRésultat net, par an

Année par année, jusqu’en 2050

Effet net par an, de 2027 à 2050 : 2027 +92,8 Md€, 2028 +198,2 Md€, 2029 +229,5 Md€, 2030 +263,1 Md€, 2031 +258,7 Md€, 2032 +264,1 Md€, 2033 +262,9 Md€, 2034 +261,9 Md€, 2035 +259,4 Md€, 2036 +259 Md€, 2037 +245,6 Md€, 2038 +245,9 Md€, 2039 +246,1 Md€, 2040 +245,4 Md€, 2041 +245,7 Md€, 2042 +246 Md€, 2043 +246,3 Md€, 2044 +246,6 Md€, 2045 +246,9 Md€, 2046 +247,2 Md€, 2047 +247,5 Md€, 2048 +247,9 Md€, 2049 +248,2 Md€, 2050 +248,6 Md€.

Effet net de l'annéeFourchetteLes dépenses ponctuelles sont réparties sur leurs années de réalisation

Par thème

  • Économie5 mesures · plus 57,5 Md€ ponctuels au total
  • Social8 mesures · plus 43,5 Md€ ponctuels au total
  • Écologie3 mesures · plus 13,4 Md€ ponctuels au total
  • Territoires4 mesures · plus 38,2 Md€ ponctuels au total
  • Démocratie et institutions2 mesures · plus 1,8 Md€ ponctuels au total
  • Éducation3 mesures · plus 18,3 Md€ ponctuels au total
  • Europe1 mesure · plus 28 Md€ ponctuels au total
  • Sécurité3 mesures · plus 25,7 Md€ ponctuels au total
  • Autres3 mesures · plus 11,3 Md€ ponctuels au total
Coût : creuse le déficitGain : le réduitPar an, en régime

Qui paie, qui encaisse

  • ÉtatDépenses 182,8 Md€ · recettes 22,4 Md€ · économies 30,1 Md€ · plus 206,8 Md€ ponctuels au total · verse 3,3 Md€ par an aux autres administrations
  • Sécurité socialeDépenses 136,1 Md€ · recettes 16,4 Md€ · économies 9,8 Md€ · plus 1,4 Md€ ponctuels au total · verse 5 Md€ par an aux autres administrations · reçoit 800 M€ par an des autres administrations
  • Collectivités localesDépenses 12 Md€ · recettes 600 M€ · économies 3,5 Md€ · plus 29,5 Md€ ponctuels au total · reçoit 7,5 Md€ par an des autres administrations
  • Union européenneRecettes 2,4 Md€
Coût : creuse le déficitGain : le réduitPar an, en régime

Estimations SensPo, méthode « v5.10-chiffrage », révision 1, mises à jour le 3 octobre 2026. Chaque mesure est chiffrée à partir du texte publié par la formation, avec une fourchette et un niveau de confiance ; les montants annoncés par la formation sont signalés quand ils existent.

Effet sur la dette publique

Le chiffrage du programme appliqué à la trajectoire de la dette, avec des hypothèses réglables.

Ce que le programme du parti ferait à la dette

Le coût net annuel du programme est retranché du solde public de chaque année, à partir de 2027. La dette ainsi créée paie des intérêts, qui creusent la dette à leur tour : c’est l’effet « boule de neige », et il est compris dans la courbe. Réglez les hypothèses pour voir ce qui tient à elles.

Pour situer : le traité européen fixe une valeur de référence de 60 % du PIB, très loin sous la trajectoire actuelle.

Dette en 2035207,5 %+59,5 points par rapport à 148,0 % sans le programme
Intérêts en 2035236 Md€+63 Md€ par rapport à 173 Md€ sans le programme
Intérêts cumulés 2026-20351 453 Md€dont 238 Md€ dus au programme

Hypothèses

1,2 % par an

Hausse du volume de la production, hors inflation, chaque année.

D’où vient la valeur par défaut (1,2 % par an) ?

Source : Haut Conseil des finances publiques, avis n° HCFP-2026-3 relatif au rapport d'avancement annuel 2026, 17 avril 2026, § 74 et tableau 11 : croissance potentielle estimée par le Gouvernement à 1,2 % par an (1,0 % en 2029) ; la prévision de croissance pour 2026 est de 0,9 %. consulter le document (nouvel onglet)

1,3 % par an

Hausse des prix de la production nationale (déflateur du PIB), qui gonfle le PIB en euros et allège d'autant le poids de la dette.

D’où vient la valeur par défaut (1,3 % par an) ?

Source : Haut Conseil des finances publiques, avis n° HCFP-2026-3, 17 avril 2026, § 37 : « La prévision de déflateur du PIB est révisée à la baisse à 1,3 % (contre 1,5 % au PLF 2026). Cette prévision est plausible ». consulter le document (nouvel onglet)

3,8 %

Taux auquel l'État emprunte à dix ans. Il ne pèse d'abord que sur la dette renouvelée, puis gagne peu à peu toute la dette.

D’où vient la valeur par défaut (3,8 %) ?

Source : Sénat, rapport général n° 139 (2025-2026), Engagements financiers de l'État : hypothèse du projet de loi de finances pour 2026, « les taux à 10 ans continueraient à croître, pour s'élever à 3,7 % fin 2025 et à 3,8 % fin 2026 ». consulter le document (nouvel onglet)

−2,9 % du PIB

Solde des comptes publics avant intérêts, en part du PIB. Négatif, l'État emprunte aussi pour ses dépenses courantes ; positif, il dégage de quoi payer une partie des intérêts. Par défaut, le niveau de 2025 : aucun effort.

D’où vient la valeur par défaut (−2,9 % du PIB) ?

Source : Niveau de 2025 : déficit public de 152,5 Md€ moins 64,7 Md€ d'intérêts, soit −2,94 % du PIB (INSEE, Informations rapides n° 78, 27 mars 2026 ; Insee Première n° 2105, 29 mai 2026) [calcul], arrondi à −2,9 %. consulter le document (nouvel onglet)

2029

Année où le solde primaire visé est atteint ; il y va en ligne droite depuis 2025, puis y reste.

D’où vient la valeur par défaut (2029) ?

Source : Échéance du retour du déficit public sous 3 % du PIB fixée dans la procédure pour déficit excessif : « faire revenir sous 3 points de PIB le déficit d'ici 2029 » (Haut Conseil des finances publiques, avis n° HCFP-2026-3, 17 avril 2026, synthèse). consulter le document (nouvel onglet)

Dette publique, en % du PIB

Dette publique de 115,7 % du PIB en 2025 à 207,5 % en 2035 avec le programme du parti, contre 148,0 % sans.120 %140 %160 %180 %200 %220 %20252026202720282029203020312032203320342035148,0 %207,5 %
  • Sans le programme
  • Avec le programme du parti
  • Fourchette du chiffrage

Intérêts payés dans l’année, en milliards d’euros

Charge d’intérêts de 173 Md€ sans le programme à 236 Md€ avec, en 2035.1001502002502026202720282029203020312032203320342035173 Md€236 Md€
  • Sans le programme
  • Avec le programme du parti
Trajectoire de dette avec et sans le programme, et charge d’intérêts
AnnéeDette sans (% PIB)Dette avec (% PIB)Fourchette (% PIB)Intérêts sans (Md€)Intérêts avec (Md€)
2025 (constaté)115,7 %115,7 %———
2026118,2 %118,2 %118,2 % à 118,2 %73 Md€73 Md€
2027120,9 %123,8 %123,4 % à 124,2 %83 Md€83 Md€
2028123,7 %132,8 %131,7 % à 134,0 %94 Md€96 Md€
2029126,7 %142,8 %140,8 % à 145,0 %104 Md€112 Md€
2030129,9 %153,8 %150,9 % à 157,0 %115 Md€129 Md€
2031133,2 %164,6 %160,8 % à 169,0 %126 Md€149 Md€
2032136,7 %175,7 %170,8 % à 181,2 %137 Md€169 Md€
2033140,3 %186,2 %180,4 % à 193,0 %149 Md€191 Md€
2034144,1 %196,8 %190,0 % à 204,8 %161 Md€213 Md€
2035148,0 %207,5 %199,7 % à 216,6 %173 Md€236 Md€

Ce simulateur applique une formule comptable, sans modèle économique : un effort budgétaire n'y ralentit pas la croissance, et une dette plus lourde n'y fait pas monter les taux. Les curseurs sont constants sur toute la période.

Le taux apparent de départ et le solde primaire de 2025 sont calculés à partir des comptes de l'INSEE ; la formule reproduit la dette de fin 2025 à 0,15 point près, l'écart tenant aux opérations qui touchent la dette sans passer par le déficit.

Deux hypothèses s’ajoutent ici : le chiffrage du programme est pris tel qu’il est publié sur cette page, et au-delà de 2032 le programme est supposé appliqué en entier, ses dépenses exceptionnelles étant passées.

Communications du parti

Actualités, communiqués et annonces publiés par DLF sur son site officiel debout-la-france.fr.

21 oct. 2026communication@debout-la-france.fr

Philippe Murer apporte son soutien à la candidature présidentielle de Nicolas Dupont-Aignan

Merci à Philippe Murer pour son soutien à la candidature présidentielle de Nicolas Dupont-Aignan ! Un premier pas décisif vers le rassemblement de tous les souverainistes au service d’une « certaine idée de la France ».

MERCI @PhilippeMurer pour ton soutien à ma candidature présidentielle ! Un premier pas décisif vers le RASSEMBLEMENT DE TOUS LES SOUVERAINISTES au service d’une « certaine idée de la France ».

— Nicolas Dupont-Aignan (@dupontaignan) October 21, 2026

Source : debout-la-france.fr

20 oct. 2026communication@debout-la-france.fr

Communiqué de presse : 20 mesures chocs pour rétablir l’ordre et défendre la justice sociale.

Nicolas Dupont-Aignan s’est rendu ce soir à Limoges en signe de solidarité. Devant l’hôtel de ville, il a présenté ses 20 propositions concrètes pour réconcilier l’ordre et la justice sociale.

Il a déclaré : « L’hôtel de ville de Limoges restera dans l’histoire comme le symbole de cette journée de chaos du 17 octobre. Ces violences sont le fruit de trente ans d’impuissance publique, elles-mêmes produites par la lâcheté de nos gouvernements successifs et par l’abandon de notre souveraineté nationale. Fin des frontières et submersion migratoire, suprématie du droit européen et laxisme judiciaire, libre-échange déloyal et déclin industriel, violation du référendum de 2005 et frustration démocratique : à ces éléments d’un cocktail explosif se sont ajoutés la déconstruction de notre système éducatif et l’effondrement de notre État régalien.

Aujourd’hui, le choix est simple : soit nous baissons les yeux, soit nous prenons à bras-le-corps les problèmes du pays en osant reconquérir notre souveraineté nationale pour rétablir l’ordre et défendre la justice sociale, afin d’offrir à tous les Français une nouvelle espérance. »

10 MESURES POUR RÉTABLIR L’ORDRE

  1. Loi anti-casseurs

  1. Peine plancher de prison pour agression de policiers

  1. Baisse de la majorité pénale à 16 ans

  1. Prison ferme pour les multirécidivistes

  1. Expulsion des délinquants étrangers

  1. Rétablissement des frontières nationales

  1. Primauté du droit français sur le droit européen

  1. Construction de 40 000 places de prison

  1. Fin du droit du sol

  1. Suppression des aides sociales non contributives aux étranger

10 MESURES POUR DÉFENDRE LA JUSTICE SOCIALE

  1. Suppression de Parcoursup

  1. Rétablissement d’un bac égalitaire

  1. Une école des savoirs et du mérite avec des programmes exigeants

  1. Pour chaque nouveau-né français, dotation d’un livret d’épargne-retraite de 10 000 euros

  1. Retour aux avantages de l’alternance

  1. Priorité aux étudiants français pour les aides universitaires

  1. Exonération des charges sociales pendant un an pour le premier emploi d’un jeu

ne de moins de 26 ans

  1. Baisse de 40 centimes du prix du litre de carburant

  1. Réduction de 50 % du prix de l’électricité par la sortie du marché européen

  1. TVA à 0 % pour les produits de première nécessité

https://www.debout-la-france.fr/wp-content/uploads/2026/10/GA4y59W-wWb1aS6m.mp4

Source : debout-la-france.fr

12 oct. 2026Erick Damaisin

L’Etat Français sanctionne les entreprises… mais qui sanctionne l’État ?

En France, une entreprise qui ne respecte pas ses obligations en matière d’accessibilité, d’emploi des personnes handicapées ou de sécurité s’expose à des contrôles, des amendes, voire à des poursuites. Les sanctions sont nombreuses, parfois lourdes, et l’État veille à leur application avec une grande rigueur.

Mais plusieurs questions méritent d’être posées.

Qui sanctionne l’État lorsqu’il ne respecte pas lui-même les lois qu’il impose aux autres ?

Combien de bâtiments publics restent inaccessibles ?

Combien d’administrations ne respectent toujours pas les délais fixés par la loi ?

Combien de services publics demeurent impossibles à utiliser pour des millions de Français en situation de handicap ?

Combien de personnes handicapées travaillent réellement au sein des services de l’État ?

La loi de 2005 avait fixé un objectif clair : rendre la France accessible. Plus de vingt ans après, cet objectif est loin d’être atteint. Les reports se sont multipliés, les dérogations aussi. Pendant ce temps, les entreprises continuent d’être montrées du doigt, parfois lourdement sanctionnées lorsqu’elles ne sont pas parfaitement en règle.

Soyons clairs : il est normal que les entreprises respectent la loi. Mais il est tout aussi normal que l’État applique à lui-même les exigences qu’il impose aux autres. Or, c’est précisément là que le bât blesse.

Comment expliquer qu’une mairie, une préfecture, une gare, un tribunal ou un bâtiment administratif puissent rester partiellement inaccessibles pendant des années sans qu’aucune véritable responsabilité ne soit engagée ? Pourquoi les retards de l’administration semblent-ils toujours trouver une justification, alors que ceux des entreprises sont immédiatement sanctionnés ?

Cette situation nourrit un profond sentiment d’injustice. Elle donne l’impression que les règles ne sont pas les mêmes pour tous. D’un côté, des entrepreneurs qui investissent, parfois avec difficulté, pour respecter une réglementation toujours plus exigeante. De l’autre, un État qui repousse ses propres échéances sans jamais subir les conséquences de ses manquements.

Une démocratie ne peut être crédible que si ceux qui font la loi commencent par la respecter eux-mêmes. L’exemplarité ne doit pas être un simple slogan. Elle doit être une obligation.

La véritable question est donc la suivante : qui contrôle le contrôleur ? Qui sanctionne l’État lorsqu’il est lui-même défaillant ?

Tant que cette question restera sans réponse, beaucoup de Français auront le sentiment que notre République pratique une justice à deux vitesses : une pour les citoyens et les entreprises, une autre pour l’administration.

Avant d’exiger l’excellence des autres, l’État devrait commencer par montrer l’exemple.

Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l’élection présidentielle de 2027 et maire de Yerres, connaît bien ces problématiques. Depuis de nombreuses années, il affirme son engagement en faveur de la dignité, de l’autonomie et de l’inclusion des personnes en situation de handicap. Plusieurs des mesures qu’il défend dans ce domaine figureront dans son programme présidentiel. Convaincu que l’État doit être exemplaire, il entend veiller à ce que les obligations qu’il impose aux autres soient également respectées par les pouvoirs publics et s’engage à mettre fin aux manquements qui pénalisent encore trop souvent les personnes en situation de handicap.

Source : debout-la-france.fr

6 oct. 2026Claude Gelès

L’alimentation des français face à la malbouffe

Lors d’un séjour aux Etats-Unis juste après les attentats du 11 septembre, au cours d’une conversation où il était question des ennemis de l’Amérique, il m’a été demandé mon point de vue sur le sujet. Je n’ai pu alors résister au plaisir d’émettre une boutade au risque de choquer mon auditoire. J’ai déclaré qu’à mon avis le pire ennemi des Etats-Unis en était l’industrie alimentaire, “the food industry“. La preuve se voit dans la rue où le nombre de jeunes obèses a de quoi étonner. D’où peut donc provenir cette tendance ; sinon de ce que tout bon américain absorbe. Comme tout ce qui a lieu aux Etats-Unis ne manque pas de venir tôt ou tard chez nous, on peut déjà le constater un peu partout avec la prolifération de la restauration dite “fast food“ que les américains appellent “junk food“ et ses conséquences épouvantables sur la société. Nous pouvons donc prévoir sans risque la morphologie future du français moyen.

En France aussi, il est loin le temps où ce qui arrivait dans nos assiettes provenait du jardin familial ou de l’exploitation agricole du paysan le plus proche. Avant la seconde guerre mondiale, la France était à 80% agricole. Certes on mangeait moins de viande et le poulet était lui réservé pour les jours de fêtes. La soupe faite maison embaumait car les légumes avaient du goût. Les rendements n’étaient peut-être pas ceux d’aujourd’hui, mais nous n’avions pas à nous préoccuper des pesticides et l’on pouvait voir des vers de terre circuler sans peur parmi les cultures. Les hirondelles faisaient leurs nids sous les avant-toits, des poules picoraient en liberté, débarrassant le sol des épluchures et autres coquilles d’œuf jetées à leur attention. Cela n’empêchait pas ces volatiles de pondre de beaux œufs que nous allions leur subtiliser pendant leur sommeil sous leur ventre tout chaud. Le contenu des poubelles était alors extrêmement réduit. Le vin ou le cidre se vendaient au litre dans des bouteilles consignées et les vendanges comme la moisson et la batteuse étaient jours de fêtes. Ces jours-là, nous n’avions pas école. Il y avait aussi le sacrifice du porc, le boudin tout chaud, la fabrication des pâtés et un joyeux repas qui s’en suivait. Pendant la seconde guerre mondiale, ceux qui avaient un bout de jardin, même minuscule pouvaient encore se nourrir. C’est incroyable ce qu’une petite surface bien travaillée peut produire. Les produits du jardin avaient ceci de remarquable est qu’ils avaient du goût. Certes ils n’étaient pas calibrés comme ceux des supermarchés, ils n’auraient donc pas plu aux consommateurs d’aujourd’hui. Aujourd’hui, on achète avec les yeux. Les étalages bénéficient d’une lumière qui met en valeur des produits parfaitement insipides mais beaux à voir. Cela n’a aucune importance, car l’industrie agroalimentaire se chargera de donner du goût aux choses présentées dans des emballages transparents permettant ainsi aux familles de satisfaire leurs besoins alimentaires à bon marché il parait, sans avoir à cuisiner.

Triste est donc cette société où se trouvent plongés la plupart de nos contemporains. Les enfants eux subissent malgré eux une éducation du goût totalement faussée et trouveront un jour les bons produits, mauvais. Les familles monoparentales ou dont celles dont la maman travaille, n’auront pas le temps sinon les moyens de mitonner les délicieux repas qui consolident les retrouvailles parents-enfants. Ces enfants ne pourront pas transmettre à leurs descendants le goût des bonnes choses, ils apprendront à se nourrir sans jamais connaitre le bonheur de déguster.

Il existe peut-être une solution que la France pourrait apporter à nos têtes blondes. Les cantines scolaires pourraient être parrainées par de “grands chefs“ qui, une ou plusieurs fois dans l’année viendraient apprendre aux enfants le goût des bonnes choses. Ils participeraient ainsi au sauvetage de leur profession en préparant le renaissance d’une future clientèle. Chaque municipalité qui le peut devrait se rapprocher des agriculteurs locaux afin que ces derniers fournissent les cantines scolaires en produit du terroir ce qui aurait aussi l’avantage d’assurer à ces mêmes agriculteurs des revenus réguliers et aider au retour d’une agriculture raisonnée. Chaque fois que c’est possible, les terrains agricoles entourant les villes, devraient être réservés à des agriculteurs de proximité ou à des jardins familiaux comme cela se fait dans certaines régions de France plutôt qu’à l’édification de ces horribles barres d’immeubles.

Source : debout-la-france.fr

3 oct. 2026Maël Camerlynck

Nouveau coup de massue sur le CPF : un « malus » inacceptable de 350 euros et le retour de la dictature technocratique !

Je vous alertais il y a quelques mois à peine. D’abord avec l’instauration révoltante d’un reste à charge de 100 euros (1), puis son augmentation à 150 euros (2), et enfin avec le scandale de la restriction de l’accès au permis de conduire (3). À chaque étape, je dénonçais dans ces colonnes une régression sociale programmée, une entrave inadmissible à l’avenir professionnel de nos compatriotes.

Aujourd’hui, le masque tombe définitivement. Le gouvernement, par la voix de son ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, s’apprête à franchir une nouvelle ligne rouge dans le cadre du budget 2027, le reste à charge va exploser pour atteindre 350 euros ! (4)

Le racket sur le dos des travailleurs pour combler les déficits de l’État

Pris au piège de sa propre incompétence budgétaire et sommé de trouver 2,5 milliards d’euros d’économies, le gouvernement a choisi sa cible favorite : les travailleurs français. Le ministère du Travail espère ainsi récupérer entre 300 et 350 millions d’euros sur le dos des salariés.

Rappelons une vérité fondamentale que la macronie et ses successeurs tentent de faire oublier : l’argent du CPF n’est pas un cadeau de l’État, c’est le fruit du travail des Français ! C’est du salaire différé, cotisé par les entreprises pour la formation de leurs employés. Exiger d’un salarié, souvent payé au SMIC ou avec un salaire modeste, de débourser 350 euros de sa poche pour accéder à une formation relève de l’indécence pure et simple. C’est un impôt déguisé qui va, de fait, interdire l’accès à la formation pour les classes populaires et moyennes.

Le retour de l’enfer bureaucratique : quand un algorithme décide de votre avenir

Mais le cynisme du gouvernement ne s’arrête pas à ce hold-up financier. Cette réforme signe le grand retour de la technocratie la plus infantilisante.

Sous prétexte de vérifier la « maturité » du projet professionnel des Français, le gouvernement va instaurer un contrôle préalable par… un algorithme ! Si l’intelligence artificielle de l’État estime que votre projet ne correspond pas aux priorités fixées par les ministères, vous serez sanctionné par ce fameux « malus » de 350 euros. Pire encore, on assiste au retour des fameuses « listes » de formations prioritaires (défense, industrie, transition numérique…).

En clair, vous avez le droit de vous former, mais uniquement dans les secteurs que l’État aura décidés pour vous. Si vous souhaitez changer de voie, vous reconvertir dans un domaine qui vous passionne mais qui n’est pas « adoubé par l’algorithme », vous devrez payer le prix fort. C’est la fin de la liberté de choisir son avenir professionnel. Comme le résume très bien un acteur du secteur : « On est libre, mais on est libre de payer. » (5)

Debout la France exige l’arrêt de ce saccage social

Pendant que l’on annonce à grands coups de communication des plans pour l’Intelligence Artificielle (qui, elle, sera financée), on sacrifie les aspirations de millions de Français qui veulent simplement évoluer, apprendre un nouveau métier ou acquérir de nouvelles compétences.

Cette mesure confirme tout ce que nous dénonçons depuis des mois. Derrière le jargon technocratique de la « participation forfaitaire obligatoire » se cache une réalité brutale : la destruction méthodique d’un des rares outils de promotion sociale encore existant dans notre pays.

À Debout la France, nous refusons cette vision technocratique et comptable de la société. Nous croyons en la liberté individuelle, en la valeur travail, et au droit pour chaque Français de rester maître de son destin professionnel, sans être soumis au jugement d’un algorithme gouvernemental ni au racket d’un État incapable de gérer ses propres finances.

Nous exigeons l’abandon immédiat de ce projet inique et le retour à un Compte Personnel de Formation véritablement personnel, gratuit et libre d’accès pour ceux qui l’ont financé par leur travail.

Retrouvez toutes les propositions relatives à l’éducation et à la formation dans le présidentiel de Nicolas Dupont-Aignan dans la rubrique programme du Site de Debout la France. https://www.debout-la-france.fr/projet/enseignement-superieur/ ;

Maël Camerlynck, délégué national à la formation et à l’éducation

Sources :

(1) https://www.debout-la-france.fr/actualite/les-100-euros-de-reste-a-charge-une-indignite-pour-la-formation-professionnelle/ ;

(2) https://www.debout-la-france.fr/actualite/deux-poids-deux-mesures-dans-la-formation-ministres-choyes-citoyens-penalises/ ;

(3) https://www.debout-la-france.fr/actualite/cpf-et-permis-de-conduire-une-nouvelle-regression-sociale-programmee/ ;

(4) https://www.lesechos.fr/economie-france/social/exclusif-compte-personnel-de-formation-les-salaries-devront-payer-jusqua-350-euros-de-malus-2252987 ;

(5) https://www.lefigaro.fr/social/le-reste-a-charge-du-cpf-pourrait-atteindre-les-350-euros-pour-les-formations-non-prioritaires-20260923 ;

Source : debout-la-france.fr

2 sept. 2026Alexis Villepelet

Ne laissons par le voile masquer l’essentiel

Un vent mauvais souffle sur la campagne présidentielle depuis quelques jours. Les insultes, les menaces et les anathèmes pleuvent alors que la compétition commence à peine. Quel est l’objet de la discorde ?

La réindustrialisation, si nécessaire pour l’emploi en France ? L’Instruction publique, si indispensable pour nos enfants ? La sécurité, si primordiale pour nous tous ? La revitalisation de notre modèle familial, si essentielle pour notre pays ? La souveraineté scientifique et technologique, si cruciale pour notre compétitivité dans le monde de demain ?

Pas du tout. Il s’agit de se demander s’il faut verbaliser les femmes voilées dans la rue.

Loin de moi l’idée de balayer négligemment ce sujet, qui mérite la réponse argumentée qui va suivre. Il est parfaitement légitime de réaffirmer l’importance de la laïcité, qui a vocation à fédérer les Français, et il n’est pas de pire façon de faire de la politique que de mettre sa tête dans le sable, comme l’autruche qui ne voudrait pas voir les problèmes. Reconnaissons néanmoins que cette question occupe une place quelque peu disproportionnée au regard des enjeux auxquels notre pays est confronté.

La France est une belle, une grande, une généreuse idée. Elle puisait jadis sa force dans une diversité qu’elle parvenait toujours à intégrer en en tirant le meilleur. Aujourd’hui, la grandeur et le modèle se sont évanouis. Face à ceux, insupportables de relativisme, qui affirment que tous les comportements se valent, ou à ceux qui envisagent, au contraire, de rétrécir la France à une vision fausse et tronquée de son Histoire, nous affirmons que notre pays doit se donner les moyens d’assimiler les populations qu’il accueille et de retrouver sa cohésion nationale.

C’est pourquoi, afin de prévenir toutes les dérives susceptibles de menacer notre cohésion républicaine, nous ferons voter une loi qui pénalisera toute atteinte au principe de laïcité. Il s’agira de bannir tous les signes d’appartenance religieuse dans les administrations au sens large, dans les universités comme à l’École et dans les hôpitaux. En outre, les entreprises pourront inscrire dans leurs règlements intérieurs une interdiction générale et absolue de porter tout signe religieux, et l’État les protégera contre toute pression communautaire.

En ce qui concerne la voie publique, il convient d’appeler au sérieux et à la rigueur intellectuelle sur des questions qui exacerbent les sensibilités. Depuis la loi du 9 décembre 1905, la France se définit comme une République laïque et permet notamment à ses habitants de croire, de ne pas croire ou de changer de religion. Cette laïcité peut être appliquée de façon plus ou moins souple, ce qui laisse notamment une marge aux partis politiques pour émettre des propositions.

La conception à laquelle nous souscrivons est celle d’un sécularisme très strict dans les lieux fermés où s’exerce une autorité publique au sens large. À cette séparation entre les institutions de l’État et les organisations religieuses, à cette défense absolue de tout prosélytisme, à cette interdiction de tous les signes cultuels dans les lieux décrits précédemment doit répondre une liberté vestimentaire dans la rue.

Il n’est pas raisonnable d’imaginer la police courir sur les boulevards après des citoyens au seul motif qu’ils porteraient un voile. L’explosion de l’insécurité est une chose beaucoup trop grave en France pour que nos forces de l’ordre perdent du temps en verbalisations intempestives. Et surtout, disons nettement qu’imaginer nos gardiens de la paix ne sanctionner qu’une seule religion serait parfaitement discriminatoire, inconstitutionnel et contraire même à l’idée de laïcité.

Il est tout à fait possible d’imaginer une laïcité plus sourcilleuse, qui promouvrait l’interdiction absolue de tous les signes religieux dans absolument tous les espaces publics en France. En plus de quelques difficultés à prévoir à Mayotte, cela signifierait qu’il faudrait dévoiler tout le monde. La loi s’applique en effet à tous, quelle que soit la religion.

Pour dire les choses simplement, la femme qui porte le voile musulman, l’homme qui arbore la kippa et la bonne sœur catholique seraient concernés par une loi qui deviendrait singulièrement tracassière et vexatoire.

Il existe un cas de figure dans lequel exempter de sanction une seule religion — la religion chrétienne, par exemple — serait possible, mais cela apparaîtrait parfaitement anachronique et absurde à notre époque. À rebours de toute notre Histoire récente, des dirigeants pourraient proclamer que la France redevient un pays chrétien. Toute personne séjournant dans notre contrée pourrait porter des signes chrétiens, quel que soit leur niveau d’ostentation.

Mais cela irait évidemment à l’encontre des principes fondamentaux de la laïcité. Et ce serait pour le moins surprenant au regard de la déchristianisation de notre pays, que l’on peut par ailleurs déplorer.

Plus sérieusement, il est temps de se mettre au travail, de porter un projet ambitieux, concret et solide, et de retrouver une France à nouveau debout, capable de défendre ses intérêts, d’affirmer ses valeurs et de retrouver sa place dans le monde.

Source : debout-la-france.fr

L’essentiel de la vie politique, une fois par semaine

Une synthèse sourcée et sans parti pris. Désinscription en un clic, aucune revente d’adresse.

Vous cherchez un compte ? Créer un compte SensPo : pour commenter, suivre vos élus et garder vos analyses.