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Actes des préfectures · Essonne

RAA n° 91-2026-131 publié le 22 mai 2026

Recueil des actes administratifs publié le 22 mai 2026 · partie 2 sur 3, pages 86 à 157

13actes
210pages

Les actes de cette partie

Les actes qui commencent entre les pages 86 et 157. Sommaire complet du recueil

2 actes

PREFECTURE DE L'ESSONNE / DIRECTION DE LA COORDINATION DES POLITIQUES PUBLIQUES ET DE L'APPUI TERRITORIAL

  1. Arrêté n° 2026-PREF-DCPPAT/BUPPE/171 du 22 mai 2026 mettant en demeure la Société POLYGONE BSO de respecter les prescriptions applicables pour son établissement situé 9 Rue du Poitou ZAC Maison Neuve sur le territoire de la commune de BRÉTIGNY-SUR-ORGE (91220)

    Acte du 22 mai 20263 pages91-2026-05-22-00006

  2. Arrêté n° 2026-PREF/DCPPAT/BUPPE/166 du 21 mai 2026 portant autorisation environnementale relative à la réalisation et à l'exploitation du campus de data centers dénommé PAR3, localisé route de Villejust à NOZAY (91620), par la société DATA 4 NOZAY SAS

    Acte du 21 mai 202687 pages91-2026-05-21-00003

Texte intégral · partie 2 sur 3

Pages 86 à 157 sur 210 du texte extrait du PDF publié par la préfecture. Seul le PDF officiel fait foi.

• Les vannes et les tuyauteries sont d’accès facile. Les vannes portent de manière indélébile le sens de leur fermeture. • Des matériels de protection individuelle, adaptés aux risques présentés par l’installation et permettant l’intervention en cas de sinistre, sont conservés à proximité de l’installation et du lieu d’utilisation ou mis à disposition permanente du personnel d’exploitation autorisé. Ces matériels sont facilement accessibles y compris en cas de fuite dans le local ammoniac, entretenus en bon état et vérifiés périodiquement. Le personnel d’exploitation est formé à l’emploi de ces matériels, • L’exploitant dresse la liste des détecteurs associés aux systèmes de détection et d’alarme avec leur fonctionnalité et détermine les opérations d’entretien destinées à maintenir leur efficacité dans le temps. Les détecteurs de gaz de la salle des machines disposent d’au moins deux seuils de sécurité fixés à 500ppm et 4000ppm permettant la mise en sécurité des installations, • Les dispositifs limiteurs de pression font l’objet d’un examen visuel tous les quarante mois au maximum. Une vérification approfondie est réalisée tous les cinq ans au maximum. Le certificat de tarage des dispositifs limiteurs de pression, les comptes rendus des examens visuels et des vérifications approfondies sont tenus à la disposition de l’inspection des installations classées et de l’organisme chargé du contrôle périodique. • Les contrôles ainsi que le programme de contrôle des tuyauteries sont conservés et tenus à la disposition de l’inspecteur des installations classées. • les locaux dans lesquels est employé ou stocké l’ammoniac sont convenablement ventilés, en phase normale d’exploitation. En cas d’urgence, une ventilation additionnelle est mise en œuvre par le premier seuil de sécurité du système de détection de gaz, Les condenseurs de l’installation sont situés sur la toiture et sont de type étanche, sans aucune dissipation d’eau dans l’environnement susceptible de contenir des légionelles. La hauteur de point de rejet de l’extraction mécanique d’urgence est égale à 15 m. Cette extraction dispose d’un débit de 15 000 m³/h maximum. La salle des machines est en permanence fermée à clef. La salle des machines est en complète rétention. L’exploitant joint au dossier prévu à l’article 2.6.1 du présent d’arrêté l’ensemble des éléments justifiant le respect des dispositions du présent article. 39/40
TITRE 9 - DÉLAIS ET VOIES DE RECOURS - PUBLICITÉ – EXÉCUTION Article 9.1 - Délais et voies de recours La présente décision est soumise à un contentieux de pleine juridiction. Elle peut être déférée à la juridiction administrative compétente, le Tribunal administratif de Versailles, par voie postale (56 avenue de Saint-Cloud, 78011 Versailles) ou par voie électronique (https://www.telerecours.fr/) : 1° Par les tiers intéressés en raison des inconvénients ou des dangers que le fonctionnement de l’installation présente pour les intérêts mentionnés aux articles L. 211.1 et L.511-1 du code de l’environnement dans un délai de deux mois à compter du premier jour de la publication ou de l’affichage de cette décision ; 2° Par les demandeurs ou exploitants, dans un délai de deux mois à compter de la date à laquelle la décision leur a été notifiée. Cette décision peut faire l’objet d’un recours gracieux auprès de Madame la Préfète de l’Essonne - TSA 51101 - 91010 ÉVRY-COURCOURONNES Cedex et/ou hiérarchique auprès de la Ministre de la Transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature - 246 boulevard Saint-Germain - 75007 PARIS Cedex, dans ce délai de deux mois. Ces recours administratifs interrompent le délai de recours contentieux qui ne recommence à courir que lorsqu’ils ont été l’un ou/et l’autre rejetés de manière expresse ou de manière implicite en l’absence de réponse au bout de deux mois. Les tiers qui n’ont acquis ou pris à bail des immeubles ou n’ont élevé des constructions dans le voisinage d’une installation classée que postérieurement à l’affichage ou à la publication de l’arrêté portant enregistrement de cette installation ou atténuant les prescriptions primitives ne sont pas recevables à déférer ledit arrêté à la juridiction administrative. Article 9.2 - Publicité Conformément aux dispositions de l’article R. 181-44 du code de l’environnement : 1° Une copie de l’arrêté d’autorisation environnementale est déposée à la mairie de FLEURY-MEROGIS et peut y être consultée, 2° Un extrait de cet arrêté est affiché en mairie de FLEURY-MEROGIS pendant une durée minimum d’un mois ; procès-verbal de l’accomplissement de cette formalité est dressé par les soins du maire, 3° L’arrêté est publié sur le site internet des services de l’État en Essonne, pendant une durée minimale de quatre mois à l’adresse www.essonne.gouv.fr Article 9.3 - Exécution Le Secrétaire Général de la préfecture, Les inspecteurs de l'environnement, Le maire de FLEURY-MEROGIS, L'exploitant, la société O’LOGISTIQUE, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui est publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de l’Essonne. Pour la Préfète et par délégation, Le Secrétaire Général SIGNE Johann MOUGENOT 40/40
PREFECTURE DE L'ESSONNE 91-2026-05-22-00006 Arrêté n° 2026-PREF-DCPPAT/BUPPE/171 du 22 mai 2026 mettant en demeure la Société POLYGONE BSO de respecter les prescriptions applicables pour son établissement situé 9 Rue du Poitou ZAC Maison Neuve sur le territoire de la commune de BRÉTIGNY-SUR-ORGE (91220)
Direction de la Coordination des Politiques Publiques et de l'Appui Territorial Arrêté n° 2026-PREF-DCPPAT/BUPPE/171 du 22 mai 2026 mettant en demeure la Société POLYGONE BSO de respecter les prescriptions applicables pour son établissement situé 9 Rue du Poitou ZAC Maison Neuve sur le territoire de la commune de BRÉTIGNY-SUR-ORGE (91220) LA PRÉFÈTE DE L'ESSONNE Chevalier de la Légion d'Honneur Officier de l'Ordre National du Mérite VU le Code de l’environnement, et notamment les articles L.171-6, L.171-8, L.171-11, L.172-1, L.511-1 et L.514-5, VU le décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 modifié, relatif aux pouvoirs des Préfets, à l'organisation et à l'action des services de l’Etat dans les régions et départements, VU le décret du 27 août 2025 portant nomination de Mme Fabienne BALUSSOU, en qualité de Préfète de l'Essonne, VU le décret du 21 octobre 2025 portant nomination de M. Johann MOUGENOT, administrateur de l'Etat du deuxième grade, Secrétaire général de la Préfecture de l'Essonne, VU l'arrêté ministériel du 11 avril 2017 relatif aux prescriptions générales applicables aux entrepôts couverts soumis à la rubrique 1510, VU l'arrêté préfectoral n° 2026-PREF-DCPPAT-BCA-157 du 19 mai 2026 portant délégation de signature à M. Johann MOUGENOT, Secrétaire général de la Préfecture de l'Essonne, Sous-Préfet de l'arrondissement chef-lieu, VU l'arrêté préfectoral d'autorisation n°2002-PREF.DCL/0134 du 17 avril 2002 délivré à la société HIGTECH 9, dont le siège social est situé 282, boulevard Voltaire à PARIS (75012), pour son exploitation située ZAC Maisonneuve, rue du Poitou à BRÉTIGNY-SUR-ORGE, des activités suivantes : • 1510-1 - entrepôt couvert pour le stockage de matières combustibles – 4 cellules de stockage d'un volume total = 154 290 m3, la quantité de matières combustibles pouvant être stockées = 12 000 tonnes. Régime de l’autorisation. • 2925 - atelier de charge d'accumulateurs – 1 local de charge d'une puissance totale supérieure à 10 kW. Régime de la déclaration. • 2910 - installation de combustion – 1 chaufferie au gaz naturel d'une puissance inférieure à 2 MW Non classé. VU le récépissé de déclaration de changement d'exploitant du 24 juillet 2014 délivré à la société POLYGONE BSO pour la reprise des activités susvisées, VU l’arrêté préfectoral n°2018-PREF/DCPPAT/BUPPE/150 du 19 juillet 2018 portant imposition de prescriptions complémentaires à la société POLYGONE BSO pour l’exploitation des installations suivantes situées ZAC Maisonneuve, 9 rue du Poitou à BRETIGNY-SUR-ORGE et portant actualisation des activités : • 1510-2- Entrepôts couverts (stockage de matières, produits ou substances combustibles en quantité supérieure à 500 t dans des) à l'exclusion des dépôts utilisés au stockage de catégories de matières, produits ou substances relevant par ailleurs de la présente nomenclature, des bâtiments destinés exclusivement au remisage de véhicules à moteur et de leur remorque et des établissements recevant du public. Régime de l’enregistrement (avec le bénéfice de l’antériorité). Préfecture de l’Essonne 1
• 1530-3 - Dépôt de papiers, cartons ou matériaux combustibles analogues y compris les produits finis conditionnés. Régime de la déclaration. • 2663-2.c - stockage de pneumatiques et produits dont 50 % au moins de la masse totale unitaire est composée de polymères (matières plastiques, caoutchoucs, élastomères, résines et adhésifs synthétiques) . Régime de la déclaration. • 2910-A - Combustion à l'exclusion des installations visées par les rubriques 2770 et 2771. Non classée. • 2925 - Ateliers de charge d'accumulateurs. Régime de la déclaration. VU le rapport de l'inspecteur de l'environnement en date du 16 février 2026, établi à la suite de la visite d'inspection effectuée le 4 novembre 2025, transmis à l'exploitant conformément aux articles L.171-6 et L.514-5 du Code de l'environnement, VU le courrier préfectoral du 12 mars 2026 transmettant à l’exploitant le rapport d’inspection susvisé et l’informant des mesures envisagées à son encontre et du délai dont il dispose pour formuler ses observations, conformément aux articles L.171-6 et L.514-5 du Code de l'environnement, VU l'absence de réponse de l'exploitant au courrier préfectoral susvisé, CONSIDÉRANT que lors de la visite du 4 novembre 2025, l'inspecteur a constaté les non-conformités suivantes : • la porte coupe-feu N°1 est non fonctionnelle, • les 7 observations relevées dans le rapport de vérification du système de désenfumage réalisé par la société SIA en date du 22 octobre 2024 n’ont pas été traitées, • l’exploitant n’a pas établi de plan de défense incendie, • aucun exercice de défense incendie n’a été réalisé par l'exploitant. CONSIDÉRANT que ces constats constituent un manquement aux dispositions de l'arrêté ministériel du 11 avril 2017 et de l'arrêté préfectoral d'autorisation n°2002-PREF.DCL/0134 du 17 avril 2002 susvisés, CONSIDÉRANT que face à ces manquements, il convient de faire application des dispositions de l'article L.171-8 du Code de l'environnement en mettant en demeure la Société POLYGONE BSO de respecter ces dispositions, afin d'assurer la protection des intérêts visés à l'article L.511-1 de ce code, SUR proposition du Secrétaire Général de la préfecture, ARRÊTE ARTICLE 1er : La Société POLYGONE BSO, exploitant un entrepôt couvert situé 9 Rue du Poitou ZAC Maison Neuve 91220 BRÉTIGNY-SUR-ORGE, est mise en demeure de respecter, dans un délai de 4 mois à compter de la notification du présent arrêté, les prescriptions de : • l’arrêté préfectoral N°2002-PREF.DCL/0134 du 17 avril 2002 portant autorisation d’exploitation d’une installation classée à la SCI HIGHTEC. 9 pour son entrepôt couvert situé ZAC « Maison Neuve » sur la commune de Brétigny-sur-Orge au titre de la rubrique 1510-1, notamment le Chapitre V du Titre III, article 3.2.2 – Maintenance, vérifications du matériel de sécurité -, en s’assurant que l’ensemble des portes coupe-feu et l’installation de désenfumage du site soient conformes et fonctionnels ; • l’arrêté ministériel du 11 avril 2017 relatif aux prescriptions générales applicables aux entrepôts couverts soumis à la rubrique 1510, et notamment l’annexe II : ◦ l’article 13 – Moyens de lutte contre l'incendie –, en réalisant un exercice de défense incendie et en transmettant le compte-rendu à l'inspection des installations classées ; ◦ l’article 23 – Plan de défense incendie –, en réalisant un plan de défense incendie et en le transmettant à l’inspection des installations classées. 2/3
ARTICLE 2 : Dans le cas où l'une des obligations prévues à l'article 1er ne serait pas satisfaite dans le délai prévu par ce même article, et indépendamment des poursuites pénales qui pourraient être engagées, il pourra être pris à l'encontre de l'exploitant les sanctions prévues à l'article L.171-8 du Code de l'environnement. ARTICLE 3 : Délais et voies de recours La présente décision est soumise à un contentieux de pleine juridiction. Elle peut être déférée à la juridiction administrative compétente, le Tribunal administratif de Versailles, par voie postale (56 avenue de Saint-Cloud, 78011 Versailles) ou par voie électronique (https://www.telerecours.fr/), dans les deux mois à compter de la notification ou de la publication du présent arrêté. ARTICLE 4 : Exécution Le Secrétaire Général de la préfecture, Les inspecteurs de l'environnement, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui est notifié à l’exploitant, la Société POLYGONE BSO, et publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Essonne. Une copie est transmise pour information à Monsieur le Sous-Préfet de PALAISEAU et Monsieur le Maire de BRÉTIGNY-SUR-ORGE. Pour la Préfète et par délégation, Le Secrétaire Général SIGNÉ Johann MOUGENOT 3/3
PREFECTURE DE L'ESSONNE 91-2026-05-21-00003 Arrêté n° 2026-PREF/DCPPAT/BUPPE/166 du 21 mai 2026 portant autorisation environnementale relative à la réalisation et à l'exploitation du campus de data centers dénommé PAR3, localisé route de Villejust à NOZAY (91620), par la société DATA 4 NOZAY SAS
Direction de la coordination des politiques publiques et de l’appui territorial Arrêté n° 2026-PREF/DCPPAT/BUPPE/166 du 21 mai 2026 portant autorisation environnementale relative à la réalisation et à l’exploitation du campus de data centers dénommé PAR3, localisé route de Villejust à NOZAY (91620), par la société DATA 4 NOZAY SAS LA PRÉFÈTE DE L'ESSONNE Chevalier de la Légion d’honneur Officier de l’Ordre national du Mérite VU code de l’environnement et notamment les articles L. 123-1 et suivants, L. 181-1 et suivants, L. 229-5 à L. 229-19, L. 411-1 et L. 411-2, R. 123-1 et suivants, R. 181-18, R. 229-5 à R. 229-36, et R. 411-1 à R. 411-14, VU la nomenclature des installations classées prise en application de l’article L. 511-2 du code de l’environnement, VU la nomenclature des installations, ouvrages, travaux et activités soumis à autorisation ou à déclaration en application des articles L. 214-1 à L. 214-6 du code de l’environnement, VU le décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 modifié, relatif aux pouvoirs des préfets, à l'organisation et à l'action des services de l'État dans les régions et départements, VU le décret du 27 août 2025 portant nomination de Mme Fabienne BALUSSOU en qualité de préfète de l’Essonne, VU le décret du 21 octobre 2025 portant nomination de M. Johann MOUGENOT, administrateur de l'État du deuxième grade, en qualité de secrétaire général de la préfecture de l'Essonne, sous-préfet d'Évry, VU l’arrêté préfectoral n° 2026-PREF-DCPPAT-BCA-157 du 19 mai 2026 portant délégation de signature à M. Johann MOUGENOT, secrétaire général de la préfecture de l’Essonne, sous-préfet de l’arrondissement chef-lieu, VU l’arrêté ministériel du 2 février 1998 modifié, relatif aux prélèvements et à la consommation d'eau ainsi qu'aux émissions de toute nature des installations classées pour la protection de l'environnement soumises à autorisation, VU l’arrêté ministériel du 4 octobre 2010 modifié relatif à la prévention des risques accidentels au sein des installations classées pour la protection de l’environnement soumises à autorisation, VU l’arrêté inter-préfectoral DRIEAT-IDF n°2025-0121 du 9 janvier 2025 relatif à l'approbation et à la mise en œuvre du plan de protection de l'atmosphère pour l'Île-de-France, VU le schéma régional climat air énergie (SRCAE), approuvé par arrêté du préfet de région du 14 décembre 2012, VU l’arrêté ministériel du 3 août 2018 modifié, relatif aux installations de combustion d’une puissance thermique nominale totale inférieure ou égale à 50 MW soumises à autorisation au titre des rubriques 2910, 2931 ou 3110, VU l’arrêté ministériel du 18 avril 2008 modifié, relatif aux réservoirs enterrés de liquides inflammables ou combustibles et à leurs équipements annexes exploités au sein d'une installation classée soumise à autorisation, à enregistrement ou à déclaration au titre de l'une ou plusieurs des rubriques nos 1436, 4330, 4331, 4722, 4734, 4742, 4743, 4744, 4746, 4747 ou 4748, ou pour le pétrole brut au titre de l'une ou 1
plusieurs des rubriques nos 4510 ou 4511 de la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement, VU l’arrêté ministériel du 1er juin 2015 modifié, relatif aux prescriptions générales applicables aux installations relevant de l’enregistrement au titre de l’une au moins des rubriques 4331 ou 4734 de la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement, VU l’arrêté ministériel du 4 août 2014 modifié, relatif aux prescriptions générales applicables aux installations classées pour la protection de l’environnement soumises à déclaration sous la rubrique n° 1185, VU l’arrêté ministériel du 29 mai 2000 modifié, relatif aux prescriptions générales applicables aux installations classées pour la protection de l’environnement soumises à déclaration sous la rubrique n° 2925 “ ateliers de charge d’accumulateurs ”, VU la demande présentée le 20 février 2025, complétée le 13 juin et 21 juillet 2025 par laquelle la société DATA 4 NOZAY SAS, dont le siège social est situé 6 rue de la Trémoille, 75008 PARIS, sollicite une autorisation environnementale intégrant : une demande d'autorisation, d'enregistrement et de déclara- tion au titre de la réglementation des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), incluant un classement au titre de la directive relative aux émissions industrielles (IED), une demande d'autorisation relative aux émissions de gaz à effet de serre, une demande d'autorisation d'exploiter une installation de production d'électricité au titre du code de l'énergie, et une demande de déclaration au titre de la réglementation relative à la loi sur l’eau, pour le projet d’implantation d'un campus de data centers situé route de Villejust à NOZAY (91620), VU le dossier produit à l’appui de la demande, comportant notamment une étude d’impact, VU les avis rendus par les différentes collectivités, services et organismes consultés en application des articles R. 181-18 à R. 181-32 du code de l’environnement : - du service départemental d’incendie et de secours (SDIS), en date des 30 juillet 2025 et 2 avril 2026 ; - de l’agence régionale de santé (ARS) Île-de-France, en date des 28 mars 2025 et 6 octobre 2025 ; - de la direction départementale des territoires (DDT) – service environnement - bureau de l’eau, en date des 12 mars 2025 et 9 mai 2025 ; - du conseil municipal de BALLAINVILLIERS, en date du 2 octobre 2025 ; - du conseil municipal de VILLEBON-SUR-YVETTE, en date du 2 octobre 2025 ; - du conseil municipal de VILLEJUST, en date du 6 octobre 2025 ; - du conseil municipal de LA VILLE-DU-BOIS, en date du 7 octobre 2025 ; - du conseil municipal de NOZAY, en date du 7 octobre 2025 ; VU l’avis de la mission régionale d’autorité environnementale (MRAe), en date du 8 octobre 2025, et le mémoire en réponse de l’exploitant, en date du 4 novembre 2025, VU la décision n° E25000074 / 78 du tribunal administratif de Versailles en date du 28 octobre 2025, désignant M. Pierre-Yves NICOL, cadre territorial en retraite, en qualité de commissaire enquêteur, et M. Bernard ALEXANDRE, ingénieur en retraite, en qualité de commissaire enquêteur suppléant, VU le courrier de l’inspection des installations classées en date du 25 juillet 2025, jugeant le dossier complet et régulier, VU la lettre préfectorale en date du 31 juillet 2025, informant le pétitionnaire de l’ouverture de la phase d’examen et de consultation, VU l’arrêté préfectoral n° 2025-PREF/DCPPAT/BUPPE/395 du 12 novembre 2025 portant ouverture, du lundi 8 décembre 2025 au mardi 13 janvier 2026 inclus, d’une enquête publique unique relative : à la demande d’autorisation environnementale, à la déclaration d’utilité publique déposée par RTE dans le cadre du raccordement électrique, et aux demandes de permis de construire pour les bâtiments DC01 et HRB, le bâtiment de la sous-station électrique, et les bâtiments administratif et d’accueil, nécessaires au projet de construction d’un campus de data centers dénommé PAR3, situé route de Villejust à NOZAY (91620), présenté par la société DATA 4 NOZAY SAS, 2
VU l’accomplissement des formalités de publicité et d’affichage de l’avis au public dans les délais réglementaires, VU les modalités d’organisation prévues pour que le public puisse faire part de ses observations (dépôt du dossier et d’un registre d’enquête en mairie de NOZAY, permanences du commissaire enquêteur, mise en ligne du dossier sur le site internet des services de l’État en Essonne, registre dématérialisé), VU le rapport et les conclusions du commissaire enquêteur favorables à l’autorisation environnementale, transmis le 25 février 2026 par la préfecture au porteur de projet, VU le rapport et le projet d’arrêté préfectoral présenté aux membres du conseil départemental de l’environnement, des risques sanitaires et technologiques (CoDERST), VU l’avis favorable émis par le CoDERST, lors de sa séance du 16 avril 2026, VU les engagements et les observations de DATA 4 NOZAY SAS transmis par courriels des 21 et 24 avril 2026, suite au CoDERST, VU le projet d’arrêté préfectoral portant autorisation environnementale, notifié le 6 mai 2026 au demandeur, VU les observations formulées par DATA 4 NOZAY SAS, par courriel du 13 mai 2026, CONSIDÉRANT que le projet déposé par le pétitionnaire relève de la procédure d’autorisation environnementale, CONSIDÉRANT que les mesures imposées à l’exploitant tiennent compte des résultats des consultations menées en application des articles R. 181-18 à R. 181-32 du code de l’environnement, des observations des collectivités territoriales intéressées par le projet et des services déconcentrés et établissements publics de l’État, et qu’elles sont de nature à prévenir les nuisances et les risques présentés par les installations, CONSIDÉRANT que les mesures d'évitement, de réduction et de compensation prévues par le pétitionnaire ou édictées par l'arrêté sont compatibles avec les prescriptions d’urbanisme, CONSIDÉRANT que l’étude de modélisation des flux thermiques jointe à l’étude de dangers du dossier indique que la durée de l’incendie d’une salle IT est supérieure à 2 heures, CONSIDÉRANT l’avis du SDIS du 2 avril 2026 mentionnant que la solution la plus performante pour compartimenter les salles IT et les locaux batteries est la mise en place de portes coupe-feu 2 heures ou un SAS comportant 2 portes coupe-feu 1 heure, CONSIDÉRANT qu’en application des dispositions de l’article L. 181-3 du code de l’environnement, l’autorisation ne peut être accordée que si les dangers ou inconvénients de l’installation peuvent être prévenus par des mesures que spécifie l’arrêté préfectoral, CONSIDÉRANT que les conditions légales de délivrance de l’autorisation sont réunies, SUR proposition du secrétaire général de la préfecture, 3
ARRÊTE Table des matières 1 - Portée de l’autorisation et conditions générales...................................................................................................9 1.1 Bénéficiaire et portée de l’autorisation..........................................................................................................9 1.1.1 Exploitant titulaire de l’autorisation.........................................................................................9 1.1.2 Installations non visées par la nomenclature ou soumises à déclaration ou soumises à enregistrement.......................................................................................................................................9 1.2 Nature des installations..................................................................................................................................10 1.2.1 Liste des installations concernées par une rubrique de la nomenclature des installations classées ou par une rubrique de la nomenclature loi sur l’eau..............................10 1.2.2 Situation de l’établissement...................................................................................................14 1.2.3 Consistance des installations autorisées..............................................................................15 1.2.4 Statut de l’établissement.........................................................................................................15 1.3 Conformité au dossier de demande d'autorisation.....................................................................................15 1.4 Durée de l’autorisation..................................................................................................................................16 1.4.1 Durée de l’autorisation et caducité........................................................................................16 1.5 Périmètre d’éloignement...............................................................................................................................16 1.5.1 Définition des zones de protection........................................................................................16 1.6 Modifications et cessation d’activité............................................................................................................16 1.6.1 Modification du champ de l’autorisation..............................................................................16 1.6.2 Mise à jour de l’étude de dangers et de l’étude d’impact..................................................16 1.6.3 Équipements abandonnés.......................................................................................................17 1.6.4 Transfert sur un autre emplacement.....................................................................................17 1.6.5 Changement d’exploitant.......................................................................................................17 1.6.6 Cessation d’activité..................................................................................................................17 1.7 Réglementation...............................................................................................................................................18 1.7.1 Réglementation applicable......................................................................................................18 1.7.2 Respect des autres législations et réglementations............................................................19 2 Gestion de l’établissement.....................................................................................................................................20 2.1 Exploitation des installations.........................................................................................................................20 2.1.1 Objectifs généraux....................................................................................................................20 2.1.2 Consignes d’exploitation..........................................................................................................20 2.2 Réserves de produits ou matières consommables........................................................................................20 2.2.1 Réserves de produits................................................................................................................20 2.3 Intégration dans le paysage...........................................................................................................................21 2.3.1 Propreté.......................................................................................................................................21 2.3.2 Esthétique...................................................................................................................................21 2.3.3 Entretien des espaces végétalisés...........................................................................................21 2.4 Danger ou nuisance non prévenu..................................................................................................................21 2.4.1 Danger ou nuisance non prévenu..........................................................................................21 2.5 Incidents ou accidents....................................................................................................................................22 2.5.1 Déclaration et rapport............................................................................................................22 2.6 Programme d’auto surveillance....................................................................................................................22 2.6.1 Principe et objectifs du programme d’auto surveillance..................................................22 2.6.2 Mesures comparatives.............................................................................................................22 2.6.3 Analyse et transmission des résultats de l’auto surveillance............................................23 2.7 Récapitulatif des documents tenus à la disposition de l’inspection...........................................................23 4
2.7.1 Récapitulatif des documents tenus à la disposition de l’inspection...............................23 2.8 Récapitulatif des documents à transmettre à l’inspection..........................................................................24 2.8.1 Récapitulatif des documents à transmettre à l’inspection...............................................24 2.9 Bilans périodiques.........................................................................................................................................25 2.9.1 Bilan environnement annuel...................................................................................................25 2.9.2 Réexamen des prescriptions de l’arrêté d’autorisation et dossier de réexamen..........26 3 - Prévention de la pollution atmosphérique..........................................................................................................27 3.1 Conception des installations..........................................................................................................................27 3.1.1 Dispositions générales..............................................................................................................27 3.1.2 Pollutions accidentelles............................................................................................................28 3.1.3 Odeurs........................................................................................................................................28 3.1.4 Voies de circulation.................................................................................................................28 3.1.5 Émissions diffuses et envols de poussières..........................................................................28 3.2 Conditions de rejet.........................................................................................................................................29 3.2.1 Dispositions générales.............................................................................................................29 3.2.2 Conduits et installations raccordées....................................................................................30 3.2.3 Conditions générales de rejet.................................................................................................32 3.2.4 Système de management environnemental.......................................................................32 3.2.5 Groupes électrogènes - Maintenance...................................................................................33 3.2.6 Respect des valeurs limites et suivi des émissions.............................................................33 3.2.7 Odeurs........................................................................................................................................34 3.2.8 Dispositions particulières applicables en cas d’épisode de pollution de l’air...............34 4 Protection des ressources en eaux et des milieux aquatiques...............................................................................36 4.1 Prélèvements et consommations d’eau.........................................................................................................36 4.1.1 Origine des approvisionnements en eau..............................................................................36 4.1.2 Protection des eaux d'alimentation......................................................................................36 4.2 Collecte des effluents liquides........................................................................................................................37 4.2.1 Dispositions générales.............................................................................................................37 4.2.2 Plan des réseaux.......................................................................................................................37 4.2.3 Entretien et surveillance.........................................................................................................37 4.2.4 Protection des réseaux internes à l’établissement.............................................................37 4.2.5 Isolement avec les milieux......................................................................................................37 4.3 Types d’effluents, leurs ouvrages d’épuration et leurs caractéristiques de rejet au milieu....................38 4.3.1 Identification des effluents....................................................................................................38 4.3.2 Collecte des effluents.............................................................................................................38 4.3.3 Gestion des ouvrages : conception, dysfonctionnement.................................................42 4.3.4 Entretien et conduite des installations de traitement......................................................42 4.3.5 Localisation des points de rejet.............................................................................................43 4.3.6 Conception, aménagement et équipement des ouvrages de rejet................................43 4.4 Caractéristiques générales de l’ensemble des rejets..................................................................................44 4.4.1 Dispositions générales.............................................................................................................44 4.4.2 Rejets dans le milieu naturel ou dans une station d’épuration collective.....................45 4.4.3 Valeurs limites d’émission des eaux domestiques.............................................................45 4.5 Autosurveillance des rejets et prélèvements................................................................................................45 4.5.1 Relevé des prélèvements d’eau.............................................................................................45 4.5.2 Fréquences, et modalités de l’auto surveillance de la qualité des rejets aqueux..........45 4.5.3 Implantation des ouvrages de contrôle des eaux souterraines........................................46 4.5.4 Surveillance de la qualité des eaux souterraines.................................................................46 4.6 Phase travaux..................................................................................................................................................47 4.6.1 Gestion des boues et laitances...............................................................................................47 4.6.2 Gestion des terres excavées....................................................................................................47 5
4.6.3 Dispositions complémentaires durant la phase travaux....................................................48 5 - Déchets produits...................................................................................................................................................49 5.1 Principes de gestion........................................................................................................................................49 5.1.1 Limitation de la production de déchets...............................................................................49 5.1.2 Séparation des déchets...........................................................................................................50 5.1.3 Conception et exploitation des installations d’entreposage internes des déchets.....50 5.1.4 Déchets gérés à l’extérieur de l’établissement....................................................................51 5.1.5 Déchets traités à l’intérieur de l’établissement...................................................................51 5.1.6 Transport....................................................................................................................................51 5.1.7 Autosurveillance des déchets................................................................................................52 6 - Substances et produits chimiques........................................................................................................................53 6.1 Dispositions générales....................................................................................................................................53 6.1.1 Identification des produits......................................................................................................53 6.1.2 Étiquetage des substances et mélanges dangereux...........................................................53 6.2 Substance et produits dangereux pour l’homme et l’environnement.......................................................53 6.2.1 Substances interdites ou restreintes......................................................................................53 6.2.2 Substances extrêmement préoccupantes...........................................................................54 6.2.3 Substances soumises à autorisation.....................................................................................54 6.2.4 Produits biocides - Substances candidates à substitution................................................54 6.2.5 Substances à impacts sur la couche d’ozone (et le climat)..............................................55 7 Prévention des nuisances sonores, des vibrations et des émissions lumineuses.................................................57 7.1 Dispositions générales....................................................................................................................................57 7.1.1 Aménagements.........................................................................................................................57 7.1.2 Véhicules et engins...................................................................................................................59 7.1.3 Appareils de communication.................................................................................................59 7.2 Niveaux acoustiques.......................................................................................................................................59 7.2.1 Valeurs Limites d’émergence.................................................................................................59 7.2.2 Niveaux limites de bruit en limites d’Exploitation.............................................................59 7.2.3 Tonalité marquée.....................................................................................................................60 7.2.4 Mesures périodiques des niveaux sonores............................................................................60 7.3 Vibrations........................................................................................................................................................60 7.3.1 Vibrations...................................................................................................................................60 7.4 Émissions lumineuses.....................................................................................................................................61 7.4.1 Émissions lumineuses.................................................................................................................61 7.5 Phase travaux..................................................................................................................................................61 7.5.1 Prévention des nuisances sonores en phase travaux...........................................................61 8 - Prévention des risques technologiques................................................................................................................63 8.1 Principes directeurs........................................................................................................................................63 8.2 Généralités......................................................................................................................................................63 8.2.1 Localisation des risques...........................................................................................................63 8.2.2 Localisation des stocks de substances et mélanges dangereux......................................63 8.2.3 Propreté de l’installation........................................................................................................63 8.2.4 Contrôle des accès..................................................................................................................63 8.2.5 Circulation dans l’établissement...........................................................................................64 8.2.6 Étude de dangers.....................................................................................................................64 8.3 Dispositions constructives..............................................................................................................................64 8.3.1 Comportement au feu..............................................................................................................64 8.3.2 Intervention des services de secours....................................................................................67 8.3.3 Désenfumage............................................................................................................................69 8.3.4 Éclairage de sécurité.................................................................................................................70 6
8.4 Dispositif de prévention des accidents..........................................................................................................70 8.4.1 Zones susceptibles d'être à l'origine d'une explosion........................................................70 8.4.2 Matériels utilisables en atmosphères explosibles................................................................70 8.4.3 Installations électriques...........................................................................................................71 8.4.4 Ventilation des locaux.............................................................................................................71 8.4.5 Systèmes de détection et extinction automatiques..........................................................71 8.4.6 Groupes électrogènes..............................................................................................................72 8.4.7 Sous stations électriques.........................................................................................................73 8.4.8 Protection contre la foudre....................................................................................................74 8.5 Dispositif de rétention des pollutions accidentelles.....................................................................................75 8.5.1 Organisation de l’établissement.............................................................................................75 8.5.2 Rétentions et confinement....................................................................................................75 8.5.3 Réservoirs...................................................................................................................................78 8.5.4 Règles de gestion des stockages en rétention.....................................................................78 8.5.5 Stockage sur les lieux d’emploi...............................................................................................78 8.5.6 Transports - chargements - déchargements........................................................................79 8.5.7 Élimination des substances ou mélanges dangereux..........................................................79 8.6 Dispositions d’exploitation.............................................................................................................................79 8.6.1 Surveillance de l’installation...................................................................................................79 8.6.2 Travaux.......................................................................................................................................79 8.6.3 Vérification périodique et maintenance des équipements.............................................80 8.6.4 Consignes d'exploitation.........................................................................................................81 8.6.5 Interdiction de feux..................................................................................................................81 8.6.6 Formation du personnel...........................................................................................................81 8.7 Mesures de maîtrise des risques....................................................................................................................82 8.7.1 Liste des mesures de maîtrise des risques.............................................................................82 8.7.2 Gestion des anomalies et défaillances de mesures de maîtrise des risques..................82 8.7.3 Domaine de fonctionnement sur des procédés..................................................................82 8.7.4 Alimentation électrique...........................................................................................................82 8.7.5 Utilités destinées à l’exploitation des installations.............................................................83 8.8 Moyens d’intervention en cas d’accident et organisation des secours......................................................83 8.8.1 Définition générale des moyens.............................................................................................83 8.8.2 Entretien des moyens d’intervention....................................................................................83 8.8.3 Moyens de lutte contre l'incendie.........................................................................................84 8.8.4 Consignes de sécurité..............................................................................................................85 8.8.5 Consignes générales d'intervention.......................................................................................85 8.8.6 Moyens d’intervention en cas de pollution accidentelle...................................................87 8.9 Prévention des accidents liés au vieillissement............................................................................................87 8.10 Remarques importantes...............................................................................................................................87 9 INSTALLATIONS PARTICULIÈRES..............................................................................................................88 9.1 SYSTÈME D’ATTENTE / CHALEUR FATALE......................................................................................88 9.2 Panneaux Photovoltaïques.............................................................................................................................88 10 Système d’échanges de quotas.............................................................................................................................90 10.1 Allocations.....................................................................................................................................................90 10.2 Surveillance des émissions de gaz à effet de serre.....................................................................................90 10.3 Déclaration des émissions au titre du système d’échanges de quotas d’émissions de gaz à effet de serre........................................................................................................................................................................91 10.4 Obligations de restitution............................................................................................................................91 11 Autorisation d’exploiter une installation de production d’électricité.................................................................92 11.1 Approbation..................................................................................................................................................92 7
11.2 Nature de l'autorisation d’exploiter...........................................................................................................92 12 Délais et voies de recours-Publicité-Exécution...................................................................................................93 12.1 Délais et voies de recours.............................................................................................................................93 12.2 Publicité.........................................................................................................................................................93 12.3 Exécution.......................................................................................................................................................94 8
1 - PORTÉE DE L’AUTORISATION ET CONDITIONS GÉNÉRALES 1.1 BÉNÉFICIAIRE ET PORTÉE DE L’AUTORISATION 1.1.1 Exploitant titulaire de l’autorisation La société DATA4 NOZAY SAS, dont le siège social est situé 6 rue de la Trémoille 75008 Paris est autorisée, sous réserve du respect des prescriptions du présent arrêté, à exploiter sur le territoire de la commune de Nozay, situé Route de Villejust 91620 NOZAY (coordonnées Lambert 93 X : 643770 m , Y : 6841097 m), les installations constitutives du projet PAR3 comprenant trois data centers et détaillées dans les articles suivants. La présente autorisation unique tient lieu également : • Absence d’opposition à déclaration d’installations, ouvrages, travaux et activités mentionnés au II de l’article L. 214-3 ou arrêté de prescriptions applicable aux installations, ouvrages, travaux et activités objet de la déclaration ; • Autorisation pour l’émission de gaz à effet de serre en application de l’article L. 229-6 ; • Autorisation d’exploiter une installation de production d’électricité en application de l’article L. 311-1 du code de l’énergie. 1.1.2 Installations non visées par la nomenclature ou soumises à déclaration ou soumises à enregistrement Les prescriptions des arrêtés ministériels de prescriptions générales "enregistrement", pris en application de l’article L 512-7, sont applicables en ce qu’elles ne sont pas contraires aux prescriptions de l’arrêté d’autorisation. Les prescriptions du présent arrêté s'appliquent également aux autres installations ou équipements exploités dans l'établissement, qui, mentionnés ou non dans la nomenclature, sont de nature par leur proximité ou leur connexité avec une installation soumise à autorisation à modifier notablement les dangers ou inconvénients de cette installation, conformément à l’article L.181-1 du code de l’environnement. 9
1.2 NATURE DES INSTALLATIONS 1.2.1 Liste des installations concernées par une rubrique de la nomenclature des installations classées ou par une rubrique de la nomenclature loi sur l’eau Rubrique Régime (*) Libellé de la rubrique (activité) Nature de l’installation Critère de classement Seuil du critère Volume autorisé projet global 3110 A Combustion de combustibles dans des installations d’une puissance thermique nominale totale égale ou supérieure à 50 MW. DC01 : 50 groupes électrogènes Puissance thermique nominale : 322,840 MW DC02 : 25 groupes électrogènes Puissance thermique nominale : 161,420 MW DC03 : 10 groupes électrogènes Puissance thermique nominale : 64,568 MW Bâtiment administratif : 2 groupes électrogènes Puissance thermique nominale : 0,438 MW Puissance thermique 50 MW Fonctionnement simultané de 85 groupes électrogènes de secours à maximum 80 % de charge et de 2 groupes électrogènes de secours du bâtiment administratif à maximum 50 % de charge, soit une puissance totale de : 549,266 MW 1436-1 A Liquides de point éclair compris entre 60°C et 93°C (1) à l’exception des boissons alcoolisées (stockage ou emploi de). La quantité totale susceptible d’être présente dans les installations, y compris dans les cavités souterraines étant : 1. Supérieure ou égale à 1000 t Stockage de HVO 100 biocarburant (masse volumique du HV0 100 0,770 à 0,795 t/m3) : DC01 : 14 Cuves enterrées et 50 Cuves aériennes DC02 : 8 Cuves enterrées et 25 Cuves aériennes DC03 : 4 Cuves enterrées et 10 Cuves aériennes Bâtiment administratif : 2 Cuves enterrée et 2 Cuves aériennes Global : 28 cuves enterrées : 3 124 m3 soit 2 484 t 87 cuves aériennes : 171 m3 soit 136 t Quantité 1 000 tonnes 2 620 t 10
Total : 2 620 t 4734-1.b E Produits pétroliers spécifiques et carburants de substitution : essences et naphtas ; kérosènes ; gazoles ; fioul lourd ; carburants de substitution pour véhicules. 1. Pour les cavités souterraines et les stockages enterrés : c) Supérieure ou égale à 50 t d'essence ou 250 t au total, mais inférieure à 1 000 t au total. Fioul domestique en cuves enterrées en cas de pénurie de HVO 100 DC01 : 13 Cuves enterrées DC02 : 7 Cuves enterrées DC03 : 3 Cuves enterrées Bâtiment administratif : 1 Cuve enterrée Total : 24 cuves enterrées : 2 762 m3 soit 2 348 t Quantité stockée 50 tonnes Soit une quantité maximale de 2 348 t en cuves enterrées. La quantité de fioul domestique stocké en cuves enterrées et en cuves aériennes sera inférieure à 2 500 t sur l’ensemble du Campus de Data centers avec un total de 2 493 t maximum (Cuves enterrées 2 348 t + cuves aériennes 145 t) 1185-2.a DC** Gaz à effet de serre fluorés visés à l’annexe I du règlement (UE) n°517/2014 relatif aux gaz à effet de serre fluorés et abrogeant le règlement (CE) n° 842/2006 ou substances qui appauvrissent la couche d’ozone visées par le règlement (CE) n° 1005/2009 (fabrication, emploi, stockage). 2. Emploi dans des équipements clos en exploitation. a) Équipements frigorifiques ou climatiques (y compris pompe à chaleur) de capacité unitaire supérieure à 2 kg, la quantité cumulée de fluide susceptible d’être présente dans l’installation étant supérieure ou égale à 300 kg. DC01 : 1 200 kg de R32 et 19 200 kg de R-1234ze DC02 : 600 kg de R32 et 9 600 kg de R- 1234ze DC03 : 390 kg de R32 et 3 333 kg de R- 1234ze Bâtiment administratif : 200 kg de R32 Bât d'accueil : 15 kg de R32 Sous-stations : 50 kg de R32 Soit un total de 2 455 kg de R32 et de 32 133 kg de R1234ze Quantité 300 Kg 2 455 kg de R32 et 32 133 kg de R1234ze soit : 34 588 kg de fluide frigorigène 1185-3.2 D Gaz à effet de serre fluorés visés à l’annexe I du règlement (UE) n°517/2014 relatif aux gaz à effet de serre fluorés et abrogeant le règlement (CE) n° 842/2006 ou substances qui Stockage d'Hexafluorure de soufre (SF6) de 1 040 kg Quantité Supérieure à 150 kg Quantité de SF6 : 1 040 kg 11
appauvrissent la couche d’ozone visées par le règlement (CE) n° 1005/2009 (fabrication, emploi, stockage). 3. Stockage de fluides vierges, recyclés ou régénérés, à l'exception du stockage temporaire. 2) Cas de l'hexafluorure de soufre : la quantité de fluide susceptible d'être présente dans l'installation étant supérieure à 150 kg quel que soit le conditionnement. 2925-1 D Accumulateurs (ateliers de charge d') 1. Lorsque la charge produit de l’hydrogène, la puissance maximale de courant utilisable pour cette opération étant supérieure à 50 MW Les batteries utilisées seront de type plomb VRLA DC01 : puissance de courant continu de 6 053 kW DC02 : puissance de courant continu de 2 421 kW DC03 : puissance de courant continu de 1 211 kW Bâtiment administratif : puissance de courant continu de 290 kW Sous-stations : puissance de courant continu de 48 kW Puissance 50 MW Puissance de courant continu utilisable : 10 022,6 kW 4734-2.c DC Produits pétroliers spécifiques et carburants de substitution : essences et naphtas ; kérosènes ; gazoles ; fioul lourd ; carburants de substitution pour véhicules. 2. Pour les autres stockages : c) Supérieure ou égale à 50 t au total, mais inférieure à 100 t d’essence et inférieure à 500 t au total. Fioul domestique en cuves aériennes en cas de pénurie de HVO 100 DC01 : 50 Cuves aériennes DC02 : 25 Cuves aériennes DC03 : 10 Cuves aériennes Bâtiment administratif : 2 Cuves aériennes Total : Quantité stockée 50 tonnes Soit une quantité maximale de 145 t en cuves aériennes La quantité de fioul domestique stocké en cuves enterrées et en cuves aériennes sera inférieure à 2 500 t sur l’ensemble du Campus de Data centers avec un total de 2 493 t maximum (Cuves enterrées 2 348 t + cuves aériennes 145 t) 12
87 cuves aériennes : 171 m3 soit 145 t (*) A (autorisation), E (Enregistrement), D (Déclaration), DC (soumis au contrôle périodique prévu par l’article L 512-11 du CE)** (**) En application de l’article R. 512-55 du code de l’environnement, les installations DC ne sont pas soumises à l'obligation de contrôle périodique lorsqu'elles sont incluses dans un établissement qui comporte au moins une installation soumise au régime de l'autorisation ou de l’enregistrement. Volume autorisé : éléments caractérisant la consistance, le rythme de fonctionnement, le volume des installations ou les capacités maximales autorisées. Au sens de l'article R. 515-61, la rubrique principale est la rubrique 3110 relative aux installations de combustion et les conclusions sur les meilleures techniques disponibles relatives à la rubrique principale sont celles associées au document BREF MCP. Les installations de combustion relèvent des articles L.229-5 et L.229-6 du code de l’environnement pour les quotas d’émission de gaz à effet de serre. Elles relèvent également des articles L. 311-1 et L. 311-5 du code de l’énergie. L’installation est visée par les rubriques de la nomenclature eau suivantes: Rubrique Intitulé Consistance retenue (projet global) Régime Prescriptions générales 1.1.1.0 Sondage, forage, y compris les essais de pompage, création de puits ou d'ouvrage souterrain, non destiné à un usage domestique, exécuté en vue de la recherche ou de la surveillance d'eaux souterraines ou en vue d'effectuer un prélèvement temporaire ou permanent dans les eaux souterraines, y compris dans les nappes d'accompagnement de cours d'eau (D). Pose de piézomètres (PZ1, PZ2, PZ3, PZ4) de 8 mètres de profondeur. Déclaration AM du 11 septembre 2003 NOR:DEVO3201 70A 2.1.5.0 Rejet d'eaux pluviales dans les eaux douces superficielles ou dans le sol ou dans le sous-sol, la surface totale du projet, augmentée de la surface correspondant à la partie du bassin naturel dont les écoulements sont interceptés par le projet, étant : 1° Supérieure ou égale à 20 ha (A) ; 2° Supérieure à 1 ha mais inférieure à 20 ha (D). Exploitation Surface totale du bassin versant : 12,52 ha Déclaration 1.2.2 Situation de l’établissement Les installations autorisées sont situées sur les communes, parcelles et lieux-dits suivants : Commune Section Parcelles Surperficie de la parcelle (m2) Surface occupée par le projet PAR3 (m2) NOZAY AA 10 186390 108866 NOZAY AA 18 7558 1491 NOZAY AA 19 7705 7468 NOZAY AA 20 27910 7374 TOTAL 229563 125199 13
L'emprise au sol du bâtie représente 48 282 m2 Les emprises au sol des bâtiments et zone sont les suivantes : Bâtiment/zone Emprise au sol (m2) Bâtiment d'accueil 202 DC01 25174 DC02 12573 DC03 6271 Bâtiment administratif 1372 Sous-stations électriques 1709 Bâtiment de récupération de chaleur 590 Zone d'entreposage des déchets du campus 198 Zones de stationnement de vélos 194 Le site PAR3 possède 9 parkings (P1 à P9) cumulant 329 places de stationnement. Les parkings sont arborés. 1.2.3 Consistance des installations autorisées Est autorisé, l’exploitation sur le campus PAR3 des diverses installations suivantes : • Trois bâtiments data centers sur deux niveaux (R+1) avec une terrasse technique en toiture : ◦ DC01 comportant 10 salles informatiques ; ◦ DC02 comportant 5 salles informatiques ; ◦ DC03 comportant 2 salles informatiques ; • des équipements techniques, principalement des groupes électrogènes, et des groupes froids : ◦ Les groupes éléctrogènes des bâtiments DC01, DC02 et du bâtiment administratif sont en conteneurs extérieur sur deux niveaux (R+1) tandis que les groupes électrogènes du bâtiment DC03 sont au rez de chaussée de ce bâtiment ; ◦ Les unités de distribution du liquide de refroidissement sont implantées dans les locaux techniques ; • un bâtiment administratif sur trois niveaux (R+2) possédant une terrasse technique équipée de panneaux photovoltaïques ; • un bâtiment abritant deux sous-stations électriques sur deux niveaux (sous-sol et rez-de- chaussée) ; • un bâtiment de récupération de chaleur sur un seul niveau ; • des espaces de stationnement, de circulation, de livraisons et de dépotage ; • des espaces verts ; • des zones de stationnement de vélos ; • une zone d'entreposage des déchets du campus. Les installations fonctionnent 24h/24 et 7j/7, 365 j/an. Le personnel administratif est présent sur site pendant les heures classiques de bureau (9h00 - 17h00), du lundi au vendredi, hors jours fériés. L’équipe en charge de l'exploitation et maintenance est en permanence présente sur le site. Le service de sécurité est en permanence présent sur le site. 14
1.2.4 Statut de l’établissement L’établissement n’est ni seuil haut, ni seuil bas, tant par dépassement direct d’un seuil tel que défini au point I de l’article R. 511-11 du code de l’environnement, que par règle de cumul en application du point II de ce même article. 1.3 CONFORMITÉ AU DOSSIER DE DEMANDE D'AUTORISATION Les aménagements, installations ouvrages et travaux et leurs annexes, objet du présent arrêté, sont disposées, aménagées et exploitées conformément aux plans et données techniques contenus dans les différents dossiers déposés par l'exploitant. En tout état de cause, elles respectent par ailleurs les dispositions du présent arrêté et les réglementations autres en vigueur. 1.4 DURÉE DE L’AUTORISATION 1.4.1 Durée de l’autorisation et caducité L'arrêté d'autorisation cesse de produire effet lorsque l’installation n'a pas été mise en service ou réalisée avant le 1er janvier 2031, sauf cas de force majeure ou de demande justifiée et acceptée de prorogation de délai conformément à l’article R.181-48 du code de l’environnement. 1.5 PÉRIMÈTRE D’ÉLOIGNEMENT 1.5.1 Définition des zones de protection L’analyse des risques menée lors de l’étude de danger met en évidence que tous les phénomènes dangereux susceptibles de se produire sur site présentent des niveaux de risques acceptables en termes d’intensité et de probabilité. Aucun phénomène dangereux n’est susceptible de générer des effets à l’extérieur du site. Les risques sont maîtrisés, les mesures prises pour limiter l’impact du site sur l’environnement et pour pallier les incidents susceptibles de se produire sont suffisantes. Ainsi aucune zone de protection n’est définie. 1.6 MODIFICATIONS ET CESSATION D’ACTIVITÉ 1.6.1 Modification du champ de l’autorisation En application des articles L.181-14 et R.181-45 du code de l’environnement, le bénéficiaire de l'autorisation peut demander une adaptation des prescriptions imposées par l'arrêté. Le silence gardé sur cette demande pendant plus de deux mois à compter de l'accusé de réception délivré par le préfet vaut décision implicite de rejet. Toute modification substantielle des activités, installations, ouvrages ou travaux qui relèvent de l'autorisation est soumise à la délivrance d'une nouvelle autorisation, qu'elle intervienne avant la réalisation du projet ou lors de sa mise en œuvre ou de son exploitation. Toute autre modification notable apportée au projet doit être portée à la connaissance du préfet, avant sa réalisation, par le bénéficiaire de l'autorisation avec tous les éléments d'appréciation. S'il y a lieu, le préfet fixe des prescriptions complémentaires ou adapte l'autorisation dans les formes prévues à l'article R.181-45. 15
1.6.2 Mise à jour de l’étude de dangers et de l’étude d’impact Les études d’impact et de dangers sont actualisées à l'occasion de toute modification substantielle telle que prévue à l’article R.181-46 du code de l’environnement. Ces compléments sont systématiquement communiqués au Préfet qui pourra demander une analyse critique d'éléments du dossier justifiant des vérifications particulières, effectuée par un organisme extérieur expert dont le choix est soumis à son approbation. Tous les frais engagés à cette occasion sont supportés par l’exploitant. A l’occasion d’une modification substantielle, l’exploitant procède par ailleurs au recensement des substances, préparations ou mélanges dangereux susceptibles d'être présents dans ses installations conformément aux dispositions de l’article R.515-86 du code de l’environnement. 1.6.3 Équipements abandonnés Les équipements abandonnés ne doivent pas être maintenus dans les installations. Toutefois, lorsque leur enlèvement est incompatible avec les conditions immédiates d'exploitation, des dispositions matérielles interdiront leur réutilisation afin de garantir leur mise en sécurité et la prévention des accidents. 1.6.4 Transfert sur un autre emplacement Tout transfert sur un autre emplacement des installations visées sous l'article 1.2 du présent arrêté nécessite une nouvelle demande d'autorisation ou d’enregistrement ou déclaration. 1.6.5 Changement d’exploitant En application des articles L.181-15 et R.181-47 du code de l'environnement, lorsque le bénéfice de l’autorisation est transféré à une autre personne, le nouveau bénéficiaire en fait la déclara- tion au préfet dans les trois mois qui suivent ce transfert. 1.6.6 Cessation d’activité Sans préjudice des mesures de l’article R. 512-74 du Code de l’environnement, pour l’application des articles R. 512-39-1 à R. 512-39-5, l’usage à prendre en compte est le suivant : usage industriel. Lorsqu’une installation classée est mise à l'arrêt définitif, l'exploitant notifie au préfet la date de cet arrêt trois mois au moins avant celui-ci ainsi que la liste des terrains concernés. La notification prévue ci-dessus ainsi que les modalités de cessation d’activité et de remise en état suivent les articles R. 512-39-1 et suivants du Code de l’environnement. En outre, l'exploitant place le site de l'installation dans un état tel qu'il ne puisse porter atteinte aux intérêts mentionnés à l'article L. 511-1 et qu'il permette un usage futur du site déterminé selon le(s) usage(s) prévu(s) au premier alinéa du présent article ou conformément à l’article R. 512-39-2 du Code de l’environnement. La notification comporte en outre une évaluation de l'état de pollution du sol et des eaux souterraines par les substances ou mélanges dangereux pertinents mentionnés à l'article 3 du règlement (CE) n°1272/2008 du 16 décembre 2008 modifié relatif à la classification, à l'étiquetage et à l'emballage des substances et des mélanges. Cette évaluation est fournie même si l’arrêt ne libère pas du terrain susceptible d'être affecté à un nouvel usage. En cas de pollution significative du sol et des eaux souterraines, par des substances ou mélanges mentionnés à l’alinéa ci-dessus, intervenue depuis l’établissement du rapport de base mentionné au 3° du I de l'article R. 515-59, l'exploitant propose également dans sa notification les mesures permettant la remise du site dans l'état prévu à l’alinéa ci-dessous. 16
En tenant compte de la faisabilité technique des mesures envisagées, l'exploitant remet le site dans un état au moins similaire à celui décrit dans le rapport de base. 1.7 RÉGLEMENTATION 1.7.1 Réglementation applicable Sans préjudice de la réglementation en vigueur, sont notamment applicables à l'établissement les prescriptions qui le concernent des textes cités ci-dessous (liste non exhaustive): - Arrêté du 02/02/98 relatif aux prélèvements et à la consommation d'eau ainsi qu'aux émissions de toute nature des installations classées pour la protection de l'environnement soumises à autorisation - Arrêté du 04/10/10 modifié relatif à la prévention des risques accidentels au sein des installations classées pour la protection de l’environnement soumises à autorisation - Arrêté du 26 juin 2023 portant modalités d'agrément des laboratoires effectuant des analyses dans le domaine de l'eau et des milieux aquatiques au titre du code de l'environnement - Arrêté du 31/05/2021 fixant le contenu des registres déchets, terres excavées et sédiments mentionnés aux articles R. 541-43 et R. 541-43-1 du code de l'environnement -Arrêté du 21/12/2021 définissant le contenu des déclarations au système de gestion électronique des bordereaux de suivi de déchets énoncés à l'article R. 541-45 du code de l'environnement - Arrêté du 23/01/97 relatif à la limitation des bruits émis dans l'environnement par les installations classées pour la protection de l'environnement - Arrêté du 31/01/08 modifié relatif au registre et à la déclaration annuelle des émissions et des transferts de polluants et des déchets - Arrêté du 11/03/10 portant modalités d'agrément des laboratoires ou des organismes pour certains types de prélèvements et d'analyses à l'émission des substances dans l'atmosphère - Arrêté du 3/08/18 relatif aux installations de combustion d’une puissance thermique nominale totale inférieure ou égale à 50 MW soumises à autorisation au titre de la rubrique 3110 - Arrêté du 29/05/00 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations classées pour la protection de l’environnement soumises à déclaration sous la rubrique n° 2925 “ateliers de charge d’accumulateurs” - Arrêté du 18/04/08 relatif aux réservoirs enterrés de liquides inflammables ou combustibles et à leurs équipements annexes exploités au sein d'une installation classée soumise à autorisation, à enregistrement ou à déclaration au titre de l'une ou plusieurs des rubriques nos 1436, 4330, 4331, 4722, 4734, 4742, 4743, 4744, 4746, 4747 ou 4748, ou pour le pétrole brut au titre de l'une ou plusieurs des rubriques nos 4510 ou 4511 de la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement - Arrêté du 01/06/2015 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations relevant de l’enregistrement au titre de l’une au moins des rubriques 4331 ou 4734 de la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement - Arrêté du 04/08/14 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations classées pour la protection de l'environnement soumises à déclaration sous la rubrique n° 1185 - Arrêté du 11 septembre 2003 fixant les prescriptions générales applicables aux sondage, forage, création de puits ou d'ouvrage souterrain soumis à déclaration (rubrique 1.1.1.0) 1.7.2 Respect des autres législations et réglementations Les dispositions de cet arrêté préfectoral sont prises sans préjudice : 17
• des autres législations et réglementations applicables, et notamment le code minier, le code civil, le code de l’urbanisme, le code du travail et le code général des collectivités territoriales, la réglementation sur les équipements sous pression, • des schémas, plans et autres documents d'orientation et de planification approuvés. Les droits des tiers sont et demeurent expressément réservés. La présente autorisation ne vaut pas permis de construire. 18
2 GESTION DE L’ÉTABLISSEMENT 2.1 EXPLOITATION DES INSTALLATIONS 2.1.1 Objectifs généraux L'exploitant prend toutes les dispositions nécessaires dans la conception l'aménagement, l'entretien et l'exploitation des installations pour : - limiter le prélèvement et la consommation d’eau aux besoins nécessaires de l’activité ; - limiter la consommation électrique en suivant régulièrement le facteur PUE défini dans la norme NF EN 50 600 ; le PUE global est maintenu inférieur à 1,4 sur l'année ; - limiter la consommation en carburant ; - limiter les émissions de polluants dans l'environnement ; - installer les équipements nécessaires pour un éventuel raccordement à un réseau de chaleur ; - optimiser le refroidissement des salles serveurs ; - respecter les valeurs limites d'émissions pour les substances polluantes définies ci-après ; - la gestion des effluents et déchets en fonction de leurs caractéristiques, ainsi que la réduction des quantités rejetées ; - limiter le différentiel entre volume d’eau prélevé et volume d’eau rejeté ; - prévenir en toutes circonstances, l'émission, la dissémination ou le déversement, chroniques ou accidentels, directs ou indirects, de matières ou substances qui peuvent présenter des dangers ou inconvénients pour la commodité de voisinage, pour la santé, la sécurité, la salubrité publique, pour l'agriculture, pour la protection de la nature, de l'environnement et des paysages, pour l’utilisation rationnelle de l’énergie ainsi que pour la conservation des sites et des monuments ainsi que des éléments du patrimoine archéologique. 2.1.2 Consignes d’exploitation L’exploitant établit des consignes d’exploitation pour l’ensemble des installations comportant explicitement les vérifications à effectuer, en conditions d’exploitation normale, en périodes de démarrage, de dysfonctionnement ou d’arrêt momentané de façon à permettre en toutes circonstances le respect des dispositions du présent arrêté. L’exploitation se fait sous la surveillance de personnes nommément désignées par l’exploitant et ayant une connaissance des dangers des produits stockés ou utilisés dans l’installation. 2.2 RÉSERVES DE PRODUITS OU MATIÈRES CONSOMMABLES 2.2.1 Réserves de produits L'établissement dispose de réserves suffisantes de produits ou matières consommables utilisés de manière courante ou occasionnelle pour assurer la protection de l'environnement tels que manches de filtre, produits de neutralisation, liquides inhibiteurs, produits absorbants… 2.3 INTÉGRATION DANS LE PAYSAGE 2.3.1 Propreté L'exploitant prend les dispositions appropriées qui permettent d'intégrer l'installation dans le paysage. L'ensemble des installations est maintenu propre et entretenu en permanence. L’exploitant prend les mesures nécessaires afin d’éviter la dispersion sur les voies publiques et les zones environnantes de poussières, papiers, boues, déchets, … 19
Des dispositifs d’arrosage, de lavage de roues, … sont mis en place en tant que de besoin, notamment pendant le chantier de construction. 2.3.2 Esthétique Les abords de l'installation, placés sous le contrôle de l'exploitant sont aménagés et maintenus en bon état de propreté (peinture, poussières, envols...). Les émissaires de rejet et leur périphérie font l'objet d'un soin particulier (plantations, engazonnement,...). L'exploitant étudie et renforce les aménagements paysagers futurs en périphérie du site, de manière à garantir la meilleure intégration possible. Il transmet, dès réalisation, l’étude à l’inspection des installations classées. La teinte des cheminées est prévue pour la meilleure intégration paysagère des cheminées. 2.3.3 Entretien des espaces végétalisés L'exploitant est tenu d'entretenir les plantations mises en place dans les ouvrages de gestion des eaux pluviales et des espaces verts, ou de les remplacer en cas de dépérissement. L'emploi de produits désherbants chimiques et de produits phytosanitaires est proscrit. Les travaux d'entretien des espaces verts sont réalisés préférentiellement par désherbage thermique ou mécanique. Dans le cas de développement d'espèces végétales exotiques envahissantes dans les espaces végétalisés, l'exploitant du site doit prendre sans délai les mesures pour éradiquer les plants en prenant soin de ne pas disperser les débris de végétaux dans le milieu naturel en faisant appel à une entreprise spécialisée. Le protocole de lutte contre les espèces végétales exotiques envahissantes doit figurer dans un plan de gestion des espaces verts. Le matériel et les engins employés pour la lutte des spécimens doivent être nettoyés sur des aires mises en place à cet effet avant de quitter le site des travaux d’entretien. La liste des espèces figure en annexes de l’arrêté ministériel du 14 février 2018 modifié relatif à la prévention de l'introduction et de la propagation des espèces végétales exotiques envahissantes sur le territoire métropolitain. 2.4 DANGER OU NUISANCE NON PRÉVENU 2.4.1 Danger ou nuisance non prévenu Tout danger ou nuisance non susceptible d’être prévenu par les prescriptions du présent arrêté est immédiatement porté à la connaissance du Préfet par l’exploitant. 2.5 INCIDENTS OU ACCIDENTS 2.5.1 Déclaration et rapport L'exploitant est tenu à déclarer dans les meilleurs délais à l'inspection des installations classées les accidents ou incidents survenus du fait du fonctionnement de son installation qui sont de nature à porter atteinte aux intérêts mentionnés à l'article L.551-1 du code de l'environnement. Un rapport d'accident ou, sur demande de l'inspection des installations classées, un rapport d'incident est transmis par l'exploitant au préfet et à l'inspection des installations classées. Il précise, notamment, les circonstances et les causes de l'accident ou de l'incident, les substances dangereuses en cause, s'il y a lieu, les effets sur les personnes et l'environnement, les mesures d'urgence prises, les mesures prises ou envisagées pour éviter un accident ou un incident similaire et pour en pallier les effets à moyen ou à long terme. Si une enquête plus approfondie révèle des éléments nouveaux modifiant ou complétant ces informations ou les conclusions qui en ont été tirées, l'exploitant est tenu de mettre à jour les informations fournies et de transmettre ces mises à jour au préfet ainsi qu'à l'inspection des installations classées. 20
Ce rapport est transmis sous 15 jours à l'inspection des installations classées. 2.6 PROGRAMME D’AUTO SURVEILLANCE 2.6.1 Principe et objectifs du programme d’auto surveillance Afin de maîtriser les émissions de ses installations et de suivre leurs effets sur l’environnement, l’exploitant définit et met en œuvre sous sa responsabilité un programme de surveillance de ses émissions et de leurs effets dit programme d’auto surveillance. L’exploitant adapte et actualise la nature et la fréquence de cette surveillance pour tenir compte des évolutions de ses installations, de leurs performances par rapport aux obligations réglementaires, et de leurs effets sur l’environnement L’exploitant décrit dans un document tenu à la disposition de l’inspection des installations classées les modalités de mesures et de mise en œuvre de son programme de surveillance, y compris les modalités de transmission à l’inspection des installations classées. Les articles suivants définissent le contenu minimum de ce programme en termes de nature de mesure, de paramètres et de fréquence pour les différentes émissions et pour la surveillance des effets sur l’environnement, ainsi que de fréquence de transmission des données d’auto surveillance. 2.6.2 Mesures comparatives Outre les mesures auxquelles il procède sous sa responsabilité, afin de s'assurer du bon fonctionnement des dispositifs de mesure et des matériels d'analyse ainsi que de la représentativité des valeurs mesurées (absence de dérive), l'exploitant fait procéder à des mesures comparatives, selon des procédures normalisées lorsqu’elles existent, par un organisme extérieur différent de l’entité qui réalise habituellement les opérations de mesure du programme d’auto surveillance. Celui-ci doit être accrédité ou agréé par le ministère chargé de l’inspection des installations classées pour les paramètres considérés. Ces mesures sont réalisées sans préjudice des mesures de contrôle réalisées par l’inspection des installations classées en application des dispositions des articles L. 514-5 et L. 514-8 du code de l’environnement. Conformément à ces articles, l'inspection des installations classées peut, à tout moment, réaliser ou faire réaliser des prélèvements d'effluents liquides ou gazeux, de déchets ou de sol et des mesures de niveaux sonores. Les frais de prélèvement et d'analyse sont à la charge de l'exploitant. Les contrôles inopinés exécutés à la demande de l'inspection des installations classées peuvent, avec l'accord de cette dernière, se substituer aux mesures comparatives. 2.6.3 Analyse et transmission des résultats de l’auto surveillance L’exploitant suit les résultats des mesures qu’il réalise notamment celles de son programme d’auto surveillance, les analyse et les interprète. Il prend le cas échéant les actions correctives appropriées lorsque des résultats font présager des risques ou inconvénients pour l’environnement ou d’écart par rapport au respect des valeurs réglementaires relatives aux émissions de ses installations ou de leurs effets sur l’environnement. En particulier, lorsque la surveillance environnementale sur les eaux souterraines ou les sols fait apparaître une dérive par rapport à l’état initial de l’environnement, soit réalisé en application de l’article R 512-8 II 1° du code de l’environnement, soit reconstitué aux fins d’interprétation des résultats de surveillance, l’exploitant met en œuvre les actions de réduction complémentaires des émissions appropriées et met en œuvre, le cas échéant, un plan de gestion visant à rétablir la compatibilité entre les milieux impactés et leurs usages. Il informe le préfet et l’inspection des installations classées du résultat de ses investigations et, le cas échéant, des mesures prises ou envisagées. 21
Sans préjudice des dispositions de l’article R. 512-69 du code de l’environnement et conformément au chapitre 10.2 l‘exploitant établit avant la fin de chaque mois calendaire un rapport de synthèse relatif aux résultats des mesures et analyses du mois précédent. Ce rapport traite au minimum de l’interprétation des résultats de la période considérée (en particulier cause et ampleur des écarts), des mesures comparatives mentionnées au 2.6.2, des modifications éventuelles du programme d’auto surveillance et des actions correctives mises en œuvre ou prévues (sur l’outil de production, de traitement des effluents, la maintenance…) ainsi que de leur efficacité. Il est tenu à la disposition permanente de l’inspection des installations classées pendant une durée de 10 ans. Le premier contrôle est effectué quatre mois au plus tard après la mise en service du premier datacenter. Tous les résultats de la surveillance sont enregistrés. Les résultats de l’auto surveillance des prélèvements et des émissions, sauf impossibilité technique, sont transmis par l’exploitant par le biais du site Internet appelé GIDAF (Gestion Informatisée des Données d’Auto surveillance Fréquentes). 2.7 RÉCAPITULATIF DES DOCUMENTS TENUS À LA DISPOSITION DE L’INSPECTION 2.7.1 Récapitulatif des documents tenus à la disposition de l’inspection L'exploitant établit et tient à jour un dossier comportant les documents suivants : - le dossier de demande d'autorisation initial, - les plans tenus à jour, - les récépissés de déclaration et les prescriptions générales, en cas d'installations soumises à déclaration non couvertes par un arrêté d'autorisation, - les arrêtés préfectoraux associés aux enregistrements et les prescriptions générales ministérielles, en cas d'installations soumises à enregistrement non couvertes par un arrêté d'autorisation, - les arrêtés préfectoraux relatifs aux installations soumises à autorisation, pris en application de la législation relative aux installations classées pour la protection de l’environnement, - tous les documents, enregistrements, résultats de vérification et registres répertoriés dans le présent arrêté ; ces documents peuvent être informatisés, mais dans ce cas des dispositions doivent être prises pour la sauvegarde des données. Ces documents sont tenus à la disposition de l’inspection des installations classées sur le site durant 5 années au minimum. Ce dossier est tenu en permanence à la disposition de l’inspection des installations classées sur le site. 2.8 RÉCAPITULATIF DES DOCUMENTS À TRANSMETTRE À L’INSPECTION 2.8.1 Récapitulatif des documents à transmettre à l’inspection L’exploitant transmet à l’inspection les documents suivants : Articles Documents à transmettre Périodicités / échéances ARTICLE 1.6.1 Modification des installations Avant la réalisation de la modification. ARTICLE 1.6.5 Changement d’exploitant 3 mois suivant le changement 22
ARTICLE 1.6.6 Cessation d’activité 3 mois avant la date de cessation d’activité ARTICLE 2.5.1 Déclaration des accidents et incidents Ce rapport est transmis sous 15 jours à l'inspection des installations classées ARTICLE 2.6.3 Résultats d’autosurveillance Par télédéclaration via la plateforme GIDAF. ARTICLES 2.9.1 +5.1.7.2 Bilans et rapports annuels Déclaration annuelle des émissions Annuelle (GEREP : site de télédéclaration). ARTICLE 2.9.2 Réexamen IED Dans un délai de 12 mois à compter de la publication au Journal Officiel de l’Union Européenne des décisions concernant les conclusions sur les meilleures techniques disponibles relatives à la rubrique principale ARTICLES 3.2.2 Relevé fonctionnement groupes électrogènes Tenu à la disposition de l’inspection ARTICLES 3.2.2 Étude de l'optimisation du protocole de maintenance 6 mois après la mise en service de chaque bâtiment ARTICLES 3.2.2 Coordination des essais entre PAR1, PAR2 et PAR3 Un mois après la signature de l'arrêté préfectoral d'autorisation ARTICLES 3.2.2 Coordination des tests avec les autres acteurs du secteur 6 mois après la signature de l'arrêté préfectoral ARTICLE 3.2.4 Système de management environnemental Tenu à la disposition de l’inspection ARTICLE 3.2.5 Plan de gestion des émissions Tenu à la disposition de l’inspection ARTICLE 3.2.6 Suivi des rejets gazeux 1er contrôle dans les 6 mois suivant la mise en service de chaque bâtiment sur 20 % des groupes électrogènes (GE) puis tous les ans sur 20 % des GE par rotation ARTICLE 3.2.6 Calendrier des campagnes de mesure AirParif Un mois suivant la signature de l'arrêté préfectoral et au plus tard six mois avant le début de chaque chantier ARTICLE 4.1.1 et 4.5.1 Relevé consommation eau Tenu à la disposition de l’inspection ARTICLE 4.2.2 Plan des réseaux Tenu à la disposition de l’inspection ARTICLE 4.3.4 Registre incident sur les installations de traitement des eaux Tenu à la disposition de l’inspection ARTICLE 4.5.2 Rapport annuel de surveillance de la qualité des rejets aqueux 1 fois par an (avant le 1er mars de l’année qui suit l’année du bilan) ARTICLE 4.5.4 Rapport de surveillance de la qualité des eaux souterraines Contrôles semestriels ARTICLES 5.1.6 et 5.1.7 Registres déchets Tenu à la disposition de l’inspection ARTICLES 6.1.1, 6.2.2 et 6.2.4 Inventaires produits chimiques et FDS Tenus à la disposition de l’inspection ARTICLE 7.1.1 Étude des équipements et dispositifs d'atténuation acoustique Au minimum tous les cinq ans et préalablement à la mise en service de chaque nouveau bâtiment ou phase d'extension du site ARTICLES Mesures bruit 6 mois après la mise en service de chaque 23
7.1.1 et 7.2.4 bâtiment de type datacenter puis tous les ans Tenu à la disposition de l’inspection ARTICLES 8.2.1 et 8.8.5.1 Plan des zones à risques Tenu à la disposition de l’inspection ARTICLE 8.4.3 Vérification électrique Vérification Annuelle Tenu à la disposition de l’inspection ARTICLE 8.4.5 Liste détecteurs Tenu à la disposition de l’inspection ARTICLE 8.4.8 Foudre ARF et ETF Tenues à la disposition de l’inspection ARTICLE 8.6.3 Vérification équipements de sécurité Tenues à la disposition de l’inspection ARTICLE 8.7.1 Listes MMR Tenues à la disposition de l’inspection ARTICLE 8.8.2 Registre de maintenance des moyens d’intervention incendie Tenues à la disposition de l’inspection ARTICLE 8.8.6 Plan d’intervention en cas de pollution Tenues à la disposition de l’inspection ARTICLE 9.1 étude du raccordement du collège au réseau de chaleur Au maximum 3 ans après la signature de l'arrêté préfectoral ARTICLE 10 Demande Quotas CO2 20j suivant la publication de l’AP ARTICLE 10.4 Déclaration Quotas Annuelle avant le 28 février 2.9 BILANS PÉRIODIQUES 2.9.1 Bilan environnement annuel L'exploitant adresse au Préfet, au plus tard le 1er avril de chaque année, un bilan annuel portant sur l’année précédente : - des utilisations d'eau ; le bilan fait apparaître éventuellement les économies réalisées. - de la masse annuelle des émissions de polluants, suivant un format fixé par le ministre chargé des installations classées. La masse émise est la masse du polluant considéré émise sur l’ensemble du site de manière chronique ou accidentelle, canalisée ou diffuse dans l'air, l'eau, et les sols, quel qu'en soit le cheminement, ainsi que dans les déchets éliminés à l'extérieur de l'établissement. L'exploitant transmet dans le même délai par voie électronique à l'inspection des installations classées une copie de cette déclaration suivant un format fixé par le ministre chargé de l'inspection des installations classées. 2.9.2 Réexamen des prescriptions de l’arrêté d’autorisation et dossier de réexamen Les prescriptions de l'arrêté d’autorisation des installations sont réexaminées conformément aux dispositions de l’article L 515-28 et des articles R.515-70 à R.515-73 du code de l’environnement. En vue de ce réexamen, l'exploitant adresse au préfet les informations nécessaires, mentionnées à l’article L. 515-29 du code de l'environnement, sous la forme d’un dossier de réexamen, dont le contenu est fixé à l’article R 515-72, dans les douze mois qui suivent la date de publication des décisions concernant les conclusions sur les meilleures techniques disponibles relatives à la rubrique principale visée à l'article 1.2.1 du présent arrêté. 24
3 - PRÉVENTION DE LA POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE 3.1 CONCEPTION DES INSTALLATIONS 3.1.1 Dispositions générales L’exploitant prend toutes les dispositions nécessaires dans la conception, l’exploitation et l’entretien des installations de manière à limiter les émissions à l’atmosphère, y compris diffuses, notamment par la mise en œuvre de technologies propres, le développement de techniques de valorisation, la collecte sélective et le traitement des effluents en fonction de leurs caractéristiques et la réduction des quantités rejetées en optimisant notamment l’efficacité énergétique. Sauf autorisation explicite, la dilution des effluents est interdite. En aucun cas elle ne doit constituer un moyen de respecter les valeurs limites Les installations de traitement devront être conçues, exploitées et entretenues de manière à réduire à leur minimum les durées d’indisponibilité pendant lesquelles elles ne pourront assurer pleinement leur fonction. Les installations de traitement d’effluents gazeux doivent être conçues, exploitées et entretenues de manière : - à faire face aux variations de débit, température et composition des effluents, - à réduire au minimum leur durée de dysfonctionnement et d’indisponibilité. Les procédés de traitement non susceptibles de conduire à un transfert de pollution doivent être privilégiés pour l'épuration des effluents. Les installations de traitement sont correctement entretenues. Les principaux paramètres permettant de s'assurer de leur bonne marche sont mesurés périodiquement et si besoin en continu avec asservissement à une alarme. Les résultats de ces mesures sont portés sur un registre éventuellement informatisé et tenus à la disposition de l'inspection des installations classées. Si une indisponibilité est susceptible de conduire à un dépassement des valeurs limites imposées, l’exploitant devra prendre les dispositions nécessaires pour réduire la pollution émise en réduisant ou en arrêtant les installations concernées. Les consignes d’exploitation de l’ensemble des installations comportent explicitement les contrôles à effectuer, en marche normale et à la suite d’un arrêt pour travaux de modification ou d’entretien, de façon à permettre en toute circonstance le respect des dispositions du présent arrêté. Le brûlage à l’air libre est interdit à l’exclusion des essais incendie. Dans ce cas, les produits brûlés sont identifiés en qualité et quantité. 25
3.1.2 Pollutions accidentelles Les dispositions appropriées sont prises pour réduire la probabilité des émissions accidentelles et pour que les rejets correspondants ne présentent pas de dangers pour la santé et la sécurité publique. Les incidents ayant entraîné des rejets dans l’air non conforme ainsi que les causes de ces incidents et les remèdes apportés sont consignés dans un registre. 3.1.3 Odeurs Les dispositions nécessaires sont prises pour que l’établissement ne soit pas à l’origine de gaz odorants, susceptibles d’incommoder le voisinage, de nuire à la santé ou à la sécurité publique. Les dispositions nécessaires sont prises pour éviter en toute circonstance l’apparition de conditions d’anaérobie dans des bassins de stockage ou de traitement ou dans des canaux à ciel ouvert. Les bassins, canaux, stockage et traitement des boues susceptibles d’émettre des odeurs sont couverts autant que possible et si besoin ventilés. L'inspection des installations classées peut demander la réalisation d'une campagne d'évaluation de l'impact olfactif de l'installation afin de permettre une meilleure prévention des nuisances. 3.1.4 Voies de circulation Sans préjudice des règlements d’urbanisme, l’exploitant prend les dispositions nécessaires pour prévenir les envols de poussières et de matières diverses : • les voies de circulation et aires de stationnement des véhicules sont aménagées (formes de pente, revêtement, etc.), et convenablement nettoyées, • Les véhicules sortant de l’installation n’entraînent pas de dépôt de poussière ou de boue sur les voies de circulation. Pour cela des dispositions telles que le lavage des roues des véhicules doivent être prévues en cas de besoin, • les surfaces où cela est possible sont engazonnées, • des écrans de végétation sont mis en place le cas échéant. Des dispositions équivalentes peuvent être prises en lieu et place de celles-ci. 3.1.5 Émissions diffuses et envols de poussières En particulier pendant les phases de travaux, les stockages de produits pulvérulents sont confinés (récipients, silos, bâtiments fermés) et les installations de manipulation, transvasement, transport de produits pulvérulents sont, sauf impossibilité technique démontrée, munies de dispositifs de capotage et d’aspiration permettant de réduire les envols de poussières. Le stockage des autres produits en vrac est réalisé dans la mesure du possible dans des espaces fermés. À défaut, des dispositions particulières tant au niveau de la conception et de la construction (implantation en fonction du vent…) que de l’exploitation sont mises en œuvre. Lorsque les stockages se font à l’air libre, il peut être nécessaire de prévoir l’humidification du stockage ou la pulvérisation d’additifs pour limiter les envols par temps sec. 3.2 CONDITIONS DE REJET 3.2.1 Dispositions générales Les poussières, gaz polluants ou odeurs sont, dans la mesure du possible, captés à la source et canalisés, sans préjudice des règles relatives à l’hygiène et à la sécurité des travailleurs. 26
Les points de rejet dans le milieu naturel doivent être en nombre aussi réduit que possible. Tout rejet non prévu au présent chapitre ou non conforme à ses dispositions est interdit. La dilution des rejets atmosphériques est interdite. Les ouvrages de rejet doivent permettre une bonne diffusion dans le milieu récepteur. Les rejets à l’atmosphère sont, dans toute la mesure du possible, collectés et évacués, après traitement éventuel, par l’intermédiaire de cheminées pour permettre une bonne diffusion des rejets. L’emplacement de ces conduits est tel qu’il ne peut y avoir à aucun moment siphonnage des effluents rejetés dans les conduits ou prises d’air avoisinant. La forme des conduits, notamment dans leur partie la plus proche du débouché à l’atmosphère, est conçue de façon à favoriser au maximum l’ascension des gaz dans l’atmosphère. La partie terminale de la cheminée peut comporter un convergent réalisé suivant les règles de l’art lorsque la vitesse d’éjection est plus élevée que la vitesse choisie pour les gaz dans la cheminée. Les contours des conduits ne présentent pas de point anguleux et la variation de la section des conduits au voisinage du débouché est continue et lente. Les poussières, gaz polluants ou odeurs sont, dans la mesure du possible, captés à la source et canalisés, sans préjudice des règles relatives à l’hygiène et à la sécurité des travailleurs. Les conduits d’évacuation des effluents atmosphériques nécessitant un suivi, dont les points de rejet sont repris ci-après, doivent être aménagés (plate-forme de mesure, orifices, fluides de fonctionnement, emplacement des appareils, longueur droite pour la mesure des particules) de manière à permettre des mesures représentatives des émissions de polluants à l’atmosphère. En particulier les dispositions des normes NF 44-052 et EN 13284-1, ou toute autre norme européenne ou internationale équivalente en vigueur à la date d’application du présent arrêté, sont respectées. Ces points doivent être aménagés de manière à être aisément accessibles et permettre des interventions en toute sécurité. Toutes les dispositions doivent également être prises pour faciliter l’intervention d’organismes extérieurs à la demande de l’inspection des installations classées. Les principaux paramètres permettant de s'assurer de la bonne marche des installations de traitement doivent être contrôlés périodiquement ou en continu avec asservissement à une alarme. Les résultats de ces contrôles sont portés sur un registre, éventuellement informatisé, tenu à la disposition de l'inspection des installations classées. Les incidents ayant entraîné le fonctionnement d’une alarme et/ou l’arrêt des installations ainsi que les causes de ces incidents et les remèdes apportés sont également consignés dans un registre. 27
3.2.2 Conduits et installations raccordées Bâtiment Nombre de conduits Nombre de cheminées Installations raccordées Puissance ou capacité Combustible Autres caractéristiques DC01 50 13 Groupes électrogènes de secours (50 groupes) 50 Groupes de secours dédiés au Process pouvant fonctionner simultanément à 80 % de charge maximum 50×0,8×8,071 MWth unitaires HVO en priorité Fioul domestique en cas de pénurie de HVO Alimentation par les cuves enterrées et les cuves aériennes journalières Volume nécessaire à l’alimentation du groupe électrogène (2 m³) DC02 25 7 Groupes électrogènes de secours (25 groupes) 25 Groupes de secours dédiés au Process pouvant fonctionner simultanément à 80 % de charge maximum 25×0,8×8,071 MWth unitaires HVO en priorité Fioul domestique en cas de pénurie de HVO Alimentation par les cuves enterrées et les cuves aériennes journalières Volume nécessaire à l’alimentation du groupe électrogène (2 m³) DC03 10 3 Groupes électrogènes de secours (10 groupes) 10 Groupes de secours dédiés au Process pouvant fonctionner simultanément à 80 % de charge maximum 10×0,8×8,071 MWth unitaires HVO en priorité Fioul domestique en cas de pénurie de HVO Alimentation par les cuves enterrées et les cuves aériennes journalières Volume nécessaire à l’alimentation du groupe électrogène (2 m³) administ ratif 2 2 Groupes électrogènes de secours (2 groupes) 2 Groupes de secours dédiés au Process pouvant fonctionner simultanément à 50 % de charge maximum 2×0,5×0,438 MWth unitaires HVO en priorité Fioul domestique en cas de pénurie de HVO Alimentation par les cuves enterrées et les cuves aériennes journalières Volume nécessaire à l’alimentation du groupe électrogène (0,334 m³) Les groupes électrogènes de secours disposent de la capacité technique de fonctionner simultanément à un niveau de charge maximal d’environ 80 % pour les bâtiments datacenter et à un niveau de charge maximal d'environ 50 % pour le bâtiment administratif. 28
Les essais à 100 % de charge sont réalisés uniquement lors des tests individuels de chaque groupe électrogène. Pour l’ensemble des groupes électrogènes, le combustible utilisé est le HVO. En cas de pénurie de HVO, le combustible utilisé est du fioul domestique à très basse teneur en soufre, inférieure à 0,1 %. Les groupes électrogènes mentionnés ci-dessus fonctionnent individuellement, pour les besoins des essais et tests de maintenance, au maximum 18 heures par an, hors situations de dysfonctionnement électrique. Les essais réalisés sont les suivants : • Un essai annuel de type « black building test » par bâtiment, d’une durée d’une heure, au cours duquel dix (10) groupes électrogènes de secours au maximum, appartenant à un même bâtiment, sont sollicités à 80 % de charge. Chaque bâtiment fait l’objet d’un essai sur une période distincte ; • Un essai annuel individuel de chaque groupe électrogène à 100 % de charge, d’une durée d’une heure. Les groupes électrogènes sont testés un par un ; • Un essai trimestriel de chaque groupe électrogène en charge (charge IT) d'une durée d'une heure. Les groupes électrogènes sont testés un par un ; • Un essai mensuel de chaque groupe électrogène à vide d'une durée d'une heure. Les groupes électrogènes sont testés un par un. Les essais sont réalisés en journée, entre 9 h et 12 h et/ou entre 14 h et 17 h, du lundi au vendredi, et en dehors des périodes de pic de pollution atmosphérique. Les groupes électrogènes mentionnés ci-dessus fonctionnent individuellement, pour l’ensemble de leurs usages, moins de 500 heures par an, et dans les limites des hypothèses retenues dans les modélisations de l’étude des risques sanitaires. Un relevé annuel des heures de fonctionnement de chaque groupe électrogène est établi par l’exploitant. Ce relevé précise, pour chaque essai, la date, la durée de fonctionnement et le taux de charge appliqué au groupe électrogène testé. Il est tenu à la disposition de l’inspection des installations classées. Une étude de l'optimisation du protocole de maintenance est réalisée comme suit : • Test en charge annuel pendant 1h : montée en charge progressive et avec une charge maximale inférieure à 100% ; • Essai à vide : réduction du nombre de tests, considérant que si un essai en charge est réalisé, il n’est pas nécessaire de reconduire à un essai à vide sur le même mois. Les résultats de cette étude sont transmis 6 mois après la mise en service de chaque bâtiment data center. L’exploitant participe à une coordination avec les autres exploitants de data centers (notamment PAR 1 et PAR 2 situés à Marcoussis) dans un rayon de 5 km autour du site afin de ne pas cumuler les émissions atmosphériques et ne pas réaliser les tests de maintenance des équipements au même moment. L’exploitant transmet sous un délai de 6 mois à compter de la date de signature de l’arrêté le résultat de cette coordination. 29
3.2.3 Conditions générales de rejet La hauteur par rapport au sol des conduits de rejet à l’atmosphère des groupes électrogènes est indiquée dans le tableau ci-dessous ; elle est déterminée par les formules préconisées par les textes ou déterminée au vu des résultats d’une étude de dispersion des gaz adaptée au site lorsque les flux de polluants sont importants ou lorsque les installations sont situées près d’obstacles. Hauteur en m Diamètre en m Débit de fumées horaire sur gaz sec à 15 % d'O2 (Nm ³/h) Vitesse mini d’éjection en m/s Conduits rejet groupe électrogène des bâtiments DC01, DC02 et DC03 27,8 0,5 15 912,25 par générateur 35 Conduits rejet groupe électrogène du bâtiment administratif 16 0,25 541,54 par générateur 25 Le débit des effluents gazeux est exprimé en mètres cubes par heures rapportées à des conditions normalisées de température (273 kelvins) et de pression (101,3 kilopascals) après déduction de la vapeur d’eau (gaz secs) sauf pour les installations de séchage où les résultats sont exprimés sur gaz humides. Les cheminées prévues permettent de mutualiser jusqu'à 4 conduits de rejet des groupes électrogènes. La teinte des cheminées est prévue pour la meilleure intégration paysagère des cheminées. 3.2.4 Système de management environnemental Afin d'améliorer les performances environnementales globales, l’exploitant établit un système de management environnemental (SME) comprenant : - un engagement de la direction via une politique environnementale régulièrement mise à jour, intégrant le principe d'amélioration continue des performances environnementales de l'installation ; - des revues du SME et de sa pertinence, de son adéquation et de son efficacité ; - un suivi du développement de technologies plus propres ; - un suivi de la consommation et des économies en énergie. Afin de réduire les émissions dans l'air ou dans l'eau lors de conditions d'exploitation autres que normales (OTNOC), l’exploitant établit dans le cadre de son système de management environnemental visé à l’article 3.2.4, un plan de gestion adapté aux rejets polluants potentiels pertinents, comprenant les éléments suivants : • conception appropriée des systèmes censés jouer un rôle dans les OTNOC susceptibles d'avoir une incidence sur les émissions dans l'air, • établissement et mise en œuvre d'un plan de maintenance préventive spécifique pour ces systèmes, • vérification et relevé des émissions causées par des OTNOC et les circonstances associées, et mise en œuvre de mesures correctives si nécessaire, • évaluation périodique des émissions globales lors de OTNOC (par exemple, fréquence des événements, durée, quantification/estimation des émissions) et mise en œuvre de mesures correctives si nécessaire. 30
3.2.5 Groupes électrogènes - Maintenance Les groupes électrogènes sont de type "Basse émission". Un entretien régulier et planifié des moteurs est réalisé selon les plans de maintenance constructeur afin de permettre un maintien des performances et des émissions aux valeurs optimales. Les groupes électrogènes sont équpés d'un système de filtration catalytique de type DOC sur le circuit d'échappement. Ces équipements sont régulièrement entretenus et maintenu en bon état de fonctionnement. 3.2.6 Respect des valeurs limites et suivi des émissions Les installations visées à l’article 3.2.2 ne sont pas soumises à la mise en place de VLE (valeurs limites d’exposition). L’exploitant vérifie la qualité des rejets par un contrôle des concentrations et flux en polluants rejetés à l’atmosphère afin de valider l’estimation des flux annuels émis en polluants rejetés à l'atmosphère sur 20 % du nombre de groupes électrogènes sur l'ensemble du site. Le premier contrôle est effectué six mois au plus tard après la mise en service des installations de chaque bâtiment puis tous les ans. L’exploitant met à jour l’étude des risques sanitaires si les flux estimés sont supérieurs à ceux mentionnés ci-dessous. Débit massique d’un groupe électrogène (DC01, DC02, DC03) (Kg/h) Débit massique d’un groupe électrogène (bâtiment administratif) (Kg/h) Émission annuelle en phase de maintenance des groupes électrogènes (18h x 87 groupes électrogènes) Conditions normales NOx 23,367 kg/h 0,528 kg/h 35789,526 kg SO2 0,0066 kg/h 0,00034 kg/h 10,124 kg PM10 0,00835 kg/h 0,02058 kg/h 13,034 kg HC 0,102 kg/h 0,0032 kg/h 155,836 kg CO 0,048 kg/h 0,009 kg/h 73,345 kg Vitesse d’éjecti on minima le 35 m/s 25 m/s Les analyses sur les rejets issus des installations sont réalisées : -à des conditions normalisées de température (273 kelvins) et de pression (101,3 kilopascals) après déduction de la vapeur d’eau (gaz secs) ; -à une teneur en O₂. (15 %). Pour les polluants ne faisant l’objet d’aucune méthode de référence, la procédure retenue, pour le prélèvement notamment, doit permettre une représentation statistique de l’évolution du paramètre. Selon les périodicités prévues par le présent arrêté, l’exploitant fait effectuer les mesures par un laboratoire agréé ou, s’il n’existe pas d’agrément pour le paramètre analysé, accrédité par le Comité français d’accréditation (COFRAC) ou par un organisme signataire de l’accord multilatéral pris dans le cadre de la Coordination européenne des organismes d’accréditation (European Cooperation for Accreditation ou EA). 31
Des mesures régulières de la qualité de l’air sont mises en place aux abords du site en collaboration avec l’association agréée de surveillance de la qualité de l’air Airparif : • durant les différentes phases de travaux ; • durant les phases d’exploitation des bâtiments successivement mis en service. Un calendrier prévisionnel des campagnes de mesures est transmis à l’inspection des installations classées dans un délai maximal d’un mois suivant la signature du présent arrêté, pour la phase de travaux ainsi que pour la première phase d’exploitation. Ce calendrier est actualisé par l’exploitant à l’occasion de chaque nouvelle phase de travaux. Le calendrier révisé est transmis à l’inspection des installations classées au plus tard six mois avant le début des chantiers concernés. 3.2.7 Odeurs L’exploitant limite au maximum les odeurs pouvant être générées lors des phases d’essais des groupes électrogènes. Les vitesses d’éjection permettent la dispersion des gaz d’échappements dans l’air, l’exploitant lors de son suivi des rejets gazeux mettra en évidence le bon fonctionnement des groupes électrogènes. 3.2.8 Dispositions particulières applicables en cas d’épisode de pollution de l’air En cas de déclenchement des mesures d’urgence relatives aux épisodes de pollution atmosphérique, l’exploitant met en œuvre les dispositions suivantes : • le report des opérations de maintenance et de test des groupes électrogènes ; • le report de certaines opérations émettrices de particules ou d’oxydes d’azote à la fin de l’épisode de pollution ; • le report du démarrage d’unités à l’arrêt à la fin de l’épisode de pollution ; • la réduction de l’activité sur les chantiers générateurs de poussières et la mise en place de mesures compensatoires adaptées (arrosage, notamment) durant l’épisode de pollution. La ou les procédures relatives aux essais et aux opérations de maintenance des groupes électrogènes intègrent les dispositions applicables en cas d’épisode de pollution atmosphérique, et précisent notamment que les essais et opérations de maintenance ne sont pas réalisés pendant la durée de l’épisode de pollution. 32
4 PROTECTION DES RESSOURCES EN EAUX ET DES MILIEUX AQUATIQUES L’implantation et le fonctionnement de l’installation contribuent à la réalisation des objectifs de qualité et de quantité des eaux visés au IV de l'article L. 212-1 du code de l'environnement. Elles doivent être rendues compatibles avec les dispositions du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux et du schéma d'aménagement et de gestion des eaux s’il existe. La conception et l'exploitation de l’installation permettent de limiter la consommation d'eau et les flux polluants. 4.1 PRÉLÈVEMENTS ET CONSOMMATIONS D’EAU 4.1.1 Origine des approvisionnements en eau Les installations de prélèvement d'eau de toutes origines sont munies de dispositifs de mesure totalisateurs de la quantité d'eau prélevée. Ce dispositif est relevé mensuellement. Ces résultats sont portés sur un registre éventuellement informatisé et tenu à disposition de l'inspection des installations classées. Ces dispositifs sont régulièrement entretenus par l’exploitant et doivent être accessibles aux autorités de contrôle pour permettre une vérification du débit prélevé. Les prélèvements d’eau dans le milieu qui ne s’avèrent pas liés à la lutte contre un incendie ou aux exercices de secours, sont autorisés dans les quantités suivantes : Origine de la ressource Nom de la masse d’eau ou de la commune du réseau Prélèvement maximal annuel (m³/an) Réseau public d'alimentation en eau potable NOZAY 4 347,2 Toute augmentation de débit ou volume de prélèvement doit faire l'objet d'une demande d'autorisation complémentaire. 4.1.2 Protection des eaux d'alimentation Un ou plusieurs réservoirs de coupure ou bacs de disconnexion ou tout autre équipement présentant des garanties équivalentes sont installés afin d'isoler les réseaux d'eaux industrielles et pour éviter des retours de substances dans les réseaux d'adduction d'eau publique ou dans les milieux de prélèvement. 4.2 COLLECTE DES EFFLUENTS LIQUIDES 4.2.1 Dispositions générales Tous les effluents aqueux sont canalisés. Tout rejet d’effluent liquide non prévu à l’article 4.3.1 ou non conforme aux dispositions du chapitre 4.3 est interdit. A l'exception des cas accidentels où la sécurité des personnes ou des installations serait compromise, il est interdit d'établir des liaisons directes entre les réseaux de collecte des effluents devant subir un traitement ou être détruits et le milieu récepteur. 33
4.2.2 Plan des réseaux Un schéma de tous les réseaux d’eaux et un plan des égouts sont établis par l'exploitant, régulièrement mis à jour, notamment après chaque modification notable, et datés. Ils sont tenus à la disposition de l'inspection des installations classées ainsi que des services d'incendie et de secours mais ne sont pas diffusables en dehors de ces services sauf accord explicite de l’exploitant. Le plan des réseaux d'alimentation et de collecte fait notamment apparaître : • l'origine et la distribution de l'eau d'alimentation, • les dispositifs de protection de l'alimentation (bac de disconnexion, implantation des disconnecteurs ou tout autre dispositif permettant un isolement avec la distribution alimentaire, ...) • les secteurs collectés et les réseaux associés pour les différents sites (centre, poste de transformation, station de pompage, zone Nord) • les ouvrages de toutes sortes (vannes, compteurs...) • les ouvrages de traitement interne avec leurs points de contrôle et les points de rejet de toute nature (interne ou au milieu). 4.2.3 Entretien et surveillance Les réseaux de collecte des effluents sont conçus et aménagés de manière à être curables, étanches et résister dans le temps aux actions physiques et chimiques des effluents ou produits susceptibles d'y transiter. L'exploitant s'assure par des contrôles appropriés et préventifs de leur bon état et de leur étanchéité. Les différentes tuyauteries et canalisations accessibles sont repérées conformément aux règles en vigueur. Les canalisations de transport de substances et mélanges dangereux à l’intérieur de l’établissement sont aériennes. 4.2.4 Protection des réseaux internes à l’établissement Les effluents aqueux rejetés par les installations ne sont pas susceptibles de dégrader les réseaux d'égouts ou de dégager des produits toxiques ou inflammables dans ces égouts, éventuellement par mélange avec d'autres effluents. 4.2.5 Isolement avec les milieux Un système permet l’isolement des réseaux d’assainissement de l'établissement (hors eaux usées sanitaires) par rapport à l'extérieur. Ces dispositifs sont maintenus en état de marche, signalés et actionnables en toute circonstance localement et/ou à partir d'un poste de commande. Le système de vannes d’isolement est également à fermeture automatique asservi au système de détection incendie et d’extinction incendie. Leur entretien préventif et leur mise en fonctionnement sont définis par consigne. 4.3 TYPES D’EFFLUENTS, LEURS OUVRAGES D’ÉPURATION ET LEURS CARACTÉRISTIQUES DE REJET AU MILIEU 4.3.1 Identification des effluents L’exploitant est en mesure de distinguer les différentes catégories d'effluents suivants : • les eaux exclusivement pluviales non susceptibles d'être polluées (EP), • les eaux pluviales susceptibles d’être polluées (Epp), • les eaux polluées lors d’un accident ou d’un incendie (y compris les eaux utilisées pour l'extinction), 34
• les eaux usées : les eaux domestiques et assimilés (EU). Les réseaux de collecte doivent permettre d'évacuer séparément chacun des types d'effluents vers les traitements ou le milieu récepteur autorisé à les recevoir. 4.3.2 Collecte des effluents Les effluents pollués ne contiennent pas de substances de nature à gêner le bon fonctionnement des ouvrages de traitement. La dilution des effluents est interdite. En aucun cas elle ne doit constituer un moyen de respecter les valeurs seuils de rejets fixées par le présent arrêté. Il est interdit d'abaisser les concentrations en substances polluantes des rejets par simples dilutions autres que celles résultant du rassemblement des effluents normaux de l'établissement ou celles nécessaires à la bonne marche des installations de traitement. Les rejets directs ou indirects d’effluents dans la (les) nappe(s) d'eaux souterraines ou vers les milieux de surface non visés par le présent arrêté sont interdits. La gestion des eaux sur le site repose sur les principes suivants : • les eaux usées sont collectées séparément et rejetées dans le réseau public d’assainissement communal ; • les eaux pluviales non susceptibles d’être polluées sont gérées prioritairement par infiltration sur le site ; • les eaux pluviales susceptibles d’être polluées font l’objet d’un prétraitement (débourbeur-déshuileurs) adapté avant infiltration ; • les eaux d’extinction d’incendie sont confinées et évacuées vers une filière de traitement autorisée ; • le rejet des eaux pluviales vers le réseau public est limité aux situations de dépassement des capacités d’infiltration et de rétention du site. La parcelle est divisée en cinq bassins versants élémentaires, tels qu’indiqués sur la figure ci- dessous. 35
À chaque bassin versant est associé un ensemble d’ouvrages comprenant notamment : • des noues d’infiltration ; • des casiers enterrés de rétention et/ou d’infiltration ; • des bassins dédiés à la rétention des eaux d’extinction d’incendie. L’ensemble des ouvrages est repéré sur un plan, lequel précise notamment leur localisation, les volumes dédiés, l’implantation des stations de relevage avec les débits associés, les organes d’isolement ainsi que les points de rejet. Ce plan est tenu à disposition des services d’intervention et de l’inspection des installations classées. Il est tenu à jour par l’exploitant et mis à jour en tant que de besoin, notamment en cas de modification des ouvrages ou de leurs caractéristiques. Gestion des eaux pluviales : Les premières pluies sont gérées par infiltration au moyen de noues d’infiltration. Pour les pluies de période de retour vingt ans, la gestion est assurée par des casiers enterrés de rétention et d’infiltration. Les eaux pluviales susceptibles d’être polluées, notamment celles issues des voiries et des aires de dépotage, sont prétraitées au moyen de débourbeurs-déshuileurs ou de séparateurs à hydrocarbures dédiés, avant d’être dirigées vers les ouvrages d’infiltration correspondants. En cas de déversement accidentel lors du dépotage, une vanne murale manuelle permet d’isoler l’aire de dépotage du reste du site et est associée à un bassin étanche de rétention dédiée de 6m3. Des vannes de barrage sont implantées au niveau des exutoires des eaux pluviales de voirie et en amont des bassins d'infiltration. 36
Les eaux pluviales issues des toitures dépourvues de sources de pollution sont collectées et infiltrées sans traitement préalable. En cas de dépassement des capacités de rétention et d’infiltration du site, le trop-plein des eaux pluviales est rejeté, après régulation des débits, dans le réseau principal « Eaux pluviales – Route de Villejust ». En cas d’événement pluvieux exceptionnel excédant les capacités des ouvrages, les débordements s’effectuent vers les voiries et les espaces verts du site. Les caractéristiques des ouvrages pour chaque bassin versant sont précisées dans le tableau ci- dessous : Bassin versant élémentaire Volume de bassin d'infiltration (m3) Premières pluies Noues d'infiltration Volume de rétention/infiltration (m3) Pluie 20 ans Casiers Volume total rétention/infiltration (m3) Régulation de débit (l/s) BV1 : DC03 69 309 378 2 BV1 bis 69 309 378 2 BV2 : DC02 186 839 1025 2,5 BV3 : Bureaux 96 434 530 1,5 BV4 : DC01 Nord 155 855 1010 2 BV5 : DC01 Sud + Sous-stations 216 1269 1485 4,5 Eaux usées : Les eaux usées sont collectées séparément et rejetées dans le réseau d’assainissement communal. Le schéma de gestion des eaux pluviales et des eaux usées est présenté ci-après : Dispositifs favorisant l’infiltration : Afin de favoriser l’infiltration des eaux pluviales, les datacenters DC01, DC02 et DC03 ainsi que le bâtiment administratif sont équipés de toitures partiellement végétalisées. La surface totale de toitures végétalisées s’élève à 7 717 m². Gestion des eaux en cas d'incendie : 37
En cas d’incendie, les vannes motorisées implantées dans les regards situés en amont des bassins d’infiltration sont fermées automatiquement via la gestion technique centralisée du bâtiment. Cette fermeture permet de rediriger les eaux d’extinction d’incendie vers un bassin enterré imperméable dédié au confinement. Les eaux d’extinction d’incendie ainsi confinées sont pompées et évacuées vers une filière de traitement appropriée et réglementairement autorisée. Les bassins dédiés au confinement des eaux d’extinction d’incendie, par bassin versant, sont détaillés dans le tableau ci-dessous : Bassin versant élémentaire Volume (m3) BV1 et BV1 Bis : DC03 437 BV2 : DC02 486 BV3 : Bureaux / BV4 : DC01 Nord 455 BV5 : DC01 Sud + Sous-stations 570 Total 1948 Le schéma de gestion des eaux en cas d’incendie et de déversement accidentel est présenté ci- après : Dispositions complémentaires : Les sous-stations électriques sont équipées d'une rétention déportée de 40 m3. En cas de déversement accidentel, les aires de dépotage sont associées à une rétention d’un volume de 6 m³. 4.3.3 Gestion des ouvrages : conception, dysfonctionnement La conception et la performance des installations de traitement (ou de pré-traitement) des effluents aqueux permettent de respecter les valeurs limites imposées au rejet par le présent arrêté. Elles sont entretenues, exploitées et surveillées de manière à réduire au minimum les durées d'indisponibilité ou à faire face aux variations des caractéristiques des effluents bruts 38
(débit, température, composition...) y compris à l’occasion du démarrage ou d'arrêt des installations. Si une indisponibilité ou un dysfonctionnement des installations de traitement est susceptible de conduire à un dépassement des valeurs limites imposées par le présent arrêté, l'exploitant prend les dispositions nécessaires pour réduire la pollution émise en limitant ou en arrêtant si besoin les fabrications concernées. Les dispositions nécessaires doivent être prises pour limiter les odeurs provenant du traitement des effluents ou dans les canaux à ciel ouvert (conditions anaérobies notamment). 4.3.4 Entretien et conduite des installations de traitement Les principaux paramètres permettant de s'assurer de la bonne marche des installations de traitement des eaux polluées sont mesurés périodiquement et portés sur un registre La conduite des installations est confiée à un personnel compétent disposant d'une formation initiale et continue. Un registre spécial est tenu sur lequel sont notés les incidents de fonctionnement des dispositifs de collecte, de traitement, de recyclage ou de rejet des eaux, les dispositions prises pour y remédier et les résultats des mesures et contrôles de la qualité des rejets auxquels il a été procédé. Les eaux pluviales susceptibles d’être significativement polluées du fait des activités menées par l’installation industrielle, notamment par ruissellement sur les voies de circulation, aires de stationnement, de chargement et déchargement, aires de stockage et autres surfaces imperméables, sont collectées par un réseau spécifique et traitées par un ou plusieurs dispositifs de traitement adéquat permettant de traiter les polluants en présence. Notamment, un séparateur à hydrocarbures est présent au niveau de chaque aire de dépotage. Ces dispositifs de traitement sont entreteus par l'exploitant conformément à un protocle d'entretien. Les opérations de contrôle et de nettoyage des équipements sont effectués à une fréquence adaptée. Outre cet entretien régulier, des visites des ouvrages sont à réaliser après chaque événement pluvieux important. Les fiches de suivi du nettoyage des équipements, l’attestation de conformité à une éventuelle norme ainsi que les bordereaux de traitement des déchets détruits ou retraités sont mis à la disposition de l’inspection des installations classées. 4.3.5 Localisation des points de rejet Les points de rejets dans le milieu naturel doivent être en nombre aussi réduit que possible. Les réseaux de collecte des effluents générés par l'établissement aboutissent au(x) point(s) de rejet qui présente(nt) les caractéristiques suivantes : Point de rejet codifié par le présent arrêté N°1 - 7 route de Villejust à Nozay (91) Nature des effluents Eaux usées (EU) Exutoire du rejet Réseau d'assainissement communal Traitement avant rejet Station d'épuration à Valenton Condition de raccordement Autorisation de déversement Point de rejet codifié par le présent arrêté N°2 Nature des effluents Eaux pluviales (propres et susceptibles d'être polluées) Exutoire du rejet Réseau d'eaux pluviales communal Traitement avant rejet Séparateur d'hydrocarbures (spécifique au site PAR3) Milieu naturel récepteur Le Rouillon Condition de raccordement Autorisation de déversement 39
Rétention des eaux pluviales 4.3.6 Conception, aménagement et équipement des ouvrages de rejet 4.3.6.1 Conception Pour les installations de rejet des effluents liquides dans le réseau public de collecte en phase travaux ou phase d’exploitation, les dispositions du présent arrêté s’appliquent sans préjudice de l’autorisation délivrée par la collectivité à laquelle appartient le réseau public et l’ouvrage de traitement collectif, en application de l'article L. 1331-10 du code de la santé publique. Cette autorisation est transmise par l’exploitant à la Préfète. 4.3.6.2 Aménagement des points de prélèvements Sur chaque ouvrage de rejet d'effluents liquides est prévu un point de prélèvement d'échantillons et des points de mesure (débit, température, concentration en polluant, …). Ces points sont aménagés de manière à être aisément accessibles et permettre des interventions en toute sécurité. Toutes les dispositions doivent également être prises pour faciliter les interventions d'organismes extérieurs à la demande de l'inspection des installations classées. Les agents des services chargés du contrôle doivent avoir libre accès aux dispositifs de prélèvement qui équipent les ouvrages de rejet vers le milieu récepteur. 4.3.6.3 Section de mesure Ces points sont implantés dans une section dont les caractéristiques (rectitude de la conduite à l'amont, qualité des parois, régime d'écoulement) permettent de réaliser des mesures représentatives de manière à ce que la vitesse n'y soit pas sensiblement ralentie par des seuils ou obstacles situés à l'aval et que l'effluent soit suffisamment homogène. 4.3.6.4 Équipements Les systèmes permettant le prélèvement continu sont proportionnels au débit sur une durée de 24 h, disposent d’enregistrement et permettent la conservation des échantillons à une température de 4°C. 4.4 CARACTÉRISTIQUES GÉNÉRALES DE L’ENSEMBLE DES REJETS Les effluents rejetés doivent être exempts : • de matières flottantes, • de produits susceptibles de dégager, en égout ou dans le milieu naturel, directement ou indirectement, des gaz ou vapeurs toxiques, inflammables ou odorantes, • de tout produit susceptible de nuire à la conservation des ouvrages, ainsi que des matières déposables ou précipitables qui, directement ou indirectement, sont susceptibles d'entraver le bon fonctionnement des ouvrages, • de substances quelconques dont l’action ou les réactions dans les eaux superficielles réceptrices, entraînent des effets nuisibles sur la santé ou des dommages sur l’environnement naturel tels que prévus aux articles L.216-6 et L.432-2 du code de l’environnement, si les prescriptions imposées par le présent arrêté ne sont pas respectées. Les effluents doivent également respecter les caractéristiques suivantes : • Température : < 30 °C • pH : compris entre 5,5 et 8,5 (ou 9,5 s'il y a neutralisation alcaline) • Couleur : modification de la coloration du milieu récepteur mesurée en un point représentatif de la zone de mélange inférieure à 100 mg Pt/l. Après établissement d’une 40
corrélation avec la méthode utilisant des solutions témoins de platine-cobalt, la modification de couleur, peut en tant que de besoin, également être déterminée à partir des densités optiques mesurées à trois longueurs d’ondes au moins, réparties sur l’ensemble du spectre visible et correspondant à des zones d’absorption maximale. 4.4.1 Dispositions générales Pour les effluents aqueux et sauf dispositions contraires, les valeurs limites s'imposent à des prélèvements, mesures ou analyses moyens réalisés sur 24 heures. Lorsque la valeur limite est exprimée en flux spécifique, ce flux est calculé, sauf dispositions contraires, à partir d'une activité journalière. Dans le cas d'une autosurveillance permanente (au moins une mesure représentative par jour), sauf disposition contraire, 10 % de la série des résultats des mesures peuvent dépasser les valeurs limites prescrites, sans toutefois dépasser le double de ces valeurs. Ces 10 % sont comptés sur une base mensuelle. Dans le cas de prélèvements instantanés, aucun résultat de mesure ne dépasse le double de la valeur limite prescrite. Les réseaux de collecte sont conçus pour évacuer séparément chacune des diverses catégories d'eaux polluées issues des activités ou sortant des ouvrages d’épuration interne vers les traitements appropriés avant d’être évacuées vers le milieu récepteur autorisé à les recevoir. 4.4.2 Rejets dans le milieu naturel ou dans une station d’épuration collective 4.4.2.1 Compatibilité avec les objectifs de qualité du milieu Le fonctionnement de l’installation est compatible avec les objectifs de qualité et de quantité des eaux visés au IV de l'article L. 212-1 du code de l'environnement. 4.4.2.2 Valeurs limites d’émission des eaux pluviales L'exploitant est tenu de respecter avant rejet des eaux pluviales dans le milieu récepteur considéré, les valeurs limites en concentrations définies : Référence du rejet vers le milieu récepteur : N° 2 (Cf. repérage du rejet sous l’article 4.3.5) Paramètre Code Sandre Concentrations instantanées (mg/l) MES 1305 35 mg/l DCO 1314 125 mg/l Métaux et métalloïdes (métox) (1) 44 0,05 mg/l (2) Hydrocarbures totaux 7009 5 mg/l (1) Métaux et métalloïdes : Arsenic, :Zinc, Cadnium, Chrome, Cuivre, Nickel, Mercure et Plomb (2) concentration du métal ou métalloïdes suivant le calcul de pondération par les coefficients indiqués à l'article R.213-48-3 du code de l'environnement Les valeurs limites d'émission sont fixées ci-dessus sans préjudice des valeurs limites d'émission qui pourraient être imposées par le gestionnaire de réseau. 4.4.3 Valeurs limites d’émission des eaux domestiques Les eaux domestiques sont traitées et évacuées via le point de rejet N°1 mentionné à l’article 4.3.5 conformément aux règlements en vigueur. 41
4.5 AUTOSURVEILLANCE DES REJETS ET PRÉLÈVEMENTS 4.5.1 Relevé des prélèvements d’eau Les installations de prélèvement d'eaux de toutes origines, sont munies d'un dispositif de mesure totalisateur. Ce dispositif est relevé mensuellement. Ces résultats sont portés sur un registre éventuellement informatisé consultable par l’inspection. 4.5.2 Fréquences, et modalités de l’auto surveillance de la qualité des rejets aqueux L'exploitant fait effectuer, au moins une fois par an, les mesures concernant les polluants visés à l'article 4.4.2.2 du présent arrêté par un laboratoire d'analyse agréé. S'il n'existe pas d'agrément pour le paramètre analysé, le laboratoire d'analyse devra être accrédité par le Comité français d'accrédidation (COFRAC) ou par un organisme signataure de l'accord multilatéral pris dans le cadre de la Coordination européenne des organismes d'accréditation (European Cooperation for Accreditation ou EA). Les mesures débutent à compter de l'année qui suit la mise en service des installations (data center par data center). Un rapport de la surveillance de la qualité des eaux rejetées durant l'année N est transmis avant le 1er mars de l'année N+1 au service en charge du contrôle. Il précise en outre les conditions de réalisation des prélèvements et des analyses (date, contexte, pluviométrie, situation des points de prélèvement) et formule les observations sur les résultats d'analyses obtenus. Les paramètres, les valeurs limites et les fréquences de mesure de la qualité des rejets aqueux peuvent à tout moment être revus par l'administration en fonction : • des performances de traitement réelles des installations, • de l'évolution de la réglementation. 4.5.3 Implantation des ouvrages de contrôle des eaux souterraines Lors de la réalisation d'un ouvrage de contrôle des eaux souterraines, toutes dispositions sont prises pour éviter de mettre en communication des nappes d'eau distinctes, et pour prévenir toute introduction de pollution de surface, notamment par un aménagement approprié vis-à-vis des installations de stockage ou d'utilisation de substances dangereuses. Pour cela, la réalisation, l'entretien et la cessation d'utilisation des forages se font conformément à la norme en vigueur (NF X 10-999 ou équivalente). L'exploitant surveille et entretient par la suite les forages, de manières à garantir l'efficacité de l'ouvrage ainsi que la protection de la ressource en eau vis-à-vis de tout risque d'introduction de pollution par l'intermédiaire des ouvrages. Tout déplacement de forage est porté à la connaissance de l'inspection des installations classées. En cas de cessation d'utilisation d'un forage, l'exploitant informe la Préfète et prend les mesures appropriées pour l'obturation ou le comblement de cet ouvrage afin d'éviter la pollution des nappes d'eaux souterraines. L'exploitant fait inscrire les nouveaux ouvrages de surveillance à la Banque du Sous-Sol, auprès du Service Géologique Régional du BRGM. Il recevra en retour les codes BSS des ouvrages, identifiants uniques de ceux-ci. Les têtes de chaque ouvrage de surveillance sont nivelées en m NGF de manière à pouvoir tracer la carte piézométrique des eaux souterraines du site à chaque campagne. Les 42
localisations des prises de mesures pour les nivellements sont clairement signalisées sur l'ouvrage. Les coupes techniques des ouvrages et le profil géologique associé sont conservés. 4.5.4 Surveillance de la qualité des eaux souterraines L'exploitant effectue une surveillance semestrielle de la qualité des eaux souterraines au droit du site grâce à 4 piézomètres (1 en amont et 3 en aval hydraulique) installés sur le site. Le programme de surveillance des eaux souterraines est le suivant : Polluants caractérisés Fréquence de suivi Hydrocarbures totaux (HCT C10 - C40) Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) Benzène, Toluène, Ethylbenzène et Xylène (BTEX) 8 Métaux : arsenic, cadmium, chrome, cuivre, mercure, nickel, plomb et zinc Semestrielle En cas de pollution observée sur un des piézomètres, des investigations complémentaires sont menées afin d'identifier l'équipement à la source de la pollution. Ce dernier est mis hors réseau et des mesures correctives sont apportées. La création éventuelle de nouveaux ouvrages de surveillance des eaux souterraines respecte les prescriptions définies dans l'article 4.5.3 du présent arrêté. 4.6 PHASE TRAVAUX 4.6.1 Gestion des boues et laitances Les laitances de ciment sont récupérées, filtrées et décantées dans des cuves spécifiques sur sites. Le cas échéant, celles-ci sont exportées par des sociétés spécialisées pour gestion et traitement à l'extérieur des sites de chantiers. Aucun rejet de boue n'est effectué vers le milieu naturel. D'une manière générale, les boues issues du traitement des eaux de chantiers sont éliminées en centres spécialisés ou par toute filière légale d'élimination, conformément à la réglementation en vigueur. 4.6.2 Gestion des terres excavées Dans le cadre des travaux d’aménagement du site, l’exploitant procède à une gestion adaptée des terres excavées. Préalablement aux travaux d’excavation, des analyses de sols sont réalisées au droit des zones susceptibles d’être polluées, et notamment au droit d’anciennes cuves, fosses, zones de stockage ou zones ayant accueilli des activités antérieures à l’exploitation ICPE. Ces analyses portent sur les paramètres pertinents au regard des activités antérieures et des substances susceptibles d’avoir été utilisées ou stockées. 43
Les résultats des analyses sont consignés dans un rapport transmis à l’inspection des installations classées avant le début des travaux d’excavation dans les zones concernées. Lorsque les investigations mettent en évidence des sources de pollution concentrées ou des teneurs en polluants incompatibles avec l’usage futur du site, les terres concernées font l’objet d’une gestion spécifique. Elles sont isolées, le cas échéant traitées, puis évacuées vers des filières de traitement ou d’élimination dûment autorisées, conformément à la réglementation en vigueur relative à la gestion des déchets. Notamment, l’exploitant procède à des opérations d’excavation des anomalies en HCT relevées au niveau des sondages S18 et D03 dans le rapport n°0797220-22264579-6 V3 réalisé par Bureau Véritas. L’exploitant transmet à l’inspection des installations classées les justificatifs de la réalisation de ces travaux. Les modalités de gestion des terres excavées, ainsi que les résultats des analyses réalisées, sont tenus à disposition de l’inspection des installations classées. 4.6.3 Dispositions complémentaires durant la phase travaux Durant la réalisation des travaux, les mesures de précaution suivantes doivent être prises : • Les engins de chantier doivent être conformes à la réglementation, et leur réparation et entretien ne doit pas se faire sur le site afin d’éviter toute fuite d’huiles ou d’hydrocarbures ; • Les substances polluantes (huiles, hydrocarbures…) susceptibles d'altérer la qualité des eaux ou de provoquer une pollution du sol sont stockées dans des récipients étanches et sur des aires de stockage imperméabilisées munies de bacs de rétention ou en cuve à double enveloppe d’un volume au moins égal au volume stocké. Le bénéficiaire s’assure que la manipulation de ces substances s’effectue par du personnel informé sur les produits utilisés et les risques associés ; • Les réapprovisionnements en hydrocarbures et le lavage des engins nécessaires aux travaux doivent se faire sur des aires étanches et aménagées à cet effet pour permettre la collecte et le traitement des effluents produits ; • La mise en place de dispositifs provisoires d'assainissement des eaux usées d'origine domestique et leur entretien tout au long du chantier ; • Les équipements destinés à lutter contre les pollutions accidentelles de toute origine pendant toute la durée des travaux (confinement des eaux de ruissellement des aires de stockage, rejets dirigés vers les ouvrages de rétention provisoires, pompage, bacs récupérateurs, kits anti-pollution absorbant, mise en place de barrage flottant absorbant) sont mis à disposition en permanence sur le site pour être mise en oeuvre sans délai, suite à un incident ; • La découverte fortuite de vestiges archéologiques fait l’objet d’un arrêt immédiat du chantier et d'une communication à la mairie de la commune concernée conformément à l'article L.531-14 du code du patrimoine. 44
5 - DÉCHETS PRODUITS 5.1 PRINCIPES DE GESTION 5.1.1 Limitation de la production de déchets L'exploitant prend toutes les dispositions nécessaires dans la conception, l’aménagement, et l'exploitation de ses installations pour respecter les principes définis par l’article L. 541-1 du code de l’environnement : 1° En priorité, de prévenir et de réduire la production et la nocivité des déchets, notamment en agissant sur la conception, la fabrication et la distribution des substances et produits et en favorisant le réemploi, ainsi que de diminuer les incidences globales de l'utilisation des ressources et d'améliorer l'efficacité de leur utilisation 2° De mettre en œuvre une hiérarchie des modes de traitement des déchets consistant à privilégier, dans l'ordre : a) La préparation en vue de la réutilisation ; b) Le recyclage ; c) Toute autre valorisation, notamment la valorisation énergétique ; d) L'élimination. 3° D'assurer que la gestion des déchets se fait sans mettre en danger la santé humaine et sans nuire à l'environnement, notamment sans créer de risque pour l'eau, l'air, le sol, la faune ou la flore, sans provoquer de nuisances sonores ou olfactives et sans porter atteinte aux paysages et aux sites présentant un intérêt particulier ; 4° D'organiser le transport des déchets et de le limiter en distance et en volume selon un principe de proximité ; 5° De contribuer à la transition vers une économie circulaire ; 6° D'économiser les ressources épuisables et d'améliorer l'efficacité de l'utilisation des ressources. L’exploitant est susceptible notamment de produire les déchets suivants (liste non exhaustive) : Nature du déchet Code déchet Papiers, cartons 20 01 01 Déchets d'Activité Economique / Batteries usagées 16 06 01* et 16 06 02* Déchets électroniques 20 01 35* et 20 01 36 huiles usagées 13 XX XX* Boues de séparateur 16 07 08* et 13 05 07* (*) déchet dangereux 5.1.2 Séparation des déchets L’exploitant effectue à l’intérieur de son établissement la séparation des déchets (dangereux ou non) de façon à assurer leur orientation dans les filières autorisées adaptées à leur nature et à leur dangerosité. Les déchets doivent être classés selon la liste unique de déchets prévue à l'article R. 541-7 du code de l’environnement. Les déchets dangereux sont définis par l’article R. 541-8 du code de l’environnement 45
Les huiles usagées sont gérées conformément aux articles R. 543-3 à R. 543-15 du code de l’environnement. Elles doivent être remises à des opérateurs agréés (ramasseurs ou exploitants d’installations de traitement). Dans l’attente de leur ramassage, elles sont stockées dans des réservoirs étanches et dans des conditions de séparation satisfaisantes, évitant notamment les mélanges avec de l’eau ou tout autre déchet non huileux ou contaminé par des PCB. Les déchets d’emballage visés par les articles R 543-66 à R 543-72 du code de l’environnement sont valorisés par réemploi, recyclage ou toute autre action visant à obtenir des déchets valorisables ou de l’énergie. Les piles et accumulateurs usagés doivent être éliminés conformément aux dispositions des articles R 543-128-1 à R543-131 du code de l’environnement relatives à l’élimination des piles et accumulateurs usagés. Les pneumatiques usagés sont gérés conformément aux dispositions des articles R. 543-137 à R. 543-151 du code de l’environnement ; ils sont remis à des opérateurs agréés (collecteurs ou exploitants d’installations de traitement). Les déchets d’équipements électriques et électroniques mentionnés et définis aux articles R.543-171-1 et R 543-171-2 sont enlevés et traités selon les dispositions prévues par les articles R 543-195 à R 543-200 du code de l’environnement. Les biodéchets produits font l’objet d’un tri à la source et d’une valorisation organique, conformément aux articles R541-225 à R541-227 du code de l’environnement. 5.1.3 Conception et exploitation des installations d’entreposage internes des déchets Les déchets produits, entreposés dans l’établissement, avant leur orientation dans une filière adaptée, le sont dans des conditions ne présentant pas de risques de pollution (prévention d’un lessivage par des eaux météoriques, d’une pollution des eaux superficielles et souterraines, des envols et des odeurs) pour les populations avoisinantes et l’environnement. En particulier, les aires d’entreposage de déchets susceptibles de contenir des produits polluants sont réalisées sur des aires étanches et aménagées pour la récupération des éventuels liquides épandus et des eaux météoriques souillées. L’évacuation ou le traitement des déchets entreposés doit être faite régulièrement et aussi souvent que nécessaire, de façon à limiter l’importance et la durée des stockages temporaires. La quantité de déchets entreposés sur le site ne doit pas dépasser la quantité mensuelle produite ou la quantité d’un lot normal d’expédition vers l’installation de traitement. 5.1.4 Déchets gérés à l’extérieur de l’établissement L’exploitant oriente les déchets produits dans des filières propres à garantir les intérêts visés à l’article L. 511-1 et L. 541-1 du code de l’environnement. Il s’assure que la personne à qui il remet les déchets est autorisée à les prendre en charge et que les installations destinataires (installations de traitement ou intermédiaires) des déchets sont régulièrement autorisées ou déclarées à cet effet. Il fait en sorte de limiter le transport des déchets en distance et en volume. 5.1.5 Déchets traités à l’intérieur de l’établissement À l'exception des installations spécifiquement autorisées, tout traitement de déchets dans l’enceinte de l’établissement est interdit. 46
Le mélange de déchets dangereux de catégories différentes, le mélange de déchets dangereux avec des déchets non dangereux et le mélange de déchets dangereux avec des substances, matières ou produits qui ne sont pas des déchets sont interdits. 5.1.6 Transport L’exploitant tient un registre chronologique où sont consignés tous les déchets sortants. Le contenu minimal des informations du registre est fixé en référence à l'arrêté du 31 mai 2021 fixant le contenu des registres déchets, terres excavées et sédiments mentionnés aux articles R. 541-43, R.541-43-1 et R. 541-46 du code de l’environnement. Chaque lot de déchets dangereux expédié vers l’extérieur est accompagné du bordereau de suivi défini à l’article R. 541-45 du code de l’environnement. Les bordereaux et justificatifs correspondants sont tenus à la disposition de l’inspection des installations classées sur le site durant 5 années au minimum. Les opérations de transport de déchets (dangereux ou non) respectent les dispositions des articles R. 541-49 à R. 541-63 et R. 541-79 du code de l’environnement relatives à la collecte, au transport, au négoce et au courtage de déchets. La liste mise à jour des transporteurs utilisés par l’exploitant, est tenue à la disposition de l’inspection des installations classées. L’importation ou l’exportation de déchets (dangereux ou non) est réalisée en conformité avec le règlement (CE) n° 1013/2006 du Parlement européen et du Conseil du 14 juin 2006 concernant les transferts de déchets. L’ensemble des documents démontrant l’accomplissement des formalités du présent article est tenu à la disposition de l’inspection des installations classées. 47
5.1.7 Autosurveillance des déchets 5.1.7.1 Autosurveillance des déchets Conformément aux dispositions des articles R 541-42 à R 541-48 du code de l’environnement relatifs au contrôle des circuits de traitement des déchets, l'exploitant tient à jour un registre chronologique de la production et de l'expédition des déchets dangereux établi conformément aux dispositions nationales et contenant au moins, pour chaque flux de déchets sortants, les informations suivantes : • la date de l'expédition du déchet ; • la nature du déchet sortant (code du déchet au regard de la nomenclature définie à l'article R. 541-8 du code de l'environnement) ; • la quantité du déchet sortant ; • le nom et l'adresse de l'installation vers laquelle le déchet est expédié ; • le nom et l'adresse du ou des transporteurs qui prennent en charge le déchet, ainsi que leur numéro de récépissé mentionné à l'article R. 541-53 du code de l'environnement ; • le cas échéant, le numéro du ou des bordereaux de suivi de déchets ; • le cas échéant, le numéro de notification prévu par le règlement (CE) n° 1013/2006 du Parlement européen et du Conseil du 14 juin 2006 concernant les transferts transfrontaliers de déchets ; • le code du traitement qui va être opéré dans l'installation vers laquelle le déchet est expédié, selon les annexes I et II de la directive n° 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 novembre 2008 relative aux déchets et abrogeant certaines directives; • la qualification du traitement final vis-à-vis de la hiérarchie des modes de traitement définie à l'article L. 541-1 du code de l'environnement. Le registre peut être contenu dans un document papier ou informatique. Il est conservé pendant au moins trois ans et tenu à la disposition des autorités compétentes. 5.1.7.2 Déclaration L’exploitant déclare chaque année au ministre en charge des installations classées les déchets dangereux et non dangereux conformément à l’arrêté du 31 janvier 2008 modifié relatif au registre et à la déclaration annuelle des émissions polluantes et des déchets. 48
6 - SUBSTANCES ET PRODUITS CHIMIQUES 6.1 DISPOSITIONS GÉNÉRALES 6.1.1 Identification des produits L’inventaire et l’état des stocks des substances et mélanges susceptibles d’être présents dans l’établissement (nature, état physique, quantité, emplacement) est tenu à jour et à disposition de l’inspection des installations classées. L’exploitant veille notamment à disposer sur le site, et à tenir à disposition de l’inspection des installations classées, l’ensemble des documents nécessaires à l’identification des substances, mélanges et des produits, et en particulier :  les fiches de données de sécurité (FDS) à jour pour les substances chimiques et mélanges chimiques concernés présents sur le site ; et le cas échéant, le ou les scénarios d’expositions de la FDS-étendue correspondant à l’utilisation de la substance sur le site.  les autorisations de mise sur le marché pour les produits biocides ayant fait l’objet de telles autorisations au titre de la directive n°98/8 ou du règlement n°528/2012 (prescription à indiquer dans le cas d’un fabricant de produit biocides). 6.1.2 Étiquetage des substances et mélanges dangereux Les fûts, réservoirs et autre emballages portent en caractères très lisibles le nom des substances et mélanges, et s’il y a lieu, les éléments d’étiquetage conformément au règlement n°1272/2008 dit CLP ou le cas échéant par la réglementation sectorielle applicable aux produits considérés. Les tuyauteries apparentes contenant ou transportant des substances ou mélanges dangereux devront également être munis du pictogramme défini par le règlement susvisé. L’étiquetage, les conditions de stockage et l’élimination des substances ou mélanges dangereux doivent également être conformes aux dispositions de leur fiches de données de sécurité (article 37-5 du règlement n°1907/2006). L’étiquetage, les conditions de stockage et d’élimination des produits biocides doivent être conformes aux dispositions de l'article 10 de l'arrêté du 19 mai 2004 (produits en régime transitoire) ou conforme à l'article 69 du règlement n°528/2012 et aux dispositions de son autorisation de mise sur le marché. 6.2 SUBSTANCE ET PRODUITS DANGEREUX POUR L’HOMME ET L’ENVIRONNEMENT 6.2.1 Substances interdites ou restreintes L’exploitant s’assure que les substances et produits présent sur le site ne sont pas interdits au titre des réglementations européennes, et notamment:  qu’il n’utilise pas, ni ne fabrique, de produits biocides contenant des substances actives ayant fait l’objet d’une décision de non-approbation au titre de la directive 98/8 et du règlement 528/2012,  qu’il respecte les interdictions du règlement n°850/2004 sur les polluants organiques persistants,  qu’il respecte les restrictions inscrites à l’annexe XVII du règlement n°1907/2006,  qu’il n’utilise pas sans autorisation les substances telles quelles ou contenues dans un mélange listé à l’annexe XIV du règlement n° 1907/2006 lorsque la date est dépassée. 49
S’il estime que ses usages sont couverts par d’éventuelles dérogations à ces limitations, l’exploitant tient l’analyse correspondante à la disposition de l’inspection. 6.2.2 Substances extrêmement préoccupantes L’exploitant établit et met à jour régulièrement, et en tout état de cause au moins une fois par an, la liste des substances qu’il fabrique, importe ou utilise et qui figurent à la liste des substances candidates à l’autorisation telle qu’établie par l’Agence européenne des produits chimiques en vertu de l’article 59 du règlement n° 1907/2006. L’exploitant tient cette liste à la disposition de l’inspection des installations classées. 6.2.3 Substances soumises à autorisation Si la liste établie en application de l’article précédent contient des substances inscrites à l’annexe XIV du règlement 1907/2006, l’exploitant en informe l’inspection des installations classées sous un délai de 3 mois après la mise à jour de ladite liste. L’exploitant précise alors, pour ces substances, la manière dont il entend assurer sa conformité avec le règlement 1907/2006, par exemple s’il prévoit de substituer la substance considérée, s’il estime que son utilisation est exemptée de cette procédure ou s’il prévoit d’être couvert par une demande d’autorisation soumise à l’Agence européenne des produits chimiques. S’il bénéficie d’une autorisation délivrée au titre des articles 60 et 61 du règlement n°1907/2006, l’exploitant tient à disposition de l’inspection une copie de cette décision et notamment des mesures de gestion qu’elle prévoit. Le cas échéant, il tiendra également à la disposition de l’inspection tous justificatifs démontrant la couverture de ses fournisseurs par cette autorisation ainsi que les éléments attestant de sa notification auprès de l’agence européenne des produits chimiques. Dans tous les cas, l’exploitant tient à la disposition de l’inspection les mesures de gestion qu’il a adoptées pour la protection de la santé humaine et de l’environnement et, le cas échéant, le suivi des rejets dans l’environnement de ces substances. 6.2.4 Produits biocides - Substances candidates à substitution L’exploitant recense les produits biocides utilisés pour les besoins des procédés industriels et dont les substances actives ont été identifiées, en raison de leurs propriétés de danger, comme « candidates à la substitution », au sens du règlement n°528/2012. Ce recensement est mis à jour régulièrement, et en tout état de cause au moins une fois par an. Pour les substances et produits identifiés, l’exploitant tient à la disposition de l’inspection son analyse sur les possibilités de substitution de ces substances et les mesures de gestion qu’il a adoptées pour la protection de la santé humaine et de l’environnement et le suivi des rejets dans l’environnement de ces substances. 6.2.5 Substances à impacts sur la couche d’ozone (et le climat) L’exploitant informe l’inspection des installations classées s’il dispose d’équipements de réfrigération, climatisations et pompes à chaleur contenant des chlorofluorocarbures et hydrochlorofluorocarbures, tels que définis par le règlement n°1005/2009. S’il dispose d’équipements de réfrigération, de climatisations et de pompes à chaleur contenant des gaz à effet de serre fluorés, tels que définis par le règlement n°517/2014, et dont le potentiel de réchauffement planétaire est supérieur ou égal à 2 500, l’exploitant en tient la liste à la disposition de l’inspection. 50
Le détail des équipements de production de froid clos contenant une quantité supérieure à 2 kg de fluide frigorigène visés par la rubrique n°1185 de la nomenclature des installations classées et présents sur le site est donné à titre indicatif dans le tableau suivant : Bâtiment Equipements Type de fluide Quantité DC01 • 100 groupes froids présentant une puissance unitaire de 1 280 kW R1234ze 19 200 kg • 180 unités DX présentant une puissance unitaire de 5 kW • 2 DRV présentant une puissance unitaire de 55 kW R32 1 200 kg DC02 • 50 groupes froids présentant une puissance unitaire de 1 280 kW R1234ze 9 600 kg • 90 unités DX présentant une puissance unitaire de 5 kW • 1 DRV présentant une puissance unitaire de 55 kW R32 600 kg DC03 • 20 groupes froids présentant une puissance unitaire de 1 280 kW R1234ze 3 333 kg • 40 unités DX présentant une puissance unitaire de 5 kW R32 390 kg Bâtiment administratif D4 • 1 VRF présentant une puissance unitaire de 163,56 kW • 1 VRF présentant une puissance unitaire de 109,68 kW • 1 VRF présentant une puissance unitaire de 105,36 kW • 2 unités DX présentant une puissance unitaire de 6,8 kW • 1 unité DX présentant une puissance unitaire de 6,4 kW • 1 unité DX présentant une puissance unitaire de 7,3 kW • 1 unité DX présentant une puissance unitaire de 6,75 kW • 1 unité DX présentant une puissance unitaire de 5,4 kW • 1 unité DX présentant une puissance unitaire de 3,9 kW • 1 unité DX présentant une puissance unitaire de 3,8 kW • 2 unités DX présentant une puissance unitaire de 7,6 kW R32 200 kg Bâtiment d'accueil (BE) • 1 DRV présentant une puissance unitaire de 18 kW • 1 unité DX présentant une puissance unitaire de 5 kW R32 15 kg Bâtiment SST (sous-stations) • 1 DRV présentant une puissance de 28 kW R32 50 kg 51
Pour les équipements à circuit hermétiquement scellé, préchargés en fluide frigorigène, dont la mise en service consiste exclusivement en un raccordement à des réseaux électrique, hydraulique ou aéraulique, les mentions prévues à l'article 12, paragraphe 3, du règlement (UE) n° 517/2014 du 16 avril 2014 sont apposées par les producteurs de ces équipements avant leur mise sur le marché. Pour tous les autres équipements, l'indication doit être apposée par les opérateurs réalisant la mise en service des équipements. Les mentions prévues à l'article 12, paragraphe 3, du règlement (UE) n° 517/2014 du 16 avril 2014 sont apposées de façon visible, lisible et indélébile, par les opérateurs sur les équipements déjà en service lors du premier contrôle d'étanchéité effectué au titre de l'article R. 543-79 après le 1er juillet 2016. Les équipements clos en exploitation comportent un étiquetage visible sur la nature du fluide et la quantité de fluide qu'ils sont susceptibles de contenir. L'exploitant tient à jour un inventaire des équipements et des stockages fixes qui contiennent plus de 2 kg de fluide présents sur le site précisant leur capacité unitaire et le fluide contenu, ainsi que la quantité maximale susceptible d'être présente dans des équipements sous pression transportables ou dans des emballages de transport. Toute opération de dégazage dans l'atmosphère est interdite, sauf si elle est nécessaire pour assurer la sécurité des personnes. Lorsqu'il procède à un dégazage, l'exploitant prend toute disposition de nature à éviter le renouvellement de cette opération. Toute opération de dégazage ayant entraîné ponctuellement une émission de plus de 20 kilogrammes de fluides ou ayant entraîné au cours de l'année civile des émissions cumulées supérieures à 100 kilogrammes est consignée dans un registre tenu à la disposition de l'inspection des installations classées. L'exploitant porte ces opérations de dégazage à la connaissance du représentant de l'État dans le département. 52
7 PRÉVENTION DES NUISANCES SONORES, DES VIBRATIONS ET DES ÉMISSIONS LUMINEUSES 7.1 DISPOSITIONS GÉNÉRALES 7.1.1 Aménagements 1. Dispositions générales L’installation est conçue, construite, équipée et exploitée de manière à ce que son fonctionnement ne soit pas à l’origine de bruits, de vibrations mécaniques ou de transmissions solidiennes susceptibles de compromettre la santé ou la sécurité du voisinage, ou de constituer une nuisance pour celui-ci. Les prescriptions de l’arrêté ministériel du 23 janvier 1997 modifié relatif à la limitation des bruits émis dans l’environnement par les installations relevant du livre V, titre Ier du code de l’environnement, ainsi que les règles techniques annexées à la circulaire du 23 juillet 1986 relative aux vibrations mécaniques émises dans l’environnement par les installations classées, sont applicables. Dans un délai maximal de six mois après la mise en service de chaque bâtiment de type datacenter, l’exploitant fait réaliser, à ses frais, des mesures acoustiques dans l’environnement, afin de vérifier la cohérence entre les niveaux sonores mesurés et les résultats des simulations acoustiques présentées dans le dossier de demande d’autorisation. Les mesures de bruits sont ensuite réalisées tous les ans. Les mesures sont réalisées par un organisme qualifié, conformément à la méthodologie définie par l’arrêté du 23 janvier 1997 modifié, dans des conditions représentatives du fonctionnement nominal de l’installation. Les résultats de ces mesures sont tenus à disposition de l’inspection des installations classées. 2. Conditions d’exploitation des équipements bruyants Les groupes électrogènes sont exploités dans les conditions suivantes : • les essais et opérations de maintenance sont réalisés en journée, entre 9 h et 12 h et/ou entre 14 h et 17 h, du lundi au vendredi ; • les groupes électrogènes sont testés individuellement, un par un, dans la limite de 18 heures par an et par groupe, hors situation de dysfonctionnement électrique ; • un test annuel peut être réalisé par bâtiment, avec un maximum de dix groupes électrogènes fonctionnant simultanément ; • la durée totale de fonctionnement des groupes électrogènes est inférieure à 500 heures par an, dans les conditions prises en compte dans l’étude des risques sanitaires. Les cheminées d’échappement des groupes électrogènes sont équipées de dispositifs d’atténuation acoustique dont les performances sont au minimum équivalentes à celles présentées dans le rapport d’étude d’impact acoustique n° R33240729_AO_IndC de la société Delhom Acoustique du 30 octobre 2024. Les groupes électrogènes installés en extérieur sont capotés et les conteneurs sont insonorisés. Les groupes froids sont capotés individuellement. À un mètre au-dessus des bâtiments abritant les sous-stations, le niveau de pression acoustique est inférieur ou égal à 66 dB(A) dans les conditions normales d’exploitation. Chaque local technique accueillant un transformateur est équipé : 53
• de grilles acoustiques en toiture, présentant des performances d’atténuation au moins équivalentes à celles retenues dans le rapport d’étude d’impact acoustique n° R33240729_AO_IndC de la société Delhom Acoustique du 30 octobre 2024 ; • en complément, de pièges à son à baffles rectangulaires installés au niveau des prises d’air, garantissant un niveau de pression acoustique mesuré à 1 mètre de la grille inférieur ou égal à 66 dB(A) en conditions normales d’exploitation. Le niveau de pression acoustique mesuré à 1 mètre au-dessus de la toiture des bâtiments abritant les sous-stations électriques est inférieur ou égal à 66 dB(A) en conditions normales d’exploitation. 3. Traitement acoustique Les bâtiments DC01 et DC03 sont équipés d’écrans acoustiques, de grilles acoustiques et, le cas échéant, de pièges à son destinés à limiter les émissions sonores vers l’environnement. Les caractéristiques, implantations et performances acoustiques de ces dispositifs sont conformes aux dispositions et hypothèses retenues dans le rapport d’étude d’impact acoustique n° R33240729_AO_IndC de la société Delhom Acoustique du 30 octobre 2024. Par ailleurs, les niveaux de bruit ambiant dans les zones à émergence réglementée (habitations) ne dépassent jamais 45 dB(A) dès lors que le bruit résiduel (hors PAR 3) n’est pas supérieur. L’exploitant réalise, pour l’ensemble des sources sonores du site, une étude des équipements et dispositifs d’atténuation acoustique les plus performants techniquement et économiquement disponibles. Cette étude est actualisée : • au minimum tous les cinq ans ; • et préalablement à la mise en service de chaque nouveau bâtiment ou phase d’extension du site. Cette démarche est conduite tout au long du déploiement du projet, dans une logique d’amélioration continue des performances acoustiques du site. Sur la base de ces études, l’exploitant met en œuvre les mesures de réduction du bruit permettant de limiter au maximum les émissions sonores et de prévenir toute gêne pour le voisinage. L’exploitant étudie en particulier la mise en œuvre d’écrans acoustiques, de murs antibruit et/ou de merlons arborés en périphérie du site, notamment au droit des zones les plus sensibles. Les conclusions des études ainsi que les mesures mises en œuvre sont transmises à l’inspection des installations classées. 7.1.2 Véhicules et engins Les véhicules de transport, les matériels de manutention et les engins de chantier utilisés à l’intérieur de l’établissement, et susceptibles de constituer une gêne pour le voisinage, sont conformes aux dispositions des articles R. 571-1 à R. 571-24 du code de l’environnement, à l’exception des matériels destinés à être utilisés à l’extérieur des bâtiments visés par l’arrêté du 18 mars 2002 modifié, mis sur le marché après le 4 mai 2002, soumis aux dispositions dudit arrêté. 7.1.3 Appareils de communication Conformément à l’arrêté ministériel du 23 janvier 1997 relatif au bruit émis par les ICPE, l’usage de tout appareil de communication par voie acoustique (sirènes, avertisseurs, haut-parleurs …) gênant pour le voisinage est interdit sauf si leur emploi est exceptionnel et réservé à la prévention ou au signalement d’incidents graves ou d’accidents. 54
7.2 NIVEAUX ACOUSTIQUES 7.2.1 Valeurs Limites d’émergence Les émissions sonores dues aux activités des installations ne doivent pas engendrer une émergence supérieure aux valeurs admissibles fixées dans le tableau ci-après, dans les zones à émergence réglementée(*). Niveau de bruit ambiant existant dans les zones à émergence réglementée (incluant le bruit de l’établissement) Émergence admissible pour la période allant de 7h à 22h, sauf dimanches et jours fériés Émergence admissible pour la période allant de 22h à 7h, ainsi que les dimanches et jours fériés Supérieur à 35 dB(A) et inférieur ou égal à 45 dB(A) 6dB(A) 4dB(A) Supérieur à 45 dB(A) 5 dB(A) 3 dB(A) 7.2.2 Niveaux limites de bruit en limites d’Exploitation Les niveaux limites de bruit ne doivent pas dépasser en limite de propriété de l’établissement les valeurs suivantes pour les différentes périodes de la journée : Zone d'environnement PERIODE DE JOUR Allant de 7h à 22h, (sauf dimanches et jours fériés) PERIODE DE NUIT Allant de 22h à 7h, (ainsi que dimanches et jours fériés) LP Nord point 1 69 dB(A) 54,5 dB(A) LP Ouest point 2 67 dB(A) 59,5 dB(A) LP Sud point 3 66,5 dB(A) 55,5 dB(A) Autres limites 70 dB(A) 60 dB(A) Un point de mesure, point n°5, est ajouté en limite Est du site entre le point n°1 et le point n°3. 55 Localisation des points de mesure
7.2.3 Tonalité marquée Dans le cas où le bruit particulier de l’établissement est à tonalité marquée au sens du point 1.9 de l’annexe de l’arrêté du 23 janvier 1997 relatif à la limitation des bruits émis dans l’environnement par les installations classées pour la protection de l’environnement, sa durée d’apparition ne peut excéder 30 % de la durée de fonctionnement de l’établissement dans chacune des périodes diurne ou nocturne définies dans le tableau ci-dessus. L’exploitant propose les mesures correctives nécessaires si besoin. 7.2.4 Mesures périodiques des niveaux sonores Une mesure du niveau de bruit et de l'émergence est effectuée six mois au maximum après la mise en service de chaque bâtiment de type datacenter puis tous les ans. Les mesures sont effectuées selon la méthode définie en annexe de l'arrêté du 23 janvier 1997. Ces mesures sont effectuées par un organisme qualifié dans des conditions représentatives du fonctionnement de l'installation sur une durée d'une demi-heure au moins. Une mesure des émissions sonores est effectuée aux frais de l’exploitant par un organisme qualifié, notamment à la demande du préfet, si l’installation fait l’objet de plaintes ou en cas de modification de l'installation susceptible d'impacter le niveau de bruit généré dans les zones à émergence réglementée. Les résultats des mesures réalisées sont transmis au préfet dans le mois qui suit leur réception avec les commentaires et propositions éventuelles d’amélioration. 7.3 VIBRATIONS 7.3.1 Vibrations En cas d'émissions de vibrations mécaniques gênantes pour le voisinage ainsi que pour la sécurité des biens ou des personnes, les points de contrôle, les valeurs des niveaux limites admissibles ainsi que la mesure des niveaux vibratoires émis seront déterminés suivant les spécifications des règles techniques annexées à la circulaire ministérielle n° 23 du 23 juillet 1986 relative aux vibrations mécaniques émises dans l'environnement par les installations classées. L'exploitant fait réaliser, sous un délai de 6 mois après la mise en service de chaque bâtiment datacenter, une mesure des vibrations émises par ses installations. 7.4 ÉMISSIONS LUMINEUSES 7.4.1 Émissions lumineuses De manière à réduire la consommation énergétique et les nuisances pour le voisinage, l’exploitant prend les dispositions suivantes : • Les illuminations des façades des bâtiments et des voiries ne peuvent être allumées avant le coucher du soleil et sont éteintes au plus tard à 22 heure, allumées au plus tôt à 5h30 ; • L’éclairage sera limité au strict nécessaire pour assurer la sécurité sur le site ; • éviter la diffusion de la lumière vers le ciel en la dirigeant uniquement là où elle est nécessaire ; • Le site a recours à des luminaires à faible consommation. Ces dispositions ne sont pas applicables aux installations d'éclairage destinées à assurer la protection des biens lorsqu'elles sont asservies à des dispositifs de détection de mouvement ou d'intrusion. L’exploitant du bâtiment doit s’assurer que la sensibilité des dispositifs de détection et la temporisation du fonctionnement de l’installation sont conformes aux objectifs de sobriété poursuivis par la réglementation, ceci afin d’éviter que l’éclairage fonctionne toute la nuit. 56
7.5 PHASE TRAVAUX 7.5.1 Prévention des nuisances sonores en phase travaux Les horaires des chantiers situés à proximité des zones d'habitation sont adaptés selon la réglementation des communes concernées, ou en concertation avec celles-ci. À défaut, la tenue du chantier respecte les dispositions de l'article R.1334-36 du code de la santé publique. Lors des travaux, l'information du public concerné par ces chantiers est réalisée par un affichage visible sur les lieux qui indique la durée des travaux, les horaires et les coordonnées du ou des responsables. Dès le démarrage du chantier et pendant toute sa durée, l’exploitant met en place une surveillance acoustique et vibratoire adaptée, visant à prévenir toute nuisance excessive pour le voisinage. Les travaux sont organisés et conduits de manière à limiter les émissions sonores, notamment par la mise en œuvre des dispositions suivantes : • les matériels et engins de chantier sont équipés de capots ou de dispositifs d’insonorisation adaptés et maintenus en bon état ; • les alarmes de recul des engins sont remplacées, lorsque cela est techniquement possible, par des dispositifs à bruit blanc de type « cri du lynx » ou par des dispositifs visuels de type « tri-flash » ; • les matériels les plus bruyants sont implantés, dans la mesure du possible, à distance des zones sensibles. En cas de dépassement constaté ou de plainte du voisinage, l’exploitant met en œuvre sans délai les mesures correctives appropriées afin de réduire les nuisances sonores et vibratoires. Les modalités de surveillance et les résultats des mesures réalisées pendant la phase travaux sont tenus à disposition de l’inspection des installations classées. 57
8 - PRÉVENTION DES RISQUES TECHNOLOGIQUES 8.1 PRINCIPES DIRECTEURS L’exploitant prend toutes les dispositions nécessaires pour prévenir les incidents et accidents susceptibles de concerner les installations et pour en limiter les conséquences. Il organise sous sa responsabilité les mesures appropriées, pour obtenir et maintenir cette prévention des risques, dans les conditions normales d’exploitation, les situations transitoires et dégradées, depuis la construction jusqu'à la remise en état du site après l'exploitation. Il met en place le dispositif nécessaire pour en obtenir l’application et le maintien ainsi que pour détecter et corriger les écarts éventuels. 8.2 GÉNÉRALITÉS 8.2.1 Localisation des risques L'exploitant identifie les zones de l’établissement susceptibles d’être à l’origine d’incendie, d'émanations toxiques ou d'explosion de par la présence de substances ou mélanges dangereux stockés ou utilisés ou d'atmosphères nocives ou explosibles pouvant survenir soit de façon permanente ou semi-permanente dans le cadre du fonctionnement normal des installations, soit de manière épisodique avec une faible fréquence et de courte durée. Ces zones sont matérialisées par des moyens appropriés et reportées sur un plan systématiquement tenu à jour. La nature exacte du risque (atmosphère potentiellement explosible, etc.) et les consignes à observer sont indiquées à l'entrée de ces zones et en tant que de besoin rappelées à l'intérieur de celles-ci. Ces consignes doivent être incluses dans les plans de secours s’ils existent. 8.2.2 Localisation des stocks de substances et mélanges dangereux L'inventaire et l'état des stocks des substances et mélanges dangereux décrit précédemment à l'article 6.1.1 seront tenus à jour dans un registre, auquel est annexé un plan général des stockages. Ce registre est tenu à la disposition des services d'incendie et de secours. 8.2.3 Propreté de l’installation Les locaux sont maintenus propres et régulièrement nettoyés notamment de manière à éviter les amas de matières dangereuses ou polluantes et de poussières. Le matériel de nettoyage est adapté aux risques présentés par les produits et poussières. 8.2.4 Contrôle des accès L’exploitant prend les dispositions nécessaires au contrôle des accès, ainsi qu’à la connaissance permanente des personnes présentes dans l’établissement. Un gardiennage est assuré en permanence par le biais d’une vidéosurveillance et d’un service sécurité 24h/24h avec report à une télésurveillance. L'exploitant établit une consigne sur la nature et la fréquence des contrôles à effectuer. Le responsable de l'établissement prend toutes dispositions pour que lui-même ou une personne déléguée techniquement compétente en matière de sécurité puisse être alerté et intervenir rapidement sur les lieux en cas de besoin y compris durant les périodes de gardiennage. La sécurité du site est assurée par des dispositifs de sûreté physique et de surveillance, comprenant notamment une clôture périmétrique, la sécurisation des bâtiments et des accès, 58
le contrôle d’identité, des dispositifs de détection d’intrusion, un système de vidéoprotection ainsi qu’un service de sécurité. La clôture et les portails d’accès implantés en limite de propriété présentent une hauteur minimale de 2 mètres. Les accès au site sont maintenus fermés en dehors des périodes de passage autorisées. Toute personne entrant sur le site à pied ou à vélo, ainsi que tout véhicule, léger ou poids lourd, transite obligatoirement par le poste de sécurité, bâtiment indépendant implanté à l’entrée du site. Les zones du site nécessitant une protection particulière font l’objet de mesures de sécurisation adaptées. En particulier, le bâtiment abritant les deux sous-stations électriques est protégé par une clôture dédiée. L’accès aux locaux techniques, y compris aux groupes électrogènes, est strictement réservé au personnel habilité et s’effectue au moyen de dispositifs de contrôle d’accès appropriés (clé, badge ou dispositif équivalent). 8.2.5 Circulation dans l’établissement L'exploitant fixe les règles de circulation applicables à l'intérieur de l'établissement. Elles sont portées à la connaissance des intéressés par une signalisation adaptée et une information appropriée. La vitesse de circulation sur site est limitée : des panneaux rappelant cette limitation sont implantés à l’entrée du site. Les voies de circulation et d'accès sont notamment délimitées, maintenues en constant état de propreté et dégagées de tout objet susceptible de gêner le passage. Ces voies sont aménagées pour que les engins des services d'incendie puissent évoluer sans difficulté. 8.2.6 Étude de dangers L’exploitant met en place et entretient l’ensemble des équipements mentionnés dans l’étude de dangers. L’exploitant met en œuvre l’ensemble des mesures d’organisation et de formation ainsi que les procédures mentionnées dans l’étude de dangers. 8.3 DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES 8.3.1 Comportement au feu Les bâtiments et locaux sont conçus et aménagés de façon à pouvoir détecter rapidement un départ d'incendie et s'opposer à la propagation d'un incendie. Les bâtiments ou locaux susceptibles d’être l’objet d’une explosion sont suffisamment éloignés des autres bâtiments et unités de l’installation, ou protégés en conséquence. La salle de contrôle et les locaux dans lesquels sont présents des personnels de façon prolongée ou devant jouer un rôle dans la prévention des accidents en cas de dysfonctionnement de l’installation, sont implantés et protégés vis-à-vis des risques toxiques, d’incendie et d’explosion. A l'intérieur des ateliers, les allées de circulation sont aménagées et maintenues constamment dégagées pour faciliter la circulation et l'évacuation du personnel ainsi que l'intervention des secours en cas de sinistre. Tous les bureaux (hors bureaux techniques) et locaux sociaux seront aménagés à l’écart des locaux techniques ou sont séparés des locaux à risques par des parois et des portes coupe-feu REI 120. Les zones de bureaux sont desservies par des circulations dédiées séparées des circulations techniques 59
La distance maximale à parcourir en étage pour gagner un escalier n'est pas supérieure à 40 mètres, et le débouché au niveau du rez-de-chaussée d'un escalier doit s'effectuer à moins de 20 mètres d'une sortie sur l'extérieur. Le nombre de personnes susceptibles d’être admises dans les locaux ne disposant que d’une seule issue de secours est limité à 19. 8.3.1.1 Comportement au feu des locaux 8.3.1.1.1 Groupes électrogènes Dispositions constructives : Les dispositions minimales applicables aux locaux ou conteneurs abritant des appareils de combustion, dont les distances d’implantation sont respectées, sont les suivantes : • Les murs extérieurs sont construits en matériaux classés A2s1d0 ; • Le sol est incombustible. Les autres matériaux utilisés sont classés Bs1d0 ; • La résistance au feu des éléments porteurs et des planchers des locaux ou de la structure extérieure accueillant les conteneurs des groupes électrogènes est stable au feu 2 heures. Locaux abritant des groupes électrogènes : Les locaux abritant des groupes électrogènes respectent les prescriptions suivantes : • Les murs, portes et plancher des locaux sont coupe-feu 2 heures ; • Ils sont équipés de dispositifs permettant l’évacuation des fumées et gaz de combustion en cas d’incendie (lanterneaux en toiture, ouvrants en façade ou tout autre moyen équivalent) ; • Les commandes d’ouverture manuelle de ces dispositifs sont positionnées à proximité des accès ; • Le système de désenfumage est adapté aux risques spécifiques de l’installation ; • Chaque local est équipé d’un système de détection automatique d’incendie avec transmission d’alarme ; • Un système d’extinction automatique de type brouillard d’eau est installé dans chaque local ; • Des moyens de lutte contre l’incendie (extincteurs adaptés) sont placés à proximité immédiate. Conteneurs abritant des groupes électrogènes : Les conteneurs abritant des groupes électrogènes respectent les prescriptions suivantes : • Les conteneurs sont coupe-feu 2 heures et la structure accueillant les conteneurs en extérieur est stable au feu 2 heures ; • Les conteneurs sont équipés de dispositifs permettant l’évacuation automatique des fumées et gaz de combustion en cas d’incendie, par exemple des systèmes d’extraction déclenchés automatiquement dès le démarrage d’un groupe électrogène ; • Chaque conteneur est équipé d’un système de détection automatique d’incendie avec transmission d’alarme ; • Des moyens de lutte contre l’incendie (extincteurs adaptés) sont positionnés à proximité immédiate 60
8.3.1.1.2 Onduleurs et batteries Les locaux abritant les batteries et les onduleurs respectent les caractéristiques minimales de réaction et de résistance au feu suivantes : • Murs, portes et planchers hauts : coupe-feu 2 heures ; • Couverture : incombustible ; • Les portes intérieures sont munies d’un ferme-porte ou d’un dispositif assurant leur fermeture automatique ; • Porte donnant vers l’extérieur : pare-flamme de degré ½ heure ; • Autres matériaux : classés M0 (incombustibles). Les locaux onduleurs sont isolés par des murs séparatifs et des portes coupe-feu. Les batteries stationnaires sont regroupées dans plusieurs salles dédiées pour chaque datacenter. Chaque local batteries et onduleurs est équipé d’un système de détection automatique d’incendie, avec report d’alarme au poste de garde et d'un système d'extinction automatique à brouillard d'eau, mélangeant de l'azote ou un gaz inerte à de l'eau sous pression. Des moyens de lutte contre l’incendie, notamment des extincteurs adaptés, sont mis en place à proximité immédiate des locaux batteries et onduleurs. L’exploitant met en œuvre : • une formation du personnel à la lutte contre l’incendie ; • des procédures d’évacuation et d’intervention adaptées aux risques des locaux batteries et onduleurs. Les équipements métalliques sont mis à la terre conformément aux règlements et aux normes applicables. 8.3.1.1.3 Salles serveurs : Le site comprend des salles informatiques, dites « salles IT », destinées à l’hébergement des équipements numériques. Ces salles sont réparties dans trois bâtiments datacenter sur deux niveaux (rez-de-chaussée et premier étage). Chaque salle informatique est constituée de baies informatiques regroupant les équipements informatiques et réseaux nécessaires à l’exploitation du site. La surface unitaire maximale d’une salle IT est limitée à 1 150 m². Les salles informatiques sont compartimentées par des parois et des blocs-portes présentant un degré coupe-feu minimal de deux heures (CF 2h), permettant de limiter la propagation d’un éventuel incendie entre les différents volumes. A défaut, un SAS comportant deux portes coupe-feu 1h est mis en place. 8.3.1.1.4 Sous-stations électriques : 61
Le bâtiment abritant les sous-stations électriques est conçu et réalisé de manière à présenter un comportement au feu compatible avec les risques liés aux installations qu’il contient, notamment en matière d’incendie, d’explosion et de pollution. Les transformateurs sont implantés dans des loges dédiées présentant une résistance au feu minimale coupe-feu deux heures (CF 2 h). Les parois séparatives, planchers et éléments porteurs de ces locaux présentent une résistance au feu minimale de 2 heures. Les locaux dédiés à la charge des accumulateurs électriques sont implantés dans des locaux séparés présentant une résistance au feu minimale coupe-feu deux heures (CF 2 h). Les éléments porteurs principaux du bâtiment, les planchers et la toiture présentent une résistance au feu minimale de 120 minutes. La couverture est réalisée en dalle béton incombustible. 8.3.2 Intervention des services de secours 8.3.2.1 Accessibilité Le site dispose en permanence d’au moins un accès permettant à tout moment l’intervention des services d’incendie et de secours. Au sens du présent arrêté, on entend par « accès au site » une ouverture reliant la voie de desserte ou la voie publique à l’intérieur du site, suffisamment dimensionnée pour permettre l’entrée des engins de secours et leur mise en œuvre. Les véhicules dont la présence est liée à l’exploitation du site stationnent sans occasionner de gêne pour l’accessibilité des engins des services de secours depuis les voies de circulation externes à l’installation, même en dehors des heures d’exploitation et d’ouverture du site. Le dispositif de condamnation (portail) installé sur les voies desservant l’établissement doit pouvoir être manœuvré ou détruit de façon sûre et rapide. Si le portail est à ouverture automatique, des mesures sont prises pour garantir son ouverture immédiate en cas de coupure d’alimentation électrique, afin de permettre aux services de secours d’intervenir avec diligence en cas d’incendie ou d’incident. L’exploitant diffuse des consignes claires afin que les accès de l’établissement puissent être rapidement ouverts pour l’arrivée des services d’incendie et de secours en cas d’alerte, y compris en cas de coupure de l’alimentation électrique sur les accès à ouverture automatique. L’exploitant s’assure également que le personnel en charge de l’accueil des secours connaisse et puisse présenter le plan du site mentionné à l’article 8.2.1 du présent arrêté, et qu’il puisse informer brièvement les premiers intervenants des locaux techniques et des zones à risques, des dangers et stockages particuliers, ainsi que des dispositifs de coupure des fluides. 8.3.2.2 Accessibilité des engins à proximité de l’installation L’exploitant garantit l’accessibilité immédiate du site au niveau du SAS des Véhicules légers au moyen d'une voie interne de plys de 3 mètres de large et de plys de 10 mètres de longueur permettant la circulation et le stationnement des véhicules poids lours sapeur-pompier. L'exploitant garantit l'accessibilité des services d’incendie et de secours sur la périphérie des bâtiments. L'ensemble des bâtiments sont desservis par une voie engin qui ceinture chaque bâtiment. Les bâtiments sont accessibles depuis la rue de Villejust par deux points d'accès ( un accès principal central et un accès secondaire au sud) par une voie dite « voie engins », respectant les caractéristiques suivantes : 62
• Largeur utile minimale : 7 mètres sur l’ensemble du campus, permettant le croisement de deux véhicules de secours ; • Hauteur libre minimale : 3,5 mètres ; • Pente maximale : 15 % ; • Virages : pour les virages de rayon intérieur inférieur à 50 mètres, un rayon intérieur minimal de 13 mètres est maintenu et une sur-largeur S = 15/R mètres est ajoutée ; • Portance : la voie résiste à la force portante calculée pour un véhicule de 160 kN, avec un maximum de 90 kN par essieu, ces essieux étant distants de 3,6 mètres au maximum ; • Distance maximale au périmètre : chaque point du périmètre de l’installation est à une distance maximale de 60 mètres de cette voie ; • Obstacles : aucun obstacle n’est disposé entre les accès à l’installation et la voie engins. Au moins une voie « engins » est maintenue dégagée pour la circulation sur le périmètre de l’installation et est positionnée de façon à ne pouvoir être obstruée par l’effondrement de tout ou partie de l’installation. L’ensemble des bâtiments est accessible depuis cette voie "engins" sur deux façades. 8.3.2.3 Déplacement des engins de secours à l’intérieur du site Pour permettre le croisement des engins de secours, tout tronçon de voie « engins » de plus de 100 mètres linéaires dispose d’au moins deux aires dites de croisement, judicieusement positionnées, dont les caractéristiques sont : - largeur utile minimale de 3 mètres en plus de la voie engin, - longueur minimale de 10 mètres, - présentant a minima les mêmes qualités de pente, de force portante et de hauteur libre que la voie « engins ». 8.3.2.4 Mise en station des échelles L'accessibilité aux services d'incendie et de secours est garanti sur une façade au moins des bâtiments, à partir d'une voie "échelle", répondant aux caractéristiques suivantes : • Longueur minimale : 10 mètres ; • Largeur, bandes réservées au stationnement exclues : 4 mètres ; • Pente maximum : 10 % ; • Résistance au poinçonnement : à 100 kilonewtons sur une surface circulaire de 0,20 mètre de diamètre. Si cette section de voie n’est pas sur la voie publique, elle doit lui être raccordée par une voie utilisable par les engins de secours (voie engins). Au niveau des voies "échelle" la voie "engin" les desservant possède une sur-largeur permettant de faciliter l'accès d'autres engins incendie. Lorsque cette section est en impasse, sa largeur minimale est portée à 10 mètres avec une chaussée libre de stationnement de 7 mètres de large au moins. Les voies et sections de voies ci-dessus sont munies en permanence d’un panneau de signalisation visible en toutes circonstances et indiquent le tonnage limite autorisé. Les voies « échelles » peuvent être parallèles, soit perpendiculaire à la façade desservie : • voies parallèles : leur bord le plus proche est à moins de 8 mètre et à plus d’un mètre de la projection horizontale de la partie la plus saillante de la façade pour l’emploi des échelles de 30 mètres ; • voies perpendiculaires : leurs extrémités sont à moins d’un mètre de la façade et ont une longueur minimale de 10 mètres. 63
Des baies sont accessibles à chacun des niveaux. 8.3.2.5 Établissement du dispositif hydraulique depuis les engins A partir de chaque voie « engins » ou « échelle » est prévu un accès à toutes les issues du bâtiment ou au moins à deux côtés opposés de l’installation par un chemin stabilisé de 1,40 mètres de large au minimum. 8.3.3 Désenfumage Le système de désenfumage doit être adapté aux risques particuliers de l'installation. Les locaux sont équipés en partie haute de dispositifs permettant l'évacuation des fumées et gaz de combustion dégagés en cas d'incendie (lanterneaux en toiture, ouvrants en façade ou tout autre dispositif équivalent). Les commandes de désenfumage manuelles sont signalées et sont placées à proximité des accès. Les locaux de plus de 300 m2 et les locaux aveugles de plus de 100 m2 sont désenfumés conformément à la réglementation en vigueur et notamment suivant l'IT 246. Le désenfumage des escaliers est réalisé par des ventilations hautes et basses (1 m2 minimum). Les amenées d'air sont réalisées par les portes donnant sur l'extérieur ou sur des volumes pouvant être largement ventilés. Les commandes manuelles sont disposées dans les cages d'escaliers au RDC. Les locaux abritant les groupes électrogènes sont équipés de dispositifs permettant l'évacuation des fumées et gaz de combustion en cas d'incendie, tels que des lanterneaux en toiture, des ouvrants en façade ou tout autre moyen équivalent. Les commandes d'ouverture manuelle de ces dispositifs sont positionnées à proximité des accès. Le système de désenfumage est adapté aux risques spécifiques de cette installation. Les conteneurs abritant les groupes électrogènes sont équipés de dispositifs permettant l'évacuation automatique des fumées et gaz de combustion en cas d'incendie, par exemple des systèmes d'extraction déclenchés automatiquement dès le démarrage d'un groupe électrogène. Le bâtiment sous-station électrique est équipé d’un système de désenfumage naturel, comprenant au minimum deux exutoires en toiture, dimensionnés et implantés conformément à la réglementation en vigueur, permettant l’évacuation des fumées et des gaz chauds en cas d’incendie. 8.3.4 Éclairage de sécurité L'éclairage de sécurité est assuré à partir de blocs autonomes installés conformément aux dispositions définies par la réglementation en vigueur et notamment l'arrêté du 14/12/2011 avec une autonomie minimale d'une heure. 8.4 DISPOSITIF DE PRÉVENTION DES ACCIDENTS 8.4.1 Zones susceptibles d'être à l'origine d'une explosion Une analyse des risques ATEX de l’établissement avec zonage est réalisée par le chef d’établissement dans le cadre du projet. Cette analyse est transmise à l'inspection des installations classées dans les six mois après la mise en service de chaque datacenter. 8.4.2 Matériels utilisables en atmosphères explosibles Dans les zones où des atmosphères explosives peuvent se présenter, les appareils doivent être réduits au strict minimum. 64
Les appareils et systèmes de protection destinés à être utilisés dans les emplacements où des atmosphères explosives, peuvent se présenter doivent être sélectionnés conformément aux catégories prévues par la directive 2014/34/UE, sauf dispositions contraires prévues dans l’étude de dangers, sur la base d’une évaluation des risques correspondante. Les masses métalliques contenant et/ou véhiculant des produits inflammables et explosibles susceptibles d’engendrer des charges électrostatiques sont mises à la terre et reliées par des liaisons équipotentielles. Le plan des zones à risques d’explosion est porté à la connaissance de l’organisme chargé de la vérification des installations électriques. 8.4.3 Installations électriques Les installations électriques doivent être conçues, réalisées et entretenues conformément aux normes en vigueur. La mise à la terre est effectuée suivant les règles de l'art. Le matériel électrique est entretenu en bon état et reste en permanence conforme en tout point à ses spécifications techniques d'origine. Les conducteurs sont mis en place de manière à éviter tout court-circuit. Une vérification de l’ensemble de l’installation électrique est effectuée au minimum une fois par an par un organisme compétent qui mentionnera très explicitement les défectuosités relevées dans son rapport. L'exploitant conservera une trace écrite des éventuelles mesures correctives prises. L'exploitant est également en mesure de fournir un compte-rendu de vérification Q18 datant de moins d'un an, dont le contenu et la forme du document sont définis par le référentiel APSAD, attestant que les installations électriques ne présentent pas de risques d'incendie ou d'explosion. 8.4.4 Ventilation des locaux Sans préjudice des dispositions du code du travail, les locaux sont convenablement ventilés pour prévenir la formation d'atmosphère explosive ou toxique. Le débouché à l'atmosphère de la ventilation est placé aussi loin que possible des immeubles habités ou occupés par des tiers et des bouches d’aspiration d’air extérieur, et à une hauteur suffisante compte tenu de la hauteur des bâtiments environnants afin de favoriser la dispersion des gaz rejetés et au minimum à 1 mètre au-dessus du faîtage. La forme du conduit d'évacuation, notamment dans la partie la plus proche du débouché à l'atmosphère, est conçue de manière à favoriser au maximum l'ascension et la dispersion des polluants dans l'atmosphère (par exemple l'utilisation de chapeaux est interdite). La minimisation des zones à risque d’explosion est assurée notamment par une ventilation adaptée. Les locaux dans lesquels une atmosphère explosive est susceptible de se former en fonctionnement normal, et notamment les locaux de charge des batteries, sont ventilés de manière à prévenir toute accumulation de gaz inflammables, conformément aux conclusions de l’étude ATEX réalisée pour l’installation. Une ventilation mécanique, asservie à la charge des batteries, est mise en place dans les locaux de charge. 65

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